‹ Mollusques testacésChapitre 154 sur 407 · Bela turriculata, MoxrTAGu · texte numérisé non relu

Bela turriculata, MoxrTAGu

Murex turricula, Montagu, 1802. Test. Britannica, K, p. 262, pl. IX, fig. 1.

— angulatus, Donovan, 1803. British shells, V, pl. CLVI. Pleurotoma turricula, de Blainville, 1826. Faune francaise, p.104. fusus turricula, Fleming, 1828. British anim., p. 349.

— turriculus, Brown, 1845. ZI. conch., p. 7, pl. V, fig. 51-52. Mangelia turricula, Forbes and Hanley,1853 ist. Brit. Moll., I, p.450, pl. CXI, fig.7 ets. Bela turricula, Trayon, 1884. Man. conch., part. XXIV, p. 219, pl. XXX, fig. 93. Hdropleura turriculata, Locard, 1886. Prodr. conch. franç., p. 127.

OBSERVATIONS. — Convient-il de réunir au Bela lurriculata, comme le

prétend Trayon, les 2. scalaris Müller, B. scalaroides Sars, B. Woodiana Müller, P. harpularia, var. rosea Sas, ete. ? Nous ne le pensons pas ; ces différentes formes ont bien en réalité plus d’un point commun; mais ce sont plutôt des espèces distinctes d’un même groupe. Nous rapportons les échantillons du « Travailleur » au véritable Zela turriculata de Monlagu, tel que nous le trouvons sur les côtes de France et d'Angleterre. C'est déjà une espèce passablement polymorphe, puisqu'on peut YŸ relever des var. major, minor, elongata, curta, obesa, ete., qui se définissent elles-mêmes par rapport au type figuré par Montagu.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Quoique quelques auteurs aient indiqué cette espèce dans la Méditerranée, nous croyons néanmoins qu'elle ne vit réellement que dans l'Atlantique. Il est probable qu'on la retrouve dans la région septentrionale, mais on l’a souvent confondue avec d’autres formes voisines du même groupe; nous la connaissons surtout en Angleterre et en Écosse, ainsi que sur toutes nos côtes de France ; on la retrouve dans la Manche jusqu'à Dunkerque. On la rencontre dans des milieux relativement peu profonds: Jeffreys l'indique en Angleterre entre 18 et 274 mètres. Dans l'Atlantique, sur les côtes de France, nous la voyons dans les zones herbacée et corallienne.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Le Bela turriculata fait partie de la faune des terrains quaternaires, du Norwich et du Red Crag d'Angleterre.

Stations :

1. Travailleur, 1882. Dragage 2. — Profondeur 608 m. Au Nord de l'Espagne. 2 — 1882. Dragage 16, — Profondeur 627 m. A l'Ouest du Portugal. 3. — 1882. Dragage 18. — Profondeur 550 m. A l'Ouest du Portugal. 4 — 1882. Dragage 25 — Profondeur 460 m. Au Sud-Ouest du Portugal. 5) — 1882. Dragage 40. — Profondeur 1,900 m. A l'Ouest du Maroc.

>. Bela Trevelliana, Turron.

Pleurotoma Trevelliana, Turton, 1841. Zn Ann. mag. nat. Hist., VI, p. 351.

— reliculata, Brown, 1845. Il. conch., IV, p. 398, pl. V. fig. 29-30.

— decussata, Reeve, 1845. con. conch., pl. XIX, fig. 159. Mangelia Trevelliana, Forbes and Hanley, 1833. Brit. Moll., WI, p. 452, pl. CXIL, fig. 1-2. Bela Trevelliana, Trayon, 1884. Man. conch., part. XXIV, p. 221, pl. XXXIII, fig. 65. Haædropleura Trevelliana, Locard, 1886. Prodr. conch. frane., p. 127.

Ogservarioxs. — Cette espèce bien figurée dans la plupart des iconosraphies est plus constante que la précédente; elle ne semble varier que par la taille. Les dragages ne nous en ont ramené qu’un échantillon.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — L'extension géographique du Bela Trevelliana paraît plus considérable que celle du PB. furriculata. Dans le Nord il remonte au Spitzhberg, au Groenland, dans toute la presqu'ile Scandinave, pour descendre en Écosse, en Irlande, aux îles Loffoden, aux Hébrides et sur toutes les côtes occidentales de l'Angleterre ; sur les côtes de France nous ne le connaissons que dans la partie Sud et dans le Golfe de Gascogne. A l'Ouest il franchit l'Atlantique et se retrouve dans le Nord de l'Amérique sur fes côtes du Massachusetts. En même temps que son extension géographique se développe, son extension bathymétrique devient également plus grande. G. O. Sars lui donne un habitat variant entre 11 et 183 mètres de profondeur, tandis que Jeffreys le fait descendre à #79 mètres. Le même auteur l'indique dans le Yorkshire entre 91 et 110 mètres. Sur les côtes de France nous le retrouvons entre 90 et 150 mètres; en Amérique il descendrait à 366 mètres. Enfin M. le BJ. de Guerne l’a dragué dans le Varangerfjord, en Laponie, par 12% mètres de profondeur.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Cette espèce n’est connue à l’état fossile que dans les formations quaternaires de l'Angleterre et de la Norvège.

Slalion :

1. Jravailleur, 1882. Dragage 79. — Profondeur 900 m. Golfe de Gascogne.

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