Fusus Gigliolii, DE MONTEROSATO
PI. XVI, fig. 21-25.
Pseudofusus Gigliolii, de Monterosato, 1890. Conch. prof. Palermo, p. 22. Hisrorique. — Le type de cette élégante coquille a été dragué dans les grands fonds de la Méditerranée par le « Washington », de l’expédition italienne. M. le marquis de Monterosato en a donné une description très sommaire que nous allons compléter d’après un de nos échantil-
lons qu’il a reconnu identique à son type.
(4) Fusus fragosus, Reeve, 1848. Icon. conch., Fusus, fig. 71.
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Descriprion. — Coquille de taille assez petite, d’un galbe fusiforme allongé, acuminé à ses deux extrémités, presque aussi développé en dessus qu'en dessous. Spire un peu haute, composée de 6 à 7 tours bien étagés, à profil convexe, dont 2 tours embryonnaires, croissance lente, irrégulière et un peu rapide; dernier tour égal, à sa naissance, aux deux tiers de la hauteur totale, à prolil latéral, du côté opposé au labre, étroitement arrondi, rapidement atténué dans le bas, terminé par un canal allongé, assez large, bien ouvert, presque droit. Suture linéaire, ondulée, bien accusée. Sommet gros, très obtus, arrondi-mamelonné, surmontant un tour embryonnaire relativement volumineux, bien arrondi, lisse et corné. Ouverture égale à la demihauteur totale, canal compris, relativement petite, arrondie, légèrement oblique, brusquement rétrécie à l'entrée du canal, inscrite dans un plan presque vertical. Péristome simple à bords subeontinus ; bord externe tranchant, accompagné en dehors par une dernière costulation longitudinale, orné à l’intérieur de denticulations assez fortes, un peu irrégulières, à profil latéral externe bien arrondi, puis recto-oblique le long du canal; bord columellaire fortement arqué en S, un peu allongé, ne descendant pas jusqu'à la base, muni dans le haut d’un callum sensible, un peu gibbeux à la naissance du canal. Test solide, assez mince, subopaque, orné de costulations longitudinales, de cordons décurrents et de stries d’accroissement : costulations longitudinales au nombre de 11 à 12 sur l’avant-dernier tour, fortes, arrondies, à peine obliques de droite à gauche, très légèrement atténuées dans le haut des tours, descendant jusqu'à la suture, s'évanouissant en dessous du dernier tour, laissant entre elles des espaces intercostaux à peine plus étroits que leur épaisseur ; cordons décurrents minces, bien saillants, recouvrant tout le test, un peu grèles et subégaux dans le haut des tours, devenant ensuite plus forts, avec un autre petit cordon intercalaire dans toute la partie inférieure et médiane des derniers tours, très réguliers et bien espacés sur le canal; stries d’accroissement fines, légèrement ondulées, flexueuses, visibles surtout au dernier tour et donnant aux cordons un faciès subgranuleux. Coloration d'un blanc grisätre un peu jaunacé, terne, passant au blanc nacré grisàtre à l’intérieur.
Diamètre maximum 9 -
Ogservarioxs. — Cette forme est particulièrement remarquable par l'extrème développement des tours embryonnaires, développement qui se manifeste dès le premier âge et qui persiste à l’état adulte. Le profil des tours, le mode d’ornementation avec des cordons étroits, continus, particulièrement saillants, permettront toujours de distinguer facilement cette espèce de ses congénères.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Nous ne connaissons cette coquille que dans la Méditerranée d’où elle a été rapportée des grands fonds entre l'Italie et la Sardaigne par le «Washington » et retrouvée
aux environs de Palerme par M. le marquis de Monterosato.
Stations :
1. l’ravailleur, 1882. Dragage 38. — Profondeur 636 m. A l'Ouest du Maroc. 2 — 1882. Dragage 39. — Profondeur 530, À l'Ouest du Maroc,
». Fusus rusticulus, DE MONTEROSATO.
PI. XVI, fig. 26-30.
Trophon rostratus, var. rusticula, de Monterosato, 1879. Zn Bullet. malac. Ital., p. 227. Pseudofusus rusticulus, de Monterosato, 1884 Nom. gen. espec. Mediter., p. 117.
Hisrorique. — M. le marquis de Monterosato a donné une très courte description de cette coquille sous le nom de var. rusticula du Trophon rostralus. Nous croyons devoir en donner ici une description complète et une figuration d'après un échantillon de nos dragages reconnu par notre ami comme se rapportant à son espèce.
Descriprion, — Coquille de petite taille, d’un galbe fusiforme un peu étroitement allongé, droit, acuminé à ses deux extrémités, mais plus développé en dessus qu’en dessous. Spire un peu haute, composée de 7à 8 tours, tours embryonnaires compris, à profil recto-oblique dans le haut, plan et vertical dans le bas, avec une carène médiane sensible, à croissance régulière et progressive; dernier tour un peu plus grand, à sa naissance, que les deux tiers de la hauteur totale, à profil recto-
déclive dans le haut, ensuite arrondi en dessous de la carène, très
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rapidement atténué dans le bas, terminé par un canal allongé, étroit, presque droit et ouvert. Suture linéaire, ondulée. Sommet très obtus, gros, mamelonné, surmontant un à deux tours embryonnaires lisses, arrondis, cornés. Ouverture, canal compris, plus grande que la demihauteur totale, petite, presque semi-cireulaire, à peine oblique, inscrite dans un plan vertical. Péristome simple à bords subcontinus ; bord externe tranchant, finement denticulé, soutenu en dehors par une dernière côte longitudinale, muni en dedans de plis bien accusés correspondant aux cordons décurrents, à contour latéral arrondi, puis brusquement rectiligne jusqu'en bas du canal; bord columellaire faiblement tordu, ne descendant pas jusqu’à la base, accompagné dans le haut d’un callum peu développé. Test solide, un peu mince, subopaque, orné de costulalions longitudinales et de cordons décurrents : costulations longitudinales au nombre de 9 sur l’avant-dernier tour, grandes, saillantes, arrondies, droites, continues du haut en bas des tours, atténuées tout à fait à la base du dernier tour; cordons décurrents au nombre de » sur l’avant-dernier tour, gros, arrondis, très saillants, très rapprochés, imbriqués, continus, le troisième carénal, recouvrant au dernier tour tout le test et très régulièrement répartis jusqu’à la base, tous formant, à leur passage sur les côtes, de petites épines plates, subaigües, bien saillantes surtout à la carène. Coloration d’un roux jaunacé, passant au brun roux dans le haut des tours, et sur les côtes du dernier tour en dessous de la carène.
Dimexsioxs. — Hauteur totale 16 millimètres.
Diamètre maximum 6 —
Ogservarioxs. —— Nous rapprocherons cette espèce du Æusus rostratus d'Olivi (1). Elle s’en sépare: par sa taille beaucoup plus petite; par ses costulations longitudinales plus fortes, plus saillantes, plus arrondies, laissant entre elles des espaces intercostaux plus étroits et plus profonds ; par ses cordons décurrents bien plus forts, plus rapprochés, plus saillants, portant à leur rencontre avec les côtes longitu-
dinales des épines bien accusées, ete. Le type de M. le marquis de
(4) Fusus rostratus, OLivr, 1792. Zoologia Adriatica, p.153,
Monterosalo est d'une coloration jaune uniforme ; notre coquille, avec son double mode de coloration, constitue donc une var. bicolor.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Nous ne connaissons cette espèce que dans la Méditerranée, sur les côtes d'Afrique, notamment sur celles de Barbarie, dans la zone corallienne.
Station :
1. Zravailleur, 1882. Dragage 39. — Profondeur 530 m. A l'Ouest du Maroc.
6, Fusus pulchellus, Paire.
Fusus pulchellus, Philippi, 1844. Enum. Moll. Siciliæ, I, p. 178, pl. XXV, fig. 28.
— rostralus, var., de Monterosato, 1878. £'numer. e sinonim., p. #1.
Pseudofusus pulchellus, de Monterosato, 1884. Mom. gen. e spec. Mediter., p. 117.
OgservarTioxs. — Cette espèce est très bien définie par sa petite taille, ses tours arrondis, non carénés, ses costulations longitudinales régulières, recoupées par des cordons décurrents également très réguliers, assez saillants, mais non épineux. Il existe plusieurs bonnes figurations de cette coquille. Notre échantillon est des mieux caractérisés.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Nous ne connaissons celte espèce, comme la précédente, que dans la zone corallienne de la Méditerranée; elle a été signalée à Gibraltar, sur tout le littoral français, en Italie, en Sicile, en Corse, en Sardaigne, à l'ile d’Elbe, sur les
côtes d'Algérie et de Tunisie, ainsi que dans l’Adriatique.
Stalion :
4. Zalisman, 1883. Dragage 109. — Profondeur 105 m. Saint-Vincent (Cap-Vert).
Genre MEYERIA, Dunker et Metzger.