‹ Mollusques testacésChapitre 259 sur 407 · Turritella annulata, KiENER · texte numérisé non relu

Turritella annulata, KiENER

Turritella annulata, Kiener, 1873. Coq. viv., Turrit., p. 20, pl. XIE, fig. 1.

Ogservarioxs. — Quelques auteurs ont cru devoir réunir cette espèce à la précédente ; elle en est cependant bien distincte : le T'urritella bicinqulata est ordinairement de grande taille, mesurant de 50 à65 millimètres ; ses tours sont profilés de telle facon que le diamètre maximum du tour correspond au cordon décurrent le plus inférieur ; chez le Turritella annulata, non seulement la taille est plus petite, mais les tours sont bien plus découpés, le maximum de diamètre correspond au cordon supérieur; cette simple observation suffit pour modifier le profil de la coquille. Ajoutons que la coloration de ces deux formes est toute différente.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Le T'urritella annulata vit à

peu près dans les mêmes eaux que le 7. hicinqulata.

Stations :

1. J'alisman, 1883. Dragage 107, — Profondeur 70 m. Saint-Vincent (Cap-Vert). ) 1883. Dragage 109. — Profondeur 100-318 m. Saint-Vincent (Cap-Vert).

Genre MESALIA, Gray.

Mesalia flammifera, LocaRp.

PI. XVIII, fig. 18-22.

Mesalia flammifera, Locard, 1896. Nova species (1).

Description. — Coquille d'assez grande taille, d’un galbe hautement turriculé, un peu allongé. Spire bien acuminée, composée de 14 à 15 tours, les premiers très convexes, avec le maximum de convexité un peu inframédian, les trois derniers tendant à devenir de plus en plus plans, le tout à croissance régulière, progressive, rapide en hauteur, assez lente en diamètre; dernier tour à profil latéral presque plan ou très légèrement convexe, un peu arrondi dans le bas, ensuite convexe en dessous jusqu’au canal apertural. Suture linéaire bien accusée. Sommet très obtus, assez gros, mamelonné. Ouverture ovalaire, avec son grand axe bien oblique, un peu plus rétrécie en haut qu'en bas, terminée par un canal très large et très court. Péristome simple, à bords continus; bord externe très fortement projeté en avant, mince et tranchant, à profil latéral bien arrondi; bord columellaire bien arqué, surtout dans le bas, où il s'encoche et se renverse de facon à constituer un canal rudimentaire, accompagné dans le haut d’un callum mince mais à bords bien définis, bien développé sur lPavant-dernier tour. Test mince, assez solide, subopaque, orné d’un bourrelet décurrent, de stries décurrentes et de stries d’accroissement: bourrelet infra-sutural, assez large, arrondi, peu saillant, suivi en dessous par une canalisation également arrondie, peu profonde et de même largeur, le tout accusé seulement sur les derniers tours ; bourrelet basal double, accompagnant le bord columellaire à la base du dernier tour, chaque bourrelet précédé d'un sillon sensible ;

1) Flammiferus, a, um, qui porte des flammes.

Onservarros SUR LES SCALIDÆ DES EXPÉDITIONS SCIENTIFIONES pu Travarcieor £T Du TauisMman.

var E. ne Bounry.

Extrait du Hulletin du Muséum d'histoire naturelle. — 1909, n° 7,p. 478.

, Sd —

M. Locard, en 1897, a passé en revne les Scalidæ rapportés dans ces deux expéditions scientifiques (Locard, Expéd. scientif. du Travailleur et du Talisman. Mollusques , t. 1, p. 397 et suiv.).

Un certain nombre d'erreurs de détermination s'étant glissées dans ce travail, nous croyons utile de vérifier la liste de tous les Scalidés cités ©.

(M. de Boury, le spécialiste bien connu par ses importants travaux sur les Mollusques Gastéropodes du genre Scalaria, avait bien voulu vne première fois, en 1887, déterminer les espèces de ce groupe que possédait le Muséum. Il vient de reprendre, en juin 1909, le classement de toutes ces Coquilles, tant vivantes que fossiles; et il s'est, de plus, proposé d'établir une collection complète et typique de toutes les Scalaires connues, où, à défaut des Coquilles elles-mêmes, les espèces rarissimes figureraient tout au moins sous forme de représentations iconographiques.

Il a commencé par donner lui-même un très grand nombre de lithographies, d'héliogravures, de photographies et de calques, réunis par ses soins pour ses belles recherches personnelles sur les Scalidæ.

Il a reçu également de M. Dautzenberg et de M. Sacco des planches lithographiques extraites de leurs publications.

Il a, d'autre part, multiplié les démarches pour solliciter le concours de ses nombreux correspondants et il a pu obtenir ainsi communication de spécimens d'espèces rares ou même connues seulement par leur type resté unique et il en a fait prendre des photographies destinées à être intercalées dans nos collections.

De nombreux dons de coquilles ont été faits par MM. Sacco, Degrange-Touzin, Cossmann, Rossiter, Pallary et par M. de Boury lui-même. MM. Giraux, Pantanelli, M! la comtesse Lecointre ont également promis d’intéressants envois.

M. Dautzenberg, notamment, a agi avec un désintéressement tout scientifique : il a confié à M. de Boury l'examen des Scalaires de sa collection, l'autorisant à disposer, en faveur du Muséum, de toutes les espèces utiles, même de celles qui n'étaient représentées que par deux exemplaires. Ce travail, qui n’est d’ailleurs pas encore fini, nous a déjà procuré une quantité importante de spécimens, quelques-uns d’une excessive rareté.

Le nombre des entrées dues aïnsi à l'intervention de M. de Boury s'élève déjà à 300 numéros, comprenant probablement plus d’un millier d'échantillons, et on voit par là combien précieuse pour le Muséum est la collaboration que ce savant veut bien lui apporter et qu'elle va permettre au Laboratoire de malacologie de s'enrichir d'une collection unique en son genre.

Page 1