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Pseudomurex alucoides, DE BLAINVILLE

Murex alucoides, de Blainville, 4826. Faune française, p. 198, pl. V, fig. 1.

— lamellosus, Jan, 1832. Catal. rerum natural., p. 10. Fusus lamellosus, Philippi, 1836. £numer. Moll. Siciliæ, 1, p. 204, pl. XI, fig. 33. Coralliophila lamellosa, Weinkauff, 1868. Conch. Mittelin., Il, p. 97. Murex lamellosus, de Folin, 1875. /n Les fonds de la mer, IL, p. 214. Pseudomurex lamellosus, de Monterosato, 1878. Ænumer. e sinon., p. 42. Coralliophila alucoides, Locard, 4892. Coq. marines France, p.102, fig. 90.

OBsErvarioxs. — Cette espèce a été décrite et figurée pour la première fois par de Blainville dans son ouvrage malheureusement inachevé, sur la Faune française. C’est incontestablement la même forme que Philippi, onze ans plus tard, a décrite et figurée sous le nom de Fusus lamellosus, d'après les travaux de Jan. C'est une forme bien typique, bien caractérisée, mais variable de taille. Les échantillons des dragages par le « Talisman » passent de 30 à 54 millimètres de hauteur. Le mode d'ornemenlation avec ses imbrications des cordons décurrents s'emboîtant les unes dans les autres, ne peut s'apprécier que sur des sujets très frais. Sous le nom de Wwrex (Pseudomurex) aedonus, le Rev. Boog Watson ({} a figuré une forme nouvelle, certainement très voisine du Pseudomurex alucoides, mais chez laquelle le mode d’ornementation semble un peu différent.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — L’area géographique de cette

espèce n'est pas très étendu. Nous la connaissons dans la Méditerranée ;

1) Murex (Pseudomurex) aedonus, Watson, 1886. Voy. « Challenger », XV, p.161, pl. XVII, fig. 5.

GASTROPODA. 313

sur les côtes d'Espagne à San Pol, Mataro et Barcelone; sur les côtes de France, dans toute la Provence, de Marseille à Nice; en Italie, à Naples: en Sicile, à Palerme, Sciacea et Messine; en Corse, en Sardaigne, à l'ile de Malte: elle remonte également dans l’Adriatique. M. le professeur Marion a dragué cette coquille par 58 mètres dans le golfe de Marseille. M. Mollerat l’a retrouvée dans la baie de Saint-Raphaël jusqu’à 80 mètres. Enfin, d’après M. le professeur Sturani, elle descend dans lAdriatique entre 103 et 112 mètres de profondeur. Dans l’Atlantique, le marquis de Folin signale cette espèce dans la fosse du cap Breton, dans le golfe de Gascogne, entre 65 et 146 mètres de profondeur.

ExrExsIoN GéoLoGique. — Le Pseudomurex alucoides vivait déjà à l'époque quaternaire. On l’a observé en Sicile, dans plusieurs stations.

Stations :

1. Talisman. 1883. Dragage 18. — Profondeur 550 m. A l'Ouest du Maroc. — 1883. Dragage 63. — Profondeur 640 m. A l'Ouest du Soudan. — 1883. Dragage 64. — Profondeur 335 m. A l'Ouest du Soudan.

9, Pseudomurex Meyendorffi, CaLCARA.

Murex Meyendorffi, Calcara, 1845. Cenno Moll. Sicil., p.33, pl. IV, fig. 22.

__ scalaris, Brusina, 1866. Conch. fauna Dalmate, p. 63. Coralliophila Meyendorff, Kobelt, 1874. /n Jahrb. malac. Gessel., T, p. 22 pl IN SA Pseudomurez Meyendorffi, de Monterosato, 1878. £num. e sinonim., p. 42.

Ogservarions. — Le Pseudomurex Meyendorffi est certainement très voisin du Ps. alucoides : on l'a plusieurs fois confondu avec lui. On le distinguera toujours : à sa taille généralement plus petite; à son galbe beaucoup plus ramassé ; à sa spire moins haute; à son dernier tour plus ventru:; à ses cordons décurrents moins saillants, ete. Nos échantillons répondent à deux formes distinctes: l’une, un peu plus petite que le type et que l’on peut considérer comme une var. minor; l’autre, d’un galbe plus trapu, plus globuleux, est figurée déjà par M. Kobelt (1): nous en ferons une var. globulosa.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Il n’est pas rare de ren-

(1) KoreLr, 1883. Icon. Meeres, pl. VII, fig. 16-17.

, , (Tazismax. — Mollusques testacés.) 40

contrer cette forme dans les mêmes milieux que la précédente; nous la connaissons dans la Méditerranée : sur les côtes de Provence où elle vit dans toute la zone corallienne, à Civita-Vecchia, Naples, Palerme, Messine, Syracuse, Catane, ete. Nous l’avons également recue de Corse et d'Algérie; elle remonte dans l’Adriatique, sur les côtes de Dalmatie. Enfin M. Dautzenberg la signale aux Acores par 927 mètres.

Stations :

1. J'alisman, 1883. Dragage 32. — Profondeur 1,590 m. A l'Ouest du Maroc.

2: — 1883. Dragage 33. — Profondeur 1,350 m. A l'Ouest du Maroc. 3: 1883. Dragage 53. — Profondeur 905 m. Parages des Canaries. À. — 1883. Dragage 63. — Profondeur 640 m. A l'Ouest du Soudan. 5. — 1883. Dragage 64. — Profondeur 355 m. A l'Ouest du Soudan.

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