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Evpus, ample; ywvn, entonnoir

. [27] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 399

base excavés au lieu d’être convexes, enfin par son ombilic lisse, non étagé, plus arrondi.

TyPe et Loc. PI. XXIV (IL), fig. 9-10, Bois-Gouët, unique ; autre individu mutilé, coll. Bourdot. — Arthon, deux fragments, coll. Dumas.

Solarium Dufouri, Vasseur PI. XXIV (ID), fig. 14-15. 1881 — Vasseur, loc. cit., non fig., p. 271.

Taille assez grande ; forme un peu bombée sur la face inférieure, à base presque aplatie et largement ombiliquée ; spire en calotte conoïdale, régulièrement convexe ; protoconque lisse, hétérostrophe, à nucléus complètement inversé au fond d’une petite cavité apicale ; environ six tours presque plans, séparés par des sutures linéaires, bordées en dessous par deux cordons spiraux ; le reste de leur surface est entièrement lisse.

Dernier tour à peu près égal aux deux tiers de la hauteur totale, unicaréné à la périphérie, au-dessus des deux filets suturaux ; base à peine convexe, séparée de la carène périphérique par un deuxième cordon, lisse sur le reste de sa surface, jusqu'aux gros plis crénelés qui garnissent l’angle circa-ombilical ; ombilic inférieur au tiers du diamètre basal, étagé par une rampe crénelée, qui est parfois bifide, jusqu’au sommet interne de la spire. Ouverture surbaissée, inférieure au tiers de l’épaisseur de la coquille, trapézoïdale, à labre beaucoup plus incliné que le bord opposé, tandis que le contour supérieur est sensiblement parallèle au bord pariétal.

Dim. Diamètre, 19 mill. ; épaisseur, 9 mill. F

R. D. Cette espèce a seulement été citée dans les listes de l’ouvrage de M. Vasseur, mais il n’y a aucun doute sur les échantillons qu’il a voulu désigner, d’abord parce qu’elle est localisée dans le Bassin de Campbon, ensuite parce qu'il l’a comparée à S. bistriatum, et que c’est la seule qui ressemble à cette espèce parisienne des sables de Cuise; elle s’en : distingue toutefois par sa forme moins surbaissée, par ses deux cordonnets bordant les sutures, parles plis beaucoup plus grossiers qui circonscrivent l’ombilic, dont le diamètre est notablement plus petit.

On peut également la rapprocher de S. Pacteti Desh., grande et rare espèce du Calcaire grossier, qui s’en écarte!par sa double rangée de plissements autour de l’ombilic, et par ses stries spirales sur la base.

Type et Loc. PI. XXIV (IIT), fig. 14-15, Campbon, Muséum de Nantes, — La Close, coll. Cossmann ; Coislin, coll. Dumas.

Solarium Arthuri, Vasseur. PI. XXIV (I), fig. 16-17. 1881 — Vasseur, loc. cit., PI. X, fig.49,

Taille moyenne; forme un peu bombée sur la face inférieure, assez largement et profondément ombiliquée sur la base ; protoconque lisse, hétérostrophe, à nucléus peu dévié et empâté ; cinq tours à peine convexes, séparés par des sutures subcañaliculées, bordées en dessous par un cordon armé de crénelures perlées et un peu espacées ; chaque tour porte, à partir de ce cordon sutural, quatre ou cinq cordons finement granuleux, les deux antérieurs plus saillants, croisés par des plis obliques d’accroissement, qui y découpent les granulations, et qui correspondent aux crénelures du bourrelet sutural, à raison de deux plis pour une crénelure.

Dernier tour formant presque toute la hauteur de la coquille, arrondi ou peu anguleux à la périphérie, avec deux cordons un peu plus saillants que ceux de la base, qui est assez convexe, ornée de cinq ou six cordonnets finement granuleux, et de plis obliques ; ombilic presque égal à la moitié du diamètre basal, circonscrit par une forte rangée de crénelures, qui correspondent chacune à deux ou trois plis d’accroissement ; paroi de l’ombilic étagée, munie de trois cordons crénelés, écartés et inégaux, dans les intervalles desquels les accroissements sont très serrés et saillants. Ouverture subquadrangulaire, assez oblique, dépourvue de callosité pariétale.

Dim. Grand diamètre, 12 mill. ; épaisseur, 7 mill.

R. D. Cette espèce, bien distincte de S. canaliculatum Lamk., quoiqu’elle appartienne au même groupe, a la plus grande analogie avec S. Gaudryi, du Ruel!, décrit en 1888 par Morlet. Comme ce dernier, elle est caractérisée par l’espacement des crénelures suturales sur la face de la spire, et elle a presque le même nombre de cordons spiraux sur chàque tour ; toutefois l'ombilic de S. Gaudryi, garni de deux fortes arêtes crénelées, presque égales, présente un aspect un peu différent de celui de S. Arthuri, de sorte qu’il paraît légitime de laisser ces deux formes séparées. C’est, d’ailleurs une véritable interprétation que j'ai dû faire, car la figure de l’Atlas de M. Vasseur ne montre que la face supérieure de

la coquille, à l'exclusion de l'ombilic, et l'échantillon figuré est peu caractérisé.

NéoTypE et Loc. PI. XXIV (IT), fig. 16-17, Bois-Gouët, coll. Bonnet. — Arthon, coll. Dumas.

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Solarium Lebescontei, Vasseur. PL. XXIV (I), fig. 19-20. 1881 — Vasseur, loc. cit., PI. X, fig. 14.

Taille un peu au-dessous de la moyenne ; forme peu bombée sur la face inférieure, un peu largement ombiliquée sur la base ; protoconque lisse, hétérostrophe, à nucléus situé dans une cavité uu peu rétuse, au sommet de la spire; cinq tours presque plans, séparés par des sutures faiblement canaliculées, bordées par un large ruban qui porte des crénelures très serrées ; Le reste de la surface de chaque tour porte quatre cordonnets finement crénelés, inégaux, l’antérieur plus saillant et plus large que les autres, mais plus étroit que le ruban sutural ; enfin, un cinquième filet crénelé existe entre ce cordonnet saïllant et la rainure suturale, dans laquelle il disparaît parfois ; des plis d’accroissement très obliques et réguliers, forment les crénelures qui ornent ces cordons spiraux.

Dernier tour formant presque toute la hauteur de la coquille, portant, à la périphérie, une seule carène saillante, non tranchante, peu profondément crénelée ; base convexe, ornée de cinq cordonnets presque égaux, avec un filet beaucoup plus fin dans chaque invervalle, puis un ruban plus large, et enfin les deux gros cordons inégalement crénelés qui circonscrivent l’ombilie ; ce dernier, égal aux trois huitièmes du diamètre basal, est régulièrement étagé jusqu'au sommet interne de la spire, et ses parois ne portent que deux cordons grossièrement crénelés. Ouverture subquadrangulaire, assez oblique, dépourvue de callosité pariétale, à bord ombilical lacinié par les deux cordons crénelés.

Dim. Grand diamètre, 9 mill.; épaisseur, 4 1/2 mill. .

R. D. Il n’est pas facile de séparer cette espèce de la précédente, surtout avec l'insuffisance des figures de l’Atlas de M. Vasseur ; il y a cependant des différences assez constantes, qui ressortent de la comparaison des échantillons et des diagnoses ci-dessus : d’abord l’ornementation, puis l'existence d’une seule carène périphérique. l’ombilic plus étroit, circonscrit par deux cordons plus rapprochés, enfin l’épaisseur moindre de la coquille, dont la spire est plus déprimée. S. Lebescontei forme une transition entre S. Arthuri et S. plicatwm, mais il se distingue de ce dernier par ses cordons moins grossièrement crénelés autour de l’ombilice qui est d’ailleurs moins rétréci, ainsi que par d’autres détails de l’ornementation. L'espèce armoricaine ressemblerait davantage à S. dame-

riacense Desh.; mais elle a l’ombilic ue large, mieux étagé, elle pos sède plus de RER sur la spire, etc.

Néoryre et Loc. PI. XXIV (III, fig. 4050 Bois-Gouët, ma collection. — Coislin, coll. Dumas.

Solarium canaliculatum, Lamk. PI. XXIV (II), fig. 41. 1888 — Cossmann, Cat. Éoc., III, p. 250. |

R. D. L’unique échantillon du Bois-Gouët que j'aie vu, ressemble complètement à la forme typique du Bassin de Paris, par ses sutures

canaliculées, par sa carène périphérique, isolée de la convexité de la:

base par une large dépression, enfin par son large ombilic étagé, avec deux rangées de crénelures saillantes sur la paroi interne. Il est évident qu’on trouverait des individus de S. Arthuri, dont l’ornementation se rapproche très sensiblement de celle que je viens d'indiquer ; cependant ils s’en distinguent toujours par leurs crénelures suturales plus écartées, par leur périphérie non carénée, par leur ombilic un peu moins largement ouvert, enfin par leur forme générale un peu moins surbaissée.

PLÉsiorype et Loc. Pl. XXIV (III), fig. 11, Bois-Gouët, unique, coll. Dumas.

Solarium plicatum, Lamk. PI. XXIV (III), fig. 21-22. 1888 — Cossmann. Cat. Eoc., IE, p. 251.

R. D. Quoique cette espèce soit citée dans le Bassin de Campbon, elle y est extrêmement rare et ne se trouve pas au Bois-Gouëêt ; je suis persuadé qu’on a confondu avec elle la plupart des échantillons de S. Lebescontei, qui y ressemblent en effet ; cependant, outre que son ombilic est beaucoup plus resserré et que l’ornementation de la spire est un peu ditfférente, on l’en distingue par sa périphérie anguleuse, non carénée, par sa base beaucoup plus convexe, ornée de rubans plus aplatis, plus larges, avec des rainures séparatives plus étroites, et surtout par les deux larges zones plissées, plutôt que crénelées, qui circonscrivent la

cavité ombilicale ; celle-ci, quoique étagée, ne laisse que difficilement .

apercevoir l’enroulement interne de la spire. S. dameriacense a aussi été cité dans la Loire-Inférieure ; mais, comme c’est une simple variété bombée de S. plicatum, il est probable qu’on aura confondu S. Lebescontei avec elle.

PLésiorypE et LOC. Pl. XXIV (II), fig. 21-22, Coislin, très rare, coll. Dumas. — Bassin de Campbon, Muséum de Nantes.

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Solarium cf ammonites, Lamk. PI, XXIV (UD), fig. 25. 1888 — Cossmann, Cat. Éoc., III, p. 253.

R.D. Cette espèce cst caractérisée par l'angle presque médian et perlé, qui existe sur sa base, et à partir duquel celle-ci forme, vers la cavité ombilicale, un premier entonnoir largement évasé, jusqu’à une arête plus fortement crénelée, qui circonserit l’'ombilic proprement dit, moins étroit que celui de S. plicatum ; la périphérie est bicarénée sur les échantillons du Bassin de Paris, mais cette quille n'apparaît pas, d’une manière très nette, sur l’unique individu que je rapporte, non sans hésitation, à l’espèce de Lamarck. Toutefois, comme cet individu n’est pas d’une taille, ni d’une conservation qui permette de caractériser une espèce distincte, je le laisse provisoirement sous ce nom. M. Vasseur a cité S. ammonites à Campbon, mais je n’en ai vu aucun échantillon dans ce Bassin.

PLésrorype et Loc. PI. XXIV (IT), fig. 25, Arthon, unique, coll. Dumas.

Paryphostoma turricula, [Brug.]| PI. XXIV (HI), fig. 13 et 18.

1888 — Cossmann, Cat. Éoc , III, p. 247.

R. D. Quoique la taille des échantillons de la Loire-luférieure n’atteigne pas celle des individus parisiens, c’est bien à cette espèce, plutôt . qu’à P. minus, qu'il y a lieu de les rapporter ; en effet, chaque tour ne porte que six sillons imbriqués, on n’y distingue pas de plis d’accroissement, et les sutures sont bordées d’une rampe étroitement canaliculée : or, ce sont là précisément les caractères distinctifs des deux espèces. Le bord columellaire est, en outre, large et calleux, et à sa jonction avec le contour supérieur, qui est lui-même très épais, il n’y a presque aucune échancrure.

PLésioryPe et Loc. PI. XXIV (III), fig. 13 et 18, Bois-Gouët, rare, coll. Dumas.

Chevallieria Pissarroi, n0v. sp. PI. XXV (IV), fig. 1-2. Taille petite ; forme turriculée, conique ; spire un peu allongée, subétagée ; protoconque obtuse, à nucléus en goutte de suif ; six tours un peu convexes, dont la hauteur atteint les trois quarts de la largeur, séparés par des sutures enfoncées, avec une faible rampe arrondie à la partie inférieure de chaque tour ; surface paraissant lisse, et cependant ornée de stries spirales excessivement fines, qu’on n’aperçoit qu'avec une extrême difficulté, sous un très fort grossissement. Dernier tour supérieur à la moitié de la hauteur totale, subcylindrique, séparé, par un

angle très arrondi, de la base, qui est déclive, peu convexe, rapi- ) 2e

dement atténuée, perforée par une étroite fente ombilicale. Ouverture subtrigone, anguleuse en arrière, à contour supérieur peu bombé, à péristome assez épais; labre convexe, légèrement incliné à gauche de l’axe, du côté antérieur, épaissi à l’intérieur, non bordé à l'extérieur ; columelle peu excavée ; bord columellaire étroit, recouvrant imparfaitement la fente ombilicale.

Dim. Longueur, 41/4 mill. ; diamètre, 1 1/2 mill.

R. D. La forme de l'ouverture de cette coquille fixe sa place dans le genre Chevallieria, dont elle a d’ailleurs l'embryon obtus ; toutefois, elle se distingue des espèces parisiennes, ses congénères, par sa spire plus conique et plus allongée, par l’absence d’un bourrelet externe au labre, par l'extrême finesse de son ornementation spirale. Il n’est pas possible de la confondre avec les Bayania, parce qu’elle n’a pas l’ouverture versante en avant, et que le contour supérieur est presque transversal, contribuant ainsi à donner à cette ouverture une forme sensiblement triangulaire.

TyPe et Loc. PI. XXV (IV), fig. 1-2, Bois-Gouët, rare, coll. Dumas. — Coislin, un échantillon douteux et incomplet, coll. Dumas ; Arthon, autre individu douteux et incomplet, coll. Dumas.

Ceratia Dumasi, 200. sp. PI. XXV (IV), fig. 3-4.

Taille au-dessus de la moyenne ; forme turriculée, conique ; spire allongée, non étagée ; protoconque lisse, subglobuleuse, à nucléus à peine saillant ; six tours convexes, dont la hauteur atteint les deux tiers de la largeur, à cause de leur rapide accroissement, séparés par des sutures profondes, non bordées ; ornementation formée de fines stries spirales, excessivement serrées, à peine visibles sans le grossissement de la loupe. Dernier tour à peu près égal à la moitié de la hauteur totale, ovale,

strié comme le reste de la spire, arrondi à la base, sur laquelle .

se prolonge les stries un peu plus écartées, et qui est déclive, étroitement perforée par une fente ombilicale. Ouverture assez courte, ovale, avec une gouttière dans l'angle inférieur, légèrement sinueuse sur le contour supérieur, qui n’est ni versant, ni anguleux ; labre peu épais, presque vertical, non sinueux ou à peine proéminent en avant ; columelle lisse, un, peu arquée ; bord columellaire calleux, recouvrant incomplètement la fente ombilicale, et se détachant légèrement dela base, à son point de jonction avec la gouttière postérieure.

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__R. D. Au premier abord, on pourrait penser que cette coquille n’est qu’une variété de Chevallieria Pissarroi ; elles ont, en effet, quelques points de ressemblance, dans la forme générale et l'ornementation ; toutefois, C. Dumasi s’écarte de la précédente par la forme de l'ouverture, dont le péristome est plus mince, ce qui ne permet pas de le classer dans le même Genre ; en outre, ses tours sont plus convexes, dépourvus d’une rampe suturale, son dernier tour est ovale au lieu d’être subcylindrique, et sa base est moins déclive, plus bombée, plus grossièrement striée. Si, d'autre part, on la compare aux Ceratia du Bassin de Paris, on trouve qu'elle a une taille beaucoup plus grande, le labre moins mince, moins obliquement incliné à gauche de l’axe du côté antérieur ; sa base est perforée, tandis qu’elle ne l’est ni chez C. minutissima, ni chez C.diaphanes ; mais elle s’en rapproche par ses tours striés très finement, et croissant très rapidement, par la forme obtuse de son em- -bryon, par le galbe de son ouverture, etc. En résumé, je crois que c’est bien un Ceratia, autant qu’on peut l’affirmer, quand il s’agit de ces Genres difficiles, représentés par un très petit nombre d'échantillons.

Tyre et Loc. PI. XXV (IV), fig. 3-4, Bois-Gouët, trois individus, dont un seul entier, coll. Dumas ; trois individus, coll. Bourdot.

Rissoina clavula, [Desh.] PI. XXV (IV), fig. 5-7. 1888 — Cossmann, Cat. Éoc., III, p. 241. |

Ogserv. Cette espèce, très abondante au Bois-Gouët, y atteint une taille un peu plus grande que dans le Calcaire grossier du Bassin de Paris ; sa forme est étroite, ses tours sont peu convexes, et ses côtes, droites et écartées, persistent jusqu’à la périphérie dela base du dernier tour ; le labre est bordé d’un bourrelet extérieur, extrêmement épais. C’est exclusivement cette forme typique qu’on trouve au Bois-Gouët, tandis que dans le Bassin de Campbon, on rencontre la variété Bouryi, beaucoup plus ventrue; et dont les côtes s’effacent avant d'atteindre le dernier tour.

PLésiorypes et Loc. PI. XXV (IV), fig. 5-6, Bois-Gouët, forme typique, coll. Dumas. — Campbon, variété Bouryi Cossm., Pl. XXV (LIL), fig. 7, coll. Dumas ; la Close, coll. Cossmann; Coislin, coll. Dumas ; Arthon,

Rissoina cochlearella, [Lamk] PI. XXV (IV), fig. 10-11. 1888 — Cossmann, Cat. Éoc., III, p. 242.

R. D. Beaucoup plus rare que l’espèce précédente au Bois-Gouët, celleci ne se distingue des individus de Grignon que par ses stries spirales un peu plus visibles, entre les plis axiaux ; sa forme trapue et subulée,

sa base subanguleuse, la finesse de ses plis axiaux, qui sont obliques et

un peu courbés, ne permettent pas de la confondre avec -R. clavula, ni :

même avec sa variété Bouryi. 11 y parfois, dans la Loire-Inférieure, des individus, dont les tours sont un peu plus convexes que ceux de la forme typique. Section Zebinella.

PLésioryre et Loc. Pl. XXV (IV), fig. 10-11, Bois-Gouët, coll. Cossmann. — Arthon, coll. Dumas.

Rissoina plicatilis, Desh. PI. XXV (IV), fig. 13-14. 1881 — Vasseur, loc. cit., PI. X, fig. 26.

1888 — Cossmann, Cat. Éoc. IIL,, p. 242.

R. D. Il n’est pas possible de confondre cette espèce, fréquente au Bois- Gouët, avec la précédente, non seulement à cause de sa taille qui devient plus grande, mais encore : à cause de ses tours plus convexes, croissant plus rapidement, de sorte que ie dernier atteint presque la moitié de la hauteur totale ; à cause de ses plis, souvent très épais et écartés au début mais invariablement plus serrés sur les derniers tours, croisés dans leurs intervalles par des stries spirales plus visibles Le labre est très épais et très obliquement incliné à droite de l’axe, du côté antérieur. Section Zebinella.

PLésioryPe et Loc. P]., XXVY (IV), fig. 13-14, Bois-Gouët, coll. Bourdot. — Coislin, coll. Dumas.

Rissoina cf. Iævigatissima, Desh. PI. XXV (IV), fig. 12. 1888 — Cossmann. Cat. Eoc. III, p. 243.

R. D. Je n’ai trouvé qu'un seul individu de cette espèce, et comme il est un peu usé, cette détermination est un peu douteuse ; cependant, il a le même galbe que les échantillons de Chaussy ; l’absence complète de stries axiales, sa forme plus svelte, moins subulée, ne permettent - pas de le rapporter à R. cochlearella. I] est possible que ce soit également à cette espèce qu’il y ait lieu de rapporter les individus, à test dolomitisé, d’Arthon, qui paraissent dépourvus de plis.

PLÉsioTyPe et Loc. PI. XXV (IV), fig. 12, Bois-Gouët, unique, coll. Cossmann.— Arthon, douteux, coll. Dumas.

Rissoina perlucida, nov. sp. PI. XXV (IV), fig. 8-9.

Section Zebina. Taille petite ; forme ventrue, légèrement |

pupoidale ; protoconque lisse, paucispirée, formant un petit bouton subglobuleux et obtus ; six tours à peine convexes, dont la hauteur atteint les deux tiers de la largeur, séparés par des

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sutures linéaires, absolument lisses et très brillants. Dernier tour presque égal à la moitié de la hauteur totale, ovale à la base, dont le contour s’élève à peu près au même niveau que le bord supérieur de l’ouverture ; celle-ci est courte, semi-circulaire, anguleuse en arrière, avec une étroite gouttière postérieure, un peu coudée à la jonction du contour supérieur et du bord columellaire ; péristome épais, labre bordé, arqué, très . incliné à droite de l’axe, du côté antérieur ; columelle calleuse, faisant un angle très ouvert avec le bord pariétal ; bord columellaire assez épais, recouvrant hermétiquement la région ombilicale. |

R. D. Cette rare espèce, beaucoup plus petite et pius brillante que les Zebinella dent il vient d’être question, appartient au même groupe que R Schwartizi et fallax, du Bassin de Paris; mais elle s’en distingue par sa forme moins trapue et moins pupoide, par son dernier tour plus court. Quelques individus de Coislin ont les tours un peu plus convexes que ceux de la forme typique du Bois-Gouëêt.

. Tyre et Loc. PI. XXV (IV), fig. 8-9, coll. Cossmann. æ Coislin, coll. Dumas.

Rissoina bacillaris, nov. sp. PI. XXV (IV), fig. 15.

Fragment allongé, subcylindrique, à tours nombreux, très convexes, à sutures approfondies par l'usure, et à surface paraissant lisse ; dernier tour court, ovale à la base, qui est obliquement déclive vers le contour supérieur. Ouverture petite, semi-circulaire, anguleuse en arrière, avec une gouttière peu profonde, subéchancrée en avant et à droite, à la jonction du contour supérieur avec le bord ‘columellaire ; péristome très épais, quoique non bordé ; labre très oblique, subéchancré à la suture, peu arqué ; columelle à peine calleuse, oblique presque dans le prolongement du bord pariétal, tronquée à son extrémité antérieure.

Dim. Longueur probable, 8 à 9 mill. ; diamètre, 2 4/2 mill.

R. D. Quoique cette coquille ne soit pas en bon état, je ne puis me dispenser de la signaler et je la considère comme une espèce nouvelle, à cause de sa forme étroite et de ses tours convexes, qui la distinguent de ses congénères, et qui lui donnent une certaine ressemblance avec un Anisocycle, sauf l'ouverture qui est bien celle des Rissoina.

Type er Loc. PI. XXV (IV), fig. 15, Bois-Gouêt, coll. Dumas.

Pseudotaphrus Bourdoti, nov. sp. PI. XXV (IV), fig. 16-17:

Taille moyenne ; forme assez élancée, dilatée en avant, pointue et subulée au sommet ; spire un peu allongée, à galbe conique ; sept tours plus ou moins convexes, dont la hauteur atteint les trois cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures linéaires, souvent bordées d’un ruban aplati, que limite un sillon presque aussi profond que la suture ; ornementation variable, composée de stries spirales, qui se transforment parfois, surtout sur les derniers tours, en sillons plus larges, séparant des rubans ou plutôt des filets un peu saillants, mais toujours assez serrés, quelquefois irréguliers, avec des stries d’accroissement très fines dans les intervalles.

Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, : un peu déprimé en arrière, largement ovale au milieu et à la base, qui est un peu excavée vers le cou, et ornée comme la spire ; région ombilicale imperforée. Ouverture ovale, un peu dilatée au milieu, munie d’une étroite gouttière dans l’angle inférieur, subéchancrée à l’angle d'intersection du contour supérieur et du bord columellaire ; péristome épais, quand la coquille est bien adulte ; labre non bordé, presque vertical ; columelle arquée, tordue à son extrémité antérieure ; bord columellaire un peu calléux, se terminant en pointe en avant, contre le bec de l’'échancrure.

Dm. Longueur, 8 1/2 mil]. ; diamètre, 3 1/2 mill.

R. D. Bien que cette coquille soit variable, au point que j'ai hésité à la séparer en deux espèces, elle me paraît bien distincte de P. buccinalis du Bassin de Paris, dont l’ornementation est plus grossière et dont la forme est moins élancée ; en outre; P. Bourdoti a le dernier tour déprimé en arrière, tandis qu'il est régulièrement convexe chez l'espèce parisienne, dont les sutures ne sont pas bordées par un ruban. P. transversarius, des Sables d'Hérouval, a une forme plus trapue, etune ornementation formée de longs rubans spiraux, séparés par des sillons; quant à P. cinclus, du Fayel, c’est une coquille courte, qui a de véritables carènes spirales et écartées, sur le dernier tour. Notre espèce est donc bien réellement nouvelle ; mais il faut distinguer la forme typique de

la couche blanche supérienre du Bois-Gouët, qui est plus trapue et mieux bordée que la variété de la couche grise inférieure.

Types et Loc. PI. XXV (IV), fig. 16, Bois-Gouët, forine typique vue de face ; variété vue en profil, fig. 17, ma coll. — Arthon, coll. Dumas.

[37] . M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 343

Rissoia nana, [Lamk.| PI. XXV (IV), fig. 18-19.

1888 — Cossmann, Cat. Éoc,, III, p. 233.

OBserv. Presque aussi variables que dans le Bassin de Paris, les échantillons de la Loire-Inférieure sont toujours ventrus, composés de cinq

tours peu convexes, avec des côtes axiales, d’abord très serrées, plus écartées sur le dernier tour et cessant subitement à la périphérie de la

. base, ou même quelquefois sur toute la surface du dernier tour. L’ou-

verture est ovale, arrondie, à péristome variqueux.

PLésioryre et Loc. PI. XXV (IV), fig. 18-19, coll. Cossmann. — Coislin, la Close, coll. Dumas ; Campbon, Musée de Nantes,

Rissoia Dumasi, n0v. sp. PI. XXV (IV), fig. 22.

Section A/vania. Taille petite ; forme turbinée ; spire courte, à galbe un peu conoïdal ; protoconque lisse, obtuse ; quatre tours à peine convexes, séparés par de profondes sutures, ornés de côtes axiales un peu obliques, épaisses, aussi larges que leurs intervalles, au fond desquels on distingue cinq ou six cordons spiraux, formant avec ces côtes un treillis assez grossier. Dernier tour supérieur aux deux tiers de la longueur totale, arrondi à la périphérie de la base, qui est obliquement déclive, imperforée et fortement treillissée comme la spire. Ouverture largement elliptique, à péristome continu et très épais, avec une gouttière évasée dans l’angle postérieur, et une légère sinuosité à la jonction du bord columellaire et du contour supérieur ; labre

un peu oblique, muni d’un large rebord variqueux et peu sail-

lant à l’extérieur, portant à Pintérieur cinq ou six crénelures écartées et peu saillantes.

Dim. Longueur, 3 1/4 mill. ; diamètre, 2 mill.

R. D. Cette petite espèce est beaucoup plus trapue et ornée d’un treillis à mailles beaucoup plus grossières, que R. Barreti, de l’Éocène supérieur des environs de Paris ; on ne peut la rapporter à R. turbinopsis, dont l’ornementation a un caractère tout à fait différent. Elle ressemble aux Alvania du Tertiaire supérieur, et particulièrement à À. curta Duj., de l’Helvétien de la Touraine ; si je n'étais certain du soin avec lequel notre patient confrère, M Dumas, fait le triage de ses récoltes paléontologiques, j'aurais même hésité à considérer cet unique échantillon comme un individu roulé des Faluns, égaré par erreur au miliey des fossiles du Bois-Gouët; cependant il me semble que les crénelures internes du labre sont plus fines et plus nombreuses, qu’en outre le galbe de la coquille est moins trapu. Quoiqu'il en soit, je serais très

satisfait que la découverte d’autres échantillons plus frais, provenant authentiquement de la Loire-Inférieure, vint confirmer la légitimité de cette espèce.

Tyre et Loc. PI. XXV (IV), fig. 22, Bois-Gouët, unique, coll. Dumas.

Rissoia Pissarroi, 200. Sp. PI. XXV (IV), fig. 20-21.

Section Galeodina. Taille microscopique ; forme étroite, élancée ; spire allongée, à galbe conique ; protonconque lisse, subglobuleuse, à nucléus obtus ; six tours anguleux en arrière, dont la hauteur dépasse la moitié de la largeur, étagés, au-dessus de la suture, par une rampe déclive ou faiblement excavée, munis, au dessus de l’angle, de deux carènes spirales saillantes, dont l’une coïncide avec cet angle, et d’un troisième cordon antérieur, moins proéminent ; l’'ornementation est complétée par de petites côtes axiales, plus ou moins obtuses, formant des crénelures sur les carènes et cordon, atténuées ou disparaissant complétement sur la rampe postérieure,

Dernier tour égal aux trois septièmes de la hauteur totale, orné de trois carènes crénelées, presque égales, et séparé, par un quatrième cordonnet périphérique, de la base qui est convexe, lisse, dénuée de costules axiales, et presque complètement imperforée. Ouverture à peu près circulaire, à péristome continu et épais, avec une gouttière à peine anguleuseen arrière; labre peu sinueux, presque vertical, bordé par une épaisse varice externe, lisse à l’intérieur ; bord columellaire légèrement arqué, peu calleux, recouvrant presque hermétiquement la fente ombilicale.

Dim. Longueur, 3 mill. ; diamètre, inférieur à 4 mill.

R. D. Cette petite espèce est bien plus étroite et plus allongée que R. zosta Bayan, du Bassin de Paris; elle ressemble à quelques formes du Tertiaire supérieur, mais on l’en distingue par sa petite taille et par son ornementation. Elle paraît rare au Bois-Gouêt, et elle échappe d’ailleurs facilement aux plus patientes recherches, en ANsns à travers les

mailles des tamis de 1 millimètre.

Type et Loc. PI. XXV (IV), fig. 20-21, Bois-Gouët, six individus, coll. Pissarro ; coll. Bourdot, Cossmann, Bonnet.

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Hydrobia namnetensis, n0v. sp. PI. XXV (IV), fig. 23-24.

. Taille moyennne (pour ce Genre); forme turriculée, conique ; spire allongée, pointue au sommet ; protoconque obtuse, à nucléus déprimé en goutte de suif ; huit tours convexes, dont la hauteur égale à peu près la moitié de la largeur, séparés par

des sutures profondes, à surface entièrement lisse, conservant

quelquefois, par places, des plis droits, irrégulièrement distribués, qui marquent les arrêts de l’accroissement de la coquille.

Dernier tour un peu supérieur aux trois cinquièmes de la hauteur totale, arrondi à la base qui est étroitement perforée au centre ; ouverture petite, ovale, avec une gouttière légèrement anguleuse en arrière, à péristome entier, un peu épaissi, non réfléchi au dehors ; labre non sinueux, obliquement incliné à droite de l’axe, du côté antérieur ; columelle peu excavée, faisant un angle très ouvert avec la base de l’avant-dernier tour ; bord columellaire peu calleux, étroit, découvrant la fente ombilicale, faisant un coude arrondi à sa jonction avec le contour supérieur.

Dim. Longueur, 7 mill. ; diamètre, 3 mill. à peine.

R. D. Cete espèce est beaucoup plus trapue que H. subulata, de l'Éo-

cène supérieur des environs de Paris ; elle a, en outre, les tours moins

convexes, la spire plus pointue, le dernier tour plus grand, la fente ombilicale mieux ouverte. Si, au contraire, on la compare à H. Dubuissoni, de l'Oligocène des environs d’Étampes, on trouve qu’elle a les tours moins convexes, le dernier moins élevé, le galbe moins trapu, laspire plus acuminée. Je l’ai également rapprochée des espèces du Calcaire grossier parisien ; mais,H. conulus a les tours moins nombreux, la forme moins élargie à la base, la spire moins pointue, et Lombilic plus clos ; A. sextonus a la spire beaucoup plus courte, légèrement conoïdale, la base presque imperforée, le dernier tour au moins égal à la moitié de la hauteur, l’ouverture plus grande; H. nilens, très commun à Septeuil, a une taille beaucoup plus étroite, le dernier tour plus court, la base dépourvue d’ombilic, le labre moins incliné. En résume, l'espèce nantaise est bien distincte, quoiqu'il s’agisse d’un groupe déjà riche en espèces éocéniques.

TypPe et Loc. PI. XX V (IV), fig. 23-24, Bois-Gouêt, commune, coll. Bourdot. — Campbon, couche jaune, mélangée avec les 4Assiminea, Muséum

de Nantes, coll. Dumas.

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Assiminea distinguenda, nov. sp. PI. XXV (IV), fig. 25-26.

Taille moyenne (pour ce Genre) ; forme conique, un peu trapue ; spire assez longue, pointue au sommet, puis légèrement conoïdale sur les derniers tours ; protoconque paucispirée, à nucléus à peine saillant, à croissance rapide ; six tours un peu convexes, dont la hauteur égale à peu près la moitié de la largeur, séparés par des sutures très profondes, que borde en dessus une faible rampe arrondie, à peine visible ; surface entièrement lisse.

Dernier tour égal à la moitié de la longueur totale, muni d’un angle parfois très obsolète, à la périphérie de la base, qui est médiocrement convexe, obliquement déclive vers le contour supérieur, perforée au centre par une étroite fente ombilicale. Ouverture assez grande, presque égale aux deux cinquièmes de la hauteurtotale, arrondie en avant, avecunegouttière anguleuse en arrière, à péristome un peu épais, non réfléchi au dehors ; labre non sinueux, légèrement incliné à droite de l’axe, du côté antérieur ; columelle excavée ; bord columellaire peu calleux, bien distinct, découvrant la fente ombilicale, se raccordant par une courbe continue avec le contour supérieur.

Dim. Longueur, 6 mill. ; diamètre, 31/4 mill.

R. D. J'avais d’abord confondu cette coquille, très abondante au Bois - Gouët, avec À. goniophora Morlet, de l’Éocène supérieur du Bassin de Paris ; mais, après une attentive comparaison, je suis obligé de l’en séparer à cause de sa forme plus allongée, beaucoup moins trapue, et

de son dernier tour qui est relativement beaucoup plus court. Si on la

compare avec À. conîica Prévost, du Calcaire grossier supérieur, on remarque qu’elle a un galbe plus conique, anguleux à la base, que son dernier tour est plus court que celui de l’espèce parisienne, que sa base est plus nettement ombiliquée, et que son péristome est moins épais.

Type et Loc. PI. XXV (IV), fig. 25-26, Bois-Gouët, commune, coll. Bourdot. — Campbon, dans la couche jaune, mélangée avec les Hydrobia, Muséum de Nantes, coll. Dumas.

Nystia polita, [Edwards|. PI. XXV (IV), fig. 27-28.

1881 — Bithinia microstoma, Vass., loc. cit., pl. X, fig. 25.

1888 — Nystiu polita, Cossm., Cat. Éoc., p. 232, pl. VILL, fig. 35-37.

R. D. Les échantillons de la Loire-Inférieure sont, en tous points semblables à ceux du Bassin parisien, que j'ai rapportés à l’espèce d'Edwards; ils ontla même forme conoïdale et courte, bien distincte de la forme suh-

A NE EU EEE

[Al] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 347

cylindrique et plus allongée de N. microstoma, leurs tours sont moins convexes, moins nombreux, quand la troncature du sommet est effectuée. . De même que dans le Bassin de Paris, quelques rares individus (coll. : Bourdot) ont conservé leur sommet non détaché ; la protoconque est alors paucispirée, à circonvolutions étroites, et à nucléus en goutte de suif.

. Pzésioryre et Loc. PI. XXV (IV), fig. 27-28, Bois-Gouët, coll. Dumas. — Coislin, coll. Dumas, coll. Cossmann.

Nystia haudinflata, nov. sp. PI. XXV (IV), fig. 29-30.

Paille petite ; forme cylindracée, étroite ; spire tronquée au sommet ; trois ou quatre tours convexes, réguliers, dont la hauteur atteint les deux tiers de la largeur, séparés par des sutures profondes, à surface entièrement lisse et brillante. Dernier tour élevé, égal aux quatre septièmes de la hauteur totale, non contracté par rapport à l’avant-dernier tour, ovale-arrondi à la base, qui est convexe et imperforée ; ouverture obliquement ovale, un peu anguleuse en arrière, à péristome complètement bordé par un bourrelet aplati sur la face ; labre vertical, tranchant sur le contour du bourrelet, un peu épaissi en deça de ce rebord ; columelle excessivement courte, excavée ; bord columellaire très calleux, recouvrant complètement la région ombilicale, se raccordant à ses extrémités avec le bourrelet du péristome.

Dim. Longueur, 4 mill.; diamètre, 4 3/4 mill.

R. D. Cette petite coquille, très rare dans la Loire-Inférieure, ne peut être confondue avec N. microstoma, à cause de son galbe cylindrique et allongé ; elle n’a pas, comme l’espèce parisienne, l’avant-dernier tour disproportionné, et le dernier contracté ; ces caractères l’écartent encore davantage de N. polita Edw. Elle n’a pas les tours convexes et la forme conoïdale de N. Duchasteli, de l'Oligocène. Quant à N. jeurensis Bezançon, c’est une coquille dont le dernier tour est, au contraire, plus gonflé que les autres, et atteint les deux tiers de la hauteur totale. D'autre part, je ne crois pas que ce soit une Troncatelle, à cause des caractères de l'ouverture, qui est bien celle des Nystia.

Tvyre et Loc. PI. XXV (IV), fig. 29-30, Bois-Gouêt, deux individus, coll. Dumas ; un échantillon, coll. Bourdot, coll. Pissarro. — Coislin, deux exemplaires, coll. Dumas ; Arthon, unique, coll. Dumas.

ra

Stenothyra globulus, Desh. Fig. 2.

1888 — Cossmann, Cat. Éoc., ILI, p. 229.

Ogserv. Il m'est impossible de séparer les échantillons de la Loire- |

Inférieure de ceux de Neauphlette, dans le Calcaire gros-

sier supérieur des environs de Paris : ils ont bien la même

forme pupoide et subulée, le dernier tour très ventru, un peu supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, l’ouverture petite, contractée, arrondie,sauf dans l’angle inférieur,

à péristome épais et continu, non détaché.

Fig. 2 grossie 49 fois

PLésioType et Loc. Fig. 2, ci-contre, Bois-Gouêt, rare, coll. Cossmann. Coislin,‘et la Close, coll. Dumas. :

Stenothyra polygyrata, nov. sp. Fig. 3.

Taille très petite ; forme ventrue et élargie en avant, à galbe pupoidal dans son ensemble ; spire assez longue (pour ce Genre), obtuse au sommet ; six tours d’abord étroits, atteionant en hauteur les deux cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures peu profondes, à peine convexes, un peu déprimés à la partie inférieure, entièrement lisses. Dernier tour disproportionné, égal à la moitié de la hauteur totale, arrondi et plus gonflé que les précédents, à base conxexe et peu "is & développée, paraissant imperforée. Ouverture con- FEAR tractée, déviée vers l’axe de la coquille, circulaire, à péristome épais et continu, à labre obliquement incliné à gauche de l'axe, du côté antérieur ; bord columellaire très calleux, largement étalé sur la base. |

Dim. Longueur, 2 mill. ; diamètre, 1 1/4 mill. À

R. D. Bien que le type de cette petite espèce soit un échantillon unique, à test dolomitisé, comme le sont tous les fossiles de la localité d’Arthon, et que je n’en connaisse qu’un seul autre individu du Bois-Gouët, je ne crois pas qu’il soit possible de la passer sous silence ; il me paraît évident qu’on en retrouvera ultérieurement d’autres exemplaires. Elle se distingue, à première vue, de S. globulus, par sa forme moins ventrue et par sa spire plus allongée ; il y a encore, d’autres caractères différentiels, tels que la déviation plus forte de l'ouverture vers l’axe de la coquille, la dimension encore plus petite de cette ouverture, l’absence d’une dépression suturale, à la partie inférieure du dernier tour, etc. Si on la compare à S. cuneala, on trouve qu’elle a les tours moins convexes que cette espèce de l’Éocène supérieur des environs de Paris, et

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que sa spire est plus régulière, plus pointue. On peut également la rapprocher de S. cylindracea, des sables de Bracheux ; mais elle a les tours moins convexes, le galbe plus subulé, plus pointu au sommet, l'ouverture beaucoup plus petite et plus contractée.

TyPe et Loc. Fig. 3, Arthon, unique, coll. Dumas. — Bois-Gouëêt, unique et incomplète au sommet, coll. Pissarro ; autre échantillon douteux, coll. Bonnet.

Valvata Bourdoti, nov. sp. Fig. 4.

Taille petite ; forme turbinée, globuleuse ; spire courte, à galbe conoïdal ; protoconque paucispirée,ànucléus en goutte de suif ; quatre tours convexes, dont la hauteur ne dépasse pas le tiers de la largeur, séparés par des sutures profondes ; surface entiè- rement lisse, portant quelquefois, à l’âge adulte, une ou plusieurs varices qui indiquent des arrêts Fig. 4 de l'accroissement de la coquille. LR et ns Dernier tour très développé, arrondi à la base, largement ombiliqué par un entonnoir qui laisse apercevoir l’enroulement interne des tours ; ouverture circulaire, à péristome presque toujours détaché de la base, situé dans un plan à peine oblique, par rapport à l’axe de la coquille.

R. D. Cette petite coquille est plus surbaissée que V. Michaudi et V. Trigeri, de l'Éocène supérieur des environs de Paris ; elle a le dernier tour encore plus grand que la seconde de ces espèces dont elle se rapproche le plus, mais surtout son ouverture est moius dilatée, et son ombilic est moins largement ouvert. Si on la compare à V. Bezançoni, des sables de Brasles, on remarque qu’elle a la spire un peu plus longue et qu’elle n’a pas l’ombilic subanguleux, comme l’espèce de MM. de Laubrière et Carez ; enfin, V. Bouryi est presque discoïdal et déprimé à la suture. La coquille de Bois-Gouët est donc bien réellement distincte.

Type et Loc. Fig. 4, Bois-Gouët, très rare, coll. Bourdot ; coll. Pissarro et Dumas.

Valvata (?) planibasis, nov. sp. Fig. 5.

Taille très petite ; forme discoïdale, déprimée à la base ; spire presque sans aucune saillie ; protoconque subglobuleuse et sub-

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