‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieure (volume 2)Chapitre 7 sur 51 · SUPPLÉMENT AU PREMIER FASCICULE · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT AU PREMIER FASCICULE

Bayanoteuthis (?) armoricensis, nov. sp. PI. IV, fig, 14-15 et pl. V, fig. 4.

Rostre étroit, semblable à une Belemnites, terminé en pointe conique ; section subquadrangulaire, à angles arrondis, vers le phragmocône qui est extrêmement étroit, allongé et ovale. Cloisons et siphon inconnus.

Dim. Longueur restaurée, 70 mill. ; diamètre, 9 mill.

Ogserv. Au moment où j'ai publié les Céphalopodes, dans le premier fascicule de ce travail, M. Dumas m'avait déjà communiqué un fragment de cette intéressante espèce ; mais j'en avais ajourné la description jusqu’à ce qu’on eût recueilli d’autres individus en meilleur état, afin de me mettre à l’abri d'une grave erreur de détermination. Depuis cette

Nantes : Bull. Soc. sc. nat. Ouest. T. 6, fasc. IV, 31 décembre 1896.

époque, M. Dautzenberg a trouvé, dans le triage de la même récolte, un excellent individu, montrant l’extrêmité du rostre sauf la pointe, et faisant suite au fragment plus roulé de la coll. Dumas, qui est perforé par l’entonnoir du phragmocône.

Bien que ces matériaux soient encore bien insuffisants, je n'hésite pas à décrire cette nouvelle forme qui prouve que l'extension géographique du genre Bayanoteuthis était plus grande qu'on ne le croyait jusqu’à présent. Cependant, je ne suis pas absolument certain que la coquille du Bois-Gouët appartienne bien à ce genre, créé en 1871 par Munier Chalmas pour une espèce de Ronca, B. rugifer v. Schlænb. Outre que je n’ai pu étudier ni les cloisons ni le siphon, les sillons longitudinaux, très obsolètes sur le fragment de la coll. Dumas, sont absolument effacés sur le rostre de la coll. Dautzenberg, qui est complètement lisse. En tous cas, il en résulterait la certitude que l'espèce n'est pas la même qu’à Ronca, puisqu'elle ne porte pas les rides caractéristiques de B. rugifer.

D'autre part le dimorphisme de ce rostre, comprimé et subquadrangulaire en avant, parfaitement conique en arrière, ne laisse pas que de m'inspirer quelques doutes. Peut être la découverte ultérieure d’échantillons qui possèdent à la fois la région du phragmocône et celle de la pointe, permettra-t-elle de trancher la question et de savoir si l’on a bien là une seule et même espèce. Quoi qu’il en soit, il y a jusqu’à présent un point bien manifestement établi, c’est qu’il existe au Bois-Gouët des rostres belemnitiformes, qu’il paraît rationnel derapporter provisoirement au genre Bayanoteuthis, le seul de la famille Belemnitidæ que l’on ait encore signalé dans les terrains tertiaires, et en particulier dans l’Éocène.

TyPEs et Loc. Rostre avec phragmocône (PI. V, fig. 4), coll. Dumas ; autre échantillon plus complet vers la pointe (PI IV, fig. 14-15), coll. Dautzenberg. — Bois-Gouëêt.

Auricula simplex, Cossm. PIN: 8e 1895 — Moll. éoc. Loire-[nfér., I, p. 17, pl. II, fig. 3-4.

Ogserv. Un échantillon complet de cette espèce, que j'ai décrite d’après un simple fragment, m'a été communiqué par M. Dumas, de sorte que je puis actuellement compléter la diagnose.

Forme courte, trapue, à diamètres très inégaux; 6 tours, dont la hauteur n’atteint pas le tiers de la largeur, bordés d’un étroit bourrelet sutural ; surface lisse ; dernier tour égal aux quatre cinquièmes de la longueur totale, très ventru en arrière, ovale, et atténué en pointe du côté antérieur. Les accroissements forment quelques plis irréguliers et peu saillants, aux abords du bourrelet sutural. Quant aux caractères de l'ouverture, il suffira de se reporter à la diagnose de cette espèce à laquelle je rapporte provisoirement deux jeunes individus de la Close.

Dim. Longueur, 35 mill. ; grand diam., 21 mill. ; petit diam. 16 mill. ; hauteur de l'ouverture, 26 mill.

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[45] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 181

NéoryPpE el Loc. Pl. IV, fig. 11-12, coll. Dumas. — Bois-Gouët. La Close, douteux, deux individus de petite taille, coll. Berthelin.

Auricula ovata, Lamk. PI. IV, fig. S-4.

var. Dautzenbergi, nob.

R.D. La coquille dont il s’agit s’écarte par sa taille élancée, des formes les plus étroites que j'ai signalées dans le premier fascicule de ce travail (1895, p. 170 — 23) : pour une longueur de 16 mill., l'échantillon n’a qu'un diamètre de 6 mill. et l'ouverture n’a que 7 mill. de hauteur. Le pli columellaire antérieur est très épais et situé très haut, le second pli est lamelleux, très saillant, dans un plan presque perpendiculaire à celui du premier pli ; quant à la dent pariétale, elle est très obsolète, comme dans le type de l’espèce, mais l’épaississement interne du labre est beaucoup plus fort. Comme je n’en connais qu’un individu, je n’en fais provisoirement qu’une variété de A. ovata.

Type et Loc. PI. IV, fig. 3-4, coll. Dautzenberg.— Bois- Gouët. La forme typique existe à la Close, coll. Berthelin.

Roxania semistriata, [Desh.] PI. IV, fig. 5.

(1889 — Catal. Éoc., IV, p. 321).

Ogsery. Je n'ai pas cité cette espèce dans le premier fascicule des Mali. Éoc. de la Loire-Infér. ; l’unique échantillon de la Close qui m'a été communiqué est en tout point semblable aux individus du Suessonien de St-Gobain, et il n'est pas possible de le rapporter à R. Lamarcki du calcaire grossier, qui a une forme plus cylindrique. D'ailleurs R. semistriata existe aussi dans l'Éocène moyen et supérieur du bassin de Paris : c’est une espèce un peu conoïde, plus atténuée en arrière qu’en avant, à base subperforée, portant les sillons spiraux assez écartés, séparés par une large zone lisse au milieu, et beaucoup plus serrés autour de l’ombilic ainsi que dans la perforation apicale ; le bord columellaire est assez excavé et se termine en pointe tronquée à l’extrêmité antérieure.

PLésioryre et Loc. La Close, unique (PI. IV, fig. 5), coll. Berthelin.

Volvulella redacta, [Desh.] PI. IV, fig. 9.

R.D. J'ai comparé les individus uniques de la Close et du Bois-Gouët à ceux de Mouchy et je n’y aperçois aucune différence : ils ont, comme ces derniers, le galbe ovoïde et étroit, la surface lisse, la perforation apicale à peine visible, un pli columellaire peu saillant ; c’est une des espèces les moins rostrées de ce genre.

PLÉSIOTYPE. PI. IV, fig. 9, coll. Pissarro. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouëêt, coll. Pissarro ; la Close, coll. Berthelin.

Cylichnella Bourdoti, Cossm. PI. IV, fig. 6-7. 1895 — Moll. éoc. Loire-Infér., I, p. 38, pl. IIL, fig. 16-17.

Ogserv. M. Dumas m’a communiqué des individus plus frais que le type que j'ai figuré de cette rare espèce : j'en profite pour en donner de nouvelles vues qui préciseront mieux les caractères de la diagnose à laquelle je renvoie le lecteur.

PLÉSIOTYPE et LOC. PI. IV, fig. 6-7, coll. Dumas. — Bois-Gouët.

Scaphander altavillensis, Desh. PI. IV, fig. 10. 1895. Moll. éoc. Loire-Infér., I, p. 32, pl. I, fig. 33-35.

OBsEerv. Un excellent individu de cette fragile espèce m’ayant été récemmentcommuniqué par M. Dumas, je crois intéressant d’en donner une nouvelle figure qui montrera mieux que les précédentes les sillons écartés qui caractérisent cette coquille et la distinguent de notre S. tenuistriatus.

PLésioTypE et LOG. PI. IV, fig. 10. coll. Dumas. — Bois-Gouët.

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