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Pseudomurex Babelis, REQUIEN

Fusus Babelis, Requien, 1848. Cog. Corse, p. 76. Murex Benoiti, Tiberi, 1855. Descr. nuov. test. viv. Mediter., p. 5. — lectum-sinense, Deshayes, 1856. Zn Journ. Conch., V, p.78, pl. I, fig. 1-2. — laceratus, Deshayes, 1856. Loc. cit., V,p. 79, pl. II, fig. 3-4. Latiaxis tectum-sinense, Weinkauff, 1866-67. Loc. cit., X, p, 361; XL, p. 14. — laceraltus, Weinkauff, 1868. Conch. Mittelmeeres, M, p. 96. — Benoili, Weinkauff, 1868. Loc. cit., II p.96. — Babelis, Weinkauff, 1873. Catal. europaesisch. Meeres conch., p. 8. Pseudomurex bracteus, var., de Monterosato, 1875. Nuova revista, p. A0. lamellosus, var., de Monterosato, 1878. £numer. e sinon., p. 42. Coralliophila Babelis, Kobelt, 1878. Conchylienbuch., p.35, pl. XV, fig. 5. Latiaxis elegans, Angas, 1878. /n Proceed. Zool. Soc. London, p. 74, pl. V, fig. 12. Pseudomurex bracteuta, var. Babelis, Trayon, 1880. Han.conch., VI, p.210, pl. LXVI, fig. 380. — Babelis, Paetel, 1888. Catal. Conch. Samml., X, p. 149. Coralliophila bracteata, Dall, 1889. Zn Bull. United Stat. Nat. Mus., p. 122.

OBSERVATIONS. — Suivant l'âge, comme aussi suivant les milieux, cette espèce se modifie à un point tel que des noms différents lui ont été attribués. A l'état le plus complet, le mieux caractérisé, c’est le Wurex tectum-sinense; alors sa taille est forte, son dernier tour un peu gros et ventru ; on observe dans le haut des tours des squamulations très anguleuses et aplaties, qui se redressent pour s’arquer ensuite fort élégamment. Mais d’autres fois, le dernier tour s'allonge, le canal basal devient en même temps plus long et plus effilé, et l’on ne distingue plus sur

chaque tour qu'une étroite ligne de simples denticulations courtes et

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étroites. C’est à cette dernière forme qu'appartient l’unique échantillon dragué par le « Talisman ». Il serait intéressant de savoir si l'influence bathymétrique joue un rôle dans ce mode d’ornementation si variable.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Cette forme vit dans la Méditerranée et dans l'Atlantique. Dans la Méditerranée on la rencontre sur les côtes de Corse, de Sardaigne, mais surtout en Algérie, dans la zone corallienne. Dans lAtlantique, elle a été draguée aux Acores par 1285 mètres de profondeur. M. Dall a signalé le Coralliophila bracteata en Amérique, sur les côtes du cap Hatteras et de la Floride.

Station :

Talisman, 1883. Dragage 122. — Profondeur 1,440 m. Parages des Açores.

4, Pseudomurex Monterosatoi, Locarp.

PI. XV, fig. 21-23.

Pseudomurex Monterosatoi, Locard, 1896. Mova sp.

Descriprion. — Coquille d’assez petite taille, d'un galbe ovoïde-fusiforme un peu court et ventru, à peine plus développé en dessous qu’en dessus; spire peu haute, peu acuminée, composée de six à sept tours bien convexes, sans angulosité, à croissance régulière, progressive: dernier tour sensiblement égal aux trois quarts de la hauteur totale, à profil latéral, du côté opposé au labre, bien convexe-arrondi, rapidement atténué dans le bas et terminé par un canal gros, assez court, bien ouvert, droit, à peine un peu retroussé en arrière, tout à fait dans le bas. Suture linéaire, ondulée, bien accusée par la convexité des tours. Sommet petit, obtus, mamelonné, lisse. Ouverture notablement plus grande (canal compris) que la demi-hauteur totale, ovalaire, un peu rétrécie dans le haut, se confondant dans le bas avec le canal, inscrite dans une direction bien verticale. Péristome simple, à bords subeontinus; bord externe très finement denticulé, aminei, un peu tranchant, à profil latéral bien arqué-arrondi, puis déelive vers le canal, presque droit, surune faible hauteur, tout à fait à la base: bord columellaire très droit, accompagné d’un callum sensible, mais peu développé. Test solide, épais, à peine subopaque, orné de costulations longitudinales et de cordons décurrents:

costulations longitudinales, au nombre de neuf sur le dernier tour et de dix sur l’avant-dernier, grosses, fortes, arrondies, bien saillantes, continues sur la hauteur des tours, s’atténuant à la base du dernier, laissant entre elles des espaces intercostaux un peu plus larges que leur épaisseur: cordons décurrents au nombre de huit à dix sur le dernier tour, et de trois sur l'avant-dernier, alternant avec d’autres plus petits, tous très réguliers, arrondis, imbriqués, passant par-dessus les costulations loneitudinales, visibles sur tous les tours, sauf sur les tours embryonnaires. Coloration d'un gris verdâtre terne et d'un nacré bleuté à l'intérieur. Diexsioxs. — Hauteur totale 23 millimètres.

Diamètre maximum 13 —

Onservarioxs. — Cette espèce appartient évidemment au même groupe que le Pseudomurex alucoides ; mais elle s'en sépare : par sa taille plus petite; par son galbe plus ovoide, plus développé en dessous qu'en dessus; par ses tours convexes non carénés; par sa spire moins haute: par son dernier our plus gros, plus arrondi-ventru; par son canal plus allongé, plus droil; par son ouverture plus ovalaire; par sa columelle bien plus rectiligne; par ses costulations moins grosses, laissant entre elles des espaces intercostaux plus larges, ete. Nous connaissons seulement deux échantillons se rapportant à ce type: ils sont absolument conformes, quoique d'âge un peu différent; malheureusement leur état de conservation nous montre des imbrications déjà un peu usées; elles ne sont bien visibles qu'au voisinage de l’ouverture, mais alors on peut en inférer qu'elles sont moins accusées, moins fortes que chez le Psewdomurex alucoides. Nous sommes heureux de donner à cette espèce le nom

de notre ami M. le marquis de Monterosato.

Stations :

1. Zravailleur, 1882. Dragage 1. — Profondeur 564 m. Au Nord de l'Espagne. 2 — 1882. Dragage 2 — Profondeur 608 m. Au Nord de l'Espagne.

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