‹ Mollusques testacésChapitre 153 sur 407 · Bela recondita, TiBERI · texte numérisé non relu

Bela recondita, TiBERI

PL. XII, fig. 18-22.

liymnobela recondila, Tiberi, 1890. Teste de Monterosalo, Conch. prof. Palermo, p.27.

Descriprion, — Coquille de taille moyenne, d’un galbe ovoïde assez allongé, un peu plus développé en dessus qu’en dessous. Spire peu haute, un peu obtuse, composée de 8 à 9 tours, à croissance lente en hauteur mais rapide en diamètre, à profil nettement concave dans le haut des tours, sur un peu plus de la moitié de la hauteur, ensuite largement convexe jusqu'à la base; dernier tour, plus grand, à sa naissance, que les {rois quarts de la hauteur totale, avec le mème profil dans le haut que les tours supérieurs, ensuite largement arrondi, puis atténué un peu rapidement et terminé dans le bas par un canal très large, presque droit, assez allongé et bien ouvert. Suture linéaire bien accusée. Sommet pelil, mamelonné, surmontant deux tours embryonnaires bien arrondis el linement décussés. Ouverture un peu plus grande que la demi-hauteur totale, assez large, subrectangulaire un peu oblique, un peu plus rétrécie en bas qu'en haut, inscrite dans un plan presque vertical. Péristome à bords subcontinus ; bord externe mince et tranchant, muni dans le haut d'un sinus pleurotomoïdal très peu sensible, protil latéral d'abord nettement concave dans le haut, ensuite convexe-oblique et déelive latéralement, légèrement redressé à la base le long du canal ; bord columellaire en forme de S très allongé, descendant en pointe jusqu'à la partie infé-

rieure du canal, accompagné dans le haut d'un callum très accusé mais peu

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développé. Test un peu mince, assez solide, orné de costulations longitudinales, de cordons décurrents et de stries d'accroissement : costulations longitudinales au nombre de 18 sur l’avant-dernier tour, droites, arrondies. obliques, atténuées dans le haut des tours, se confondant avec des plis plus nombreux logés au voisinage de la suture et formés par des stries d’accroissement, descendant en diminuant d'épaisseur jusqu'au bas des tours, et au dernier tour jusqu'à mi-hauteur, ni mamelonnées à la carène, ni bifides dans le bas, laissant entre elles des espaces intercostaux bien plus larges que leur épaisseur; cordons décurrents continus, rapprochés, recouvrant tout le test, obsolètes dans la région supérieure des tours, plus accusés dans le bas à la partie inférieure du dernier tour jusqu'à la base du canal. Stries d’accroissement onduléesflexueuses, assez marquées dans le haut des tours où elles forment, vers la suture, des plis réguliers, courts, assez distincts. Coloration d'un blanc jaunacé, un peu terne, plus blane et plus brillant à l’intérieur.

DimExsioxs. — Hauteur totale 25 millimètres.

Diamètre maximum 10 —

OpservarTioNs. — Notre savant ami M. le marquis de Monterosato à bien voulu comparer notre échantillon avec le type de Tiberi, et a conclu à l'identité de ces deux formes. Mais il est étrange de voir des auteurs comme Trayon par exemple, vouloir identifier cette espèce avec le Bela torquata de Philippi (1); ces deux formes appartiennentau même groupe, mais ont un mode d’ornementation absolument différent ; il suflit, pour s’en rendre compte, de comparer notre description et notre figuration avec celles de Philippi. Le Bela recondita aurait au contraire plus d'analogie avec le P/eurotomella Bairdii de Verrill et Smith (2). Mais il s’en sépare : par sa taille beaucoup plus petite, par son galbe moins court et moins trapu ; par sa spire plus allongée ; par ses tours plus concaves dans le haut; par ses costulations plus étroites, moins nombreuses, moins allongées au dernier tour; par ses cordons décurrents plus forts, plus réguliers, plus accusés sur la totalité du test; par l'allure de ses

1) Pleurotoma torquatum, Paruepr, 1844. Enum. Moll: Siciliæ, I, p. 171, pl. XAVE, fig. 13. (2) Pleurotomella Bairdü, Verrizz et Smir, 4884. In Trans. Connecticut Acad., VI, p. 147, pl. XXXI, fig. 1

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tours embryonnaires ; enfin par ses caractères aperturaux qui en font un Bela plutôt qu'un Pleurotomella.

Il convient encore de rapprocher le Bela recondita des deux autres espèces que nous venons de décrire et qui appartiennent au même groupe. On le distinguera du Bela polysarca : par son galbe bien moins court et bien moins ventru; par ses tours supérieurs plus excavés dans le haut; par son dernier tour bien moins gros ; par sa spire plus haute et plus acuminée ; par son ouverture bien plus étroite: par ses costulations bien moins nombreuses, plus fortes, plus arrondies, plus accusées, elec. Comparé au Pela abyssorum, on le reconnailra : à son ensemble moins étroitement allongé, moins renflé; à sa spire moins acuminée ; à son dernier tour un peu plus gros: à ses costulations longitudinales plus grèles, plus hautes, non arrondies-mamelonnées à la suture, descendant toujours jusqu'au bas des tours, jamais bifides, plus fortes et plus allongées au dernier tour ; à ses cordons décurrents plus nombreux, plus serrés, plus accusés dans le bas des tours; à ses stries d’accroissement formant des plis nombreux, bien réguliers au voisinage de la suture, etc.

EXTENSION GÉOGRAPHIQHE ET BATHYMÉTRIQUE. — Le Bela recondita à été

observé sur les côtes de Sicile, dans les fonds des environs de Palerme.

Sialions :

1. Zravailleur, 1882. Dragage 40. — Profondeur 1,900 m. À l'Ouest du Maroc. 2. Talisman, 1883. Dragage 98. — Profondeur 2,334 m. A l'Ouest du Sahara. 3: — 1883. Dragage 126. — Profondeur 1,258 m. Entre Pico elSt-Georges (Acores).

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