‹ Mollusques terrestres et fluviatiles de la Côte-d'OrChapitre 4 sur 6 · AUTEURS CITÉS · texte numérisé non relu

AUTEURS CITÉS

Michaud. — Complément de l’histoire naturelle des mollusques terrestres et fluviatiles de la France, de J.-P.-R. Draparnaud. Verdun, 1831, in-4° avec 38 pl.

Montagu. — Testacea Britannica, or Natural History of British Shells, marine, land and fresh-water. London, 1803, 2 vol. in-4, avec 16 pl. col.

Moquin-Tandon. — Histoire naturelle des mollusques terrestres et fluviatiles de France. Paris, 1855, 2 vol. in-8° et atlas de 54 pl.

Mæœrch. — Synopsis molluscorum terrestrium et fluviatilium Daniæ. Kjôbenhavn, 1864, in-8°.

Müller. — Vermium terrestrium et fluviatilium historia, seu animalium infusoriorum, helminthicorum et testaceorum non marinorum succincta historia. Havniæ et Lipsiæ, 1773-1774, 2 vol. in-4°.

Nilsson. — Historia molluscorum Sueciæ. Lundæ, 4829, in-8°.

C. Pfeiffer. — Naturgeschichte deutscher Land und | Süsswasser-Mollusken. Weimar, 1821-1828, 3 vol. in-4° avec 24 pl. col.

Poiret. — Coquilles fluviatiles et terrestres observées dans le département de l’Aisne et aux environs de Paris. Prodrome. Paris et Soissons, an IX, in-12.

Rossmæssler. — Iconographie der Land und Susswasser Mollusken. Drésde et Leipsig, 1835-1859, 18 fascic. gr. in-8° avec 90 pl. col.

Stabile. — Mollusques terrestres vivants du Piémont. Milan, 1864, in-8°, avec 2 pl.

Studer. — Kurzes Verzeichniss der bis jetzt in unserm Vaterlande entdekten Conchylien ; — in : Meisner, Naturwissensch. Anzeiger, 3° année, n°11-12. Berne, 1820, in-4°, pp. 83-84.

Vallot. — Ecole centrale du département de la Côted'Or. Exercice sur l’histoire naturelle. Dijon, an IX, in-4.

CLASSE 1. — Gasteropoda.

ORDRE 1. — Pulmonata.

Sous-Ordre 1. — Inoperculata.

FAMILLE 4. — Limacea.

ARION Fer.

Arion rufus Linn. (Limax) Syst. Nat., éd. x, p. 652; Drap. Hist. Moll., p. 193, pl. 1x, fig. 6; Moq. Hist. Moll. Il, p. 10, pl. 1, fig. 1-27; Arion empiricorum Fér. Hist. Moll., p.62, pl. 1, fig. 8.

Hab. les bois, les champs, les jardins; très commun partout.

Obs. Mollusque connu du vulgaire sous le nom de grosse limace rouge. \ est lent dans ses mouvements, très vorace, et sécrête un mucus épais, jaunâtre. Plusieurs variétés, du jaune-orange au noir-brun.

Arion cinctus Müll. (Limax) Verm. Hist. Il, p. 9; Limax subfuscus Drap. Hist. Moll., p. 125, pl. 1x, fig. 8; Arion subfuscus Fér. Hist. Moll. Suppl., p. 96 ; Moq. Hist. Moll., TE, p. 13.

Hab. les bois de la Côte : combes de Gevrey, de Fixin, de Vosne! Assez rare.

Obs. Animal plus timide que le précédent, recherchant l’obseurité, se contractant aisément et obstinément; mucus jaunâtre.

Arion fuscus Müll. (Limax) Verm. Hist. II, p. 41; Moq.

26 MOLLUSQUES Hist. Moll. I, p. 14, pl. 1, fig. 28-30 ; Arion hortensis Fér. Hist. Moll., p. 65, pl. 1, fig. 4-6.

Animal relativement petit, roussâtre, ou d’un grisbleuâtre, ou d’un olivâtre foncé ; dos plus foncé, noirâtre; une bande latérale, plus foncée que le fond de la robe; plan locomoteur blanchâtre, grisâtre ou jaunâtre. Long. 30-40 ; diam. 5-7 mill.

Hab. les bois, les jardins, les champs, sur les champignons, sous les pierres, dans les feuilles mortes, au pied des murs, des haies : les Perrières, à Dijon! rochers de la route de Plombières! bois du Mont-Afrique! bois de Velars! Commun autour de Dijon et dans toute la Côte.

Obs. Très variable dans sa coloration; le mucus sécrété est tantôt jaunâtre, tantôt blanchâtre. La robe devient souvent d’un noir olivâtre, avec le plan locomoteur orangé; dans ce cas, les bandes latérales sont un peu plus claires.

Arion rubiginosus Baudon, in litt.

Anim. strictum, elongatum, nitens, rubiginosum, utrinque violaceo fasciatum , capite tentaculisque violaceo -rufescentibus ; clypeus parce granulosus, antice et postice rectiusculus; tubercula parva, conferta.

Animal svelte et étroit lorsqu'il est en marche, luisant, d’un jaune rougeâtre très prononcé, surtout antérieurement, avec une bande étroite à peine violacée, régnant de chaque côté, d'une extrémité à l’autre; tentacules d’un violacé roussâtre, maculés de taches plus foncées ; cuirasse finement granuleuse, coupée carrément en avant et en arrière ; Corps arrondi; tubercules serrés, tins; bord du pied roussâtre ; plan locomoteur d’un gris jaunâtre. Long. 30-40; diam. 6-7 mill.

Hab. les bois de la Côte, sous les pierres, dans les feuilles mortes, sur la mousse àu pied des arbres, et sur les champignons : bois de la combe de Corcelles-les-Monts, au pied du Mont-Afrique! combe de Fixin! Assez commun; en novembre.

TERRESTRES ET FLUVIATILES. où

GEOMALACUS Allm.

Geomalacus hiemalis.

Anim. cylindricum, viridescens, collo tentaculisque brunneis ; clypeus parce granulosus, antice lutescens, postice viridis; tubercula prominula, minus elongata. — Limacella minuta.

Animal cylindrique, d’un verdâtre pâle un peu jaunâtre ; cou et tentacules d’un brun vineux; tentacules gros, écartés; cuirasse finement granuleuse, jaunâtre en avant, verdâtre en arrière; orifice pulmonaire petit; dos bien arrondi, d’un verdâtre pâle, souvent un peu jaunâtre ou grisâtre; tubercules assez gros, peu allongés; pore muqueux très apparent ; extrémité du pied terminée en gouttière, jaunâtre; bord du pied jaunâtre, marqué antérieurement de quelques petits points noirs, écartés; plan locomoteur jaunâtre, un peu grisâätre au milieu. Long. 25-30; diam. # mill. Limacelle très petite, très mince.

Hab. les bois, sous les feuilles mortes : combe de Fixin! Rare ; en novembre et décembre.

Obs. Il fuit la lumière et se plait sur la terre humide, sous les feuilles mortes. Lorsqu'il est contracté, les tubercules ne sont pas allongés, mais arrondis, globuleux et plus saillants ; l’animal offre alors un aspect rugueux, très particulier. Vu attentivement à la loupe, l’épiderme parait comme saupoudré de très petits points jaunes.

Le genre Geomalacus, établi par Allman en 1846, pour une espèce d'Irlande, compte, en France, plusieurs représentants. Il diffère du genre Arion, entre autres caractères, par la limacelle, par la situation de l’orifice. de la génération, par un corps plus ou moins tuberculeux, quelquefois lisse, et toujours finement moucheté ou pointillé.

LIMAX Linu.

Limax marginatus Muüll. Verm. Hist. II, p. 10; Drap. Hist. Moll., p. 124, pl 1x, fig. 7; Moq. Hist. Moll. II, p. 21, pl. 11, fig. 4-17.

Animal long de 4 à 5 centimètres, large de 6 millimètres, un peu renflé antérieurement, très aigu postérieurement, fortement caréné, d’un roux couleur de chair, parsemé de petits points noirs très apparents; cuirasse large, descendant des deux côtés assez bas, confusément rugueuse, un peu plus claire que le reste du corps, finement pointillée de noir, ornée de chaque côté d’une petite bande noire un peu flexueuse en avant, et portant un petit enfoncement à la partie postérieure; orifice pulmonaire très étroit, très en arrière; tête, cou et tentacules brunâtres, mouchetés; cou roux vers la cuirasse; mufle jaunâtre ; dos d’un roux cendré un peu brunâtre, irrégulièrement ponctué de noirâtre; carêne jaunâtre, bien marquée, depuis la cuirasse jusqu’à l'extrémité caudale ; pied d’un jaunâtre pâle.

Mollusque nocturne, très lent, apathique, sécrétant un mueus blanc, épais.

Hab. les bois de la Côte sous les pierres amoncelées, dans les trous au pied des rochers : combe de Fixin! Rare; recueilli en novembre.

Obs. Je ne pense pas que l’on puisse lui adjoindre le Limax rusticus Mill., qui est distinct, et dont la station est également très différente.

Limax agrestis Linn. Syst. Nat. 1, p. 652; Drap. Hist. Moll., p. 126, pl. 1x, fig. 7; Fér. Hist. Moll., p. 66, pl. 5; Moq. Hist. Moll. IX, p. 32, pl. n, fig. 18-22.

Hab. les jardins, les vignes, les champs, les prairies, les coteaux ; très commun partout et très nuisible.

Obs. Les jardiniers redoutent à juste titre cette espèce, généralement connue sous le nom de petite limace grise. Sa co-

loration est très variable. Mucus abondant, visqueux, d’un blanc laiteux.

Limax rusticus Mill. in : Mag. Zool. 1848, p.1, pl. Lx, fig. 1.

Animal effilé, roussâtre, avec une bande longitudinale brunâtre, se prolongeant de chaque côté d’une extrémité à l’autre; tête et tentacules grisätres ; plan locomoteur d’un blanc jaunâtre. Long. 40-50; diam. 3-6 mill.

Hab. les bois, dans les fentes de l’écorce des arbres sur les chênes : bois de Bressey-sur-Tille ! Rare.

Obs. En novembre, j’ai recueilli abondamment cette espèce dans les bois des environs de Bar-sur-Seine (Aube). Elle vit, par familles nombreuses, dans les interstices de l'écorce des chênes et sous la mousse; c’est une espèce grimpante. [1 suffit de voir la figure citée du Magasin de Zoologie, qui est fidèle, pour se convaincre que cette limace est bien et dûment distincte du Limax marginatus.

Limax fulvus Norm. Descript. Lim. 1859, p. 7; Moq. Hist. Moll. IL, p. 32.

Animal allongé, effilé, un peu atténué antérieuremeut, très rétréci et aigu postérieurement; cuirasse d’un beau jaune d’ocre, à peine distincte du corps, marquée de stries concentriques flexueuses (or aperçoit la limacelle à la partie postérieure par transparence); orifice pulmonaire grand, rond, près du bord et très en arrière; corps olivâtre-jaunâtre; tubercules très allongés, peu saillants; tentacules d’un gris ardoisé, légèrement violacés ; queue assez aiguë, très faiblement carénée ; pied d’un jaune-clair, très pâle. Long. 40-45; diam. 5-6 mill.

Hab. les bois de la Côte, sur la mousse et les lichens, au pied des arbres : bois de la combe de Corcelles-les-Monts, au pied du Mont-Afrique! Rare; en octobre.

Obs. Mollusque assez agile, fuyant la lumière, sécrétant un mucus aqueux, incolore, peu abondant. Il court avec

vivacité sur les mousses humides et les lichens qui tapissent le tronc des chênes et des hêtres. Sa limaceke est mince, ovale.

Limax variegatus Drap. Tabl. Moll., p. 103; Hist. Moll., p. 127; Fér. Hist. Moll. pl. v, fig. 1-6; Moq. Hist. Moll. T1, p. 25, pl. 1, fig. 3-9.

Hab. les caves, les celliers, les puits, sur les bois pourris, Sur les murs. Commun. °

Obs. Espèce vivant en société, très vorace, et acquérant une forte taille; on la connaît sous le nom de limace blonde ou limace des caves. Animal nocturne, très agile, sécrétant un mucus abondant, jaunâtre (quelquefois incolore).

M. Jeffreys et M. Môrch veulent que ce soit le L. /lavus de Linné.

Limax maximus Linn. Syst. Nat., ed. X, I, p. 652; Mog. Hist. Moll. IE, p. 8, pl. iv, fig. 1-8; Limax cinereus Drap. Hist. Moll., p. 124, pl. 1x, fig. 11; Limax antiquorum Fér. Hist. Moll., p. 68, pl. 1v.

Hab. les jardins, les bois, au pied des murs, sous les pierres, les bois pourris, les écorces. Très commun.

Obs. Vulgairement connu sous le nom de grande limace grise. Animal à mouvements lents, très vorace, sécrétant un mucus épais, gluant, blanchâtre; il acquiert une taille considérable. I] n’est pas rare d’en rencontrer qui mesurent jusqu’à 20 centimètres de longueur. Coloration extrêmement variable.

FAMILLE 2. — Helicea.

VITRINA Drap.

Vitrina major Fér. (Helicolimax) Essai méth. conch. p. 43; Moq. Hist. Moll. IH, p. 49, pl. vi, fig. 14-32; V. pellucida Drap. Hist. Moll. p. 119, pl. vin, fig. 34-87; Dup. Hist. Moll. p. 57, pl. 1, fig. 7.

Coquille déprimée, ou convexe-déprimée, assez solide, lisse, luisante, transparente, d’un vitré jaunâtre ou verdà-

TERRESTRES ET FLUVIATILES. 31 tre, imperforée ; quatre tours de spire déprimés, le dernier grand, élargi; ouverture grande, transversalement ovaleallongée, échancrée. Diam. 6-7; haut. 3-4 mill.

Hab. les bois de toute la Côte, sous les pierres et dans la mousse : forêt de Châtillon-sur-Seine! côteaux au-dessus de Plombières ! Velars-sur-Ouche ! comhbe d’Arcey! bois de Vantoux ! bois de Norges ! bois de Bressey-sur-Tille! Darcey! le Mont-Afrique ! combe de Fixin!..……. Très commun.

Obs. Animal très allongé, vif, hardi, délié, toujours en mouvement; d’un gris brunâtre ou noirâtre, moucheté et pointillé en dessus; demi-cuirasse et balancier chargés de taches brunâtres ou noirâtres; orifice respiratoire grand ; tentacules assez gros, noirâtres; cou marqué de deux petites lignes partant de la base des tentacules; pied très allongé, très étroit, d’un gris clair, bordé de fines pointillures d’un gris d’ardoise ou noirâtres, queue assez longue, aiguë, Carénée, fortement sillonnée supérieurement ; plan locomoteur pourvu d’un mouvement vermiculaire très prononcé.

Quand les conditions hygrométriques nécessaires lui manquent, il adhère fortement aux corps au moyen d'un épiphragme assez solide et épais.

Pourvu de l’animal, le dernier tour de spire parait d’un verdâtre pâle et les trois autres rougeûtres.

Le V. pellucida Müll. habite le Jura, ainsi que des exemplaires provenant de Bief-du-Fourg (Jura), et comparés à ceux du Danemarck, le démontrent pleinement; mais il n’a point été vu dans la Côte-d'Or, ni en Saône-et-Loire.

Vitrina annularis Venetz, in Stud. Kurz. Verz. p. 86; Moq. Hist. Moll. I, p. 53, pl. vi, fig. 87-40 ; V. subglobosa Mich. Complém. p. 10, pl. xv, fig. 18-20 ; Dup. Hist. Moll. p. 62, pl. 1, fig. 8.

Coquille subglobuleuse, mince, très fragile, verdâtre, à - stries écartées, disposées comme des anneaux, subperforée ; quatre tours de spire convexes, suture assez profonde, sOm-

met mamelonné, un peu proéminent; ouverture ovalearrondie. Diam. 4-5; haut. 3-8 1/2 mill.

Hab. les environs de Dijon, sur les hauteurs, sous les pierres : carrière des Perrières, à Dijon! rochers de la route de Plombières ! combe à la Serpante, à Larrey! Assez rare.

Obs. Animal noirâtre, assez élancé, aisément contenu en entier dans sa coquille, agile dans ses mouvements ; tentacules moins foncés, translucides, courts, assez gros; yeux noirs; queue peu allongée; pied grisâtre au milieu, noirâtre sur les bords.

Il fuit la lumière et doit avoir des habitudes nocturnes ; pendant le jour, on ne le voit jamais en marche. Vit par familles sous les pierres, au milieu des mousses, des toufïes du Sedum acre, et au pied des buis, des prunelliers, en compagnie du Chondrus quadridens et du Pomatias septemspiralis; on le trouve plutôt contre les faces latérales des pierres qu’à la face inférieure. Détenu en captivité, il fait entendre un petit bruit see, fréquemment répété, qu'il faut attribuer, sans doute, à l’orifice respiratoire.

On est surpris de rencontrer ce mollusque dans des localités aussi arides et aussi brülées par le soleil. Son épiphragme est mince et vitreux. Le test, pourvu de l'animal, est d’un verdâtre foncé, avec le sommet un peu rougeûtre. Il apparaît dès le mois d'avril et semble confiné dans un rayon assez restreint à l’ouest de Dijon.

SUCCINEA Drap.

Succinea putris Linn. (Helix) Syst. Nat., ed. X, p. 774; Dup. Hist. Moll. p. 77, pl. 1, fig. 13; Mogq. Hist. Moll. I, p. 35, pl. vu, fig. 1-5 ; S. amphibia Drap. Hist. Moll. p.58, pl. mi, fig. 22-93.

Hab. au bord des rivières, des canaux, des sources, des mares, sur les jones, les roseaux, les herbes; très commun partout.

Obs. Animal lourd, lent, difficilement contenu en entier dans sa coquille, glutineux, sécrétant beaucoup de mucus. Sa-station favorite est sur les plantes aquatiques. Il est le plus souvent d’un gris jaunâtre ou roussâtre en dessus, plus pâle en dessous.

Succinea Pfeifferi Rossm. lconogr. 1, p. 96, fig. 46 ; Dup. Hist. Moll. p. 73, pl. 1, fig. 12; Moq. Hist. Moll. 17, p. 59, pl. vn, fig. 8-31.

Coquille allongée, un peu ventrue, mince, irrégulièrement striée ; d’une couleur d’ambre foncée ; 3-4 tours de spire fortement tordus, le dernier très grand; ouverture piriforme allongée. Haut. 10-14, diam. 5-7 mill.

Hab. les prairies des bords de lOuche, sur la terre humide et sur les plantes aquatiques; commun. {

Obs. L’animal est noirâtre ou noir à la partie supérieure, un peu plus clair en dessous, quelquefois d’un jaune brun, ponctué de noir; il se plait sur le sol humide au bord des ruisseaux et des petites rivières, circonstance qui fait que sa coquille est fréquemment encroûtée de limon ; on le trouve aussi sur les plantes. La coquille se distingue aisément de l'espèce précédente à sa taille un peu plus petite, à sa forme plus élancée, moins renflée, à sa coloration plus intense, et surtout à sa spire fortement tordue. Le S. Pfeifferi est au moins aussi abondant que le S. putris.

Si le S. elegans Risso n’est pas spécifiquement distinct, ce que j'ignore et ce que Moquin-Tandon et M. Jeffreys laissent supposer, l'espèce devra conserver la dénomination de S. elegans, comme antérieure.

Succinea ochracea Betta, Malac. valle di Non. p. 31, pl. 1, fig. 4; Drouët Enum. Moll. p. 41; S. Pfeifjeri var. ochracea Moq. Hist. Moll. IX, p. 59.

Coquille ovale-obtuse, mince, sensiblement et finement striée, brillante, d’un succin rougetre; trois tours de spire tordus, à suture peu profonde ; le dernier très grand ; ouver-

ture subpiriforme. Haut. 7-8; diam. 3-4; haut. de l'ouvert. 4-5 mill.

Hab. sur les plantes, au bord des sources, des fontaines, des. ruisseaux : Premeaux, source thermale de la Courtavaud ! Rare. |

Obs. Cette espèce est plus petite, plus striée, et plus colorée que le S. Pfeifferi, quelquefois moins luisante et plus solide ; suivant Moquin-Tandon, la base du dernier tour s'écarte un peu de l’axe. Elle est, malgré tout, très voisine de sa congénère et peut-être une simple variété.

Succinea oblonga Drap. Tabl. Moll. p. 56; Drap. Hist. Moll. p.59, pl. in, fig. 24-95 ; Dup. Hist. Moll. p. 71, pl. à, fig. 9; Moq. Hist. Moll. II, p. 61, pl. vu, fig. 32-33.

Coquille oblongue-allongée, mince, assez fragile, transparente, finement striée, peu luisante, grisâtre, verdâtre pâle ou jaune verdâtre très pâle; quatre à cinq tours de | spire convexes, le dernier grand relativement aux autres ; suture profonde; sommet assez aigu et élevé; ouverture ovale, sur un plan incliné, à angle supérieur aigu. Haut. 7-9, diam. 4-5 ; haut. de l’ouv. 4-5 mill.

B. montana. Coq. plus grande, plus ventrue, mince et fragile, pellucide, verdâtre pâle, à sutures très profondes.

7. acuta. Coq. plus allongée, pellucide, grisâtre, à spire très élancée et aiguë, rosâtre au sommet.

Hab. les prés humides, au bord des ruisseaux, au pied et sur le tronc des arbres : combe d’Arcey! environs de Dijon, vallée de l’'Ouche! Assez rare.

Obs. Les variétés montana et acuta sont remarquables ; toutes deux proviennent du département du Jura.

Succinea arenaria Bouch. Cat. moll. du Pas-de-Calais, p. à4; Pot. et Mich. Galer. Moll. de Douai, pl. x1, fig. 3-4, Dup. Hist. Moll. p. 67, pl. 1, fig. 10; Moq. Hist. Moll. H, p. 62, pl. vu, fig. 34-86. *

Coquille ovale, à peine oblongue, ventrue, mince, assez

solide, à peine striée, mate et obscure, un peu luisante seulement vers la columelle, d’un jaune verdâtre ou d’un corné roussâtre, le plus souvent encroûtée ; quatre tours de spire convexes, un peu tordus, le dernier grand et renflé; suture profonde; ouverture ovale-arrondie. Haut. 6; diam. 4; haut. de l'ouv. 4 mill.

Hab. sous les bois morts, sur le tronc des peupliers coupés au niveau du sol, dans les prairies humides des bords de l’'Ouche : Velars-sur-Ouche ! assez commun; recueilli en octobre et novembre.

Obs. Cette espèce diffère du S. oblonga en ce qu’elle est plus solide, plus courte, plus ventrue, et en ce que son ouverture est plus arrondie. Elle est presque toujours couverte de limon, ce qui tient à sa station favorite sur des terres meubles et humides, dans lesquelles elle s’enfonce pendant les grands froids et les inondations.

L'animal est court, aussi large en arrière qu’en avant, très timide, lent, grisâtre; tentacules grisätres ou roussätres, les supérieurs plus foncés que le reste du corps, assez gros, peu ailongés, les inférieurs très courts, obtus, presque réduits à l’état de tubercules ; yeux noirs, très apparents ; cou roussâtre, avec deux lignes partant des tentacules ; flancs largement mouchetés de gris ou de roux; pied assez large, obtus postérieurement, pâle en dessous.

L’épiphragme est mince, très brillant, pellucide et pelliculaire.

Est-ce bien l’espèce décrite par Bouchard-Chantéreaux ? Est-ce une espèce distincte ?..…. L'auteur des Mollusques du Pas-de-Calais dit que l'animal du S. arenaria est entièrement noir; Dupuy lui attribue la même coloration; mais Moquin-Tandon fait remarquer que la couleur varie suivant les individus. [l y a assurément entre notre coquille et celle de Bouchard-Chantereaux quelques légères différencés, indépendamment de la couleur de l'animal; mais elles ne nous

ont pas paru de nature à motiver la création d’une espèce nouvelle et distincte.

Au reste, le type du S. arenariu habite les environs d’Autun, dans les rigoles des prairies sous les, pierres où il est assez rare (Grognot!).

Succinea humilis Drouët, Enum. Moll., p. 41: Stab. Moil. terr. Piém., pl. 1, fig. 4.

Coquille oblongue, mince, assez solide, translucide, à peine luisante, finement striée, couleur d’ambre rougeâtre (quelquefois verdâtre) ; quatre tours de spire tordus, convexes, à sutures profondes; ouverture ovale-arrondie. Haut. 4-5 ; diam. 2 1/2; haut. de l’ouv. 2-2 4/2 mil.

Hab. au pied des saules, des peupliers, sous les bois morts, dans les prairies humides : Pontailler, Dôle ! assez rare.

Obs. Je me crois autorisé à maintenir la validité de cette espèce. Notamment, elle difière du S. oblonga en ce qu’elle est plus de moitié moins grande, moins allongée ; son ouverture est aussi moins allongée, plus arrondie, à angle supérieur à peine sensible. Elle diffère du $S. arenaria, avec lequel elle a des rapports, en ce qu’elle est moins grande, moins ventrue, moins transparente. Souvent elle est couverte de limon.

M. Berlier m'a adressé des exemplaires nettement caractérisés provenant de Châtillon-sur-}’Ain (Jura). Je regrette de n'avoir pü observer l’animal. Cette espèce parait habiter la majeure partie du nord et de l’est de la France.

ZONITES Monti.

Zonites lucidus Drap. (Helix) Tabl. Moll. pag. 96; Moq. Hist. Moll. I, p.75, pl. voi, fig. 29-35; Helix nitida Drap. Hist. Moll. p. 117, pl. vir, fig. 23-25; H. lucida Dup. Hist. Moll. p. 232, pl. x, fig. 8, et pl. xt, fig. 1.

B. pulchellus. Coq. plus petite, souvent plus convexe, d’un fauve un peu verdâtre en dessus, blanchâtre et très luisante en dessous ; ombilic un peu plus étroit. Diam. 10, haut. 4 mill.

Hab. les lieux frais, les jardins, autour des habitations et des lieux cultivés, sous les pierres et les feuilles mortes, Commune autour de Dijon et dans tout le département. Très beaux spécimens à Darcey, Munois, Velars, Beauchemin, ete. — La var. pulchellus, aux abords de Dijon : au pied. des murs du Pare, sous les pierres!

Obs. Piusieurs de mes correspondants ont cru reconnaître le Z. alliarius Mill. dans notre variété B pulchellus. Pai reçu de M. Jeffreys le type de l'espèce anglaise; je l'ai recu en outre des environs de Caen (de L’Hôpital), de Saint- Jean-de-Luz (Morelet) et de Pontarlier (Berlier). Après un examen très attentif et scrupuleux de ces divers échantillons, il m’a été impossible de voir, dans les nôtres, autre chose qu’une variété, remarquable il est vrai, du Z. lucidus. [ls tiennent, pour ainsi dire, le milieu entre le Z. lucidus et le Z. cellarius, en se rapprochant, toutefois, davantage de la première espèce.

Le Z. alliarius se distingue par des caractères précis et constants; notamment, il est toujours plus petit, plus brillant, plus étroitement ombiliqué; son sommet est moins déprimé et ses tours sont plus serrés.

Zonites cellarius Müll. (Helix) Verm. Hist. Il, p. 38; Moq. Hist. Moll. IT, p. 78, pl. 1x, fig. 1-2; Helix cellaria Dup. Hist. Moll. p. 230, pl. x, fig. 7.

Hab. les bois, sous les pierres, les feuilles mortes, et dans la mousse au pied des arbres : bois de Bressey-sur-Tille ! bois de Velars-sur-Ouche ! combe de Fixin! Assez rare.

Obs. Le Zonites cellarius est une espèce voisine du Z. lucidus. On l’en distingue toutefois aisément en ce qu'il est toujours plus petit, moins coloré (son test étant presque

incolore, au lieu d’être d’un corné fauve), unicolore, plus translucide, plus brillant; le dernier tour est moins élargi. La coloration de l'animal diffère aussi. Le Zonites cellarius ne se trouve guère que dans les bois.

Zonites nitens Gmel. (Helix) Syst. Nat., p. 3633; Moq. Hist. Moll. XI, p. 84, pl. 1x, fig. 14-18; Helix nitens Mich. Compl., p. 44, pl. xv, fig. 1-3; Dup. Hist. Moll. p. 234, pl. xi, fig. 2. : |

Coquille déprimée, à peine convexe en dessus, très faiblement striée, assez solide, glabre, à peine luisante, moins transparente que les précédentes, d'un corné fauve en dessus, blanchâtre ou roussâtre en dessous, surtout autour de l’ombüic; ombilic large et bien ouvert; 4-5 tours de spire, dont le dernier augmente brusquement et se dilate vers l’ouverture ; ouverture ovale-arrondie, oblique; péristome simple, à bords peu écartés. Diam. 6-8; haut. 3-4 mil].

Hab. les bois, sous les pierres et dans la mousse au pied des arbres : combe de Gevrey! bois de Norges! Darcey! Ancey! Assez rare.

Obs. Il est certain que c’est là l’espèce décrite et figurée par Michaud, et sans doute c’est aussi celle de Gmelin. Quelques auteurs veulent voir une seule espèce dans le Z. nitens et l'H. nitidula de Draparnaud. Bien que je n’aie pu réussir à me procurer des échantillons authentiques de cette dernière espèce, je me rangerais assez volontiers à cette opinion, si Draparnaud ne disait, de son espèce, qu’elle est aun peu moins blanche en dedans, » que son H. lucida. Or, dans nos échantillons de Z. nitens, et dans tous ceux que nous avons vus, c’est précisément l'inverse qui a lieu. Le dessous de cette coquille est toujours plus blane et plus opaque que chez le Z. lucidus.

Sous le bénéfice de cette réserve, il parait constant que

TERRESTRES ET FLUVIATILES. 39 la description de l’H. nitidula de Draparnaud s'adapte parfaitement à notre espèce.

Zonites nitidus Muüll. (Helix) Verm. Hist. Il, p. 32; Moq. Hist. Moll. Il, p. 72, pl. vin, fig. 11-15, Helix lucida Drap. Hist. Moll. p. 103, pl. viu, fig. 11-12; H. nitida Dup. Hist. Moll. p. 229, pl. x, fig. 4.

Hab. -les lieux frais, au bord des eaux, sur la terre

humide, sous les pierres et les feuilles mortes. Assez commun. L'animal est noir et vermiforme

Zonites radiatulus Alder. (Helix) Catal. p. 12; Helix radiatula Dup. Hist. Moll. p. 236, pl. x1, fig. 4; Zonites striatulus Moq. Hist. Moll. IE, p. 86, pl. 1x, fig. 19-24.

Coquille petite, convexe-déprimée, largement ombiliquée, élégamment et fortement striée-côtelée, brillante, transparente, d'un corné fauve en dessus, plus pâle en dessous ; 4-5 tours de spire légèrement convexes , le dernier plus grand ; ouverture déprimée, subovalaire, échancrée ; péristome droit, simple, tranchant.Diam. 4; haut. 2 mill.

Hab. les bois sous les feuilles mortes; les collines, sous les pierres : environs de Semur ! Pierre-Perthuis (Jeflreys) ! Très rare.

Obs. Facile à distinguer de l'espèce suivante, aux stries rayonnantes et élégantes dont son test est pourvu.

Zonites purus Ald. (Helix) Cat. p. 12 (1830); Mod. Hist. Moll. I, p. 87, pl. 1x, fig. 22-25; Helix nitidosa Fér. Tabl. syst., p. 45 (1821) [sans caract.|; Dup. Hist. Moll. p. 238, pl. 1x, fig. 3.

Coquille petite, convexe-déprimée, largement et profondément ombiliquée, très finement striée, à peine luisante fauve, translucide; 4 à 5 tours de spire convexes, croissant graduellement ; ouverture ovalaire, oblique, échancrée par l’avant-dernier tour; péristome droit, simple, tranchant Diam. 4; haut. 2 mill.

Hab. le pare de Velars-sur-Ouche, dans les feuilles mortes au pied des arbres Rare.

Zonites crystallinus Müll. (Helix) Verm. Hist. IT, p. 23; Moq. Hist. Moll. IX, p. 89, pl. 1x, fig. 26-29; Helix crystallina Drap. Hist. Moll. p.118, pl. vin, fig. 13-17 ; Dup. Fist. Moll. p. 249, pl. x1, fig. 6.

Hab. le parc de Velars-sur-Ouche! Dijon, dans les feuilles mortes au pied des arbres! les combes d’Arcey! On observera vraisemblablement cette espèce, répandue dans toute la France, dans d’autres localités du département. Elle hante de préférence les lieux frais et humides, et se tient dans la mousse sous les pierres, et dans les feuilles mortes au pied des haies humides.

Obs. Peut-être pourra-t-on rencontrer, dans la région montagneuse du département, le Zonites diaphanus Stud. qui se distingue aisément du Z. crystallinus par l'absence de l'ombilic. Il habite le Jura, les Alpes et les montagnès du centre de la France.

Zonites fulvus Müll. (Helix}) Verm. Hist. Il, p. 56; Mog. Hist. Moll. IT, p. 67, pl. vin, fig. 1-4; Helix fulva Drap. Hist. Moll. p.81, pl. vin, fig. 12-13; Dup. Fist. Moll. D. 416 pl ve AT

Hab. les bois de la Côte, sous la mousse, avec l’Azeca tridens : bois de la combe de Velars à Flavignerot! combes d’Arcey! bois de Norges! Assez rare. Je n’en ai vu, dans mes diverses excursions, que de rares individus dans la mousse, au pied des arbres. Il est vraisemblable qu’on l’observera sur d’autres points du département. L'animal est grêle et allongé, d’un gris noirâtre ou ardoisé.

HELIX Linn.

Helix pygmæa Drap. Tabl. Moll. p. 93; Drap. Hist. Moll. p. 114, pl. vin, fig. 8-10 ; Dup. Hist. Moll. p. 220, pl. x, fig. 3; Moq. Hist. Moll, II, p. 108, pl. x, fig. 2-6.

Hab. les bois, sous les pierres, sous les écorces des arbres et dans les feuilles mortes : parc de Montmuzard, à Dijon! environs de Velars-sur-Ouche! Rare.

Obs. Cette espèce se rencontre à peu près dans toute la France, mais partout sa taille très exiguë ({ millim. de diamêtre sur 1/2 millim. de hauteur!) la rend difficile à observer. Moquin-Tandon, qui a décrit très minutieusement l'animal, dit qu'il est lent, paresseux dans la marche, timide, irritable, fuyant la lumière, et se renfermant dans sa coquille au moindre obstacle qu'il rencontre. Il ajoute que c’est une espèce rare pendant le jour, sortant plutôt la nuit, surtout lorsqu'il a plu.

Helix rupestris Drap. Tabl. Moll. p. T1; Drap. Hist. Moll. p. 82, pl. vu, fig. 7-9; Dup. Hist. Moll. p. 218, pl. n, fg. 9; Moq. Hist. Moll. II, p 199, pl. xv, fig. 10- 13 ; H. pusilla Vallot, Exerc. hist. nat. p. 5.

Hab. les côtes , appliqué contre les rochers, et sous les pierres. Abondant aux environs de Dijon : route de Dijon à Plombières, contre les rochers! les Perrières , sur les murs !

Obs. Ce mollusque est ovovivipare ; il s’abrite volontiers par groupes dans les fentes des rochers, et sous les pierres mobiles des vieux murs.

Helix rotundata Müll. Verm. Hist. II, p. 29; Drap. Hist. Moll. p. 114, pl. vi, fig. 4-7; Dup. Hist. Moll. p. 250, pl. xu, fig. 4; Moq. Hist. Moll. I, p. 107, pl. x, fig. 9-12.

Hab. les bois, les champs, les jardins, au pied des murs, sous les pierres, dans les feuilles mortes. Commun partout.

Obs. On trouve assez fréquemment, chez cette espèce, une variété ou monstruosité albinos; la coquille est entièrement blanche, transparente, et sans taches.

Helix lapicida Linn. Syst. Nat., ed. X, I, p. 768;

Drap. Hist. Moll. p. 111, pl. vu, fig. 35-37; Dup. Hist. Mol. p.159, pl. v, fig. 7; Moq. Hist. Moll. IT, p. 137, pl. x1, fig. 22-27.

Hab. le pays de montagne, les bois, sur les troncs d'arbres, sur les vieux murs, sur les rochers : bois de Marsannay, de Fixin, de Gevrey, le Moni-Afrique, environs de Velars, la Chassagne, bois de Vantoux, bois de Norges ! et en général tous les bois de la Côte. Très commun.

Obs. M. Grognot a observé que les individus nés sur le grès et l’arkose sont toujours plus déprimés que ceux qui vivent sur le calcaire, lesquels sont remarquablement convexes, à en juger par les exemplaires qu’il m'a communiqués.

Helix obvoluta Müll. Verm. Hist. 11, p. 27; Drap. Hist. Moll. p. 112, pl. vu, fig. 27-29 ; Dup. Hist. Moll. p. 464, pl. vu, fig. 5; Moq. Hist. Mol. I, p. 114, pl. x, fig. 26-30.

Hab. les bois de tout le département, dans la mousse au pied des arbres, dans les feuilles mortes, sous les troncs tombés ou vermoulus : pare de Grancey-le-Château ! combes de Gevrey, de Fixin, d’Arcev! bois de Velars! Peu abondant

Obs. Rien de plus joli que cette coquille, à l'état frais et vivant. Nos exemplaires présentent sur le dernier tour, extérieurement et contre le péristome , une fossette ou impression très sensible, bien rendue par la planche de Draparnaud (pl. vu, fig. 29), et qui fait paraitre le péristome, intérieurement , comme unidenté. ils sont un peu plus petits que le type figuré par les auteurs.

Helix pulchella Müll. Verm. Hist. 11, p. 30; Drap. Hist. Moll. p. 119, var. B, pl. vu, fig. 33-84; Dup. Hist. Moll. p.161, pl. vu, fig. 3; Moq. Hist. Mol. IH, p. 140, var. B, pl. x1, fig. 34.

Hab. les bois humides de la plaine, sous les pierres, sous

les troncs pourris, dans les feuilles mortes. Prairies des bords de l’Ouche! Assez commun.

Obs. Coquille plus petite, plus fragile et plus convexe que la suivante.

Helix costata Müll. Verm. Hist. II, p. 31; Dup. Hist. Moll., p. 162, pl. vn, fig. 4; H. pulchella, var. costata Moq. Hist. Moll. I, p. 140, pl. xt, fig. 31-83; Drap. Hist. Moll. p. 119, pl. vu, fig. 30-32.

Hab. les hauteurs, les bois de la Côte, sous les pierres, sur les murs. Très commun.

Obs. A l'exemple de Müller, Dupuy, Kickx, Mürch, et de plusieurs autres auteurs, je sépare spécifiquement celte coquille de la précédente. Ses côtes saillantes, quoique épidermiques, existent toujours, même chez les très jeunes individus, et se conservent le plus souvent intactes jusqu’à la mort. Cette espèce se plait sur les hauteurs et dans Îles lieux secs, tandis que l’H. pulchella habite les parties humides et la plaine. Aux environs de Dijon, on ne rencontre guère que l’H. costata. Son péristome est épais et continu, ou à peine disjoint; ses côtes sont très marquées.

L'animal est d’un blanc grisâtre, translucide : les yeux, seuls, tranchent comme deux petits points noirs, à l’extrémité des tentacules.

Helix arbustorum Linn. Syst. Nat., ed. X,1,p. 771; Drap. Hist. Mol. p. 88, pl. v, fig. 18; Fér. Hist. Moll. pl. xxvu, fig. 516, pl. xxxix B, fig. 3; Dup. Hist. Moll. p. 439, pl. vi, fig. 3; Moq. Hist. Moll. IT, p. 123, pl. xt, fig. 1-4.

Hab. les lieux frais et humides, dans les haies, les broussailles, sur les arbustes : Dijon, haies des jardins potagers de l'ile de l'Ouche, rive droite, derrière le Castel {Barbié). J'en ai recueilli de. beaux exemplaires typiques non loin de Velars, au bord du Canal de Bourgogne, à la lisière des bois. Assez commun.

Helix nemoeralis Linn. Syst. Nat., ed. X, 1, p. 773; Drap. Hist. Moll. p. 94, pl. vu, fig. 3-d ; Fér. Hist. Moll. pl. xxx, xXxxIV et xxxIX A; Dup. Hist. Moll. p. 135, pl. v, fig. 7, €t pl. vi, fig. 4; Moq. Hist. Moll. H, p. 162, pl. x, fig. 1-6.

Hab. les bois, les champs, sur les buissons, dans les haies. Très commun partout.

Obs. La couleur de l'animal varie beaucoup ; la coloration du péristome s'étend, dans l'ouverture, jusque sur l'avant-dernier tour (Moquin-Tandon). Barbié a rencontré, dans la Côte-d'Or, 37 variétés; Moquin-Tandon indique 77 variétés principales.

Helix hortensis Müll. Verm. Hist. Il, p. 52; Drap. Hist. Moll. p. 95, pl. vi, fig. 6; Fér. Hist. Moll. pl. xxxv, xxxvI et xxxIX B; Dup. Hist. Moll. p. 138, pl. vi, fig. 2: Moq. Aist. Moll., I, p. 467, pl. xui, fig. 7-9.

Hab. les jardins, les champs, les vignes, sur les haies, les arbustes, les arbres. Très commun partout.

Obs. Espèce ordinairement plus petite que la précé-

dente et qui à toujours le péristome d’un blanc pur. Barbié indique, dans la Côte-d'Or, 28 variétés et la monstruosité scalaire. Moquin-Tandon énumère 46 variétés prineipales. À Dijon, on trouve surtout le type jaune, sans bandes. Il a été rencontré, près d’Autun, des individus de très forte taille, rappelant ceux qui vivent dans certaines parties des Pyrénées.

Un individu, offrant le phénomène de la difformité scalaire au plus haut degré, a été rencontré à Dijon, où il figure dans le musée des Frères de la Doctrine chrétienne. Il est uniformément jaune, compte 5 à 6 tours de spire , et mesure 30 mill. de hauteur.

Helix sylvatica Drap. Tabl. Moll. p. 79.

Devons-nous admettre eette espèce au nombre des Hélices de notre faune? Faut-il au contraire l’en rayer?

Barbié, dans son Catalogue des mollusques de la Côted'Or, dit à la page 9, à propos de cette espèce : « Hab. les : haies, les bois, les lieux frais, humides et ombragés ; la « seule espèce (sic/sans doute le seul individu) que j'aie eue à « ma disposition était rose, avec cinq fascies ; elle a été « trouvée au creux de Pâques, à 8 kilomètres de Dijon. Ne € parait pas commune. » Si peu commune que, depuis, elle n’y à jamais été retrouvée, et c’est vainement, d’ailleurs, que j'ai cherché l'unique échantillon dars sa collection.

D'un autre côté cependant, M. Grognot, d’Autun, m'a transmis une Hélice dont il a recueilli deux individus dans un bois, entre Rully et Chamilly (Saône-et-Loire), sur le caléaire, et qui me parait être, en effet, l’Æelix sylvatica. Depuis , m'écrit-il, je ne l’y ai plus retrouvée, malgré mes recherches , et elle doit être considérée comme excessivement rare, peut-être même comme accidentelle et exceptionnelle.

Je soumets ces données àl’appréciation du lecteur, et je me demande s’il y a lieu de considérer l’Æelix sylvatica comme faisant partie de la faune de notre région. Je penche pour la négative.

Helix aspersa Müll. Verm. ist. Il, p. à9; Drap. Hist. Moll. p. 39, pl. v, fig. 22; Fér. ÆHist.. Moll. pl. xvur et xxiv ; Dup. Aist. Moll. p. 108, pl. 1; Moq. Hist. Moll. I, p. 174, pl. x, fig. 14-32.

Hab. les jardins, les champs, les vignes, les bois, les haies. Très commun partout.

Obs. Ce mollusque est un des plus prolifiques qui existent parmi ses congénères : il pond de 400 à 410 œufs. Il est lent, paresseux, assez irritable et sécrète un mucus abondant qui devient épais, jaunâtre et même verdâtre, quand on le tourmente (Moquin-Tandon). Tous les auteurs citent bon nombre de variétés de forme et de coloration, et quelques difformités scalariformes. La monstruosité. scalaire à été

rencontrée autour de Dijon (collection des Frères de la Doctrine chrétienne ).

Helix pomatia Linn. Syst. Nat., ed. X, I, p. 771; Drap. Hist. Moll. p. 87, pl. v, fig. 20, 21, 22, 95; Fér. Hist. Moll. pl. xx et xxiv; Dup. Hist. Moll. p. 105, pl. u, fig: 4; Moq. Hist. Moll. II, p. 179, pl. x, fig. 1-9.

Hab. les vignes, les bois, les jardins. Très commun. Edule.

Obs. La variété ou monstruosité sénestre n’est pas rare; la difformité scalaire est plus difficile à rencontrer. Ce mollusque est peu vif et doué d’une grande force muscu laire. Il est très prolifique et pond de 60 à 90 œufs, mesurant 6 millimètres de diamètre. Il s’en fait, sur toutes les tables, une grande consommation dans le département : on évalue à 50,000 le nombre annuellement débité. C’est du reste un mets d’une assez pénible digestion , malgré son escorte habituelle de condiments très actifs. Les H. pomatia recueillis dans les bois et dans les vignes de la Côte ont une réputation de saveur particulière très méritée. On prépare avec cette espèce un bouillon très faihle et peu nourrissant. On mange, dans le midi de la France, des Hélices beaucoup plus tendres et plus délicates. Notre espèce est connue vulgairement sous le nom de gros escargot gris des vignes.

Helix aculeata Müll. Verm. Hist. II, p. 81 ; Drap. Hist. Moll. p. 82, pl. vu, fig, 10-11; Dup. Hist. Moll. p. 217, pl. xr, 5:18; Moq. «ist. Moll. 11, p. AS83 D fig. à-9.

Hab. les bois, dans la mousse et sur le bois mort : le Val- Suzon, sur les versants qui regardent le nord ! bois des environs de Velars! combe de Fixin, au pied des arbres! Assez rare.

Helix fruticum Müll. Yerm. Hist. I, p. 71; Drap. Hist. Moll. p. 88, pl. v, fig. 16-47; Dup. Hist. Moll. p. 499, pl. 1x, fig. 4; Moq. Hist. Mol. IT, p. 196, pl. xvi, fig. 4-4; H. lucana Vallot, Exerc. hist. nat. p. 4.

Hab. les bois, dans les haies, sur les tiges des arbrisseaux. Commun. Sur les bords du canal de Bourgogne, à la lisière des bois, vit une variété blanche, de grande taille, assez remarquable : entre Plombières et Velars-sur-Ouche! Elle mesure 24 millimèues de diamètre, sur 20 de hauteur (coll. Morelet).

Helix strigella Drap. Tabl. Moll. p. 84; Drap. Hist. Moll. p. 84, pl. vu, fig. 1-2 et 19; Dup. Hist. Moll. p. 498, pl. 1x, fig. 8; Moq. Hist. Moll. p. 204, pl. xvi, fig. 44-17.

Coquille globuleuse subdéprimée, finement et irrégulièrement striée, un peu rugueuse , profondément ombiliquée, d’un corné clair ou roussâtre, avec une bande grisâtre sur le dernier tour; 6 tours de spire convexes ; ouverture oblique, arrondie, un peu échancrée ; péristome interrompu, subréfléchi, avec un mince bourrelet intérieur. Diam. 8-10 ; haut. 9-10 mill.

Hab. la lisière des bois du pays de montagne , dans les haies, les buissons, au milieu des broussailles, des herbes, des feuilles sèches : bois du Val-Suzon ! combe de Gevrey! bois de Norges! environs de Darcey, sur les arbustes! Assez rare.

Obs. L'animal est grand, allongé, finement chagriné, d’un gris jaunâtre ou roussâtre antérieurement, d’un gris cendré à la partie postérieure ; tentacules supérieurs grands, très allongés, d’un gris foncé, les inférieurs assez grands et gros, un peu plus pâles, tous quatre fortement mame- ionnés; yeux petits, noirs; orifice respiratoire grand, rond; queue allongée, aiguë ; plan locomoteur d’un gris jaunâtre.

Animal très irritable, lent à se mettre en marche, long à se montrer quand il s’est contracté, sécrétant un mucus aqueux abondant. Il se clôt au moyen d'un épiphragme complet, enfoncé, mince et cependant assez solide, membraneux, subopaque, terne, grisâtre : il a l’apparence d'une peau parcheminée très tendue.

A l'état jeune, la coquille est pubescente : les poils sont courts, un peu courbés, nombreux, serrés, blonds.

Espèce essentiellement subalpine et sylvatique : elle est rare.

Suivant nous, Moquin -Tandon a eu tort. de placer cette espèce dans son groupe des Zenobia à côté de l’H. Cantiana. H aurait dû la ranger dans le groupe précédent des hygromanes, près de l’Æ. fruticum, dont elle est, pour ainsi dire, un diminutif ou une forme alpine. Draparnaud a eu soin de faire remarquer les rapports qui lient les deux espèces.

Nous avons rencontré deux variétés : l’une plus grande, d’un fauve rougeâtre, avec une bande blanchâtre sur le dernier tour (pl. vu, fig. 4 et 2 de Draparnaud); l’autre plus petite, plus globuleuse , plus opaque : c’est la variété « de Michaud (Compl. p. 16), et la variété strigellula de Moquin-Tandon (Æist. Moll. pl. xvi, fig. 16). Cette dernière se trouve au Val-Suzon.

Helix incarnata Müll. Verm. Aist. II, p. 63; Drap. Hist. Moll. p.100, pl. vi, fig. 30; Dup. Pist. Moll. p. 208, pl. 1x, fig. 6; Moq. Aist. Moll. II, p. 199, pl. xvi, fig. 5-8.

Hab. les bois, sur les broussailles, dans les feuilles mortes : bois de Val-Suzon ! combe d’Arcey! bois de Bressey !

Obs. Mollusque lent, timide, irritable, aimant l'humidité et sécrétant un mueus abondant.

Helix carthusiana Müll. Verm. Hist. II, p.15; Dup.

Hist. Moll. p. 204, pl. x, fig. 6; Moq. Aist. Moll. T1, p. 207, pl. xvi, fig. 20-26; H. carthusianella Drap. AHist. Mol. p. 4014, pl. vi, fig. 31-32.

Hab. les champs, les prairies, les jardins, sur les graminées , les chardons, les broussailles : Longeault, canton de Genlis (Barbié) ; Broindon (J; de Chàrrey) ; Châtillonsur-Seine (Beaudoin). N’est pas commun.

Helix montana Stud. Kurz. Vers. p. 86; C. Pfeifr.

Naturg. Moll. TX, p. 32, pl. vi, fig. 9; Rosm. Iconogr. VII, VIIL, fig. 493 ; Drouët, £num. moll. p. 44.

Coquille subdéprimée, ombiliquée, finement et irrégulièrement striée, subtranslucide, blonde ou roussâtre, rarement cornée-fauve, quelquefois avec une très legère bande grisâtre, à peine perceptible; 6-7 tours de spire à peine convexes , le dernier plus élargi proportionnellement; ouverture ovalaire-arrondie, fortement échancrée ; péristome droit, tranchant, muni intérieurement, à une faible distance du bord, d’un bourrelet blanchâtre, visible extérieurement. — Diam. 10-11; haut. 5-6 mill.

Hab. les vallons humides et ombragés, sous les feuilles mortes et les broussailles : le parc, à Velars-sur-Ouche ! côteaux de Plombières, près du canal! environs de Darcey ! Châtillon-sur-Seine, dans les jardins ! Assez rare.

Obs. J'ai longtemps hésité pour savoir si je rapporterais cette hélice à l’/7. montana ou à l’#*. rufescens Penn , deux espèces extrêmement voisines l’une de l’autre. M. Jeffreys m'a adressé des types authentiques de l’'H rufescens, et M. Blanchet de l'A. montana. Or, après un examen des plus attentifs, j'ai dû conclure qu'il y avait lieu de reconnaitre dans notre hélice l’Æ. montana. Mais je répète que les deux espèces sont très voisines, et que Dupuy, Moquin-Tandon, L. Pfeiffer et Jeffreys ies ont réunies. Cependant en comparant les types, on constate que l’Æ. rufescens est plus grand, plus convexe, plus solide, plus strié ; son péristome

est plus roux, et son dernier tour, confusément souscaréné, présente constamment une petite bande grisâtre ou cendrée. Sont-ce là des caractères suffisants pour différencier spécifiquement les deux formes ?.. Déjà en 1855, dans l’Enumération des mollusques de la France, je posais cette question; et aujourd’hui encore, tout en penchant pour les séparer, je suis obligé de reconnaître que je ne suis pas davantage en mesure de trancher catégoriquement ce nœud gordien.

Barbié (loc. cit. p. 13, n° 36) a désigné cette espèce sous le nom de 4. glabella, propre, comme on sait, à la France austro-orientale, et voisine aussi, d’ailleurs, de l'A. montana.

L’H. montana se retrouve encore mieux caractérisé peutêtre dans le Jura (Terver, in litt.; Baudon , in spec.)

Il n’y a pas à hésiter sur le rang à assigner à l’Æelix cireinata Stud. qui ne diffère pas spécifiquement de l'A. montana, ainsi du reste que Studer lui-même prend soin de le déclarer dans son Kurzes Verzeichniss, page 86.

Helix cælata Stud. Kurz. Verz. p. 86; Charp. Cat. Moll. Suisse, p.11, pl. 1, fig. 13; Dum. et Mort. Cat. Moll. Sav. p. 48.

Coquille subdéprimée, très largement ombiliquée, striée d’une façon très régulière et très sensible, surtout supérieurement , subtransparente, d’un corné roussâtre ou grisâtre, quelquefois avec une très légère bande grisàtre, peu perceptible ; 7 tours de spire faiblement convexes, à accroissement très lent et très régulier ; ouverture ovalairearrondie, fortement échancrée ; péristome droit, muni intérieurement, à une faible distance du bord, d’un petit bourrelet blanchâtre. Diam. 8-10 ; haut. 4-5 mill.

Hab. les parties boisées de la chaine de la Côte-d'Or, sous les pierres : Billy-lès-Chanceaux ! Rare.

Obs. Il y a lieu, à mon sens, de séparer cette espèce de l’Aelix rufescens. L’Helix cœælata est plus déprimée, plus petite, plus striée ; son ombilic est très large et laisse apercevoir tous les tours de spire ; les tours paraissent plus nombreux , plus serrés, et le dernier n’est pas élargi. Nos spécimens sont nettement caractérisés.

Encore moins pourrait-on la confonare avec l’Æ. hispida. Elle est toujours plus grande, plus striée, non pubescente (au moins à l’état adulte), plus déprimée ; son ombilic est encore plus largement ouvert, et son ouverture plus arrondie. Le bourrelet du péristome ne s’épaissit pas d’une façon très sensible à la partie inférieure, ainsi qu’il arrive toujours chez l’Æ7. hispida.

Nos exemplaires sont d’ailleurs un peu plus développés et moins déprimés que le type de Studer, qui nous a été communiqué par M. Blanchet, et qui vit sur les montagnes du Jura. Nous pensons que cette espèce doit être conservée. La figure citée du mémoire de Charpentier, quelqu’imparfaite qu’elle soit, n’en donne pas une mauvaise idée.

Helix hispida Linn. Syst. Nat. ed. X, I, p. 771; Drap. Hist. Moll. p. 103, pl. vu, fig. 20-72 ; Dup. Æist. Moll. p. 187, pl. vu, fig. 40; Moq. ist. Moll. LE, p. 224, pl. xvn, fig. 14-16. :

Hab. les jardins, les champs, les bois, sous les pierres, les bois morts, sur les orties, dans les décombres. Très commun partout.

Obs. L’Helix hispida a l'ombilie bien ouvert, parfaitement découvert, et la spire est généralement peu élevée. Les poils sont blonds ou roux, courts, recourbés, disposés en séries ou symétriquement. Il aime les endroits frais et humides, et multiplie beaucoup.

Deux variétés principales de coloration. L'une brune ou d’un roux marron , le plus souvent sans bandes, quelquefois avec une légère bande plus pâle ; l’autre blonde, ou

d’un roux corné, avec une légère bande grisâtre. Ces deux variétés vivent ensemble et ne semblent pas affecter un habitat de prédilection. |

M. Morelet à recueilli dans la vallée de Blaisy-Bas, près Dijon, une variété presque albinos, assez remarquable : elle est plus petite et plus déprimée que le type (var. B pallida Picard ; var. : minor Moq.).

Helix concinna Jeffr. in : Trans. Linn. XVI, p. 336; L'Hopit. Suppl. Cat. Moll. de Caen, p. 7.

Coquille subdéprimée, largement et profondément ombiliquée, à stries fines, assez régulières, peu marquées, roussâtre ou d’un blond jaunâtre, hispide à l’état jeune , glabre à l’état adulte, peu brillante; 6 tours ou 6 tours 1/2 de spire assez serrés, à accroissement lent, très régulier, dont le dernier porte une légère bande grisâtre ; ouverture petite, très échancrée et resserrée par l’avant-dernier tour, réduite inférieurement , près de la columelle, à un sinus étroit ; péristome interrompu, muni d’un petit bourrelet blanc, plus épais et plus saillant à la partie inférieure; le bord inférieur presque horizontal, un peu réfléchi. Diam. 7; haut. 3-4 mill.

Hab. sur les plantes, au pied des murs : Darcey! Semur! Dijon! Assez rare.”

Obs. L’Helix concinna se distingue de l’Æ. hispida par sa forme générale plus élégante, son ombilic plus grand , très profond, laissant voir tous les tours, son ouverture plus petite, plus étroite dans le voisinage de la columelle, enfin par ses tours de spire plus nombreux, et plus serrés.

Cette espèce se retrouve dans l’Yonne (Cotteau, Rapp. sur une excurs. géol. dans les terr. tert. et quatern. de l'Yonne et de la Côte-d'Or, 1866, p. 5), dans le Calvados (L’Hopital, Suppl. au Cat. moll, de Caen, p. T) et probablement sur plusieurs points du nord de la France, notamment en Normandie et en Bretagne (Jeffreys, àn litt.).

M. de L’Hopital, à qui l'on doit un bon travail sur les mollusques terrestres et fluviatiles des environs de Caen, a donné une description très précise et très correcte de cette espèce.

Sous ce nom d’Æ. concinna, Moquin-Tandon parait avoir décrit et figuré une espèce différente , sans doute une variété de l’A. sericea.

Je doute aussi que M. abbé Dupuy, ordinairement si exact et si précis, ait eu en vue l’espèce qui nous occupe. Sa description, et surtout ses figures, peuvent aussi bien s'appliquer à VA. plebeia.

Helix plebeia Drap. Æist. Moll. p.105, pl. vir, fig. 5 ; Dup. Æist. Moll. p.184, pl. vin, fig. 10: Moq. Aist. Moil. I, p. 295, pl. xvu, fig. 17-18.

Hab. les bois de la montagne, sous les pierres, les feuilles : combe de Fixin (coll. Barbié) ; environs de Dijon, sur les hauteurs (coll. de Charrey). Assez rare.

Helix sericea Drap. Tabl. Mol. p. 85; Hist. Moll. p. 103, pl. vu, fig. 16-17; Dup. ist. Moll. p. 189, pl. vur, fig. 8; Mogq. Aist. Moll. II, p. 219, pl. xvur, fig. 6-7.

Hab. les bois, sous les pierres et les feuilles mortes : environs de Dijon; carrières de Dijon, de Talant; fontaine Sainte-Anne (Barbié). Très rare.

Obs. Suivant Beck, Moquin-Tandon et Môrch qui a vu les types originaux, l’Æelix sericea de Müller ne serait qu’un jeune individu de l’Helix incarnata.

Helix fasciolata Poir. Prod. p.79 ; A. candidula Stud. Kurz. Verz. p. 87; Mich. Compil. p. 32; Dup. Hist. Moll. p. 282, pl. xin, fig. 8; Æ. bidentata Drap. Tabl. p. 8; H. Striata (pars) Aist. Moll. p. 16, pl. vi, fig. 21; A. unifasciata Moq. ist. Moll. I, p. 284, pl. xvu, fig. 36-41.

Hab. les pelouses sèches, les coteaux arides et exposés

au soleil, sur les tiges des plantes herbacées, les chardons. Commun aux environs de Dijon.

Obs. Nos exemplaires sont petits et se rapprochent de la variété décrite par Alten sous le nom de Æelix thymorum (Syst. Abhandl. 1819, p. 56, pl. v, fig. 9).

L'animal est lent, paresseux, irritable, très timide. Il ne se met en marche, pour sa nourriture, que de grand matin, par la rosée. Dès que le grand jour vient, il se suspend aux tiges des plantes, se clôt au moyen d’un épiphragme mince, lisse, transparent, et demeure tout le jour dans un état complet d’immobilité. Il est d’un gris jaunâtre clair. C'est une espèce sociale : on ne trouve jamais un ou deux individus isolés, mais toujours un assez grand nombre ensemble.

J'adopte, pour cette espèce et pour l’Æ. striata Drap., la synonymie rectifiée par M. Mabille (Journ. Conch. 1865).

Helix costulata Ziégl. in : Pfeiff. Deutschl. Moll. I, p. 39, pl. vi, fig. 21-22 ; Rossm. Zconogr. V, VI, fig. 353 ; Duo. Hist. Moll. p. 275, pl. xu, fig. 9.

Coquille globuleuse-subdéprimée, étroitement ombiliquée, striée-côtelée, grisâtre et fasciée d’une bande fauve, souvent brunâtre en dessus ou mouchetée de taches rousses irrégulières, subopaque, mince ; à tours de spire convexes ; ouverture arrondie, légèrement échancrée par l’avant-dernier tour; péristome droit, simple. Diam. 7, haut. 5 mill.

Hab. les côteaux arides, sur les hauteurs, au pied des petites plantes : la combe à la Serpante, sur les friches, à la limite de la région des buis! chemin des Perrières près Dijon, contre les rochers ! environs de Velars-sur-Ouche! bords des chemins à Vantoux, Ahuy! sur les murs du Pare, à Dijon! sur les hauteurs entre Billy et Chanceaux ! Peu abondant, quoique assez commun.

Obs. Espèce plutôt rare que commune dans tout le

TERRESTRES ET FLUVIATILES. 55 nord-est de la France. Elle vit en Belgique (v. Kickx Syn. Moll. Brab. p. 19, pl. 1, fig. 1-8). Elle tient tont à la fois de l’'Aelix apicina et de l’Helix conspurcata; mais elle est plus

rapprochée de la première espèce.

C’est cette coquille que Barbié (Cat. p. 14, n° . 41) a désignée sous le nom de F.intersecta (H.ignota Mab.), propre, comme chacun sait, à la France occidentale et méridionale : je ne l’ai jamais vue ni du nord, ni de l’est.

Helix intersecta Poir. Prodr. p. 80 (nec Mich.) ; Brard, Descr. coq. Par. p.39, pl. 1, fig. 7; À. striata Drap. Tabl. Moll. p.91; Hist. Mol. p. 106, pl. vi, fig. 18-20; Dup. Hist. Moll. p. 278, pl. xiu, fig. 4; Æ. fasciolata Moq. Hist. Moll. IT, p. 239, pl. xviu, fig. 7-10.

Hab. les pelouses arides, les fossés, au hord des chemins, sur les plantes sèches, sur les murs exposés au midi : la Fontaine Sainte-Anne (Barbié).

Obs. Il n’est pas certain pour moi que ce soit espèce à laquelle Vallot a donné le nom de Z7. cælata. Cependant une note, écrite de sa main sur l’exemplaire de la bibliothèque de Dijon, lui attribue cette synonymie, et sa courte diagnose peut s’y adapter. Que serait alors l'espèce indiquée par lui sous le nom d’Æ. striata ?.….. Probablement notre À. costulata, qui est assez commun aux environ de Dijon, ou encore l’Æ. fasciolata, très répandu dans cette région.

Helix ericetorum Müll. Verm. Fist. II, p. 33; Drap. Hist. Moll. p. 107, pl. vi, fig. 16-17; Dup. Æist. Moll. p 988, pl. 47, fig. 7; Moq. Æisé. Moll. IL, p. 252, pl. xvin, fig. 30-33, et pl. xiIx, fig. 1-8.

Hab. les champs, au bord des chemins, sur les hauteurs, sur les pelouses sèches, sur les plantes. Très commun.

Obs. Coquille variable dans sa taille et sa coloration : Moquin-Tandon cite 14 variétés principales, Barbié en a rencontré 10. Sa forme générale est plus constante. Plus

elle s'élève, plus sa taille diminue. Sur les hauteurs, on voit des individus qui ne mesurent pas plus de 8 mill. de diamètre sur 4 à à de hauteur. Le test est d’un corné roux, un peu translucide, et orné d’une petite fascie blanche. Cette variété est remarquable (le mont Auxois!). Les plus grands se trouvent dans les champs de la plaine : ils recherchent les choux.

BULIMUS Scop.

Bulimus montanus Drap. Tabl. Mol. p. 65; Drap. Hist. Mol. p. 74, pl. 1v, fig. 22; Dup. Hist. Moll. p. 316, pl. xv, fig. 5; Moq. Hist. Moll. II, p. 289, pl. xx, - fig. 1-4.

Hab. les bois de la Côte, dans les feuilles mortes, sur le tronc des arbres, sur les arbustes : combes de Gevrey et de Fixin ! le Val-Suzon! le Mont-Afrique ! Peu abondant.

Obs. L'animal est lent, paresseux, très irritable; au moindre contact, il rentre brusquement dans sa coquille et y demeure obstinément confiné. Hauteur de la coquille : 12 à 46; diam. 6 mill.

Bulimus obscurus Müll. (Helix) Verm. Hist. 11, p. 103; Drap. Hist. Moll. p. 74, pl. 1v, fig. 23 ; Dup. Hist. Moll. p. 948, pl. xv, fig. 6; Moq. Hist. Moll. IT, p. 291, pl. xxr, fig. 5-10.

Hab. les lieux frais et ombragés, les bois, sur l’écoree des arbres : le Pare, à Dijon! bois de Velars! bois de Bresseysur-Tille ! Montmuzard! bois de Vantoux! etc. Très commun.

Obs. Quelquefois sous les pierres, avec l’Helix hispida. Coquille presque toujours encroûtée de limon.

Bulimus detritus Müll. (Helix) Verm. Hist. II, p. 101; Dup. Hist. Moll. p. 314, pl xv, fig. 4; Moq. Hist. Moll. I, p. 294, pl. xxi1, fig. 11-24; B. radiatus Brug. Encyc.

méth. Vers, I, p. 312; Drap. Hist. Moll. p. 73, pl. 1, fig. 21.

Hab. les côtes et les collines rocheuses des environs de Dijon : route de Dijon à Plombières, sur les rochers, à droite! carrières des Chartreux, entre Dijon et Talant, sous les pierres et dans les ronces! la combe à la Serpante, au pied des buis ! Velars. Assez commun. |

Obs. L'animal est d’un gris jaunâtre, très craintif ; il sécrète un mucus épais au moyen duquel il adhère fortement aux Corps auxquels il s'attache. Son épiphragme est tantôt vitreux, tantôt papyracé, mais toujours solide et résistant. Il vit sur les sommets et les versants les plus exposés aux ardeurs du soleil, sous les pierres, au pied des ronces, et sur les chardons. Le matin, ou après une pluie légère, on le voit circuler sur les herbes humides. Dans la combe à la Serpante on le trouve, à la limite de la région des buis, en compagnie de l’Helix costulata. Il se montre dès le premier printemps.

CHONDRUS Cuv.

Chondrus tridens Müll. (Helix) Verm. Hist. II, p.106; Pupa tridens Drap. Hist Moll. p. 67, pl. 1, fig. 5-7; Dup. Hist. Moll. p. 374, pl. xvuu, fig. 7; Bulimus tridens Moq. Hist. Moll. I, p. 297, pl. xxi, fig. 25-30.

Hab. les régions montagneuses, sous les pierres, dans les fentes des rochers et des vieux murs : coteaux au-dessus de la voie ferrée, à Dijon! Velars-sur-Ouche! bois de Vantoux! Châtillon-sur-Seine! Peu abondant.

Chondrus quadridens Müll. (Helix) Verm. Hist. IT, p. 107; Pupa quadridens Drap. ist. Moll. p. 67, pl. 1v, fig. 3; Dup. ist. Moll. p. 376, pl. xvit, fig. 8; Bulimus quadridens Moq. Æist. Moll. IX, p. 299, pl. xxn, fig. 1-6.

Hab. les côtes rocheuses des environs de Dijon, et vrai-

semblablement toute la partie montagneuse du département, sous les pierres, dans les fentes des rochers : route de Dijon à Plombières, au pied du Sedum acre, contre les rochers! carrières entre Dijon et Talant! les Perrières! coteaux de Velars! Assez commun.

Obs. Animal d’un gris pâle en-dessous et sur les côtés, moucheté de gris brunâtre diminuant d'intensité du dos à la marge du pied, craintif, irritable, s’enterrant volontiers dans l’humus. Il aime l’obseurilé, fuit la lumière et a des habitudes nocturnes. Il apparait dès le premier printemps, et sort le matin, par la rosée, et le soir au crépuscule. Pendant le jour, il restecaché sous lespierres, ou dansles fissures des rochers. Détenu en captivité, il montre beaucoup de timidité et reste presque toujours confiné dans son test: c’est à peine si quelques individus grimpent le long des parois du vase qui les renferme; ils s'arrêtent bientôt et demeurent adhérents.

L'épiphragme est vitreux et assez solide.

Cette espèce n’est pas rare autour de Dijon, surtout sur les collines rocheuses qui bordent la route de Dijon à Plombières ; on la trouve le plus souvent en compagnie du Vitrina annularis, du Bulimus detritus et Au Pupa avenacea. Les quatre dents sont toujours bien marquées.

AZECA Leach.

Azeca tridens Pult. (Turbo) Cat. Dors. p. 46, pl. xix, fig. 12; Dup. Hist. Moll. p. 336, pl. xv, fig. 11; Pupa Goodallii Fér. Prodr. p. T1; Mich. Compl. p. 67, pl. xv, fig 39-40; Bulimus Menkeanus Moq. Hist Moll. TE, p.302, pl. xxn, fig. 7-14.

Hab. les bois de la Côte, au pied des arbres, et dans la mousse contre les rochers : bois de Fixin! bois de Velarssur-Ouche! combes d’Arcey! Assez rare.

ZUA Leach.,

Zua subcylindrica Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. XII, I, p. 1248; Bulimus lubricus Drap. Hist. Moll. p. 75, pl. 1v, fig. 24; Zua lubrica Dup. Hist. Moll. p. 330, pl. xv, fig. 9; Bulimus subcylindricus Moq. Hist. Moll. IT. p. 304, pl. xxu, fig. 15-19.

Hab. les lieux frais et humides, sous les pierres et dans les feuilles mortes. Commun partout.

Obs. T1 existe quelques analogies entre les animaux de ce genre et les Zonites. Comme ces derniers , ne seraient-ils pas carnivores ?.. Si, de plus, ils sont ovovivipares, comme les observations semblent le démontrer (V. Moquin-Tandon, loc. cit., II, p. 308), ce serait avec raison et à juste titre que l’on distinguerait génériquement ce groupe de mollusques, dont le faciès est d’ailleurs si saisissant.

GÆCILIOIDES Fer.

Cæcilioides acicula Müll. (Buccinum) Verm. Hist. p. 150; Bulimus acicula Drap. Aist. Moll. p.75, pl. 1v, fig. 25-%6; Moq. ist. Moll. II. p. 309, pl. xx, fig. 32-34; Achatina acicula Dup. Hist. Moll. p. 327, pl. xv, fig. 8.

Hab. les bois de la plaine, les prairies, les lieux humides, dans les détritus végétaux : la Chassagne ! Auxonne! Chàtillon-sur-Seine ! Assez rare

Obs. Animal aimant à s’enfoncer dans l’humus et recherchant l'humidité. Il est assez difficile de rencontrer cette espèce vivante, mais on trouve fréquemment sa coquille dans les alluvions : elle prend alors une teinte laiteuse et devient subopaque.

Suivant la remarque de Nilsson, confirmée par les observations ultérieures, les tentacules supérieurs ne sont pas

renflés à l'extrémité et ne présentent pas de globe oculaire : on trouve, à la place, une petite dépression annulaire lisse (Moquin-Tandon).

Je ne pense pas qu’on puisse laisser parmi les Bulimus un mollusque présentant un faciès aussi remarquable et un genre de vie aussi particulier. Les auteurs ont beaucoup varié ou hésité sur la coupe générique à lui assigner, et depuis Müller on l’a successivement transféré dans les genres Bulimus, Cœcilioides, Achatina, Acicula, Cionella, Styloides, Polyphemus et Cœcilianella. En attendant que l'on ait trouvé sa vraie place et que l’on se soit mis d'accord sur la dénomination générique qu’il convient d'adopter, nous le laissons, à l’exemple de plusieurs auteurs recommandables, parmi les Gæcilioides.

CLAUSILIA Drap.

Clausilia laminata Mont. (Turbo) Test. Brit. p. 359, pl. un, fig. 4; Dup. Hist. Moll.p. 343, pl. xvi, fig. 6; Moq. Hist. Moll. I. p. 318, pf. xxun, fig. 2-9; CI. bidens Drap. Hist. Moll. p. 68, pl. 1v, fig. 5-7.

Hab. les bois de la côte et de la plaine, sur le tronc des arbres, dans la mousse au pied des arbres, et dans les fentes des écorces. Très commun partout.

Obs. J'ai rencontré, dans les bois de la Côte, une variété d’un blond pâle, presque blanche. Dans les bois de la vallée de la Saône (terrain tertiaire), cette espèce devient énorme.

Clausilia parvula Stud. Kurz. Verz. p.89; Mich. Compl. p. 57, pl. xv, fig. 21-22; Dup. /list Moll. p. 352, pl. xvi, fig. 12; Moq. Æist. Mol. I, p. 330, pl. xxv, fig. 1-5.

Hab. les bois, sur les vieux murs, sous la mousse; les côteaux, sous les pierres ; sur les saules, les peupliers, etc. Très commun et très abondant partout. |

Obs. Le test est lisse, ou presque lisse, brunâtre ou d’un marron foncé, quelquefois presque noir. La suture est peu marquée. |

Clausilia nigricans Pult. (Turbo) Cat. Dors. p. 46; Dup. Hist. Moll. p. 355, pl. xvu, fig. 2.

Coquille fusiforme-allongée, d’un brun noirâtre, striée, un peu luisante; 10-11 tours de spire à peine convexes ; ouverture ovale-piriforme, un peu anguleuse supérieurement et inférieurement; lamelle supérieure saillante, l’inférieure très immergée; pli columellaire peu apparent; quelquefois 2 à 3 plis interlamellaires très petits; péristome blane, un peu épais. Haut. 9-11 ; diam. 2 mill.

Hab. les bois, au pied des arbres; sur les vieux murs dans la mousse; sur les côteaux, contre les rochers. Commun partout.

Obs. Facile à distinguer de la précédente, à sa taille habituellement un peu plus forte, à ses stries, et à son péristome plus accentué; sa gouttière est aussi plus accusée. Souvent elle est décortiquée et grisâtre.

Barbié a pris cette espèce pour le Clausilia rugosa, qui est différent.

Moquin-Tandon ne fait qu’une seule espèce des Clausilia nigricans et dubia : je ne puis partager cette manière de voir. Ici, du moins, les deux types sont nettement tranchés et constamment distincts.

Clausilia dubia Drap. Aist. Moll. p. 50, pl. 1v, fig. 40; Dup. Hist. Moll. p. 356, pl. xvir, fig. 7.

Coquille fusiforme, ventrue, d’un fauve brunâtre, ou d’un marron rougeâtre, mince, un peu translucide, finement striée ; 11 tours de spire à peine convexes; ouverture ovalepiriforme, faiblement canaliculée inférieurement ; lamelles supérieure et inférieure presque aussi visibles l’une que l’autre, l’inférieure sinueuse et rameuse; pli columellaire

peu apparent ; 3 plis palataux; péristome peu épais, mince, fragile, blanchâtre. Haut. 12-13; diam. 3 mill.

Hab. la vallée de l'Ouche, dans les interstices de l’écorce des saules; sur le tronc des peupliers qui bordent le canal de Bourgogne et l’Ouche. Commun.

Obs. Très souvent, dans cette espèce, les stries, près de la suture, sont blanches par intervalles, ce qui fait paraître le test comme moucheté ou linéolé de gris. Quelquefois les cinq premiers tours ont disparu, et la spire est tronquée.

Cette espèce vit, en nombre, dans les fissures de l'écorce des peupliers, au bord de l'Ouche, au milieu du terreau qui s’accumule dans les interstices, sous les écorces en décomposition. Elle grimpe assez haut sur ces arbres : j’en ai vu encore à dix mètres d’élévation sur les gros sujets.

L'animal est long de 6 millimètres environ, d’un brun grisàtre ou roussâtre en dessus, d’un gris cendré en dessous , quelquefois presque noirâtre en dessus, avec les tentacules et le plan locomoteur moins foncés; tubercules gros, allongés, irréguliers, saillants, bien distincts, faisant paraitre le corps comme tigré ; tentacules courts, gros, d’un gris ardoisé, les supérieurs fortement mamelonnés à l’extrémité, laquelle est un peu roussâtre ; yeux petits, ronds, noirs, très apparents; orifice respiratoire ovalaire, assez grand.

Clausilia plicatula Drap. (Pupa) Tabl. Moll. p. 64; Drap. Hist. Moll. p. 79, pl.iv, fig. 17-18: Dup. Hist. Moll. p. 366, pl. xvin, fig. 2; Moq. Aist. Moll. IF, p.340, pl. xx1v, fig. 28-31.

Coquille fusiforme-allongée, striée-côtelée, à rides espacées et flexueuses, d’un fauve brunâtre ou grisâtre, assez solide; 2à 43 tours de spire à peine convexes; ouverture piriforme arrondie ; lamelle supérieure saillante, l’inférieure grande, très immergée ; 3-4 plis interlamellaires bien appa-

rents ; péristome évasé, réfléchi, assez épais, blanchâtre. Haut. 12-13; diam. 2-3 mill.

Hab. les bois de la Côte, sur les trones pourris, au milieu des détritus végétaux, sous la mousse, au pied des chênes et des hêtres : combe de Gevrey! combe de Fixin! combe d’Arcey! Peu abondant, sans être rare.

Obs. Animal timide, d’un gris pâle en dessous, d’un roux foncé, un peu brunâtre en dessus ; granulations assez fines, régulièrement disposées; tentacules assez gros, peu allongés, les supérieurs fortement gonflés au sommet et portant un œil noir très apparent. Il vit de mousses, de

lichens, de détritus végétaux, en compagnie du Clausilia nigricans. Le test est souvent décortiqué , grisâtre , avec l'aspect d’une coquille morte, roulée et décolorée, fait qui

* doit être attribué au milieu dans lequel se tient cette Clau-

silie.

Clausilia Rolphii Gray, New Brit. Moll. in Lond. Med. Repos. XV. 1821, p. 239; Dup. Hist Moll. p. 359, pl. xvu, fig. 9; Moq. Hist. Moll. IL, p. 348, pl. xxiv, fig. 32-38.

Cosuille fusiforme-ventrue , fortement et régulièrement striée, d'un fauve brunâtre ou rougeâtre uniforme , plus rarement grisâtre; 10 à 11 tours de spire; ouverture piriforme-arrondie; lamelle supérieure assez saillante, lamelle inférieure très grosse, très immergée et rapprochée de la supérieure; quelquefois 2 à 3 plis interlamellaires peu apparents , dentiformes ; péristome évasé, réfléchi, peu épais blanchätre ou roussâtre. Haut. 12-13 ; diam. 3 mill. 4/2.

Hab. les bois, sur la mousse, dans les feuilles mortes, au pied des arbres : combes entre Velars et le Mont-Afrique ! bois de la combe au Diable! combe de Fixin! Assez rare. Recueilli en novembre.

Obs. L'animal est allongé, d’un roux foncé, brunâtre en dessus, moins foncé sur les côtés, d’un gris brunâtre infé-

rieurement; tentacules d’un gris brunâtre; mufle assez renflé, chagriné et moucheté; pied très long, très étroit; orifice respiratoire assez grand, bordé de roussâtre intérieurement. Epiphragme très mince, pelliculaire, très brillant, très transparent.

Il est très timide, très lent, fuit la lumière et s’enfonce dans les feuilles mortes, au pied des arbres, et dans l’humus, pour rechercher l'humidité.

Clausilia ventricosa Drap. (Pupa) Tabl. Moll. p. 62; Drap. Hist. Moll. p. 71, pl. iv, fig. 14; Dup. Hist. Moll. p. 360, pl. xvui, fig. 10; Mog. Hist. Moll. II, p. 844, pl. xxIV, fig. 8-10.

Hab. les bois, sous l’écorce des vieux chênes, sous la mousse : combe d’Arcey! Rare.

Obs. Suivant Moquin-Tandon la variété Basileensis (CL. Basileensis Fitz.) aurait été rencontrée autour de Dijon. Cette variété est plus petite que le type, et porte de 2 à 4 plis interlamellaires. Les exemplaires du Clausilia ventricosa recueillis dans les combes d’Arcey mesurent 21 mill. de hauteur sur 4 mill. de diamètre : quelques-uns portent, à la vérité, quelques traces à peine sensibles de plis interlamellaires.

C’est par erreur que le Clausilia corrugata Drap. a été indiqué comme ayant été rencontré aux environs de Semur. Cette espèce, propre aux iles de l'archipel grec, ne se trouve pas en France.

BALEA Prid.

Balea perversa Linn. (Turbo) Syst. Nat. ed. X. I. p. 767; Pupa fragilis Drap. Hist. Moll. p. 68, pl. 1v, fig. 4; Balea fragilis Dup. Æist. Moll. p. 369, pl. xvin, fig. d-6; Pupa perversa Moq. AHist. Moll. 11, p. 349, pl: XXV, fig. 6-14.

Hab. sous les écorces des vieux saules, sur les peupliers : peupliers qui bordent l'Ouche sur la route de Plombières! parc de Charrey ! Châtillon-sur-Seine ! Assez commun.

Obs. Cette espèce vit sous les écorces en décomposition, dans le détritus qui s’amasse dans les fissures des peupliers et des saules, en compagnie du Clausilia dubia : comme celui-ci, elle monte assez haut sur les arbres. J’en ai vu sur un peuplier à huit mètres de hauteur.

PUPA Lam.

Pupa avenacea Brug. (Bulimus) Encyclop. méth. VI, 9, p. 399 ; Dup. ist. Moll. p. 391, pl. xIx, fig. 7; Moq. ist. Moll. 11, p. 357, pl. xxv, fig. 33, et pl. xxvi, fig. 1-4; Pupa avena Drap. Æist. Moll. p. 64, pl. m, fig. 47-48.

Hab. sous les pierres, et appliqué contre les rochers : la Côte, tout le pays de montagne; environs de Dijon! Commun.

Obs. Coquille d’un brun vineux, oblonguc-fusiforme ; l'ouverture est demi-ovale, 7-plissée. Haut. 6; diam. 2 mill. I sort dès le premier printemps, avec le suivant. Quand elle est très fraiche et vivante, la coquille a une teinte violacée bleuâtre assez remarquable.

Pupa secale Drap. Tabl. Moll. p. 59 ; Drap. Fist. Moll. p. 64, pl. v, fig. 49-50; Dup. ist. Moll. p. 384, pl. xix, fig. 9 ; Moq. ZZist. Moll. IX, p. 866, pl. xxvi, fig. 26-99.

Hab. sous les pierres, sous la mousse, contre les rochers, sur les arbres : toute la Côte et environs de Dijon. Très commun.

Obs. Facile à distinguer du précédent à sa coquille ovoideoblongue, d’un corné fauve, finement et obliquement striée ; l'ouverture est 7-8 plissée, le péristome épais, blanc. Haut. 6-7; diam. 2-2 1/2 mill. Autour de Dijon, les exemplaires

sont petits et rappellent le Pupa Boileausiana Charp. J'en ai vu d'énormes sur la lisière du bois de Vantoux.

Pupa dolium Drap. Tabl. Moll. p. 58; Drap. Hist. Moll. p. 62, pl. 11, fig. 43; Dup. Hist. Moll. p. 403, pl. xx, fig. 4; Moq. Hist. Moll. IT, p. 384, pl. xxvi, fig. 29-31.

Hab. les fentes des rochers, sous les pierres : environs de Sombernon (Barbié); environs de Pont-de-Pany (J. de Charrey). Rare.

Obs. Je n’ai pas été assez heureux, jusqu'ici, pour rencontrer cette intéressante espèce. Je la cite sur la foi de M. Barbié et de M. de Charrey, dont les indications sont très positives.

J'en ai reçu de très beaux exemplaires provenant de Châtillon-sur-lAin (Jura). On la trouve aussi dans le Doubs.

Pupa doliolum Brug. (Bulimus) Encycl. méth. Vers. Il, p. 351 ; Drap. Hist. Moll. p. 62, pl. mn, fig. 41-42 ; Dup. Hist. Moll. p.404, pl. xv, fig. 3; Moq. Hist. Moll. IT, p. 385, pl. xxvn, fig. 32-34.

Hab. les bois, sous les pierres, dans les feuilles mortes, dans les vieilles murailles, sous la mousse : bois de Notre- Dame-de-l'Etang (Barbié); bois de Val-Suzon, versant méridional (de Charrey). Rare.

Pupa cylindracea Da Costa (Turbo) Test. Brit. p. 89, pl. v, tig. 46; Moq. Hist. Moll. IL, p. 390, pl. xxvu, fig. 42, 43, et pl. xxvin, fig. 1-4; Pupa umbilicata Drap. Hist. Moll. p. 62, pl. ni, fig. 39-40; Dup. Hist. Moll. p. 410, pl. xx, fig. 7; Turbo unidentatus Vall. Exerc. hist. nat. p. 6.

Hab. sur les rochers, sous la mousse, sous les pierres : environs de Dijon, Ancey, le Mont-Auxois, le Mont-Afrique,

Vantoux, ete. Très commun. On le trouve aussi sous l’écorce des vieux arbres.

Espèce sociale, vivant par groupes de nombreux individus; autour de Dijon, ils acquièrent de belles dimensions.

Sur les hauteurs, notamment au Mont-Afrique et sur le Mont-Auxois, on rencontre quelquefois une variété plus petite, avec le pli oblitéré et le péristome moins blanc : c’est la variété Semproni (P. Semproni Charp.).

Pupa muscorum Linn. (Turbo) Syst. Nat., ed. X. 1, p. 767; Dup. Hist. Moll. p. 407, pl. xx, fig. 10; Moq. Hist. Moll. I, p. 392, pl. xxvin, fig. 5-14; Pupa marginata Drap. Hist. Moll. p. 61, pl. un, fig. 36-38.

Hab. tout le département, sous les pierres, sous les mousses, au pied des vieux murs, au pied des arbres, dans les feuilles mortes. Commun partout, mais surtout dans la plaine.

Obs. Presque aussi communément que le type linnéen, on rencontre aux environs de Dijon et dans la Côte-d'Or la variété bigranata (Pupa bigranata Rossm.) qui n’en diffère que par son ouverture ornée de deux dents : l’une supérieure, l’autre palatale.

Pupa triplicata Stud. Kurz. Verz. p. 89; Dup. Hist. Moll. p. 409, pl. xx, fig. 8; Moq. Hist. Moll. I, p. 395, pl. xxvui, fig. 16-19; Pupa tridentalis Mich. Compl. p. 61, pl. xv, fig. 28-30.

Coquille cylindrique-obtuse, très. finement striée, d’un corné fauve ou rougeûtre;, 7 tours de spire convexes, le dernier sillonné au milieu, souvent gibbeux ; sutures très marquées; ouverture arrondie : 4 pli supérieur, dentiforme; à pli columellaire moins marqué; 4 pli palatal allongé; péristome à peine interrompu, avec un petit bourrelet roussätre ou rougeâtre. Haut. 2; diam. 4 mill.

Hab. les hauteurs, sous les pierres et dans la mousse :

plateau du Mont-Afrique (584 mètres)! le Mont-Auxois (400 mètres)! la Chassagne (de Charrey). Côteaux rocheux entre Dijon et Plombières! la combe de Vosne! sous les pierres le long des murs du Pare, à Dijon! bois de Vantoux! Commun.

Obs. Il sort dès le premier printemps, et court le matin, après la pluie, dans la mousse, les plantes et les feuilles mortes. Il n’est pas rare autour de Dijon, sur les coteaux qui bordent la route de Plombières : sa taille exiguë et un faciès particulier le font reconnaitre au premier coup d'œil.

L'animal est petit, atténué insensiblement en arrière; d’un gris ardoisé légèrement brunâtre en dessus, d’un gris pâle en dessous; les tentacules supérieurs sont longs, gros, un peu transparents ; les inférieurs très courts, gros. Il est lent dans ses mouvements, et dans la marche, porte la coquille presque horizontale, à peine redressée.

VERTIGO Mull.

Vertigo edentula Drap. (Pupa) Hist. Moll. p. 59, pl. in, fig. 28-29; Moq. Hist. Moll. II, p. 402, pl. xxvim, fig. 28-30 ; Pupa edentula Dup. Hist. Moll. p. 422, pl. xx, he AT.

Hab. les endroits frais et ombragés, les bosquets, sur les tiges des jeunes arbres et sur les feuilles : le Parc à Dijon! Rare.

Obs. Espèce que sa petite taille dérobe aisément à l’observateur. Dès le matin, après la pluie, elle se met en marche et cherche sa nourriture. Pendart le jour, elle se fixe aux tiges des jeunes plantes et à la face inférieure des feuilles. Je ne l'ai vue qu’au Parc de Dijon, où elle est assez abondante sur les écorces lisses des ormeaux, et en de-

hors de l’enceinte, sous les feuilles mortes qui s’accumulent au pied du mur.

Vertigo muscorum Drap. (Pupa) Tabl. Moll. p. 56; Moq. Hist. Moll. I, p. 399, pl. xxvin, fig. 20-24; Pupa muscorum Drap. Mist. Moll. p. 59, pl. 1, fig. 26-27; Pupa minutissima Dup. Hist. Moll. p. 424, pl. xx, fig. 43.

Hab. au pied des haies, dans les feuilles mortes, et sur le bois mort : route de Plombières! la Chassagne! Velars! le Parc à Dijon! chemin de la fontaine de Larrey! Vantoux ! Assez commun.

Obs. Cette espèce n'est rare nulle part; mais sa taille microscopique la rend difficile à recueillir. Le matin, après une pluie légère, il faut la chercher au pied des haies, dans les feuilles mortes et les brindilles de bois mort (avril et mai).

L'animal est un peu élargi et arrondi antérieurement, atténué postérieurement, d’un gris ardoisé pâle; tentacules cylindriques, un peu élargis à la base, un peu transparents ; yeux très apparents, ronds, noirs; deux taches noires à la partie antérieure du pied, près du mufle.

Il est lent, irritable, et dans la marche soulève beaucoup sa coquille.

Vertigo pygmæa Drap. (Pupa) Tabl. Moll. p. 57; Moq. Hist. Moll. I, p. 405, pl. xxvui, fig. 37-492, et pl. xxix, fig. 1-3; Pupa pugmæa Drap. Hist. Moll. p. 60, pl. mi, fig. 30-81 ; Dup. Hist. Moll. p. 416, pl. xx, fig. 42.

Hab. les lieux ombragés, les bois, les parcs, sous les pierres, sur les feuilles mortes : la forêt de Châtillon-sur- Seine! le Pare de Dijon! le bois de Norges! Longeault, près Genlis, sous des pommiers, sur des fruits tombés (Barbié) ; les combes d’Arcey (de Charrey); Velars-sur-Ouche! Commun.

Obs. Echappe facilement aux regards à cause de sa petite

taille : on le trouvera, à coup sûr, dans les feuilles mortes qui s'accumulent au pied des murs du Parc de Dijon, tant à l’intérieur qu’à l'extérieur.

L'animal est ardoisé foncé en dessus ; les tentacules sont rapprochés à la base, très divergents ; le mufle est noirâtre, un peu bombé, bilobé; deux taches noires à la place des tentacules inférieurs ; plan locomoteur grisâtre, allongé.

L'ouverture est munie de cinq dents ou plis rougeûtres.

Vertigo pusilla Müll. Verm. Hist. Il, p. 124; Moq. Hist. Moll. IH, p. 409, pl. xxix, fig. 12-14; Pupa vertigo Drap. Hist. Moll. p. 64, pl. 11, fig. 34-35; Pupa pusilla Dup. Hist. Moll. p. 419, pl. xx, fig. 16.

Hab. les bois, les lieux ombragés et humides, sous les pierres, la mousse, les feuilles mortes : forêt de Châtillonsur-Seine ! la Chassagne (de Charrey). Assez rare.

FAMILLE 3. — Auriculacea.

CARYCGHIUM Müll.

Carychium minimum Muüll. Verm. Hist. I, p. 195; Dup. Hist. Moll. p. 427, pl. xx1, fig. 4; Moq. Hist. Moll. UE, p. 413, pl. xxix, fig. 15-26; Auricula minima Drap. Hist. Moll. p.57, pl. mn, fig. 18-19.

Hab. les lieux humides, sur le bois pourri, les feuilles mortes : les combes d’Arcey ! Assez rare.

Obs. Cette espèce affectionne les endroits très humides,

et c’est dans le voisinage des eaux qu’il faut la chercher. Elle parait peu répandue dans cette contrée.

Sous-ordre 2. — Operculata.

FAMILLE 4. — Cyclostomacea.

CYCLOSTOMA Drap.

Cyclostoma elegans Mull. (Nerita) Verm. Hist. IT, p. 177; Drap. Hist. Moll. p. 32, pl. r, fig. 5-7; Dup. Hist. Moll. p. 504, pl. xxvi, fig. 8; Moq. Hist. Moll. IT, p. 496, pl. xxxvn, fig. 3-23.

Hab. au pied des haies, les pelouses sèches, les coteaux, les champs, les vignes, les bois, dans les feuilles mortes. Très commun.

Obs. Par la sécheresse, cette espèce s'enfonce dans la terre. L'animal est très craintif; au moindre contact, au moindre attouchement suspect, il rentre avec brusquerie dans sa coquille. Il sécrète un mucus aqueux, abondant.

Quelque temps après l’éclosion, les jeunes ont l'aspect d’un petit Valvata. Le premier tour de spire est lisse et obscur, le second strié dans les deux sens et comme treillissé. Inférieurement cette jeune coquille est lisse, luisante et polie comme du marbre. L'animal paraît comme marbré de blanc et de noir. L’opercule est grisâtre et un peu luisant.

POMATIAS Hartm. (4).

Pomatias obscurus Drap. (Cyclostoma) Tabl. Moll., p. 39; Turbo conicus Vall. Exerc. hist. nat. p. 6; Cyclos-

(1) Voir, sur ce genre, les récentes observations de M. A. de Saint- Simon : Mémoire sur les Pomatias du midi de la France; Toulouse, 1867, 16 p.in-80; et : Observations anatomiques sur quelques Pomatias du midi de la France; Toulouse, 1867, 16 p. in-80.

toma obscurum Drap. Hist. Moll. p. 39, pl. 1, fig. 43; Moq. Hist. Moll. IL, p. 499, pl. xxxvu, fig. 24-99 ; Pomatias obscurum Dup. Hist. Moll. p. 510, pl. xxvi, fig. 10.

Hab. Île pays de montagne, dans les bois, sur les arbres, contre les rochers, sous les pierres. Commun ; moins répandu toutefois que le P. septemspiralis. Le parce à Velars; le pare à Billy, sur les arbres résineux et les hêtres!

Pomatias septemspiralis Raz. (Helix) Hist. nat. Jor. I, p. 273; Turbo striatus Vall. Exerc. hist. nat. p. 6; Cyclostoma maculatum Drap. Hist. Moll. p. 39, pl #, fig. 12; Pomatias maculatum Dup. Hist. Moll. p. 18, pl. xxvi, fig. 15; Cyclostoma septemspirale Moq. Hist. Moll. IE, p. 503, pl. xxvu, fig. 37-38.

Hab. tout le pays de montagne, sous les pierres, sur les arbres, dans les bois, dans les feuilles mortes. Très commun. La variété albinos n’est pas rare : elle a été rencontrée autour de Dijon, aux combes d’Arcey et à Billy-les- Chanceaux !

Obs. C’est vainement que j'ai cherché, aux environs de Dijon et ailleurs, le P. patulus indiqué par Barbié (loc. cit., p. 22) comme vivant aux carrières de Talant, à Fixin, à Gevrey, etc. : ce Cyclostome est propre à la France méditerranéenne, et cette indication doit être considérée comme le résultat d’une détermination spécifique erronée. Je n’ai trouvé d’ailleurs, dans la collection de M. Barbié, comme provenant de la Côte-d'Or, que les P. obscurus et septemspiralis. Dans le département de Saône-et-Loire, encore plus méridional, on ne trouve également que ces deux espèces. Le P. patulus a été rencontré dans les Pyrénées- Orientales, l'Hérault, le Gard, les Bouches-du-Rhône et le Var, c’est-à-dire, sur tout le littoral méditerranéen, des Alpes aux Pyrénées, mais il s'éloigne peu du littoral. II ne se trouve certainement pas dans la région qui nous occupe.

TERRESTRES ET FLUVIATILES. 1e

ORDRE 2. — Pulmobranchiata.

FAMILLE À. — Limnæacea.

PLANORBIS Müll.

Planorbis nitidus Müll. Verm. Hist. II, p.163; Drap. Hist. Moll. p. 46, pl. u, fig. 47-19; Dup. Hist. Moll. p. 448, pl. xx, fig. 44; Moq. Hist. Moll. II, p. 424, pl. xxx, fig. 5-9.

Hab. la fontaine, près du ruisseau de Broindon (de Charrey). Rare.

Obs. Nos exemplaires sont parfaitement typiques, de belle taille (diam. 5; haut. 4 mill. 1/2), très brillants, et d’une belle couleur de corne fauve, un peu rougeûtre, avec quelques rayons brunâtres qui paraissent être des temps d'arrêt dans l'accroissement. On aperçoit les lamelles ou cloisons blanchâtres à travers le test.

Il n’est pas douteux pour moi que ee soit l'espèce déerite par Müller. Elle habite généralement les eaux dormantes, au milieu des lentilles d’eau (Lemna minor).

Planorbis fontanus Lightf. (Helix) in : Phil. Trans., 4786, t. Lxxvi, [, p. 165, pl. u, fig. 1; Dup. Hist. Moll. p. 447, pl. xx1, fig. 1; Moq. Hist. Moll. IT, p. 426, pl. xxx, fig. 40-17; PI. complanatus Drap. Hist: Moll. p. 47, pl. 11, fig. 20-22.

Hab. les eaux dormantes limpides, sur les plantes aquatiques : source de la Courtavaud, à Premeaux! Rare.

Obs. Nos exemplaires ont le test très mince, très fragile, translucide, presque blanc ou incolore, et se rapportent à la variété fragilis (Planorbis fragilis Mouss.) citée par Moquin-Tandon (loc. cit., p. 497).

Planorbis complanatus Linn.(Helix) Syst. Nat. ed. X. 1, p. 769; Dup. Hist. Moll. p..445, pl. xxi, fig. 5; Moq. Hist. Moll. II, p. 428, pl. xxx, fig. 18-98; PI. marginatus Drap. Hist. Moll. p. 45, pl. un, fig. 41, 19, 15.

Hab. les fossés, les mares, les marais, les eaux stagnantes : très beaux exemplaires dans le canal de Bourgogne, la vieille Saône, etc. Très commun.

Obs. Barbié (loc. cit., p. 25) a rencontré, dans le petit bras de lOuche qui passe à Dijon derrière l'hôpital, la variété submarginatus (PL. submarginatus Crist. et Jan.; PI. intermedius Charp.) : elle est plus petite que le type, et a la carène moins marginale.

Il cite également une monstruosité ou déviation de spire, qui se rencontre assez fréquemment chez cette espèce : le dernier tour de spire se redresse un peu obliquement et se trouve détaché de la masse générale (Barbié, loc. cit., p. 24).

Planorbis carinatus Mull. Verm. Hist. II. p. 175; Drap. Hist. Moll. p. 46, pl. 11, fig. 13-14; Dup. Hist. Moll. p.444, pl. xxi, fig. 7; Moq. Hist. Moll. II, p. 431, pl. xxx, fig. 29-33.

Hab. les fossés, les eaux stagnantes, les rivières : beaux spécimens dans la Norges, le canal de Bourgogne, etc.

Commun.

Obs. Cette espèce se distingue de la précédente par des caractères constants et facilement appréciables : elle est plus comprimée , sa carène est médiane et plus aiguë, le dernier tour est plus dilaté; enfin le test est plus pâle et plus translucide. Toutes deux sont très souvent salies par une incrustation limoneuse.

Planorbis vortex Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. X. I, p. 712; Drap. Hist. Moll. p. 44,-pl. 1, fig. 4-5; Dup. Hist.

Moll. p. 422, pl. xxi, fig. 10; Moq. Hist. Mol. IL. p. 453, pl. xxx, fig. 34-37; PI. compressus Mich. Compl. p. 81, pl. xvi, fig. 6-8.

Hab. les fossés, les marais, les étangs, et en général toutes les eaux dormantes, au milieu des plantes aquatiques, notamment sur les lentilles d’eau, les Myriophyllum : beaux spécimens dans l’Ouche, le canal de Bourgogne, etc. Commun.

Obs. Cette espèce acquiért une forte taille : j’ai vu des exemplaires qui mesuraient jusqu’à 42 millimètres de grand diamètre.

Planorbis rotundatus Poir. Prodr., p. 93; Moq. Hist. Mol. NX, p.435, pl. xxx, fig. 38-46; PI. leucostoma Mill. Moll. Main., p. 16; Mich. Compl., p. 80, pl. xvi, fig. 3-5 ; Dup. Hist. Moll. p. 439, pl. xx1, fig. 11; PI. vortex var. B Drap. Hist. Moll. p. 45, pl. 1, fig. 6-7.

Hab. les fossés, les mares, les ruisseaux : combes d’Arcey! la Courbières, à Beauchemin! Peu abondant.

Obs. Espèce variable, présentant un bourrelet plus ou moins développé autour du péristome; quelquefois même il disparait presque complétement.

Ce mollusque habite des mares ou des fossés qui se dessèchent pendant l'été. Il s'enfonce alors dans la terre et se clôt au moyen d’un épiphragme blanchâtre qui s’adapte sur le bourrelet.

J'ai vu une déviation ou monstruosité assez singulière. Les premiers tours de spire avaient fait saillie ou hernie au milieu de la coquille, et simulaient une spire bizarre assez élevée, du côté où le bord du péristome est le plus avancé. Cette monstruosité provenait des combes d’Arcey, où elle avait été recueillie par M. J. de Charrey.

Planorbis spirorbis Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. X. I,

p. 710; Drap. Hist. Moll. p. 45, pl. «1, fig. 7-9 ; Dup. Hist. Moll. p. 458, pl. xxt, fig. 9; Moq. Hist. Moll. I, p. 437, pl. xxx, fig. 1-5.

Hab. les sources, les fontaines, les ruisseaux. Recueilli par de M. Charrey, et conservé dans sa collection, comme provenant de la Côte-d'Or, sans indication de localité. Quant à moi, je n'ai pas été assez heureux pour rencontrer cette espèce, qui est probablement assez rare.

Obs. IT est facile de distinguer ce Planorbe du précédent, à ses tours de spire moins nombreux, moins serrés, à son test plus fragile, et à son péristome plus dilaté, tranchant, sans bourrelet. Il est souvent sali par un enduit brunâtre ou noirâtre.

Il a été également recueilli dans la Côte-d'Or une variété plus grande, plus solide, s2 référant à la variété gyrorbis, signalée par Moquin-Tandon : les échantillons sont alors très voisins du Planorbis rotundatus (coll. F. de Charrey).

Planorbis albus Müll. Verm. Hist. IT, p. 164; Dup. Hist. Moll. p. 435, pl. xx1, fig. 4; Moq. Hist. Moll. I, p. 440, pl. xxx1, fig. 12-19; PI. hispidus Drap. Æist. Moll. p. 48, pl. 1, fig. 45-48.

Hab. les eaux tranquilles, les rivières, les mares, sur les plantes aquatiques : lOuche! la Courtavaud, à Premeaux! les sources de la Seine, à Billy! Commun.

Obs. A l’état jeune, cette coquille est revêtue de poils épidermiques très courts, qui disparaissent avec l'âge.

Les individus recueillis dans la source thermale de la Courtavaud sont blanchâtres et justifient l'appellation spécifique imposée par Müller :-on voit très bien chez eux les rides longitudinales.

Jai expérimenté sur cette petite espèce que les mollusques fluviatiles peuvent vivre assez longtemps sans nourriture. Dans un récipient en verre, contenant quelques centilitres

d’eau pure, je conserve depuis plus de six mois un individu adulte du Planorbis albus. Pendant ce temps, cet animal n’a pris aucune nourriture. Il remue peu, reste souvent immobile contre les parois du flacon, et se contente de ramper lentement, de temps à autre, soit renversé à la surface du liquide, soit au fond du vase, où sont quelques parcelles de menu gravier. Je ne renouvelle l’eau que très rarement. Dans ces conditions défavorables, ce mollusque à pondu, l’éclosion a eu lieu, et les jeunes ont . vécu et pris même un certain développement, cherchant vainement contre les parois du récipient une nourriture qui leur fait défaut.

Planorbis contortus Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. X. p. 770; Drap. Aist. Moll. p. 43, pl. 1, fig. 39-41; Dup. Hist. Moll. p. 433, pl. xxi, fig. 2; Moq. Hist. Moll. IT, p. 443, pl. xxxi, fig. 24-31.

GB. thermalis. Coq. plus petite, d’un blond grisâtre ou corné;, dépression supérieure plus prononcée ; ombilic moins ouvert et moins profond; 5 à 6 tours de spire plus larges; ouverture moins resserrée. Diam. 3 1/2; haut. 4 mill. 1/2.

Hab. les eaux dormantes, sur les plantes aquatiques. Très commun partout, au milieu des Lemna, etc. — La variété thermalis habite la source thermale de la Courtavaud, à Premeaux, où elle est assez rare!

Obs. Animal d’un gris cendré assez foncé, saupoudré de fines pointillures noirâtres; tête grosse, allongée; tentacules très longs, filiformes, un peu aigus au sommet, faiblement élargis à la base, plus pâäles sur les bords; yeux petits, ronds, noirs, à la base externe des tentacules ; bouche grande, allongée, rougeâtre, toujours en mouvement ; pied élargi, arrondi en avant et en arrière; Collier

assez épais, dépassant et recouvrant un peu le péristome ; orifice respiratoire largement ouvert.

Mollusque assez actif, assez irritable; lorsqu'il mange, sa coquille exécute des mouvements assez brusques.

Le faciès et les caractères de la variété thermalis sont remarquables. S'ils étaient constants, peut-être faudrait-il la considérer comme une espèce distincte (?). Elle m’a été signalée par M. J. de Charrey.

Planorbis corneus Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. X, I, p.770 ; Drap. Hist. Moll. p. 43, pl. 1, fig. 42-44; Dup. Hist. Moll. p. 431, pl. xxi, fig. 6; Moq. Aist. Moll. II, p. 445, pl. xxxi, fig. 32-38, et pl. xxx, fig. 1-6.

Hab. les eaux dormantes et stagnantes, les fossés, les mares, les étangs. Très commun. Exemplaires d’un développement superbe dans la vieille Saône!

Obs. Ce Planorbe, très commun dans le canal de Bourgogne, a présenté, aux environs de Dijon, plusieurs variétés et monstruosités dont voici les principales :

B. albinos. Coquille très luisante, blanchâtre ou d’un rosé blanchâtre uniforme.

y. deviata (vel deformis). Le dernier tour est détaché, vers l’ouverture, de l’avant-dernier; tantôt il s'élève audessus, tantôt il se contourne en dessous.

d, scalaris. Enroulement vertical de la spire en colonne torse.

Ces singularités ou déviations, signalées par Barbié (loc. cit., p. 31 et suiv.), ont été pêchées dans le canal de Bourgogne, à Dijon, entre le pont du chemin de fer et l'écluse, situés derrière le Pare (Barbié). C’est en vain que je les y ai cherchées à plusieurs reprises avec M. Brullé, doyen de la Faculté des sciences de Dijon : je n’ai pas réussi à les y ressaisir. Mais j'ai pu les voir à loisir dans la collection de M. Barbié, chez les Frères de la doctrine chrétienne.

La coquille des Planorbes est dextre, et le dessus est indiqué par le bord le plus avancé de l’ouverture.

PHYSA Drap.

Physa fontinalis Linn. (Bulla) Syst. Nat. ed. X. I. p. 727; Drap. Hist. Moll. p. 55, pl. im, fig. 8-9; Drap. Hist. Moll. p. 453, pl. xx, fig. 4; Moq. Hist. Moll. IT. p. 451, pl. xxx, fig. 9-13.

GB. inflata. Coq. plus grande, plus ventrue, d’un corné fauve.

y. minor. Coq. pius petite, assez ventrue, très brillante, presque incolore, très translucide.

Hab. les ruisseaux, les eaux claires et limpides, sur les plantes aquatiques (Sium, Chara, Fontinalis, etc.). Commun. — La var. inflata, dans la Norges, près de sa source, et dans le ruisseau de Larrey, près de Dijon! La var. minor, dans la source de la Courtavaud, à Premeaux!

Obs. Retenue captive, cette Physe est toujours en mouvement.

Les exemplaires recueillis dans la Norges sont très développés, d’un corné fauve, et rappellent, à s’y méprendre, la forme désignée par J. de Charpentier sous le nom de Physa Venetzi.

Physa acuta Drap. Hist. Moll. p. 55, pl. m, fig. 10-11; Dup. Hist. Moll. p. 455, pl. xxu, fig. 3; Moq. Hist. Moll. IE, p. 452, pl. xxx, fig. 14-93, et pl. xxx, fig. 1-10.

Hab. les rivières, les canaux : le canal de Bourgogne (Barbié), l’Arroux (Grognot). Rare.

Obs. Espèce variable dans sa forme et dans sa taille, On trouve, dans le canal de Bourgogne et dans les eaux tranquilles des environs de Dijon, une variété qui est très ven-

true et dont le dernier tour est confusément caréné vers le haut; la suture est très profonde (Barbié).

Je n’ai pas rencontré cette coquille; mais Barbié est si positif dans son indication, que je n’hésite pas à inscrire ici une espèce qui se trouve dans l'Yonne (Cotteau), dans la Saône-et-Loire (Grognot), et dans le Jura (Ogérien). Elle manque dans l'Aube.

Physa hypnorum Linn. (Bulla) Syst. Nat. ed. X, 1, p. 727; Drap. Hist. Moll. p. 55, pl. 1m, fig. 12-13; Dup. Hist. Moll. p. 455, pl. xxu, fig. 3; Moq. Hist. Moll. IT, p. 455, pl. xxx, fig. 11-45.

B. pulchella. Coq. plus petite, plus effilée, plus pâle. Haut. 7 mill.

Hab. les fossés, les ruisseaux, sur les plantes aquatiques : source de Broindon avec le Planorbis nitidus. Assez commun. — La var. pulchella, à Dijon (Morelet).

Obs. Animal gris ardoisé, plus foncé sur la tête et sur le cou; chaperon saillant, largement bilobé, à lobes auriformes; tentacules grêles, filiformes, aigus; yeux noirs, à la base interne des tentacules.

Cette Physe est assez agile; souvent elle sort de l’eau comme les Limnées. Retenue captive, elle rampe sans cesse.

M. Blanchet m'a communiqué une variété albinos très jolie, provenant de Viège, en Valais. On sait que les coquilles albines ne sont pas communes parmi les mollusques fluviatiles.

LIMNÆA Brug.

Limnæa glutinosa Müll. (Buccinum) Verm. Hist. I], p. 429; Dup. Hist. Moll. p. 483, pl. xxiV, fig. 3; Moq. Hist. Moll. I, p. 461, pl. 33, fig. 16-20; Limneus glutinosus Drap. Hist, Moll. p. 50.

Hab. les parties tranquilles des rivières, les canaux, sur les plantes aquatiques : le canal de Bourgogne à Dijon, à Velars! l’'Ouche! Assez rare.

Obs. L'expansion palléale si curieuse de cette espèce a été signalée par Müller : elle a été décrite avec détails et exactitude par Des Moulins (Descript. de quelques moll. terr. et fluv. de France, in : Act. Soe. Linn. Bord. VII, 1835, p. 142, pl. 1 et 2).

Limnæa auricularia Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. X, I, p. 774; Dup. Hist. Moll. p. 480, pl. xxn, fig. 18; Moq. Hist. Mol. If, p. 462, pl. xxx, fig. 24-31 et pl. xxxiv, fig. 1- 10; Limneus auricularius Drap. Hist. Moll. p. 49, pl. n, fig. 28-29.

Hab. les rivières, les ruisseaux, les canaux : l’Ouche, le canal de Bourgogne, la vieille Saône, à Charrey, Auvillars, etc. Assez commun.

Obs. Le L. Hartmanni Stud., dont M. Blanchet n'a adressé des échantillons authentiques provenant du lac d'Annecy, paraît une simple variété plus solide, à spire un peu plus saillante, et à ouverture plus ovoïde-arrondie.

Limnæa limosa Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. X,1,p 774; Moq. Hist. Moll. IX, p. 565, pl. xxxiv, fig. 41-19; Limneus ovatus Drap. Hist. Moll. p. 50, pl. 11, fig. 30-31; Limnæa ovata Dup. Hist. Moll. p. 475, pl. xxu, fig. 41-18; pl. xxim, fig. 1-3, et pl. xxv, fig. 8.

B. fontinalis. Coq.ovale, mince, transparente, d’un corné pâle; spire un peu haute, peu aiguë (Limnœus fontinalis Stud. Kurz. Verz. p. 93).

y. intermedia. Coq. assez allongée, mince, transparente, cornée; spire assez haute, aiguë (Limnæa intermedia Lam. Anüm. s. vert. NI, 2, p. 162; Mich. Compl. p. 86, pl. xvi, fig. 17-18; Dup. Hist. Moll. p. 480, pl. xxin, fig. 4).

9, vulgaris. Coq. plus petite, plus ovale, subtransparente, . cornée, plus solide, subimperforée ; spire un peu haute, subaiguë; columelle plus épaisse; péristome légèrement réfléchi et épaissi (Limnœus vulgarisC. Pfeiff Deutschl. Moll. I, p. 89, pl. 1v, fig. 22).

Hab. les rivières, les ruisseaux, les fossés, les mares, sur les pierres, sur les plantes. Ruisseau qui traverse le Jardin botanique, à Dijon! Ruisseau de Larrey! Très commun partout.

La var. fontinalis, dans le ruisselet, à Daix, près Dijon! — La var. intermedia, dans le ruisseau des Chartreux, à Dijon, près du lavoir public! — La var. vulgaris, dans la fontaine, à l’entrée de la combe de Fixin!

Obs. Animal assez craintif; au moindre mouvement imprimé à l’eau, il retire ses tentacules et sa tête sous sa Coquille; mais il se remet en marche presqu’aussitôt.

Espèce extrêmement variable dans sa forme, sa taille et sa consistance. M. Mürch exprime le doute que l’Helix limosa L. puisse se référer à cette coquille, et même à une Limnée.

Limnæa peregra Müll. (Buceinum) Verm. Hist. II, p.130; Dup. Hist. Moll. p. 472, pl. xx, fig. 6; Moq. #ist. Moll. Il, p. 468, pl. xxxiv, fig. 13-16; ZLimneus pereger Drap. Hist. Moll. p. 50, pl. n, fig. 34-37.

Hab. les fossés, les fontaines, les ruisseaux, sur la vase : fossés des bois de Charrey! la Sablonne, à Beauchemin ! le ruisselet qui traverse le hameau de Munois! ruisseau près de Symandre, en Bresse (Grognot). Assez rare.

Obs. Espèce variable, souvent revêtue d’une incrustation limoneuse, brunâtre ou olivätre. Nos exemplaires sont petits, allongés, minces, salis par une incrustation de couleur sombre indécise ; le sommet de la spire est corrodé; le bord columellaire est sensiblement tordu, très dilaté, très réfléchi, blanchâtre. Plusieurs ont un bourrelet blan-

TERRESTRES ET FLUVIATILES. 83 châtre intérieur. Ils se rapprochent de la variété marginata (L. marginata Mich. Compl. p. 88, pl. xvi, fig. 15-16). Ceux venant de la Bresse sont plus épais et plus solides.

Nous pensons que M. Jeffreys a été trop loin, en réunissant cette espèce au L. limosa.

Limnæa stagnalis Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. X, I, p. 77; Dup. Hist. Moll. p. 467, pl. xxun, fig. 10; Moq. Hist. Moll. 11, p. 471, pl. xxxiv, fig. 17-20; Limneus stagnalis Drap. Hist. Moll. p. 51, pl. 1, tig. 38-39.

Hab. les étangs, les marais, les fossés, les canaux, les rivières, les mares: la Courtavaud, à Premeaux! le ruisseau de Larrey, à Dijon! Très commun.

Obs. Le L. lacustris Stud. ne diffère pas, spécifiquement, de cette Limnée. C’est une simple variété à spire moins élevée, à test plus épais, plus solide, à dernier tour un peu anguleux et subcaréné supérieurement, et à ouverture plus ample et plus large, surtout supérieurement. Elle est très remarquable, mais je ne pense pas que l’on puisse lui conserver le rang d’espèce. M. Blanchet m'en a adressé des échantillons authentiques provenant du lac d’Yverdon (Suisse).

Limnæa palustris Müll. (Buccinum) Verm. Hist. II, p. 131; Dup. Hist. Moll. p. 465, pl. xxn, fig. 7; Moq. Hist. Mol. 1, p. 475, pl. xxxiv, fig. 25-85; Limneus palustris Drap. Hist. Moll. p. 52, pl."n, fig. 40-49, et pl. mn, fig. 1-2.

B. angistoma. Coq. plus petite, solide, régulièrement ovale conique; ouverture plus petite, ovoide; péristome continu ; bord columellaire non sinueux.

Hab. les fossés, les mares, les étangs, les marais, les canaux, et généralement toutes les eaux stagnantes. Très commun.

La var. angistoma, dans l'Ouche, à Dijon! Assez rare.

Obs. Test variable dans sa taille, sa consistance, sa coloration. Moquin-Tandon cite huit variétés principales, parmi lesquelles trois ou quatre, au moins, existent dans le département. La plus remarquable est notre variété angistoma. J'ai vu des exemplaires de variété elongata mesurant jusqu’à 35 mill. de hauteur; d’autres de la var. corvus {L. corvus Gmel.), très renflés, opaques, solides, noirâtres, et violacés intérieurement, ont un diamètre de 25 mill. En général, les individus capturés dans la Côte-d'Or sont d’une taille moyenne.

L'animal est lent dans ses mouvements, très vorace. Il aime à sortir de l’eau et rampe à la surface.

J’en ai nourri pendant un certain temps avec du biscuit de campagne réduit en poudre et détrempé dans l’eau; il s’accommode parfaitement de cette nourriture, qui a la propriété de faire développer, en quelques heures, sur les parois du vase et sur la coquille, des végétaux microscopiques de nature floconneuse ou filamenteuse. Visibles à l'œil nu, ces végétaux servent eux-mêmes à l'alimentation des mollusques captifs.

Ces végétations sont-elles des algues? Je n’oserais me prononcer. Au premier aspect, elles ressemblent à une moisissure soyeuse ; au bout de quelques jours, les filaments | avaient atteint près de 2 à 3 mill. de longueur. Ces filaments étaient incolores ou un peu blanchâtres, soyeux, droits, transparents, un peu floconneux ou par touffes rameuses. Ils constituaient bientôt des touffes épaisses et serrées, enveloppant la surface presque entière de la coquille. Au bout de quelques jours, des sporules blanchâtres apparurent au sommet des filaments. Au milieu de ces touffes floconneuses , s’accrochaient et circulaient avec agilité des animalcules, microscopiques comme les végétaux sur lesquels ils vivaient. Je ne me suis servi, pour cette observation, que d’une forte loupe (25 mai).

Dans un autre vase, pourvu d’une eau de même provenance, je détenais en captivité des Ancylus et des Hydrobia. Je leur offris la même nourriture, qu’ils semblèrent dédaigner. Je ne vis apparaitre, dans ce récipient, ni protophytes, ni protozoaires.

Limnæa glabra Mull. (Buccinum) Verm. Hist. If, p. 135; Dup. Hist. Mol. p. 4692, pl. xxu, fig. 9; Moq. Hist. Moll. IT, p. 478, pl. xxx1v, fig, 36-37; Limnæus elongatus Drap. Hist. Moll. p. 59, pl. m1, fig. 3-4; Limnæa leucostoma Lam. Anim. s. vert. VI, 2, p. 163; Mich. Compl. p. 89.

Hab. les fossés inondés des bords de la Saône (Grognot). Rare.

Obs. Je n’ai pas recueilli moi-même cette Limnée ; mais elle m'a été adressée par M. Grognot, d'Autun, qui m'’affirme qu’elle se trouve en Saône-et-Loire, à la limite des deux départements.

Limnæa truncatula Müll. (Buccinum) Verm. Hist. II, p. 430; Moq. Hist. Moll. IT, p. 478, pl. xxxiv, fig. 21-24; Limneus minutus Drap. Hist. Moll. p. 58, pl. nr, fig, 5-7; Limnæa minuta Dup. Hist. Mol. p. 469, pl. xxiv, fig. 1.

Hab. les fossés, les ruisseaux, les sources, les rivières, les canaux : l’Ouche, le canal de Bourgogne, etc. Beaux types dans le ruisseau des Chärtreux, à Dijon! La fontaine de la Douix, à Darcey, à la source même et jusque dans le souterrain! LEUR

Obs. Espèce très variable de taille. Deux variétés principales : l’une assez grande, un peu opaque, cendrée; l’autre plus petite, un peu transparente, cornée fauve. Elle hante les fossés sujets à desséchement pendant l'été, et s'enfonce alors dans la terre jusqu’au retour de l’eau.

Les individus qui vivent à la source de la Douix, à Darcey, dans les flaques d’eau de la grotte et du souterrain, sont très petits et assez fragiles.

ANCÇYLUS Geoffr.

Ancylus fluviatilis Müll. Verm. ist. I, p. 201; Drap. Hist. Moll. p. 48, pl. n, fig. 23-24; Dup. Æist. Moll. p. 490, pl. xxvu, fig. 1; Moq. Hist. Moll. If, p. 484, pl. XXXV, fig. 5-38; et pl. xxxvi, fig. 1-10, et 27-49.

B. capuliformis. Coq. assez grande, élevée, très convexe en avant et latéralement, d’un gris blanchâtre ; sommet aux trois quarts du diamètre antéro-postérieur, peu recourbé, obtus ; ouverture obovale-arrondie ; péristome non évasé (A. capuloides Jan, in : Porro Mal. Com. p. 87, pl. 1, fig. 7; Moq. loc. cit., pl. xxxvi, fig. 17).

y. deperditus. Coq. peu élevée, très bombée, subgibbeuse en avant, convexe latéralement, presque droite en arrière ; sommet très en arrière, peu recourbé, obtus; ouverture obovale ; péristome non évasé (A. deperditus Dup. Hist: Moll. p. 494, pl. xxvi, fig. 4; Moq. loc. cit., pl. xxxvi, fig. 49).

d, rupicola. Coq. plus petite, un peu déprimée, finement striée, roussâtre ou fauve; sommet en arrière, un peu aigu ; ouverture ovale-arrondie; péristome évasé, surtout en arrière (4. rupicola Bouh. Bull. d'Hist. nat., p. 19).

Hab. les fleuves, les rivières, les fontaines , les sources, sur les pierres : la Saône, l’Ouche, etc. Commun.

La var. capuliformis, dans un lavoir au bord de l’Ouche, à mi-chemin de Dijon à Plombières ! la Douix, à Châtillonsur-Seine! — La var. deperditus, dans la fontaine des Chartreux, à Dijon! la source de Bussy! la fontaine, à Velars! les sources de la Seine, à Billy! la source de la Norges! la Douix, à Darcey! source de la combe d’Arcey!... et la plupart des sources du département. — La var. rupicola, un bras de l’Ouche entre Dijon et Plombières ! le ruisseau de Brisecou, près Autun! Assez rare.

Obs. L'animal est d’un gris pâle ou cendré-ardoisé, un

peu transparent; yeux petits, ronds, noirs, bien apparents, à la base interne des tentacules ; tentacules peu allongés, élargis à la base, écartés, transparents, dépassant à peine le bord de la coquille; bouche grande, arrondie supérieurement, hérissée de papilles brunâtres, très visibles ; chaperon large, d’une nuance plus foncée que le pied, pointillé de noirâtre.

Il se nourrit de petites mousses, d'algues, et des conferves dont les pierres et les parois des fontaines sont recouvertes. Conservé dans un vase, si on le met à sec, il sait fort bien gagner le fond, et cherche les moindres traces d'humidité.

Pour opérer l’accouplement, le mâle se place sur l’individu faisant fonctions de femelle, penché vers le côté gauche. La verge est très grosse, linguiforme, plate, atténuée à l'extrémité, transparente, d’un gris pâle : on aperçoit par transparence le flagellum et le canal déférent. Le mâle la dirige sur le côté gauche de l'individu placé sous lui et cherche l’orifice femelle. Quand il l’a trouvé, il insinue ou applique simplement l'extrémité de la verge et demeure immobile. La figure donnée par Moquin-Tandon (op. cit., pl. xxx vi, fig. 6) représente exactement ce qui se passe à cette occasion. La ponte a lieu au bout de quelques jours. Ce sont des capsules lenticulaires, de 2 millimètres de diamètre, couleur de succin, renfermant de cinq à six œufs (rarement moins) triangulaires, disposés en rosace. L’éclosion a lieu au bout de vingt-cinq jours : il est facile de suivre les progrès de l'œuf et les évolutions de l’embryon.

A la sortie de l’œuf, les jeunes Ancyles se répandent sur les parois environnantes en quête de nourriture ; ils ont à peine 1 millimètre de grand diamètre. Leur petite coquille est obovale, translucide et très élégamment striée dans le sens vertical.

Jai conservé assez longtemps des individus atteints d’un

parasitisme singulier. Ils portaient autour d'eux, entre le corps et le test, certain nombre de petites annélides filiformes, d’un gris pâle, translucides, sans cesse en mouvement, s’allongeant et se retirant, et produisant l'effet de tentacules toujours agités. J'en ai compté douze sur le même individu. L'animal ne paraissait pas en souffrir. Ayant négligé de nourrir ces Ancyles, les annélides ont disparu au bout de quelques jours.

La coquille est souvent couverte de petites touffes d’algues ou de mousses microscopiques. Tantôt elle est salie par une incrustation vérdâtre, tantôt elle est parfaitement nette ; dans ce dernier état elle est blanchâtre, striée horizontalement et verticalement, et on peut la croire privée d’épiderme. La dépression apicale est bien visible alors, et le sommet un peu aigu.

Ancylus lacustris Linn. (Patella) Syst. Nat. ed. X, I, p. 783; Drap. Hist. Moll. p. 130, pl. 1, fig. 25-27; Dup. Hist. Moll. p. 497, pl. xxvi, fig. 7; Mogq. Aist. Moll. II, p. 488, pl. xxxvI, fig. 50-55.

Hab. les ruisseaux à eau dormante, les fossés, les canaux, sur les plantes aquatiques, notamment sur les tiges des : jones, et sur les feuilles des nénuphars et des potamogets : source de la Courtavaud, à Premeaux ! canaux et ruisseaux du parc, à Bressey-sur-Tille! flaques d'eaux aux environs ‘d’Auxonne! la Norges, à Norges! Assez commun; moins répandu toutefois que le précédent.

Obs. C’est vainement que j'ai cherché et recherché la variété Moquinianus (A. Moquinianus Bourg. Journ. Conch. 1853, p.197, pl. vi, fig. 9 ; Moq. Æist. Moll. p.488, pl. xxxvI, fig. 53) indiquée comme vivant à Dijon ou aux environs. Je n'ai rien vu de semblable ni à Dijon, ni dans la Côted'Or. Il est à craindre que l'indication de localité ne soit inexacte.

ORDRE 3. — Pectinibranchiata.

FAMILLE 1. — Peristomacea.

HYDROBIA Hart.

Hydrobia viridis Poir. (Bulimus) Prodr. p. 45; Dup- Hist. Moll. p. 5538, pl. xxvu, fig. 10; Turbo griseus Vall. Exerc. Hist. nat. p. 6; Cyclostoma viride Drap. Hist. Moll. p. 37, pl. 1, fig. 26-27; Bythinia viridis Moq. Hist. Moll. IT, p. 524, pl. xxxx, fig. 11-47.

Hab. les sources un peu élevées, sur les pierres : source du Rosoir (fontaine de Jouvence), au-delà de Messigny! les sources à Val-Suzon! la fontaine de la Douix, à Darcey! la source de la Seine, à Chanceaux ! Assez commun; moins répandu que les suivants.

Obs. Animal vivant (comme.ses congénères) par groupes nombreux au fond des sources vives, à eau limpide et froide, sur les pierres, dans la montagne. Il est timide, craintif, à mouvements très lents, se contractant et se laissant tomber au moindre contact ; il balance légèrement ses tentacules à droite et à gauche lorsqu'il est en marche. II est gris ou d’un gris noirâtre; tentacules assez allongés, cylindriques, tronqués au sommet, très écartés à la base; yeux assez gros, à la base externe des tentacules.

La coquille est ovoide-ventrue, avec 4 tours de spire très convexes ; l’ouverture est arrondie, à angle supérieur presque nul. Le plus souvent elle est entièrement recouverte d’un enduit du plus beau vert.

Hydrobia Reyniesii Dup. ist. Moll. p. 567, pl. xxvui, fig. 6; Bythinia abbreviata var. B, Moq. Hist. Moll. IT, p. à19.

Coquille subeylindroïde, un peu ventrue, presque lisse,

mince, assez solide, d’un corné clair, peu luisante; 4 à 5 tours de spire faiblement convexes, déprimés le long de la suture, séparés par une suture profonde et bien marquée, le dernier bordé d’une saillie en forme de carène obtuse; ouverture obliquement ovale, anguleuse supérieurement ; péristome réfléchi au bord columellaire, un peu épais. Haut. 2-3; diam. 1 mill. 3/4. — Opercule assez enfoncé, très mince, transparent.

Hab. les sources de la Seine, à Billy-les-Chanceaux ! Très abondant sur les pierres.

Hydrobia carinulata.

T. conoideo-elongata, læviuscula, translucida, grisea vel candidula, anfr. 5-6 rectiusculi, superne angulosi atque carinati; sutura larga, profunda, quasi canaliculata; apex subacuminatus; apert. obliqua, irregulariter ovato-piriformis, superne angulosa atque canaliculata; peristoma continuum, dextrorsum subexpansum.

Coquille conoïde-allongée, turriculée, presque lisse, à peine luisante, assez solide, transparente, grisâtre ou blanchâtre, recouverte d’un enduit gris-verdâtre assez épais, qui lui donne un aspect rugueux; à à 6 tours de spire plats, anguleux et carénés supérieurement, à accroissement régulier, séparés par une suture large, très profonde et comme canaliculée; sommet un peu acuminé; fente ombilicale à peine visible; ouverture oblique, irrégulièrement ovalepiriforme, fortement anguleuse et canaliculée supérieurement ; péristome continu, sinueux supérieurement, un peu épaissi vers le bord columellaire, un peu élargi ou plus avancé vers ie bord libre. Haut. 3-4; diam. 1 1/2-2 mill. — Opercule mince, transparent, lisse, peu brillant, assez enfoncé.

Hab. les sources au pied de la Côte (calcaire jurassique), sur les pierres : fontaine de Larrey, près Dijon (type)! fontaine des Chartreux, à Dijon! fontaine de Velars! source de la Norges! la Douix, à Châtillon-sur-Seine!... Très com-

mun. Je lai recueilli dans l'Aube et la Haute-Marne dans les mêmes circonstances. M. le docteur Baudon l’a recu de différents points de l’est, notamment de la Moselle.

Obs. L'animal est d’un gris sombre en dessus, plus pâle en dessous ; trompe grosse, noirâtre, proboscidiforme, un peu élargie et bilobée en avant; tentacules grisâtres, assez gros, très allongés, toujours en mouvement pendant la marche ; veux noirs, peu saillants, à la base latérale externe des tentacules; pied large, dilaté en avant, un peu atténué et arrondi en arrière.

Mollusque très timide, se renfermant et se laissant choir au moindre choc, portant sa coquille horizontale. II se nourrit des conferves et des mousses qui couvrent les pierres : on le voit aussi sur les tiges et les feuilles des plantes immergées.

La coquille est d’un gris clair, le plus souvent revêtue d’une incrustation verdâtre ou d’un gris-verdâtre, fréquemment érodée dans le sens longitudinal.

C’est sur des centaines d'individus que j’établis cette espèce, caractérisée par sa forme conoïde-allongée et turriculée, ses sutures profondes, sa carène marginale, ses tours aplatis , et la forme de l’ouverture. Vers le dernier tour de spire , la suture est tellement creusée et excavée, que le dernier tour semble souvent comme détaché de la spire. La carène est très prononcée et forme saillie extérieurement, et gouttière à l’intérieur.

L'Hydrobia carinulata ne s'élève pas dans la montagne comme l’Hydr. viridis.

‘Hydrobia brevis Drap. (Cyclostoma) Hist. Moll. p. 37, pl. x, fig. 2-3 ; Dup. Hist. Moll. p. 560, pl. xxvu, fig. À ; Bythinia brevis Moq. Hist. Moll. IL p. 523, pl. xxxIXx, fig. 6-10.

Coquille ovoide, quelquefois un peu allongée, à peu près

lisse, mince, fragile, transparente, d’un corné très pâle; 3 à 4 tours de spire assez convexes; les deux derniers formant les trois quarts de la coquille ; suture du dernier tour profonde ; sommet très obtus; ouverture ovale-arrondie, à peine anguleuse supérieurement; péristome continu, un peu épaissi. Hant. 2; diam. 4 mill. — Opercule très enfoncé, mince, concave, présentant des traces de spire et un noyau roussâtre.

Hab. un ruisseau, à Brisecou, près Autun (Grognot! Rare.

BYTHINIA Gray.

Bythinia tentaculata Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. X, I, p. 774; Moq. Hist. Moll. IT, p. 528, pl. xxxix, fig. 23- 44; Turbo janitor Vall. Exerc. Hist. nat. p.6; Cyclostoma impurum Drap. Hist. Moll. p. 36, pl. x, fig. 19-20 ; Paludina tentaculata Dup. Hist. Moll. p. 543, pl. xxvu, fig. 7.

Hab. les eaux tranquilles, rivières, canaux, marais, étangs, sur les pierres et les plantes. Très beaux exemplaires d’un corné rougeâtre et de grande taille dans le ruisseau de Larrey! Très commun partout.

PALUDINA Lam.

Paludina vivipara Linn. (Helix) Syst. Nat. ed. X, I, p. 772; Moq. Hist. Moll. IT, p. 535, pl. xt, fig. 25; Cyclostoma achatinum Drap. Hist. Moll. p. 36, pl. 1, fig. 18; Vivipara fasciata Dup. Hist. Moll. p. 540, pl. xxvn, fig. 6.

Hab. les rivières, les canaux, les marais, sur les plantes aquatiques, les pierres : le canal de Bourgogne, à Dijon, Velars! la Saône, à Auxonne! le Doubs, à Verdun ! la Loire! Commun. |

Obs. J’adopte la synonymie rectifiée par Moquin-Tan-

don, rectification qui a l'inconvénient de renverser les idées admises jusqu'ici au sujet de nos deux grandes Paludines. L'important est qu’il n’y ait pas confusion : or, les indications synonymiques que je consigne ne laissent pas matière au doute; et, dès lors, personne ne se méprendra sur la valeur et la portée de ma dénomination.

à FAMILLE 2. — Valvatacea.

VALVATA Muüll.

Valvata piscinalis Müll. (Nerita) Verm. Hist. Il, p. 172; Dup. Hist. Moll. p. 583, pl. xxvur, fig, 13 ; Moq. ist, Moll. I, p. 540, pl. x1, fig. 4-25.

GB. obtusa. Coq. plus ramassée, moins élevée, avec quatre ou cinq petites arêtes ou carinules, visibles surtout sur le dernier tour, vers l’ombilic; ouverture plus grande, moins arrondie, faiblement anguleuse supérieurement (Cyélostoma obtusum Drap. Tabl. Moll.p. 39; Hist. Moll. p. 33, pl. 1, fig. 14; Brard, Coq. Par. p. 190, pl. vi, fig. 17).

7. pusilla. Coq. plus petite, plus mince, plus striée, avec 4 tours 1/2 à la spire (Nerita pusilla Müll. Verm. Hist. I, p. 171; Valvata piscinalis var. «, Nilss. Mol. Suec. p. 86; Moq. loc. cit., p. 540).

9. costulata. Coq. peu élevée, striée-côtelée sur le dernier tour; stries espacées ; ouverture grande.

Hab: les rivières, les ruisseaux, les fontaines, sur les plantes aquatiques, les pierres : la Seine, l’Ouche, lArnisson, etc. Commun. :

La var. obtusa, dans l’Ouche, la Norges ! Commune. — La var. pusilla, dans le ruisseau de Larrey! Assez rare, + La var. costulata, dans l’Ouche! Rare.

Valvata contorta Menke, in : Zeitschr. Malak. 1849, p. 416; Stein, Schneck. Berl. pl. n, fig. 27.

Coquille ovoide-trochiforme, un peu conique supérieurement, assez ventrue, striée, stries très fines et très serrées, solide, un peu opaque ou à peine transparente, subobscure, olivâtre-pâle, ou roussâtre, mélangé de vert pâle, surtout sur le dernier tour; à à 6 tours de spire très convêxes, séparés par une suture profonde; ombilic étroit, à moitié recouvert par le bord columellaire ; ouverture ovale-arrondie, un peu anguleuse supérieurement ; péristome continu, adhérent, un peu évasé et réfléchi vers le bord columellaire. Haut. 7-8; diam. 5-6 mill. — Opercule arrondi, avec un angle obtus supérieur, mince, légèrement concave, transparent, couleur de corne claire, mamelonné en dessous et brillant; spire composée de 5 à 6 tours assez larges.

B. gratiosa. Coq. plus petite, élégamment trochiformeélevée, très finement striée, moins épaisse, d’un blondroussâtre. Haut. 5; diam. 4 mill.

Hab. les fleuves, les rivières, les lacs : la Saône, à Charrey! Assez commun; moins répandu que lespèce précédente.

Obs. Il est facile de distinguer cette espèce du V. piscinalis à son test ovoïde trochiforme, plus solide, à sa taille plus grande, à sa spire plus élevée, à ses tours plus nombreux, à son ombilic plus étroit, et enfin à son ouverture moins portée à droite, et relativement moins grande.

Férussac a-t-il connu cette Valvée?.. C’est assez probalbe; il en distinguait huit espèces en France. Comment l’a-t-il désignée? L'absence de diagnoses ne permet pas d'émettre un avis positif, et j'en suis réduit aux conjectures (Conf. Férussac, Essai d'une méth. conch., 1807, pp. 103 et 198). 7”

M. Colbeau parait l'avoir signalée sous le nom de .

piscinalis var. fluviatilis. Elle habiterait la Meuse, aux environs de Namur (Voyez : Colbeau, Matériaux pour la faune malacologique de Belgique. I. Liste des Moll. terr. et fluv. Bruxelles, 1859, in-8, p. 11). Selon M. Mürch, ce serait le V. antiqua Morris (Syn. Brit. Foss. 1843, p. 166).

Valvata cristata Müll. Verm. Hist. II, p. 198; Dup. Hist. MOW. p. 587, pl. xxvir, fig. 16; Moq. Hist. Moll. p. 544, pl. xui, fig. 32-36; Valvata planorbis Drap. Hist. Moll. p. 41, pl. 1, fig. 34-35.

Hab. les rivières et les eaux stagnantes, sur les feuilles des plantes aquatiques : l’Ouche, à Dijon! la Courtavaud, à Premeaux! Assez rare.

FAMILLE 3. — Neritacea.

NERITINA Lam.

Neritina fluviatilis Linn. (Nerita) Syst. Nat. ed. X, I, p. 71717; Dup. Hist. Moll. p. 591, pl. xxIx, ‘fig. 1; Nerita fluviatilis Drap. Hist. Moll. p. 81, pl. 1, fig. 3-4; Moq. Hist. Moll. IL, p. 549, pl. xzu, fig. 21-33.

B. thermalis. Coq. ovale, assez convexe, finement striée, peu épaisse, d’un corné verdâtre ou olivâtre foncé, ornée de taches ou linéoles plus pâles; sommet très en arrière, un peu saillant; ouverture d’un roux verdâätre; lame columellaire bleuâtre, blanche vers le bord, lequel est droit (Nerilina thermalis Boub. Bull. Moll. 1833, -p. 11; Moq. loc. cit., p. 549, pl. xLu, fig. 35-36; N. Prevostiana Dup. loc. cit., p. 593, pl. xxix, fig. 2).

Hab. les fleuves, les rivières, sur les pierres : la Saône! Commun.

La var. thermalis, dans la source thermale de la Courtavaud, à Premeaux, où elle est abondante! On la trouve

aussi en Saône-et-Loire : la Selle, près de Tachère (Grognot!); la Bresse (id.).

Obs. Cette variété est intéressante et mérite d’être signalée. Nos exemplaires paraissent intermédiaires entre la var. fontinalis et la var. thermalis ; ils tiennent davantage de cette dernière. Ils sont d’un vert très sombre et laissent apercevoir, cà et là, quelques taches allongées, plus pâles. La forme et la taille se rapportent aux figures données par Dupuy et Moquin-Tandon. Trois tours de spire dont le sommet est corrodé. L’opercule est d’un brun rougeâtre, surtout vers le bord externe; il porte de À à 3 impressions spiraliformes, aboutissant au noyau marginal.

CLASSE 2. — Acephala.

ORDRE 1. — Lamellibranchiata.

FAMILLE 1. — Naïadea.

ANODONTA Lam,

Anodonta cygnea Linn. (Mytilus) Syst. Nat. ed. X, I, p. 706; Drap. Æist. Moll. p. 134, pl. xu, fig. 1 ; Dup. ist. Moll. p. 601, pl. xv, fig. 14; Drouët, £'tud. Naïad. 1, p. 5, pl. 1; Moq. Aist. Moll. I, p. 557, pl. XLUI Et XLIV.

G. ventricosa. Coq. grande, plus ventrue, d’un jauneverdâtre; bord inférieur sinué (A. ventricosa Dup. p. 603, pl. xvi, fig. 13 ; Drouët, £tud. Naïad. TI, p. 8).

y. Cellensis. Coq. plus allongée, plus mince, d’un vert olive, moins brillante; bords supérieur et inférieur parallèles (A. Cellensis C. Pfeiff. Deutsch. Moll. T, p. 116, pl. 6, fig. 4; Dup. p. 603, pl. xvi, fig. 14; Drouët, £tud. Naïad. ip; 41, pli 0):

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