‹ Mollusques testacésChapitre 204 sur 407 · Pollia fusulus, Broccut · texte numérisé non relu

Pollia fusulus, Broccut

PI. XVI, fig. 9-16.

Murex fusulus, Brocchi, 1814. Conch. foss. Subapenn., p.209, pl. VITE, fig. 9.

— Spadæ, Libassi, 1859. Conch. foss. Palerm., p. 43, pl. I, fig. 29. Pseudomurex Spadæ, de Monterosato, 1872. Conch. foss. Montepell. e Ficar., p. 33. Pollia fusulus, Bellardi, 1872. Moll. Piemonte e Liquria, 1, p. 169, pl. XIE, fig. 4.

— Spadæ, de Monterosato, 1878. £numer. e sinon., p. 42.

Murex pirrhias, Watson, 1881. /n Journ. Linn. Soc. London, XVI, p. 607. Cantharus fusulus, Trayon, 1881. Man. conch., part. XI, p. 117, pl. LXXIIT, fig. 265. Potlia ? (Aplus?) Spadæ, de Monterosato, 1890. Conch. prof. Paler., p. 20.

Opservarions. — Il est aujourd’hui bien démontré que le Wurex Spade de Libassi n’est autre chose que le 4/7. fusulus de Brocchi. C'est également la même forme que le Rev. Boog Watson a décrite sous le nom de M. pirrhias. Le nom donné par Brocchi doit seul subsister comme étant le plus ancien en date. Mais dans quel genre convient-il de faire rentrer une telle forme? Avec Bellardi et M. de Monterosato nous classerons cette forme dans le genre Pollia où elle peut occuper une place à part. Les figurations données pour cette espèce sont en général très mauvaises; nous avons donc cru devoir la faire figurer à nouveau, d’après un échantillon que notre ami M. de Monterosalo nous a déclaré être des plus typiques. En même temps nous avons représenté une var. major ditférant un peu du type, non seulement par sa taille plus forte, mais encore par son mode d’ornementation, avec des costulations plus vigoureuses et moins nombreuses; elle provient du dragage 3 de la campagne du « Talisman ».

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Aujourd'hui encore cette forme est peu commune ; on la rencontre dans l'Atlantique et dans la Méditerranée. On l’a observée sur les côtes d'Algérie, de Corse, de Sardaigne, de Sicile et des îles Lipari. Dans l'Atlantique le D° P. Fischer

signale, pour la première fois, cette espèce au cap Breton, dans le

Golfe de Gascogne. Le « Challenger » et l « Hirondelle » l'ont retrouvée aux Acores; Mac Andrew l’a observée dans la baie de Vigo, et M. Dautzenberg dans le Golfe de Gascogne. C’est par 35 mètres de profondeur que M. le marquis de Monterosato a dragué cette espèce aux environs de Palerme. À Fayal et à Pico, aux Acores, on la rencontre entre 825 et 1285 mètres et dans le Golfe de Gascogne par 90 mètres.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Le type vit dans les dépôts du miocène supérieur de l’Astesan et du Tortonais; on le retrouve également dans les formations quaternaires de la Calabre et de la Sicile.

Stations :

1. Travailleur, 1881. Dragage 28. — Profondeur 332 m. A l'Est de l'Espagne 2 — 1882. Dragage 8. — Profondeur 411 m. Au Nord de l'Espagne. 4 — 1882. Dragage 12. — Profondeur 550 m. Au Nord de l'Espagne. 4. Talisman, 1883. Dragage 3. — Profondeur 106 m. Golfe de Cadix.

Genre EUTHRIA, Gray.

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