Pleurotoma Milne-Edwardsi, LOocAaRD
PL. V, fig. 13-15.
Pleurotoma Milne-E dwardsi, Locard, 1896. Nova sp.
Descripriox. — Coquille de très grande taille, d’un galbe fusiforme étroitement élancé, plus développé en dessus qu’en dessous. Spire haute, composée de 9 à 10 tours à croissance très lente en diamètre, rapide en hauteur, régulière, progressive, les premiers tours à profil vaguement arrondi, les suivants avec une angulosité supra-médiane accompagnée de deux parties presque planes, l’une oblique dans lé haut, l’autre droite; avant-dernier tour à profil d'abord légèrement concave en dessous de la suture, puis anguleux par suite de la saillie des costulations, ensuite
presque rectiligne et bien vertical; dernier Lour égal, à sa naissance, à un
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peu moins des deux tiers de la hauteur {otale, un peu concave en dessus, se terminant par un canal assez allongé, ouvert et droit. Suture linéaire néanmoins bien accusée. Ouverture égale à un peu moins de la demi-hauteur totale, faiblement échancrée par l'avant-dernier tour, un peu oblique, étroitement subovalaire, plus rétrécie en bas qu’en haut. Péristome simple, discontinu, tranchant: bord externe muni d'une fente pleurotomoïdale large et peu profonde, un peu arqué dans cette partie, ensuite très largement arqué jusqu'à la base du canal : bord columellaire d’abord légèrement oblique sur une faible longueur, ensuite droit jusqu'à la base du canal. Test solide, un peu épaissi, orné de côtes longitudinales, de cordons décurrents et de stries d’accroissement : côtes longitudinales au nombre de 15 sur l’avant-dernier tour, d'abord peu accusées et très obliques dans le haut des tours, ensuite plus marquées sur la ligne carénale,devenant presque droites,très légèrement flexueuses et de plus en plus obsolètes depuis la ligne carénale jusqu’à la base; cordons décurrents larges, peu saillants, comme aplatis, peu réguliers, visibles surtout en dessous de la ligne carénale : devenant plus accusés dans le bas du dernier tour, formés par des séries de filets minces et peu réguliers: stries d’accroissement bien marquées, surtout au dernier tour, très fluxueuses, suivant le profil des tours, constituant l'unique ornementation des tours, dans la partie plane ou concave qui suit la suture, là où les côtes sont obsolètes. Épiderme d'un jaunacé grisâtre très clair, un peu terne, recouvrant un test blanchâtre.
Dimexsioxs. — Hauteur totale 60 millimètres.
Diamètre maximum 20 —
OrsERvATIONS. — Cette magnifique espèce, la plus grande parmi les Pleurotonidæ rapportés par le « Travailleur » et le « Talisman », apparlient au même groupe que le P/eurotoma latisinuatum de E. À. Smith (1). Mais il en diffère : par sa taille deux fois plus grande ; par le profil de ses tours, l’avant-dernier par exemple, dont la ligne carénale est notablement plus supérieure ; par ses costulations longitudinales plus nombreuses, plus serrées, bien plus rapidement atténuées dans le bas, plus
(1) Pleurotoma latisinuata, E. A. Suira, 1877. In Ann. and mag. nat. Hist., sér. #, XIX, p. 49#. — In Boo Warsow, 1886. Voy. « Challenger », XV, p. 304, pl. XVIIL fig. 6.
étroites, plus anguleuses et plus obliques dans la partie saillante : par sa fente pleurotomoïdale bien moins découpée; par ses cordons décurrents plus larges, ete. Nous sommes heureux de donner à cette belle forme le nom du savant président de la commission des dragages.
Parmi les P/eurotomideæ déjà connus, nous voyons encore le P/eurotoma Kaderlyi, Lischke, du Japon (1), qui a quelque analogie avec notre coquille; mais cette dernière se distingue : par sa taille un peu plus petite: par sa spire moins haute; par son dernier tour beaucoup plus allongé, moins ventru dans le haut, plus lentement atténué:; par son ouverture plus haute et plus régulièrement piriforme; par son canal plus droit; par son bord externe plus largement arqué et sinué seulement vers la base; par son bord columellaire bien plus droit; par ses costulations moins saillantes, moins allongées; par son sinus pleurotomoïdal moins profond: enfin par son mode de coloration, ete. Enfin on peut encore rapprocher notre coquille du P/eurotoma adelphum, de MM. Dautzenberg et H. Fischer (2) : mais elle s'en sépare : par sa taille bien plus grande ; par son galbe plus effilé ; par ses ours moins convexes, plus nettement anguleux vers le milieu, plus droits vers le bas ; par son dernier tour moins gros: par ses costulations longitudinales plus fortes,
moins nombreuses ; par son canal plus droit et plus allongé, ete.
Stations :
1. Z'alisiman, 1883. Dragage 42. — Profondeur 2,104 m. À l'Ouest du Maroc.
2, — 1883. Dragage 127. — Profondeur 1,257 m. Entre Pico et Saint-Georges (Acores).
2, Pleurotoma Fischeri, Locarp.
PI. V, fig. 16-19.
Pleurotoma Fischeri, Locard, 1896. Nova sp.
Descripriox. — Coquille de grande taille, d’un galbe fusiforme nettement lancéolé. Spire allongée, composée de 9 tours à croissance un peu rapide en hauteur, lente en diamètre, les premiers à profil largement convexe,
(1) Plewrotoma Kaderlyi, Liscuxe, 1872. In Malac. Blatter, XAX, p. 100. — Surcula Kaderlyi, TraYON, 1884. Man. conchology, pars. XXIV, p. 239, pl. VI, Gg. 75.
(2) Pleurotoma adelpha, DaurzexeerG ET H. Fiscner, 1896. In Mém. Soc. 200. France, IX, p. #1#, pl. XVII, fig. 9.
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les suivants d’abord un peu concaves en dessous de la suture, puis anguleux vers les deux tiers de la hauteur, ensuite très légèrement convexes : dernier tour égal, à sa naissance, à plus des deux tiers de la hauteur totale, à profil interne du côté opposé au labre largement convexe, puis lentement et progressivement atténué dans le bas, terminé par un canal droit, très large, très ouvert, assez allongé, Suture linéaire néanmoins sensible. Sommet pelit, mamelonné. Ouverture étroitement ovalaire, égale à la moitié de la hauteur totale, subarrondie dans le haut, allongéerétrécie dans le bas. Péristome simple à bord non continu: bord externe muni dans le haut d’une encoche pleurotomoïdale large et peu profonde, faiblement arqué en avant, assez largement arrondi dans le haut, puis recto-déclive jusqu’en bas: bord columellaire un peu arqué à la partie supérieure, ensuite droit et peu tordu, jusqu’à l’extrémité du canal, accompagné d’un callum sensible et peu développé. Test solide, un peu épaissi, orné de costulations longitudinales, de cordons décurrents et de stries d’accroissement : côtes longitudinales étroites, plus ou moins arrondies, subégales, laissant entre elles des espaces intercostaux de même largeur que leur épaisseur, au nombre de 15 à 16 sur l’avant-dernier tour, devenant obsolètes, ou mieux se confondant avec les stries d’accroissement dans la partie concave des tours qui suit la suture, s’allongeant ensuite sur le reste des tours en s’atténuant légèrement dans le bas, presque égales en hauteur, sur le dernier tour, à celles de l’avant-dernier, ensuite rapidement obsolètes ; cordons décurrents très irréguliers, étroits, un peu saillants mais espacés sur les premiers tours, aplatis, serrés et confus sur le dernier, devenant plus fortset plus réguliers au voisinage du canal ; stries d'accroissement fines, ondulées, très irrégulières, se confondant avec les côtes dans la partie supérieure des tours et dans toute la base du canal. Coloration d’un blanc grisätre un peu terne, avec un épiderme d’un jaunacé clair.
DiMExsioxs. — Hauteur totale 40 à 45 millimètres.
Diamètre maximum 15 à 17 —
Ogservarioxs. — Nous sommes heureux de donner à cette espèce le
nom de notre savant et bien regretté ami le D° Paul Fischer, qui faisait