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Pleurotoma neotericum, Loan

PIAVIT SM 0:

Pleurotoma neotericum, Locard, 1896. Nova sp. (L).

DescriprioN. — Coquille de petite taille, d’un galbe fusiforme-turri-

culé, étroitement élancé, beaucoup plus développé en dessus qu'en

(1) Neofericus, 4, um, récent.

GASTROPODA. 173

dessous. Spire haute, acuminée, composée de huit tours à croissance assez rapide en hauteur, un peu lente en diamètre, à profil nettement concave sur la première demi-hauteur, ensuite légèrement convexe et un peu rentrant sur l’autre; dernier égal à environ les trois cinquièmes de la hauteur totale, ayant d’abord le même profil concave dans le haut que les tours précédents, ensuite à profil latéral, du côté opposé au labre, largement convexe sur sa demi-hauteur, puis atténué rapidement et terminé par un canal large, ouvert, court el très légèrement retroussé en arrière, troncatulé dans le bas. Suture linéaire un peu ondulée. Sommet petit, lisse, obtus-mamelonné. Ouverture notablement plus petite que la demi-hauteur, étroitement allongée dans une direction oblique, faiblement anguleuse tout à fait dans le haut, rétrécie vers le canal. Péristome subcontinu ; bord externe très tranchant, bien arqué en avant, muni dans le haut d’une encoche pleurotomoïdale très large et peu profonde, profil latéral arrondi dans le haut, s’infléchissant ensuite suivant une direction presque recto-déclive jusque vers le bas du canal où il se redresse légèment; bord columellaire ondulé en forme d'S, descendant en pointe jusque vers le bas du canal, accompagné dans le haut d’un callum très sensible, mais peu large. Test solide, un peu épais, subdiaphane, orné de côtes longitudinales, de cordons décurrents et de stries d'accroissement: côtes longitudinales fortes, à peine obliques, au nombre de 1# sur l’avant-dernier tour, très obsolètes dans la région concave des tours, mamelonnées-tuberculeuses au milieu, descendant en se rétrécissant un peu jusqu’au bas des tours, s'étalant au dernier tour sur sa demi-hauteur, puis s’atténuant progressivement sur le canal; cordons décurrents forts, réguliers, très serrés, recouvrant la totalité du test, à peine plus larges à la base du dernier tour, les deux ou trois premiers au-dessous de la suture formant une légère saillie; stries d’accroissement très fines, assez régulières, un peu flexueuses, peu sensibles. Coloration d’un blane terne, un peu grisâtre, plus pâle et plus brillant à l’intérieur. DIMENSIONS. — Hauteur totale 11 millimètres 1/2. Diamètre maximum 4 —

OBSERVATIONS. — Par son galbe général, cette petite forme se rapproche

incontestablement du Pleurotoma centimatum ; aussi avons-nous cru devoir la classer à sa suite. Mais son mode d’ornementation tient encore du PE. Talismant. On distinguera notre nouvelle espèce du Pleurotoma cenmatin : à sa laille beaucoup plus petite; à son galbe un peu moins effilé; à son dernier tour proportionnellement plus gros et plus haut ; à son canal un peu moins court; à ses tours moins découpés par les côtes longitudinales; à ses cordons décurrents qui recouvrent tout le test; à sa suture ondulée mieux définie par une sorte de bourrelet qui l'accompagne. Comme nous l'avons dit, nous retrouvons un mode d’ornementation similaire chez le P/eurotoma Talismani, mais la taille et l'allure de la coquille sont si différentes qu'il nous semble bien inutile d'insister sur les autres caractères différentiels de ces deux espèces.

Le Pleuroloma rosacea de Reeve (1), qui vit sur les côtes occidentales d'Afrique, peut également être comparé avec le P£ neotericum. On dislinguera cette dernière espèce : à sa taille presque petite; à son galbe plus grèle, plus délicat; à sa spire bien plus élancée ; à son dernier tour plus haut et bien moins ventru ; à son ouverture moins piriforme ; à son bord externe plus arqué en avant et plus largement encoché dans le haut; à ses côtes longitudinales moins nombreuses, moins régulières

dans leur profil, plus mamelonnées ; à son canal plus élargi, ete.

Stations :

1. Travailleur, 1881. Dragage 1. — Profondeur 555 m. Au large de Marseille. 2. Talisman, 1883. Dragage 97. — Profondeur 2,324 m. Cap Mérick (Sénégal). à. — 1883. Dragage 127. — Profondeur 1,257 m. Entre Pico et Saint-Georges

(Açores).

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