Euthria saharica, Locarp
PI. XVI, fig. 17-20.
Descripriox. — Coquille de taille assez grande, d’un galbe fusiforme faiblement turriculé, étroitement allongé, un peu plus développé en dessous qu’en dessus. Spire haute, composée de 7 à 8 tours, à profil légèrement concave sur la première demi-hauteur, puis convexe dans le bas, à croissance un peu lente en hauteur, assez rapide en diamètre; dernier tour égal, à sa naissance, aux trois quarts de la hauteur totale, à profil latéral, du côté opposé au labre, d’abord nettement convexe dans le haut, ensuite largement convexe, puis rapidement atténué et terminé par un canal ouvert, assez large, très long, un peu retroussé en arrière. Suture simple, linéaire. Sommet inconnu. Ouverture bien plus haute que la demi-hauteur totale, canal compris, ovalaire, plus haute que large, étranglée à la naissance du canal, inscrite dans un plan à peine oblique. Péristome subcontinu; bord externe simple, peu tranchant, fortement épaissi en dedans, à profil latéral externe bien arqué-arrondi, puis
allongé-droit le long du canal; bord columellaire épais, un peu tordu,
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n'atteignant pas la base du canal, muni dans le haut d’un callum épais mais peu développé, portant à la naissance du canal une petite saillie subpliciforme sensible. Test solide, très épais, orné de costulations longitudinales et de cordons décurrents : costulalions longitudinales au nombre de 12 sur l’avant-dernier tour, fortes, un peu noduleuses, arrondies, avec le maximum de convexité presque médian, s’atténuant dans la partie concave des tours, et dès la base du dernier tour jusqu’au canal, laissant entre elles des espaces intercostaux presque de même valeur; cordons décurrents assez larges, peu épais, rapprochés, assez réguliers, continus, accusés surtout dans la partie inférieure des tours, devenant un peu plus forts au voisinage du canal. Coloration d’un roux terne, avec l’intérieur nacré jaunâtre.
DiMENSIoxS. — Hauteur totale 45 millimètres.
Diamètre maximum 10 —
OBSERVATIONS. — Quoique nous ne possédions de celte espèce que des échantillons un peu roulés, ils présentent cependant des caractères si tranchés que nous n’avons pas cru devoir les passer sous silence. Ils appartiennent bien au genre £wthria, mais constituent une forme absolument distincte de toutes celles connues jusqu'à ce jour.
1. Talisman, 1883. Dragage 71. — Profondeur 640 m. A l'Ouest du Sahara.
FUSIDÆ
La famille des Fusidæ, telle que nous la comprenons, renferme la plupart des anciens Muricidæ au galbe plus ou moins effilé, fusiforme, dont le dernier tour est terminé par un canal toujours ouvert et plus ou moins allongé. Nous avons relevé dans cette grande famille 39 espèces que nous avons réparties dans 8 genres différents. Comme l’a fait observer M. le marquis de Monterosato (1), de Lamarck a pris comme type de son genre Fusus le Fusus colosseus (2), dont quelques auteurs ont
(1) De MoxrerosaTo, 1884. Nom. gen. spec. conch. Mediter.. p=4d7e 2) Fusus colosseus, DE Lamarcr, 1822. Anim. sans vert., VII, p. 122.
depuis lors fait le tvpe du genre Hemifusus, prenant pour type des véritables Fusus, le Fusus pagodus (4). Dans ces conditions, M. de Monterosato propose pour nos petites espèces le nom de Pseudofusus. Maïs en réalité les Pseudofusus ne doivent constituer qu’une coupe bien définie dans le genre Fusus. Nous avons admis le genre WMeyeria institué il y à une vingtaine d'années pour une forme assez particulière du Nord de l'Atlantique, et nous avons élé assez heureux pour observer une seconde forme à ajouter à celle déjà connue. Le genre 7rophon et son dérivé le genre Z’rophonopsis sont rangés bien loin des Fusus par P. Fischer, dans son Manuel; il les classe parmi les Muricidæ. L'allure de leur canal nous a conduit à les faire rentrer dans notre famille des. Fusidæ. Nous avons repris le vieux nom de Veptunea où mieux Veplunia, proposé dès 1798 par Bolten, d'après Môürch. Ce genre a pour type le Weptunia antiqua, tour à tour rangé dans les Murexr, Fusus, Sipho où Chrysodomus ; il est très richement représenté dans notre faune, et renferme à lui seul 16 espèces que l’on peut diviser en trois groupes : les grandes formes à test costulé, ayant pour type le Neptunia antiqua où fslandica ; les petites formes à test presque lisse ayant pour type le V. propinqua; enfin les formes à test costulé ayant pour type le W. abyssorum. Rappelons que P. Fischer, dans son Manuel, range toutes ces formes dans sa famille des Buccinidæ. Enfin nous avons réuni dans la famille des Fusidie, comme nous
l'avons déjà fait dans notre Prodrome (2), les Fasciolaria et les Taranis.
Species :
1. Fusus Bocagei, P. Fisch. 4. Trophon deversus, Loc. 2, — (Grimaldi, Diz. Fisch. 1. Trophonopsis carinata, Biv. 3. — seclus, Loc. 2 — (Grimaldi, Dtz., Fisch. 4. — Giglioli, Mtr. 5 — Barvicensis, Johnst. D. — rusticulus, Mtr. 4. — muricalus, Mtg.
6. —- pulchellus, Phil. 5: —— varicosissimus, Bon. 1. Meyeria pusilla, Sars. 6. —« Droueti, Diz. 9, — decorata, Loc. 1. Neptunia Islandica, Gmel. 1. Sinistralia Maroccana, Ch. 2 — gracilis, da Costa. 1. Trophon Dabnei, Ditz. ne — Berniciensis, Kin. 2. — decoratus, Loc. %. — Agquilanica, Loc. 3. = Cosmanni, Loc. 5. — sinislrorsa, Desh.
1) Fusus pagodus, LEsson, 1831. Illustr. zool., n° 40, pl. XL. (2) LocarD, 1882. Prod. conch. frane., p. 177-178.
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6. Neplunia propinqua, Ald. 14. Neptunia fusiformis, Brod. 7. — Jeffreysiana, P. Fisch. 15. — peregra, Loc. 8. — attenuata, Jeffr. 16. — popula, P. Fisch. 9. — torra, Loc. 1. Fasciolaria Fischeriana, Pet. 10. — pupoidea, Loc. 1. Taranis cirrata, Brugn. 1. — turgidula, Jeffr. 2 — lævisculpta, Mtr. 12. — abyssorum, P. Fisch. 3. — Monterosatoi, Loc. Le — ecaudis, Loc.
Genre FUSUS, Klein.