Sinistralia Maroccana, CHEMNITZ
Fusus Maroccanus, Chemnitz, 1780. Conch. Cab., IV, p.105, fig. 896.
Murex Maroccensis, Gmelin, 1789. Systema naturæ, édit, XII, p. 3558.
Fusus sinistralis, Bruguiére, 1789. Æncycl. meth., Vers, pl. CDXXIV, fig. 1, a-b. — (Sinistralia) Maroccensis, Trayon, 1881. Man. conch., p. 66, pl. XL, fig. 173-174. Opservarions. — Depuis longtemps déjà cette petite espèce est connue,
el nous en trouvons la figuration chez les anciens iconographes. Mais
quelle dénomination générique convient-il de lui attribuer? Elle a été tour à tour classée dans les Æusus ou les Murex; il est incontestable qu’elle a plus d’affinités avec les Fusus, élant donnée l'allure de son canal. En 1853, les frères IL. et A. Adams ont proposé pour cette forme le nom de Siristralia qu'ils appliquent également aux Fusus elegans de Reeve, et au F. scævuliun de Meuschen ; nous y joindronsles Fusus apertus Carpenter, F. hemifusus Kobell, F. Lincolnaris Crosse, etc. Quoique en principe nous soyons hostiles à la multiplication des coupes génériques, le genre Fusus est assez riche pour que l’on puisse y pratiquer quelques sectionnements à l’aide de coupes bien définies; or, le genre Seristralia nous paraît, dans ces conditions, très suffisamment caractérisé.
ExTENSION GÉOGRAPHIQUE. — Le type de cette espèce vit dans la mer des
Antilles, près de la Guadeloupe, à l’île de Cuba, etc.
Station :
1. T'alisman, 1883. Dragage 92. — Profondeur 140 m. A l'Ouest du Sahara.
Genre TROPHON, de Montfort.
1° Trophon Dabnei, Dautzenberg, Trophon Dabnei, Dautzenberg, 1883. Contrib. faune malac. Acores, p. 36, pl. Il, fig. 7, a-c. OBsERvATIONS. — Nous retrouvons dans les dragages du « Talisman » la
forme décrite et figurée par M. Dautzenberg sous le nom de 7rophon
Dabnei, Pourtant nos échantillons présentent quelques légères diffé-
rences avec le dessin donné par cet auteur. Dans nos coquilles, il n'existe sur les tours supérieurs et notamment sur l’avant-dernier, que deux cordons décurrents au lieu de six indiqués sur ce même tour dans la figuration de M. Dautzenberg; sur le dernier tour, nos échantillons ne portent que quatre cordons au lieu de dix à douze. Si les autres cordons existent réellement, ce qui ne ressort pas après examen à Ja loupe, ils sont tellement atténués qu’ils doivent, dans un dessin, être indiqués tout autrement que les autres cordons. Nous observons également quelques variations dans la longueur et la courbure du canal, mais ce sont plutôt des modifications individuelles.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Le type n’est indiqué qu'à Pico, aux Acores, par 1785 mètres de profondeur, mais il descend jus-
qu'à 2 102 mètres de profondeur.
Stations :
1. Talisman, 1883. Dragage 111. — Profondeur 590 m. S. Antonio (Açores). 2. -- 1883. Dragage 127. — Profondeur 1,258 m. Entre PicoetS.-Georges(Açores).
— 1883. Dragage 129. — Profondeur 900 m. De Fayal à S. Miguel (Acores). — 1883. Draguge 133. — Profondeur 3,975 m. Au Nord des Acores.