‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieure (volume 2)Chapitre 9 sur 51 · Tlayus, épais ; o£os, nodosilé · texte numérisé non relu

Tlayus, épais ; o£os, nodosilé

[51] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 187

ont plutôt l'aspect ‘des Hemipleurotoma, mais elle se rattache aux - Eopleurotoma par son embryon obtus, et par son ornementation binoduleuse.

Tyre et Loc. PI. V, fig. 3, coll. Dumas. — La Close, deux individus.

Buchozia decussata, [Cossm.] PI. V, fig. 20-22. (4892 — Zafra decussata Cossm. Catal. Éoc., App. n° I, p. 12, fig. 12).

OBsEerv. Après un nouvel examen des caractères de cette coquille, et une comparaison plus attentive avec le type du genre Zafra, j'ai indiqué, dans la seconde livraison de mes Essais de Paléoconchologie comparée, les motifs pour lesquels la place de ce fossile est plutôt dans le genre Buchozia.

L’échantillon plésiotype du Bois-Gouët, que j'ai fait photographier, est dans un état de conservation qui me permet de compléter la diagnose de mon espèce : forme conique ou conoïde, plus ou moins ventrue, spiresubulée, embryon paucispiré tout à fait obtus ; 6 tours à peine convexes, à sutures linéaires et ondulées ; petites costules minces quand elles ne sont pas usées, droites, se succédant d’un tour à l’autre, décussées pardes stries spirales régulières et très fines ; dernier tour grand, à base excavée, sur laquelle les costules cessent subitement en formant une couronne un peu plus saillante. Ouverture rhomboïdale, terminée par un canal très court, avec un bourrelet sur le cou ; labre plissé à l’intérieur, sans aucunesinuosité; columelle calleuse, un peu infléchie. Il y a des individus courts et ovoides et d’autres allongés qui ne leur ressemblent guère, et dont les côtes sont larges et plus aplaties, atténuées en arrière; néanmoins je ne crois pasqu'on puisse en faire deux espèces.

Dim. Forme tvpique : longueur, 6 mill. ; diamètre, 3 mill. Var. à côtes plates : longueur, 9 mill. ; diamètre, 1/2 mill. PLésiorypes. PI. V, fig. 20-22, coll. Bourdot. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, coll. Bourdot et Cossmann. — Coislin, coll. Dumas.

Buchozia Bourdoti, nov. sp. PI. V, tig. 28-29.

Forme étroite, ovoïdo-conique ; taille très petite ; spire courte

à galbe légèrement conoïdal ; embryon lisse, paucispiré, à nucléus tout-à-fait obtus ; trois tours, non compris l'embryon, convexes, séparés par des sutures profondes avec un imperceptible bourrelet, ornés de huit ou neuf côtes axiales épaisses, arrondies, écartées, et de stries très obsolètes, un peu plus visibles vers la suture inférieure. Dernier tour égal ou même supérieur

aux deux tiers de la longueur totale, ovale, atténué à la base, sur laquelle s’effacent les côtes axiales, terminé en avant par un canal large, court, tronqué sans échancrure, sur le cou duquel s’enroulent des stries excessivement fines. Ouverture assez large, courte ; labre épaissi par la dernière côte, non sinueux en arrière ; columelle coudée en $ ; bord columellaire calleux, large et aplati en arrière, aminci en avant

Dim. Longueur, 41/2 mill. ; diamètre, 2 mill.

R.D. Cette espèce est plus étroite que B. citharella, Lamk. et ornée d’une manière tout-à-fait différente ; ses côtes larges et écartées la rapprochent de B. crassicostata de l’Éocène supérieur du Ruel, mais elle est encore plus allongée, composée de moins de tours, le dernier plus grand, elle n’est pas entièrement dénuée de stries spirales et de bourrelet sutural comme sa congénère, enfin ses côtes ne se prolongent pas sur la base. Je crois donc qu’on peut l’admettre comme espèce distincte, d’autant plus qu’elle m'est connue par quatre échantillons identiques.

Type. PI. V, fig. 28-29, coll. Bourdot. — Bois-Gouëêt.

Loc. Bois-Gouët, coll. Bourdot, Cossmann ; la Close, coll. Berthelin.

Buchozia arthonensis, n06. sp. PI. V, fig. 26-27.

Taille très petite ; forme ventrue et biconique ; spire courte, à galbe conique ; embryon obtus ; quatre tours étroits, convexes, séparés par des sutures linéaires accompagnées d’un bourrelet assez épais, ornés de côtes épaisses et subnoduleuses, interrompues sur le bourrelet sutural., Dernier tour à peu près égal aux deux tiers de la largeur totale, excavé en arrière, convexe au milieu, obliquement atténué à la base qui porte de fines stries spirales, Ouverture courte, peu large, un peu plus rétrécie en avant, mais presque dépourvue de canal qui se réduit à une troncature non échancrée ; labre faiblement sinueux en arrière ; columelle excavée et coudée en $S ; bord columellaire calleux.

Dim. Longueur, 3 1/2 mill. ; diamètre, 1 3/4 mill.

R.D. Les coquilles d’Arthon étant dolomitisées, il est en général plus prudent de ne pas les prendre comme type d'espèces nouvelles demandant à être bien caractérisées ; cependant celle que je viens de décrire, qui n’est pas rare dans le gisement en question, a un faciès tellement distinct de celui des autres Buchozia de l’Éocène, qu’on peut exceptionnellement transgresser cette règle de prudence. Elle a plutôt l’aspect

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général de Borsonia brevicula que d’une Buchozia, mais son ouverture est tout-à-fait celle des coquilles de ce sous-genre : elle est beaucoup plus ventrue et plus conique que B. Bourdoti, avec un bourrelet sutural plus épais ; enfin ses stries basales devaient être assez profondes, pour qu'elles se soient conservées sur la dolomie substituée au test de la coquille.

Type et Loc. PI. V, fig. 26-27, coll. Dumas. — Arthon, sept ou huit ®

échantillons.

Drillia armoricensis, nov. sp. PI. V, fig. 12-13.

1881. — Pleurotoma turrella, Vass., loc. cit., pl.Il, fig. 37-38 ; non Lamk.

Section Crassispira ; taille petite ; forme étroite, élancée ; spire turriculée, à galbe parfaitement conique ; embryon paucispiré, à nucléus déprimé; 7 ou 8 tours dont la hauteur ne dépasse guère Ja moitié de la largeur, séparés par des sutures étagées et bordées, anguleux et carénés en avant aux trois cinquièmes de la hauteur ; région antérieure lisse, sauf un seul sillon spiral contigu à la carène ; rampe inférieure excavée et ornée de nombreux filets spiraux, dont l’écartement augmente à mesure qu'on approche de la suture inférieure, qui est bordée par un bourrelet bifide. Dernier tour un peu supérieur à la moitié de la largeur totale, avec une large zone lisse au dessus de la carène ; base un peu excavée, couverte de sillons, terminée par un canal court et large, sur le cou duquel s’enroule un gros bourrelet strié. Ouverture assez étroite ; labre arqué, entaillé sur la rampe inférieure : columelle calleuse, présentant une double sinuosité.

Dim. Longueur, 11 mill.; diamètre, 3 1/2 mill.; hauteur de l'ouverture, 44/2 mill.

R.D. Malgré l’analogie incontestable que cette coquille présente avec l'espèce parisienne qui est d’ailleurs très variable, il m'est impossible de ne pas l’en séparer, attendu qu'elle s’en distingue par des caractères d’une constance absolue. D'abord son embryon n’est pas conoïdal, mais obtus comme celui de D. angulosa ; en outre sa carène est simple, et non bifide comme celle de D. turrella ; la région antérieure des tours est lisse au lieu d’être striée, ainsi qu’elle l’est invariablement chez tous les individus du bassin de Paris; les stries d’accroissement curvilignes sont beaucoup moins visibles sur la rampe postérieure ; enfin l’angle des premiers tours est déjà très saillant, comme dans la var. acutangularis et est dépourvu des nodosités qu’on observe toujours chez D. turrella, Lamk.

Tyre. PI. V, fig. 12-13, coll. Dumas ; Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, extrêmement commune; Arthon, un individu coll, Dumas ; la Close, coll. Dumas et Berthelin.

Drillia angulosa, [Desh.| PI. V, fig. 30-31.

(1889. — Catal. Éoc., IV, p. 281. pl. X, fig. 20-23).

R.D. C’est bien la forme typique du calcaire grossier des environs de Paris, qu’on trouve au Bois-Gouët, c’est-à-dire celle dans laquelle la rangée de perles forme un angle peu saillant vers le milieu de la hauteur de chaque tour ; deux filets spiraux au dessus de cette rangée, et plusieurs stries très fines avec une mince carène spirale, entre cette rangée et le bourrelet perlé qui borde la suture inférieure ; de petits plis courbes relient entre elles les perles des deux rangées, mais ils ne produisent pas de crénelures sur les filets de la rangée postérieure, comme cela a lieu dans les variétés grignonensis et propeangulosa. L'ouverte est très courte, presque dépourvue de canal, et l’échancrure du labre est très profonde ; quand à l'embryon, il a bien la forme obtuse et déprimée qui caractérise cette espèce. Section Crassispira.

PLésiorype et Loc. PI. V, fig. 30-31, coll. Dumas. — Bois-Gouêt, peu rare ; la Close, coll. Berthelin ; Arthon; coll. Dumas ; Coislin, coll. Dumas.

Drillia granulata, [Lamk.] . PI. V, fig. 32-33.

1881. Pleurotoma granulata Vasseur, loc. cit., pl. IL, fig. 36. 1889. Drillia granulata, Cossm. Catal. Eoc., IV, p. 282, pl. X, fig. 25,

R.D. Je ne puis que confirmer la détermination faite par Vasseur ; les individus de la Loire-Inférieure sont semblables à ceux de Villiers, dans le bassin de Paris, avec des granulations encore plus régulières ; on en compte quatre rangées spirales, sans compter le bourrelet spiral ; elles sont alignées sur des costules d’accroissement curvilignes ; les tours sont convexes et ne présentent pas l’angle qui caractérise l’espèce précédente : d’ailleurs l'embryon est plus conoïdal.

PLésiorype et Loc. PI. V, fig. 32-33, coll, Dumas. — Bois-Gouëêt, peu rare.

Drillia Daujouxi, [Baudon| PI V, fig. 34-35.

(4889 — Catal. Éoc., IV p. 285, pl. X, fig. 32).

R.D. Quand les échantillons de cette espèce ne sont pas adultes et ne portent pas le bourrelet labial, on ne les distingue de l'espèce précédente que par leurs tours convexes et par leur ornemention crénelée plutôt

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que granuleuse ; les costules treillisées par cinq filets spiraux, sont obliques et coudées en arrière ; le bord columellaire découvre une légère. fente ombilicale ; la forme générale est étroite et le galbe est un peu pupoide. C’est une espèce localisée dans le bassin de Campbon, qu'on ne trouve pas au Bois-Gouët.

PLésiorype et Loc. PI. V, fig. 34-35, coll. Cossmann. — La Close; coll. Berthelin et Dumas.

Drillia Vasseuri, nov. sp. PI. V, fig. 23-24.

Section Crassispira; taille petite; forme pupoide ; spire assez courte, à galbe conoïde ; embryon tout-à-fait obtus, à nucléus en goutte de suif ; six tours convexes, dont la hauteur dépasse un peu la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires bordées d’un petit bourrelet, convexes en avant, déprimés au-dessus du bourrelet ; costules axiales écartées, obliques, subnoduleuses sur les premiers tours, plus minces et arquées sur les derniers tours, surtout à la hauteur de la dépression, et formant de petits tubercules obsolètes sur le bourrelet ; six filets spiraux, plus espacés en avant qu’en arrière. Dernier tour égal aux cinq huitièmes de la longueur mesuré de face, régulièrement ovale à la base, terminé par un canal large et brièvement tronqué, sans échancrure ni bourrelet. Ouverture peu rétrécie en avant ; labre épaissi par une varice externe à quelque distance du bord, peu profondément échancré ; columelle calleuse, excavée en arrière, rectiligne en avant.

Dim. Longueur, 8 mill. ; diamètre, 3 1/2 mill. ; hauteur de l’ouverture, 3 1/2 mill.

R.D. Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec D. sulcata, Lamk. ; elle s’en distingue cependant par ses costules plus écartées, noduleuses sur les premiers tours, par son bourrelet sutural plus épais et moins finement crénelé, par ses filets spiraux moins nombreux, moins réguliément serrés ; en outre, les échantillons de l’espèce parisienne me paraissent avoir le canal un peu plus long et plus rétréci à son embouchure. Mais c’est surtout pas l’ornementation qu'on reconnaît, au premier coup d'œil, l'impossibilité de réunir les deux formes en question. Quand à D. costaria, comme c'est une espèce étroite à côtes lamelleuses, sans

bourrelet sutural, on ne peut y rapporter, ainsi que le pe ins Vasseur, les échantillons de la Loire-Inférieure.

Type. PI. V, fig. 23-24, coll. Bonnet. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, assez commune; Coislin, la Close, coll. Dumas, *Cossmann et Berthelin ; Arthon, coll. Dumas,

Drillia labroplicata, nov. sp. PI. VIH Mig:09;

Section Crassispira ; taille petite ; forme courte et pupoïde ; spire conoïdale ; embryon paucispiré, obtus ; 6 tours à peine convexes, dont la hauteur égale la moitié de la largeur, séparés par de profondes sutures bordées d’un petit bourrelet, ornés de costules obliques qui ne persistent pas jusqu’au bourrelet inférieur, et de 4 ou 5 filets spiraux, inégaux, inéquidistants, groupés sur la partie antérieure et convexe des tours, tandis qu'il reste une étroite zone lisse et un peu excavée entre eux et le bourrelet bifide de la suture. Dernier tour un peu supérieur à la hauteur totale, arrondi, excavé à la base sur laquelle les costules se prolongent en s’infléchissant et se bifurquant parfois, tandis que les cordons spiraux deviennent plus saillants et plus écartés, et ne se resserrent que sur le cou du canal. Ouverture ovale, étroite, terminée en avant par un canal court et arrondi à son extrémité ; labre épais, variqueux à l'extérieur, plissé à l’intérieur ; bord columellaire lisse, excavé, détaché en avant, muni d’une petite callosité dans l’angle inférieur de l'ouverture.

Dim. Longueur, 9 mill. ; diamètre, 3 1/2 mill. ; hauteur de l’ouverture, 4 mill.

R.D. Cette espèce ressemble un peu à D. mesomorpha du calcaire grossier de la Ferme de l’Orme, mais elle s’en distingue par ses costules plus minces, par son bourrelet et ses plis au labre ; les Costules et son bourrelet la rapprochent de D. sulcata et costaria, mais elle est ornée de filets spiraux plus saillants et plus carénés, et surtout elle s’écarte de ces espèces, comme de la plupart des Crassispira, par les plis internes du labre.

Type et Loc. PI. VII, fig. 9, coll. Cossmann. — La Close, unique.

Borsonia britanna, nov. sp. PI. V, fig. 14-15. 1881 — Pleur. nov. sp. vois. de subelegans, Vass., pl. IT, fig. 41-42. Forme étroite, fusoïde; spire assez longue ; embryon paucispiré, subglobuleux, à nucléus dévié ; six ou sept tours, dont la hauteur égale lä moitié de la largeur, séparés par des sutures

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ondulées et bordées d’un petit bourrelet, anguleux au milieu, ornés au dessus de l’angle de trois à cinq filets fins, et de fils imperceptibles sur la rampe postérieure, costulés d’une suture à l’autre par des côtes noduleuses et épaisses qui s’atténuent un peu sur la rampe postérieure. Dernier tour égal à la moitié de la longueur, orné de filets réguliers sur toute la base, terminée par un canal assez long et presque droit ; ouverture piriforme ; labre arqué, échancré par un sinus large et peu profond sur la rampe postérieure; columelle un peu infléchie au milieu, au dessus d’un pli très obsolète ou très enfoncé.

Dim. Longueur, 15 mill.; diamètre, 5 mill.; hauteur de l’ouverture, 7 mill.

R.D. Quoique le pli columellaire soit très peu marqué, je n'hésite pas à écarter cette espèce des Surcula et en particulier de S. polygona, à laquelle on serait d’abord tenté de la rapporter, parce que son embryon paucispiré est absolument différent de l'embryon conoïde et pointu de Surcula. Au contraire, cet embryon, la forme et l’ornementation de la coquille ont beaucoup d’analogie avec Borsonia (sensu stricto/, dont le pli columellaire est souvent très peu marqué; j'ai d’ailleurs indiqué dans la seconde livraison de mes Essais de Paléoconchologie, que le genre de Bellardi est composé de formes ayant, en général, un seul gros pli saillant: ici ce pli s’est oblitéré au point de disparaître presque complètement comme chez Rouaultia. Cette espèce était connue de Vasseur qui en a fait figurer un échantillon peu complet, et l’a rapproché de P. subelegans, auquel il ne ressemble guère.

Type. PI. V, fig. 14-15, coll. Cossmann. — La Close.

Loc. Coislin, la Close, coll. Dumas, Berthelin, Musée de Nantes.

Cordieria Dumasi, n00. 5p. PI. V, fig. 18-19.

Forme étroite ; spire assez longue, à galbe conique ; embryon paucispiré, à nucléus obtus et dévié ; six tours un peu convexes, subulés, séparés par des sutures linéaires et ondulées, qu'accompagne un bourrelet peu saillant ; côtes courtes, arrondies, noduleuses, interrompues au dessus du bourrelet, bifurquées sur le dernier tour; stries spirales obsolètes, plus écartées sur les côtes que sur la dépression postérieure. Dernier tour court, séparé par un cordon assez large et obtusément crénelé, de la base qui est un:peu excavée ; canal très court, tronqué sans échancrure ; ouver.ure peu élevée, un peu plus large en arrière qu’à son ex-

trémité antérieure ; labre sinueux, non plissé à l’intérieur ; deux plis columellaires obsolètes, écartés, et l'indice d’un troisième en avant, plus rapproché; bord columellaire calleux séparé du bourrelet par une fente ombilicale.

Dim. Longueur, 8 1/2 mill. ; diamètre, 3 1/4 mill. ; hauteur de l’ouverture, #4 mill.

R.D. Cette coquille a la forme aussi étroite et le dernier tour aussi court que C. incerta Desh. du calcaire grossier de Chaussy, dans les environs de Paris; mais elle s’en distingue par ses côtes plus saillantes et bifurquées sur le dernier tour, par ses plis columellaires moins obsolètes, par son sinus labial plus profond ; d'autre part, on ne peut la confondre avec aucune autre des Cordieria de l'Éocène parisien, qui ont le dernier tour moins court et la forme plus ventrue, et en particulier C. Edwardsi Desh., dont la forme est plus biconique et dont les côtes sont plus effacées.

Type et Loc. PI. V, fig. 18-19, coll. Dumas. — Bois-Gouët, unique.

Cordieria obesula [Desh.] PL.-V, fig. 16-17.

(1889 — Catal. Éoc., IV, p. 247). |

RD. Les individus du Bois-Gouët sont peu différents de ceux des sables moyens de Ver, ils ont seulement les costules noduleuses un peu plus écartées sur le dernier tour, et le bourrelet sutural encore moins saillant ; encore ce dernier caractère dépend beaucoup de l’état d'usure de la surface, attendu que, quand les Cordieria sont roulées, elles se ressemblent toutes. C’est une espèce caractérisée par ses côtes arrondies, interrompues sur la dépression postérieure, et par ses filets spiraux réguliers et serrés ; la chaînette basale est peu saillante, finement crénelée ; les deux plis columellaires bien visibles, sont obliques, subcarénés, peu saillants ; le bord columellaire est très calleux, bien séparé du bourrelet sur le cou du canal, par une dépression imperforée ; enfin, à l’intérieur du labre, il existe une douzaine de plis écartés, minces et très allongés.

Dim. Longueur, 14 mill.; diamètre, 6 mill ; hauteur de l’ouverture, 7 mill.

PLésioTyre et Loc. PI. V, fig. 16-17 coll. Dautzenberg. — Bois-Gouët ; très rare, coll. Bourdot et Cossmann.

Cordieria turbinelloides, [Desh.] PI. V, fig. 25. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 247).

R.D. L'espèce parisienne étant assez variable, il ne me paraît pas prudent d’en séparer les échantillons du Bois-Gouët, dont les propor-

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tions sont plus ou moins trapues selon leur âge, et qui ont peut être le galbe un peu plus subulé que ceux du calcaire grossier parisien : ils sont, comme ces derniers, caractérisés par leurs costules peu saillantes, plus allongées que celles de C. obesula, subitement interrompues, comme des larmes au dessus du bourrelet sutural; outre ce caractère, qui permet toujours de séparer cette espèce de la précédente, il y a lieu de remarquer que les tours sont beaucoup moins convexes, que les deux plis columellaires sont inégaux et moins obliques, enfin que les stries spirales sont plus fines et plus serrées. J'ai constaté l'existence de plis obsolètes et allongés à l’intérieur du labre de quelques individus; quant à la chaînette basale, elle est finement perlée quand la surface est fraîchement conservée et elle pénètre à l’intérieur de l'ouverture, dans : l'angle postérieur. Cette espèce est moins rare que la précédente, dans la Loire-Inférieure.

Dim. Longueur, 10 1/2 mill.; diamètre, 4 1/2 mill.; hauteur de l’ouverture, 6 mill.

PLésiorype et Loc. PI. V, fig. 25, coll. Bourdot. — Bois-Gouët, coll. Bezançon, Dumas, Bonnet, Dautzenberg. — Coislin, coll. Dumas.

Bathytoma crenulata, [Lamk.] PI. V, fig. 9-10.

1881 — Pleur. crenulata, Vasseur, loc. cit. pl. IL, fig. 48-49. 1889 — Dolich. crenulata, Cossm. Cat. Eoc., IV, p. 254, pl. IX, fig. 5.

R.D. C'est bien à cette espèce, et non pas à B. ventricosa, qu'il y a lieu de rapporter les échantillons de la Loire-Inférieure : ils ne diffèrent de ceux de Grignon que par des détails insignifiants, qui ne méritent même pas d’être signalés à titre de variété, attendu que leur ornementation est elle même assez variable. Le canal de ces individus est plus allongé que chez B. ventricosa, la spire est plus conique, les crénelures sont plus saillantes moins perlées, elles sont croisées par quatre cordons spiraux assez saillants, de sorte que l'aspect des tours est un peu plus orné que ne paraissent l’être les échantillons du bassin de Paris, dont les filets sont plus fins; en outre, les plis d’accroissement sinueux se prolongent davantage sur la base et sur le cou du canal et ils y sont plus grossièrement crénelés par les cordons spiraux; quelques plis très obsolètes existent parfois à l’intérieur du labre des individus bien conservés. Quoique paucispiré, l'embryon ést proboscidiforme. Quelquefois les crénelures s’effacent, et il ne reste que des filets spiraux sur les derniers tours (coll. Bezançon). Section Epalxis.

PLésioryPe. PI. V, fig. 9-10, coll Dumas. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, peu commune ; la Close, Coislin, coll. Dumas, Berthelin, ma coll.

Asthenotoma cf funiculosa, [Desh.] Pl, VI, fig 33: (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 235).

R.D. Je ne suis pas absolument sur que l'échantillon de Coislin, en assez mauvais élat de conservation, soit bien identique à la forme typique, et d’ailleurs rarissime du bassin de Paris, d'autant plus que cette dernière appartient à l'Éocène supérieur, ainsi que tous les autres Asthenotoma parisiens du reste; mais cet individu unique n’a pas des caractères assez nets pour que je puisse le prendre comme type d’une nouvelle espèce. Il est plus étroit que 4. microchila, auquel il ressemble par les crénelures ornant les carènes spirales; il a une forme pupoide qui ne peut se confondre avec le galbe conique de l’espèce de Barton ; d'autre part, A. Cossmanni et zonulata, dont le galbe se rapproche davantage de celui de cet individu, n’ont pas de crénelures sur leurs carènes spirales. Je ne vois donc guère que 4. funiculosa qui ait au moins une rangée de crénelures et une forme à peu près semblable. Il est probable que si l’on en recueille d’autres échantillons, on devra séparer cette espèce de celles de l’Éocène supérieur.

PLésioTyPe et Loc. PI. IV, fig. 33, coll. Dumas. — Coislin, unique ; Bois-Gouët, un échantillou douteux dans la coll. Bezancon.

Daphnella eocænica, nov. sp. SP IV es GE

Tailletrès petite ; formeétroite,ovo-fusoïde, spire courte, àgalbe conoïdal; embryon polygyré, à nucléus très pointu et saillant; quatre tours convexes, outre l'embryon, dont la hauteur atteint les deux tiers de la largeur, séparés par des sutures presque dépourvues de rampe, ornés de petites costules obliques et légèrement sinueuses, que croisent cinq filets spiraux et crénelés à l'intersection. Dernier tour supérieur aux deux tiers de la longueur totale, régulièrement ovale, atténué à la base, terminé par un canal large, tronqué, presque sans inflexion, sur le cou duquel se prolongent les filets spiraux, tandis que les côtes cessent sur la base. Ouverture à bords presque parallèles, à peine rétrécie en avant; labre mince, arqué, peu profondément échancré au dessus de la suture; columelle peu calleuse, à peine sinueuse.

Drm. Longueur, 4 1/2 mill.; diamètre, 2 mill. ; hauteur de l'ouverture, presque 3 mill.

Ogserv. Voici la première Daphnelli typique que l’on connaisse dans l'Éocène : jusqu’à présent, ce genre n'avait été signalé que dans

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l'étage miocène, et encore il n’y est représenté que par deux espèces nouvelles et très rares, que j'ai indiquées dans la seconde livraison de mes ‘“ Essais de Paléoconchologie comparée ”. Il resté donc à trouver dans l'Oligocène des représentants de Daphnella pour que la filiation ne soit pas interrompue.

R.D. Notre espèce, caractérisée par une ornementation régulière et par l'absence presque complète de rampe suturale, ne peut se confondre avec les Raphitoma ni avec les Pleurotomella, à cause de son canal large et tronqué.

TyPE et Loc. PI. VI, fig. 6-7, coll. Dumas.— Bois-Gouët, coll. Bourdot, Dautzenberg, Bezançon et Cossmann.

Raphitoma plicata, [Lamk.] PI. VI, fig. 11-12.

1881 — PI. plicata, Vasseur. Loc. cit. pl. II, fig. 39-40. 1889 — R. plicata, Cossm. Catal. Eoc., IV, p. 287, pl. X, fig. 37.

R.D. La forme typique du bassin de Paris est précisément celle qui est communément répandue au Bois-Gouët; quatre filets spiraux au dessus et sur l’angle des tours de spire, quatre autres beaucoup plus serrés sur la rampe postérieure qui n’occupe que le tiers de la hauteur de chaque tour ; les costules axiales sont écartées, épaisses sur la région antérieure, plus minces sur la rampe; dans leur intervalle, on distingue les fins plis d’accroissement qu'a signalés Deshayes et qui donnent un aspect crépu à la surface de cette coquille, quand elle est fraîchement conservée. L'ouverture est très allongée, le canal peu retréci, la columelle deux fois sinueuse. Quant au sinus labial, il est peu profondément entaillé au dessous de la carène.

PLésiorypeet Loc. Pl. VI, fig. 11-12, ma coll. — Bois-Gouët, assez

commun.

La Close, très rare, coll. Dumas et Berthelin.

Raphitoma citharella, [Desh.] PI. VI, fig. 13-14. (4889 — Catal. Éoc., IV, p. 289, pl. X, fig. 39).

R.D. Plus trapue et plus courte que l'espèce précédente, elle s’en distingue aisément par ses tours plus convexes, à peine anguleux, et surtout par ses côtes plus serrées, plus minces, obliquement repliées sur la rampe postérieure et ondulant la suture. L'ouverture est plus courte que celle de R. plicata et le canal est un peu plus rétréci à son extrémité antérieure. Les individus du Bois-Gouët sont un peu variables dans les proportions de la longueur, par rapport au diamètre; mais ils ressemblent beaucoup à ceux de Septeuil, dans le bassin de Paris.

PLésiorype et Loc. PI. VI, fig. 13-14, ma coll. — Bois-Gouët, peu rare.

CAES AR 17 < ea 4 “ ; x

Raphitoma quantula, [Desh.] PI. VI, fig. 17-18. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 288, pl. X, fig. 57).

R.D. Cette petite espèce ne se distingue guère que par sa: forme courte et trapue, par ses côtes plus épaisses et plus écartées que celles de R. citharella; elle n’a pas les tours aussi anguleux que R. plicata et la rampe postérieure y est à peine indiquée; les côtes sont peu obliques, à peine amincies en arrière ; l’entaille du sinus labial est peu profonde et l'embryon conoïdal a un nucléus très pointu.

PLésioryPe. PI. VI, fig. 17-18, coll. Dumas. — Bois-Gouët.

Loc. Bois-Gouët, plus rare que les précédentes ; Arthon, coll. Dumas.

Raphitoma campbonensis, [Vasseur]. PI. VI, fig. 2-3. 1881 — PI. cambonensis, Vass., loc. cit., p. 267.

Taille petite; forme biconique; spire assez courte, pointue, à oalbe conique ; embryon conoïdal, à nucléus pointu, subdévié ; cinq tours, outre l'embryon, dont la hauteur égale la moitié de la largeur, convexes, séparés par des sutures linéaires, ornés de de côtes épaisses, crénelées par deux carènes, au dessus desquelles on distingue de fines stries spirales sur la rampe postérieure. Dernier tour égal aux deux tiers de la longueur totale, à base ovale et atténuée, sur laquelle se prolongent les côtes axiales et les crénelures spirales, terminé en avant par un canal assez iarge et un peu long, sur le cou duquel s’enroulent des filets plus fins. Ouverture étroite, à bords parallèles ; labre arqué, entaillé par une forte échancrure au dessus de la rampe; columelle à peine sinueuse, à bord calleux.

Dim. Longueur, 71/2 mill. ; diamètre, 8 mill. ; hauteur de l'ouverture, k mill.

__ R.D. Cette jolie espèce se distingue au premier coup d'œil, par ses .

fortes crénelures et par le petit nombre de ses carènes spirales ; ses côtes épaisses et son galbe général ressemblent un peu à À. quantula, mais cette dernière coquille a une ornementation spirale beaucoup plus fine. « L'embryon est moins nettement conoïde et moins polygyré que celui de la plupart des Raphitoma; mais il n’est pas papilleux comme celui des Amblyacrum.

Bien que cette espèce n'ait pas été figurée dans l'Atlas de Vasseur, . j'ai conservé le nom de liste que lui a attribué notre savant confrère, dans le texte de son étude stratigraphique; cette exception à la règle

163] M. COSSMANN, — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 199

que je me suis imposée, est motivée par la certitude où je suis que c’est bien cette forme qu’il a voulu désigner: elle est fréquente dans le bassin de Campbon et n'existe pas au Bois-Gouët.

Néorype. PI. VI fig. 2-3, coll. Dumas. — Coislin (fossé).

Loc. La Close et Coislin, coll. Berthelin, Cossmann, Dumas, Musée de Nantes.

Raphitoma perplexa, [Desh.] PI. VIIT, fig. 11. (1889 — Catal. Éoc., IV, p. 290, pl. X, fig. 42 et 43).

R.D. Les trois individus que je connais du Bois-Gouêt sont absolument identiques à ceux de Grignon : ils possèdent bien, comme la seconde variété que j ai signalée à la page 291 de mon Catalogue, un angle médian composé de deux carènes peu écartées, au dessous desquelles il y a trois filets écartés sur la rampe inférieure ; les costules axiales sont saillantes et persistent d’une suture à l’autre, en s’atténuant cependant beaucoup sur la rampe postérieure. L'ouverture est allongée, égale à la moitié de la longueur totale, et l’entaille du sinus est logée dans un petit épaississement du labre. |

PLésioTyPE et Loc. PI. VIII, fig, 11, coll. Bezançon. — Bois-Gouët.

Raphitoma brachyope, nov. sp. PI. VI, fig. 8-9.

Taille assez petite; forme étroite ; spire turriculée, à galbe à peu près conique ; embryon conoïdal, peu développé; sept tours convexes, subanguleux, ornés au dessus de l’angle de trois filets principaux, avec de fines stries spirales dans les intervalles, de fines stries sur la rampe inférieure, et de minces costules axiales, obliques, allant d’une suture à l’autre, plus espacées sur le dernier tour qui est égal à la moitié de la longueur totale; base rapidement atténuée, canal court. Ouverture peu allongée, labre arqué, fortement entaillé sur la rampe postérieure ; columelle peu sinueuse.

Drm. Longueur, 8 mill.; diamètre, 2 1/2 mill.; hauteur de l’ouverture, J4/2mill. |

R.D. Aussi étroite que R. perplexa, elle se distingue des nombreuses variétés de l’espèce parisienne par son dernier tour et son ouverture beaucoup plus courts, par ses côtes qui persistent sur le dernier tour, par son angle médian qui n’est jamais bifide, par son canal moins allongé ; si on la compare à R. Baudoni, qui est aussi étroit, on trouve qu’elle n’a pas la crête dentelée de cette rare espèce et qu’elle n’a pas le

dernier tour aussi allongé. Notre espèce s’écarte de la plupart des autres Raphitoma parisiens par sa forme étroite et par la brièveté de son ouverture.

Type et Loc. PI. VI, fig. 8-9, coll. Dumas. — Bois-Gouët, rare, coll. Dumas et Bourdot.

Raphitoma dictyella, Cossm. PL, VI, fe (1889 — Cat. Éoc., IV, p. 291, pl. X, fig. 44).

R.D. Les trois échantillons que je connais de cette espèce, au Bois- Gouët, ne sont pas absolument identiques à ceux de Fay-sous-Bois, gisement du type de l'espèce parisienne: cependant je ne crois pas qu’ils appartiennent à une espèce distincte, attendu que, même dans le bassin de Paris, la forme et l’ornementation sont assez variables. Les premiers tours sont plus anguleux au milieu que les derniers; cinq filets spiraux produisent des crénelures saillantes sur les costules un peu obliques qui ornent les tours de spire, et sont plus équidistants que dans les échantillons parisiens; le canal est peu oblique, quoique la columelle soit légèrement renflée au milieu.

PLésroryre et Loc. PI. VI, fig. 10, coll. Bonnet. — Bois-Gouët, coll. Cossmann et Dumas.

Mangilia gouetensis, n0v, sp. PL'VIL e."29:

Taille petite; forme fusoïde; spire assez courte, à galbe conoidal; six tours convexes, dont la hauteur atteint les deux tiers de la largeur, séparés par des sutures simples, mais profondes et ondulées; douze côtes axiales épaisses et arrondies, non interrompues entre les deux sutures, ne se succédant pas d’un tour à l’autre, un peu sinueuses et légérement pincées en arrière, croisées par des filets spiraux peu saillants, plus écartés et alternés en avant, plus serrés et égaux en arrière. Dernier tour égal au deux tiers de la hauteur totale, déclive à la base sur laquelle les côtes se prolongent et les filets deviennent plus saillants, terminé par un canal court, largement tronqué à son extrémité. Ouverture peu élevée, arrondie au milieu, rétrécie aux deux bouts; labre oblique, épaissi par la dernière côte, entaillé au dessus de la suture, dans l'épaisseur de la varice ; bord columellaire mince, étroit, peu excavé.

Dim. Longueur, 6 1/2 mill.; diamètre, 2 3/4 mill. ; hauteur de l'ouverture, 3 mill. :

162] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 201

R.D. Notre espèce se distingue de M. parisiensis par sa forme plus trapue, moins élancée, par ses filets spiraux plus inégaux et plus saillants, par son canal plus resserré; si on la compare à M. labratula, qui a presque les mêmes dimensions, on remarque que ses costules axiales sont moins nombreuses, plus écartées et beaucoup plus épaisses, ses tours sont plus arrondis, moins étagés à la suture, son canal est moins large, sa varice labiale est moins développée, son sinus est moins profondément entaillé, et sa columelle est moins excavée. En résumé, quoique je n’en aie qu'un seul échantillon, je n'hésite pas à le séparer des Mangilia de l'Éocène déjà décrites.

Tyre et Loc. PI. VII, fig. 25, ma coll. — Bois-Gouët unique.

Peratotoma ozocolpa ‘, nov. sp. PI. VI, fig. 4-5.

Taille petite ; forme buccinoïde, trapue ; spire assez courte, à galbe conique; embryon paucispiré, à nucléus papilleux; cinq tours convexes, étagés en arrière par une étroite rampe au dessus de la suture; neuf côtes axiales, saillantes et noueuses, repliées et atténuées sur la rampe postérieure, crénelées par quatre filets spiraux entre lesquels s’intercalent d’autres filets plus petits ; la rampe suturale ne porte que les plis d’aceroissement curvilignes du sinus. Dernier tour égal à la moitié de la hauteur, très convexe à la base, subitement atténué à la naissance du canal, qui est court, tronqué et infléchi à droite, à son extrémité antérieure. Ouverture étroite, rhomboïdale ; labre mince, arqué, proéminent, profondément entaillé sur la rampe suturale ; columelle verticale sur les deux tiers de sa hauteur, coudée à droite à la hauteur du canal.

Dim. Longueur, 4 1/2 mill. ; diamètre 2 1/2 mill.

R.D. Cette petite espèce ressemble à P. nana du calcaire grossier parisien; mais elle a des côtes moins nombreuses et plus saillantes, moins obliques, qui ressemblent à celles de Pleurotomella polycolpa ou quespellensis ; seulement son embryon papilleux ne permet pas de la placer dans le genre Pleurotomella et d’ailleurs elle a le canal plus court, plus tronqué, plus infléchi en avant. Malgré sa rareté, je n’hésite pas à la décrire, car elle me parait bien distincte de tout ce que l’on connaît actuellement dans l’Éocène.

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