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Murex leucas, P. FISCHER

PI. XV, fig. 10-13.

Murex leucas, P. Fischer, 1883. Hss. in collect. (2). Descripriox, — Coquille de taille assez grande, d’un galbe fusiforme | S ) 5 triptérique bien allongé, plus développé en dessous qu’en dessus. Spire

1) Murex Senegalensis, GMELIN, 1789. Systema naturæ, édit. XIII, p. 3537.

2) Cette espèce est figurée sans spécification dans la partie gauche de la fig. 37 de La we au fond

des mers, par M. Filhol, d'après un échantillon communiqué par P. Fischer.

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baute, acuminée, composée de 9 à 10 tours, les premiers, après les tours embryonnaires, fortement anguleux, les 3 derniers bien convexes, à croissance rapide en hauteur et lente en diamètre ; dernier tour arrondi dans le haut, terminé dans le bas par un canal ouvert, extrêmement allongé, grèle, retroussé en arrière et latéralement vers son extrémité. Suture linéaire bien accusée, faiblement marginée. Sommet un peu gros. mamelonné, surmontant 1 ou 2? tours embryonnaires arrondis, presque lisses. Ouverture ovalaire-piriforme, plus haute que large, un peu arrondie dans le haut, terminée dans le bas par un canal foliacé bien ouvert, plus court, mais accolé contre le canal normal. Péristome interrompu; bord columellaire formé par une large expansion foliacée, frangé à la périphérie, plissé en dedans comme en dehors, mince et tranchant, renversé en dehors, à profil latéral arrondi, à peine retroussé dans le haut à son insertion; bord columellaire épaissi, un peu noduleux à la naissance du canal, accompagné d’un callum mal défini. Test solide, assez mince, subtransparent, orné de varices longitudinales et de cordons décurrents : varices longitudinales au nombre de 3 sur l'avantdernier tour et de 2 sur le dernier, le développement du péristome simulant la troisième varice, très minces, très hautes, foliacées, avec la face interne plus ou moins imbriquée; cordons décurrents très vaguement accusés en bas du dernier tour et formant, par leur prolongement sur la membrane de la varice, des costulations étroites, rapprochées et se reproduisant sur le bord externe, Coloration d’un beau blane à peine Jaunacé, un peu terne, passant au blanc nacré à l’intérieur. DiMExSIOXS. — Hauteur totale 48 millimètres.

Diamètre maximum 27 —

OgservarTioxs. — Le Murex leucas, ainsi dénommé par P. Fischer, n’a pas encore été décrit. Cette magnifique espèce ne peut être rapprochée que du Murex tripterus de Born (1) dont Kiener a donné une excellente figuration (2). Ces deux espèces appartiennent au même groupe des Pteronotus et ont un mode de répartition des varices ornementales similaire. Mais le Murex leucas s’en distinguera : par son galbe plus

(1) Murez tripterus, Born, 1780. Mus. Cæsar. Vindobonensis, pl. X, fig. 18-29. (2) Murex tripterus, KiExer, 1836. Cog. viv., pl. XXVI, fig. 2.

allongé; par ses tours plus lisses, plus dénudés, plus convexes ; par son ouverture moins arrondie et beaucoup plus ouverte; par son canal plus large et plus ouvert; par son péristome simple, c’est-à-dire formé uniquement par une expansion du test; par ses varices ailiformes plus fortement ondulées sur les bords, avec une expansion plus aiguë dans le haut; par ses cordons décurrents bien plus atrophiés; par sa coloration monochrome plus pâle, ete.

Cette espèce est très régulière, très constante, dans son galbe comme dans son mode d’ornementation. Suivant l’âge, les plis qui décorent les expansions ailiformes sont plus ou moins allongés, plus ou moins accusés, mais ils sont toujours fins et réguliers, de telle sorte que le bord de l'aile est finement découpé. D'autre part, ces mêmes ailes sont terminées dans le haut par une sorte de saillie plus forte et retroussée en l'air. Sur les tours supérieurs nous retrouvons ee même mode de décoration, mais sur les 3 ou 4 premiers tours les varices sont plus

nombreuses et plus atrophiées.

Slalions :

1. Zalisman, 1883. Dragage 71. — Profondeur 640 m. A l'Ouest du Sahara.

le

». Murex pomiformis, Manrrini.

Murex pomiformis, Martini, 1787. Conch. Cab., pl. CIX, fig. 1020-1023. — pomum, Gmelin, 1789. Systema naluræ, édit. XII, p. 3528. asperrimus, de Lamarck, 1822, Anim. sans vert, VIL, p. 164. — oculalus, Reeve, 1845. /con. conch., fig. 36. Mexicanus, Pelit de la Saussaye, 1852. Zn Journ. conch., I, p. 54, pl. I, fig. 9. — (Phyllonotus) pomum, Dall, 1889. Zn Bull. Mus, comp. :0ol., Cambridge, XVHI, p. 198, pl. XVI, fig. 2.

OBSERVATIONS. — Il est bien reconnu que le Murex asperrimus de Lamarck est la même espèce que celle que plusieurs auteurs ont décrite elfigurée avant lui sous le nom de Wurer pomum ou mieux pomiformis. Cette forme paraît assez variable ; la spire peut être plus ou moins élevée, le canal plus ou moins allongé ; suivant les colonies, la taille est égale-

ment très variable. Quelques auteurs, confondant cette espèce avec le

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Murex trunculus de Linné (1), ont cru pouvoir affirmer qu'elle vivait dans la Méditerranée, ce qui est certainement une erreur.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Cette forme est plus répandue que les précédentes. On la retrouve dans une grande partie de l'Atlantique, depuis les côtes occidentales de l'Afrique, jusque sur les côtes des Antilles, du Brésil, du golfe du Mexique, etc. Son extension bathymétrique varie entre 20 et 60 mètres de profondeur.

Station :

T'alisman, 1883. Dragage 107. — Profondeur 70 m. Saint-Vincent (Cap-Vert).

Genre OCINEBRA, Leach.

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