Neptunia Islandica, GMELIN
Murex Islandicus, Gmelin, 1789. Systema naturæ, édit. XIII, p. 3555. Fusus corneus, Pennant, 1767. British zool., IV, p.124, pl. LXXIV, fig. 99.
— Îslandicus, Ghemnitz, 1780. Conch. Cab., IV, p. 159, pl. CXLI, fig, 1312-1313. Tritonium Islandicum, Lovén, 1846. Zndex Moll. Scandinaviæ, p. 11. Sipho Islandicus, Kobelt, 1876. Zn Jahrb. malac. Gesellseh., p. 165, pl. IV, fig. 2. Neptunea Islandica, P. Fischer, 1878. /n Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXXIL, p. 190. Neptunia Islandica, Locard, 1886. Prodr. conch. francaise, p. 175.
Onservarions. — Tous les auteurs sont d'accord sur l'interprétation qu'il convient de donner au Murex Islandicus de Gmelin, et les nombreuses figurations de Forbes et Hanley, Jeffreys, Sowerby, Reeve, Kobelt, ete, nous montrent toutes la même forme. Les échantillons dragués par le « Talisman » sont peu nombreux ; nous signalerons pourtant un bel exemplaire qui mesure 80 millimètres de hauteur et qui est tout à fait typique ; mais c’est en somme une forme relativement petite, puisque l’on connaît des échantillons qui atteignent 100 et 110 millimètres.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Cette forme vit surtout dans les régions septentrionales de l'Atlantique, depuis le nord de la Norvège Jusque dans le golfe de Gascogne; on l’a signalée au Groenland, en Islande, aux îles Féroë, aux Hébrides, ete. ; elle descend le long des côtes d'Angleterre, et au large des côtes de France; à diverses reprises on l’a
relevée dans le golfe de Gascogne. Nous la retrouvons également dans la mer du Nord sur les côtes de Belgique. On connaît cette même forme en Amérique, sur les côtes du New-Jersey, de la Virginie, du cap Hatteras, jusque dans la Caroline du Sud. On drague cette coquille sur les côtes de Norvège entre 73 et 183 mètres de profondeur; dans le Finmark elle n’est plus qu'entre 48 et 97 mètres ; aux îles de Loffoden elle vit entre 92 et 183 mètres, entre les Hébrides et les Féroë de 159 à 1271 mètres et sur les côtes d'Angleterre entre 55 et 555 mètres, etc. Enfin dans le golfe de (Gascogne, nous la connaissons entre 250 et S00 mètres, mais on la trouve parfois roulée avec les sables de la plage.
Stations :
1. Travailleur, 1882. Dragage 8. — Profondeur 411 m. Au Nord de l'Espagne. 2, J'alisman, 1883. Dragage 22. — Profondeur 1,635 m. A l'Ouest du Maroc. 3 — 1883. Dragage 33. — Profondeur 1,350 m. A l'Ouest du Maroc.
2, Neptunia gracilis, pa Cosra.
Buccinum gracile, da Costa, 1775. British. Conch., p.124, pl. VL, fig. 5. Fusus gracilis, Alder, 1848. Catal. Moll. Northumberland, p. 62.
— Islandicus (pars), Forbes and Hanley, 1855. Æist. British Moll., HT, p. 416.
Sipho gracilis, Kobelt, 1876. Zn Jahrb. malac. Gesellsch., NX, p. 145, pl. IV, fig. 1. Neptunea gracilis, P. Fischer, 1878. Zn Act. Soc. Lin. Bordeaux, XXXI, p. 190. Neptunia gracilis, Locard, 1886. Prodr. conch. française, p. 175.
Onservarioxs. — Le Veptunia gracilis a été bien souvent confondu avec le W. /slandica ; ce sont pourtant deux formes bien distinctes et comme taille et comme galbe. Le Neptunia gracilis se reconnait toujours : à sa taille plus faible ; à son galbe bien plus étroitement allongé ; à sa spire plus haute, plus grêle, plus acuminée; à ses tours un peu plus nombreux, à profil un peu moins convexe, croissant plus lentement en diamètre ; à son dernier tour moins haut et bien moins gros, ayant son maximum de saillie plus médian; à son canal plus court, ouvert sur une moins grande longueur et en même temps plus tordu, ete. Nous n'insisterons pas sur le mode d’ornementation différentiel de ces deux espèces, car si, le plus souvent, le Veplunia gracilis a des cordons décurrents plus étroits, plus réguliers, plus serrés, plus atténués au dernier
tour que le Veptunia Islandica, parfois aussi ce mode d’ornementation
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devient tout à fait semblable, surtout si l’on compare de jeunes Veptunia Islandica avec des N. gracilis de mème hauteur.
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — La dispersion du Veptunia gracilis est un peu moins septentrionale que celle du W. /slandica. On l’a signalé en Norvège, en Suède, dans le Cattégat, en Islande et sur les côtes de la Laponie; il est plus répandu sur les côtes d'Angleterre; nous le retrouvons en France, dans la Manche, sur le littoral du Boulonnais et dans la région armoricaine d’où il passe dans l’Atlantique jusque dans le golfe de Gascogne. MM. Kobelt et Carus l'ont indiqué dans la Méditerranée ; mais pareille assertion demande encore confirmation. Nous rencontrons celte forme dans des milieux ordinairement plus profonds que l’espèce précédente. Dans la Manche et dans l’Atlantique, elle est parfois ramenée du large par les grands filets des pècheurs. En Norvège on la signale entre 55 et 183 mètres, en Angleterre jusqu’à 270 mètres, dans le golfe de Gascogne entre 130 et 847 mètres.
EXTENSION GÉOLOGIQUE. — D’après Jeffreys, le MWeplunia gracilis se retrouve dans les dépôts quaternaires d'Angleterre.
Stalions :
1. Talisman, 1883. Dragage 33. — Profondeur 836-1,350 m. Cap Cauvin (Maroc). 2 — 1883. Dragage 35. — Profondeur 1,183 m. A l'Ouest du Maroc.