Meyeria pusilla, M. Sars
Lritonium pusillum, M. Sars, 1858. Vid. Selsk. Forch. Christ., P°#19; Latirus albus, Jeffreys, 1873. Thompson's Depths of the sea, p. 474, fig. Lathyrus albellus, Dunker und Metzger, 1874. /n Jahrb. deutsch. malac. Gesellsch., T, p. 150, pl. VIL, fig. 4.
Meyeria pusilla, G. O. Sars, 1878. Moll, reg. arct. Norvegiæ, p. 245, pl. XUL, fig. 8. — alba, Trayon, 1881. Man. conch., part. X, p. 73, pl. XXXIX, fig. 190-193.
GASTROPODA. 337
Onservarioxs. — Cette espèce est très bien figurée par G. O. Sars. Nous en avons retrouvé, dans les dragages, un individu des mieux caractérisés et tout à fait conforme au type des mers du Nord.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — On ne connaît cette forme que dans les régions septentrionales, sur les côtes du Finmark occidental, de la Norvège et des îles de Loffoden ; G. O. Sars lui donne comme habitat des fonds de 366 à 549 mètres.
Station :
1. Talisman, 1883. Dragage 127. — Profondeur 1,258 m. Entre Pico et Saint-Georges (Acores).
2, Meyeria decorata, Locann.
PI. XIV, fig. 31-34.
Meyeria decorata, Locard, 1896. Vova species.
Descripriox. — Coquille de taille assez petite, d'un galbe fusiforme étroitement allongé, un peu plus développé en dessus qu’en dessous. Spire haute, composée d’au moins 7 tours à croissance un peu rapide en hauteur, à profil plan-déclive ou légèrement concave dans le haut, ensuite convexe jusqu'en bas, avec deux lignes carénales noduleuses, l’une médiane, l’autre inframédiane ; dernier tour très grand avec le même profil que les tours précédents, puis atténué dans le bas, terminé par un canal allongé, assez étroit, ouvert, légèrement recourbé latéralement et en arrière. Suture linéaire très ondulée, vaguement marginée. Sommel inconnu, ouverture, canal compris, plus petite que la demi-hauteur totale, un peu étroitement ovalaire dans une direction déclive, inserite dans un plan presque vertical. Péristome simple à bords subcontinus; bord externe tranchant, soutenu en arrière par une dernière costulation longitudinale, lisse en dedans, à profil latéral bien arqué, ensuite recourbé en sens inverse le long du canal: bord columellaire arqué, allongé, muni dans le haut d’un callum épais mais peu développé, ne descendant pas jusqu’à la base, orné avant l'entrée du canal de trois pelits plis inégaux, courts, très émergés, le supérieur à peine plus fort que les deux autres. Test solide, épais, orné de costu-
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lations longitudinales, de stries décurrentes et de stries d’accroissement : costulations longitudinales au nombre de 11 à 12 sur l’avantdernier tour, arrondies, peu saillantes, portant des nodosités très distinctes qui constituent les deux lignes carénales, ne s’atténuant au dernier tour que vers la base et munies de nodosités de plus en plus petites, équidistantes, bien accusées, bien arrondies ; stries décurrentes extrèmement fines, très rapprochées, assez régulières, non continues, visibles dans les espaces intercostaux; stries d’accroissement moins fines que les stries décurrentes, plus espacées, accusées surtout au dernier tour, entre les costulations. Coloration d'un jaunacé roux.
Dimensions. — Hauteur totale 21 millimètres.
Ogservarions.— Nous avons observé trois échantillons de cette espèce; tous les trois ont malheureusement perdu leur sommet; mais leur galbe et leur mode d’ornementation sont tellement différents du Weyeria pusilla trouvé avec eux, que nous avons cru devoir les élever au rang d'espèce. Quel que soit le polymorphisme que l’on accorde au Weyeria pusilla, on n’arrivera pas à lui réunir, même à titre de variété locale, une forme aussi distincte. En effet, notre Weyeria decorata se distinguera à taille égale : à son galbe plus grèle; à sa spire plus élancée, à son dernier tour moins gros, plus rapidement atténué; à son canal moins allongé et plus tordu; à ses costulations toutes ornées de tubercules arrondis et saillants, disposés en séries décurrentes très régulières ; à ses stries décurrentes extrêmement fines; à l'absence de cordons décurrents; à son ornementation columellaire, ete. Quoique nos échantillons soient incomplets, le mode d'ornementation est néanmoins des plus délicats ; les stries décurrentes sont tellement fines que, suivant les échantillons, ce sont elles ou les stries d’accroissement qui dominent; parfois les espaces intercostaux semblent lisses el brillants. Un de nos échantillons a le canal très court; de là la var. ecaudata: chez cette dernière forme les stries d’accroissement dominent, par rapport aux stries décurrentes ; en mème temps les plis de la columelle sont plus accusés.
Stalion :
1. T'alisman, 1883. Dragage 127. — Profondeur 1,258 m. Entre Pico et Saint-Georges (Acores). Le te] T >
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Genre SINISTRALIA, H. et A. Adams.