paire . : : : : à
:. : . : ; : - 0,031 eh re | ou
4. ; ; 0,035 Longueur des bras tentaculaires . : : , : ; : : à S 0,070
Couleur. Ce céphalopode est d’un rose clair ; la ligne médiane dorsale, rouge-lic de vin; les globes des yeux, bleus. Il est généralement couvert de points chromophores rouge-rouille très vif sur le corps, sur la tête, le long des bras, et sur la membrane buccaie ; ils sont fins et clairs sur les parties inférieures : ces mêmes points abondent sur la face dorsale des bras tentaculaires, sur le tube locomoteur, et manquent sur les nageoires.
Conservé dans l'alcool, il devient d’un rose-jaunâtre ; la ligne médiane dorsale est d’un
rouge-bleuâtre très vif; les points chromophores, quoique décolorés, sont encore très visibles.
86 CÉPHALOPODES Rapports et différences.
Cette espèce est très rapprochée de l’£. Veranyi, de M. Ruppell. Peut-être cette dernière étant minutieusement étudiée et décrite, nous la trouverons identique à celle dont nous nous occupons: à en juger par le dessin et la description, l'Owenit ne diffère du Veranyi que par les bras plus longs et plus grêles, par le plus petit nombre de cupules, par la forme de l'extrémité de la nageoire, qui est assez aiguë, et finalement par le grand nombre
de cupules, qui couvrent la massue des bras tentaculaires. Habitation et mœurs.
Les deux seuls individus, que je posséde de cette espèce, ont été recueillis par mon frère
sur le marché de Nice, au milieu des jeunes poissons, qu’on prend à la traîne sur les fonds de galets : l’une fut trouvée en novemb.. 1845 , l’autre en octobr. 1849.
Histoire.
Je citai ce nouveau céphalopode dans la séance du 3 octobr. du congrès de Naples. Jen publiai la description et la figure dans le guide de Gènes, pag. 109. PI. 4. fig. 2-3. Je montrai je premier individu à M. Ruppell, qui n’y reconnut point son Æ. Veranyi; mais il est vrai de dire qu’un jugement valable ne peut se prononcer que les deux espèces différentes sous les yeux. Le second individu, que j’ai eu en parfait état de conservation, m’a permis de rectifier ma première description et quelques détails ‘de la figure.
€. SOUS GENRE. VERANIE. VERANIA. Kaoun.
N. 6. O. (VERAN.) SICILIENNE. O0. (VERAN.) SICULA. Kronn. PI. 98.
Octopodoteuthis Sicula. Krohn, Arch. de Zool. de Wiegm. 1845 pag. 47. Rev. Zool. Avril 1846. Octopoteuthis Sicula. Ruppell, Lettre à M. le Prof. Cocco. Loco cit. 1844.
Corpore cylindrico, conico, apice rotundato, ala rhomboideo-cordiformi ; quatuor quintam sacci longitudinem occupanti: brachiis inaequalibus, tentaculis acetabulatis brevissimis.
Corps cylindrique, ovale-allongé, légèrement déprimé, tronqué en avant; décrivant à la partie médiane supérieure un angle très peu saillant, dont l’extrémité postérieure est arrondie ; portant une nagcoire rhomboïdale cordiforme, qui en occupe les quatre cinquièmes. Appareil constricteur formé d’abord par une crête oblongue, un peu relevée inférieurement en tubercule comprimé, placée sur la partie interne du corps, puis d’une fossete conique, plus large inférieurement, et entourée d’un large bourrelet sur la base du tube locomoteur.
Tête aussi large que le corps, yeux petits; dans l’état de vie, globes très saillants et d’après M. Krohn, très latéro-antérieurs ; le bord inférieur du globe oculaire est très saillant et comme tuberculiforme.
Bras sessiles inégaux ; les latéraux beaucoup plus forts, et plus longs que les supérieurs et les inférieurs. Ceux de la 1." paire sont arrondis, coniques, longs des deux tiers du corps et fournis d’une légère crête natatoire. Ceux de la 2. sont beaucoup plus gros que les précédents, larges comme le corps, comprimés et munis d’une crête natatoire bien développée. Ceux dela 3.° sont de la même grosseur et de la même longueur que ceux de la 2, mais munis d’une crête natatoire très large. Ceux de la 4.° sont semblables à ceux de la 1. en grosseur et en longueur, mais arrondis et sans crête natatoire apparente. Tous ces bras sont armés d’une double rangée de crochets ou de griffes articulées, tournantes sur elles mêmes, enveloppées d’une membrane conique très élastique ou d’une gaine charnue, dont l'extrémité est légèrement fendue, de manière à ne laisser sortir que le bout du crochet. Bras tentaculaires filiformes, non rétractiles, plus courts que le bras de la 1." et 2 paires, et terminés par une petite massue en fer de lance, armée de six à sept cupules. . Membrane ombellifère nulle.
Bouche entourée de deux lèvres charnues, dont l’interne assez forte et ciliée, ainsi que d’une petite membrane buccale, qui (dans l’alcool) ne dépasse pas la lèvre, et se trouve rattachée aux bras par huit brides.
Tube locomoteur sans valvule et soutenu par deux brides.
Lame cornée, occupant toute la longueur du corps, ovale, lancéolée, attenuée en avant, parfaitement identique à celle du Calmar ordinaire.
Proportions.
Leur taille varie de trois à cinq décimètres.
Couleur. Vivant, ce céphalopode est d’un blanc-hyalin; l’extrémité des bras sessiles, d’un rouge-lie de vin très vif, par l’agglomération des points chromophores ; tout le corps est couvert de points chromophores très fins, obscurs, quand ils sont contractés, et roussâtres, quand, aux approches de la mort, ils se dilatent.
Conservé dans l’alcoo!, il est d’un blanc-rosé jaunâtre, un peu transparent: on y remarque encore, sur le dos et le long des bras, les points chromophores, quoiqne très décolorés.
Rapports et différences.
La forme ovale de son corps presque entièrement occupé par la nageoire, la proportion des bras entre eux, les latéraux étant de beaucoup plus développés que les supérieurs et les inférieurs ; la petitesse des bras tentaculaires jointe au caractère des cupules, qu’ils portent, quand les sessiles sont armés de grifles ; enfin la forme trapue de ce céphalopode le font distinguer au premier abord de tous ces congénères.
Habitation et mœurs..
Ce céphalopode ne parait point rare dans le golfe de Messine, où il a été recueilli pour la première fois par M. Krohn et presque à la même époque par M. Ruppell. Les courants de la haute mer l'y entrainent probablement. La petitesse et la transparence semblent l’avoir soustrait jusqu'alors aux observations des naturalistes.
Histoire.
M. le Doct. Krohn, si connu par ses travaux anatomiques, est le premier naturaliste, qui, en 184%, pendant son séjour à Messine, observa ce céphalopode, que M. Ruppel eut à peu près à la même époque et dans la même ville. M. Ruppell cependant en donna le premier une Courte notice dans sa lettre à M. le Prof. Cocco, tout en déclarant que la découverte en appartenait à M. Krohn, et il le nomma, ainsi qu’ils en étaient convenus, Octopoteuthis Sicula. À son retour de Sicile, M. Krohn passa par Gènes, et me montra ce mollusque intéressant ; je lui en fis le dessin, et je reconnus dans cette espèce nouvelle un vrai décapode, qui par le manque des bras tentaculaires, devait servir de point de transition entre les Octopodes et les Décapodes, si le caractère venait à être définitivement constaté, ainsi que je l'avais déjà énoncé dans le mémoire sur le Loligopsis Bomplandii de l'Océan, présenté à l’Ac. Roy. des Sc. de Turin. De retour chez lui, M. Krohn publia, dans les Archives de Zoologie de M. Wiegmann, la description et la figure de ce céphalopode, qu'il nomma Octopodoteuthis Sicula ; il l'accompagna de quelques observations sur la place, qu’il devait occuper dans la série, observations basées sur les connaissances actuelles de la science. Un extrait de cette publication fut insérée dans la Revue Zoologique (avril 1846).
L'année suivante, M. Krohn, s'étant rendu de nouveau à Messine pour y terminer son grand travail sur la propagation des Bifores, recueillit encore quelques exemplaires de ce céphalopode. Le hazard lui en procura deux très petits et jeunes: sur l’un il observa les traces des bras tentaculaires, qu’il trouva parfaits sur l’autre. Cette découverte importante , qui explique l’énigme du manque des bras tentaculaires sur plusieurs céphalopodes très bien observés, nous prouve que ces bras sont caducs à un certain âge et ne laissent aucune trace de leur existence. M. Krohn, ayant constaté que ces bras portent des cupules au lieu de griffes, établit d’en former un genre nouveau. À son retour de Messine, il me communiqua sa découverte et me céda les deux individus-types de cette espèce avec l’auctorisation de corriger l’erreur inévitable, dans lequel il était tombé. Je m'y refusai formellement: j’acceptai le don et priai M. Krohn de faire connaître lui-même sa découverture ; ce qu'il fit d’abord par une petite phrase insérée dans la revue Zoologique, puis par une publication accompagnée d’une figure rectifiée -et insérée dans les Archives de Zoologie de Wiegman , continués par M. Erichson , en avril 1846, sous le nom de Verania Sicula.