L. Joumin
1. Scacarta pacuYa Locard. — Seal. pachya Locard, loc. cit, p. 397,
pl. XVIIT, fig. 23, 26.
Gette belle espèce appartient au sous-penre Brin, de Grégorio. Elle a élé retrouvée par l'Hirondelle dans les mêmes parages (Dautzenberg, De Boury, 1897). Campagnes se. Pr. Monaco. Scalidæ : Mém. Soc. 20ol. fr., p- 73, pl. 22, fig. 10.
Localité : Talisman. Drag. 127, 1,258 mètres. Pico (Acores). Locard cile sept exemplaires : 1° le type : coll. Travailleur et Talisman, Scal., n° 126; 2° Coll. Scalid. Mus., n° 125, exemplaire incomplet; 3° Coll. Locard. Nous ignorons ce que sont devenus les autres. Même région (Coll. du Prince de Monaco) et un jeune (Coll. Dautzenberg, n° 233),
2. Scataria muririca P. Fischer. — Seal. mirifica Fischer, in Locard, loc.
eit., p. 399, pl. XVIIL, fig. 27-30.
I nous reste quelques doutes sur la place subgénérique de cette forme qui semple appartenir au s.-g. Acrilla et présente quelques rapports éloignés avec VA. augusta. Desh. de l'éocène du bassin de Paris.
Localité : Travailleur, Dreg. 43, 2,030 mètres à l'ouest du Maroc. Coll. Scal. Mus., n° 109. — Talisman Dr. 43, 2,075 mètres ouest du Maroc. Type. Coll. spéciale Travailleur, Talisman, Scal., n° 110.
3. Scararta TonuLosa Brocchi. — Scal, torulosa Broce., Locard, loc. cit. , p- 4oo.
Cette magnilique coquille recueillie vivante, et qui présente encore l'opercule, n'est pas du tout l'espèce de Brocchi, mais le Claviseala Richardi, Dautzeuberg el de Boury (loc. eit., p. 68, pl. °°, fig. 5). Elle est jeune.
Localité : Talisman. Dr. 129, Coll. spéciale Muséum, n° 113. Hirondelle SL 63,1,139 mètres: St. 78, 801 mètres; Princesse-Alice (1895), St. 46, 1,989 mètres; St 71,1,105 mètres; SL 111, 1,143 mètres. Collections du Prince de Monaco (type figuré) et Dautzenberg, n° 195.
4. Scazarta pacuyGvrA, Fischer. — Seal. pachysyra, Fischer, ix Locard, loc. cit., p. Loi.
Le Muséum possède dans l'alcool (Scal. n° 408) un magnilique exemplaire ramené vivant et qui appartient incontestablement au sous-genre Cirsotrema.
Talisman, 1883. Drag. 107; prof., 100-318 mètres. Saint-Vincent (cap Verd).
C'est bien celui que Locard a eu entre les mains. Malgré les aflirmations de Locard, lexemplaire est en parfait état.
5. ScarariA commurarA Monts. — Scal. commutata Monterosato. Locard, loc. cit., p. Lo.
Un seul individu médiocre, mais bien typique, appartenant au sousgenre Gyroscala. Saint-Vincent (littoral).
Coll. spéciale, Talisman, Scal. n° 384.
6, ScaLartA LoNGissima Seguenza; Scal. longissima Seguenza. Locard, loc. cit., p. Lo».
Nous avons examiné autrefois au Brit. mus. la coquille assimilée par Jeffreys à l'espèce fossile que nous n'avons jamais vue. La figure donnée par Jeffreys nous a semblé une restauration assez fantaisiste d'une coquille en mauvais état, mais qui, en tout élat de cause, est bien distincte du S. pachya. Nous n'avons jamais vu l’exemplaire du Talisman simplement cité sur la foi de Jeffreys : Talisman, Açores, par 1,245 mètres.
7. ScaLaria poLréyreLLa Fischer. — Scal. polygyrellaP. Fischer, in Locard,
loc. eit., p. ho3, pl. XVII. fig. 31, 33.
Magnifique espèce, qui appartient incontestablement à notre sous-genre Crebriscala représenté dans les faluns de Pont-Levoy par une forme beaucoup plus petite : S. crebri costellata Mayer-Eymar. Le fragment dont parle Locard et que nous avons pu examiner est tout différent et ne semble même pas appartenir aux Scalidae.
Localité : Talisman, 1883. Drag. 136, prof. 4,255 mètres entre les Açores et l'Europe. Coll. spéciale Talisman, Scal. n° 302.
8. ScaLarIA GENIGULATA Br., Seal. geniculata Brocchi. Locard, loc. cit., p. 4oh.
Nous avons pu examiner autrefois plusieurs jeunes recueillis par nous au large d'Arcachon, parfois même à l’état vivant. Nous venons tout récemment d'étudier un individu plus adulte de la collection Locard: nous n'avons pu observer aucun des exemplaires cilés par Locard, mais qui rentrent presque cerlainement dans la même espèce. Celte forme est différente de la coquille pliocène et nous proposons pour elle le nom de S. Lamyi, de Boury, nov. sp. Elle appartient au groupe des Acrilloscala Sacco.
La coquille actuelle se distingue du S. geniculata, par :
1° Le nombre des tours. Pour deux individus de même taille, on trouve huit tours chez la coquille fossile et sept chez la forme vivante;
2° Le S. Lamyi a des côtes plus nombreuses : 26 au lieu de 13, bien que l'exemplaire fossile que j'ai examiné soit plus adulte, Un autre encore plus adulte n’en montre que 15:
3° Enfin les cordons déeurrents de la coquille vivante sont plus serrés.
Nous sommes heureux de témoigner notre reconnaissance à M. Lamv, attaché an Laboratoire de Malacologie. dont le concours dévoué nous a été si précieux pour la formation de la collection de Scalidae du Muséum.
9. Scararia vrrrara Jeffreys Seal. vittata Jeflreys. — Locard, loc. eit., p- 405.
Nous n'avons pas vu l'exemplaire du T'alisman simplement cité d'après a] Ï . . . . . l . P “ Jeffreys. Cette coquille se distingue du S. Cantrainei, dont il est très voisin par la présence de cordons décurrents.
A0. Scazama Carrier Weink. — Seal. Cantrainei Weinkauff Locard, loc. cit., p. 405,
Nous n'avons vu au Muséum (coll. Travailleur, Scal. n° 374) que l'exemplaire du dragage n° 2. Ge n'est pas du tout l'espèce de Weinkaulf, mais un jeune Scalaria (Spiniscala) Trevelyana, Leach, identique aux jeunes assez nombreux que nous avons oblenu au large d'Arcachon, Cette coquille est complètement dépourvue de cordons décurrents.
11. Scazanra xaxa Jeffreys. — Seal. nana Jellreys Locard, loc. cit. , p. 406.
Nous n'avons pas vu lexemplaire du Travailleur, indiqué d'après Jeffreys. Iest probable qu'ici la détermination est exacte. Appartient au sous-genre Minutiscala. Cette coquille porte des cordons décurrents que Jefreys indique dans sa description, mais qui ne sont pas indiqués sur la
figure.
12, Scazanra SEMIDISIUNÉCTA Jeffreys.
Même observation pour cette forme très spéciale que pour la précédente, Nous ne sommes pas encore fixé sur la position subgénérique de celte coquille, qui devra sans doute rentrer dans un groupe à part : les Solutiscala, de Boury, nov. subg., ayant pour type leS. dissoluta Fischer, qui va suivre et les S. verneñformis, Watson et S. revoluta, Hedlev.
15. Scazania pissozurA Jeflreys. — Seal. dissaluta Jeffreys Locard, loc.
et, p. 4o7, pl. XIX, fig. 1, 3.
Voir ce que nous venons de dire pour l'espèce précédente. Le Muséum possède bien les deux exemplaires cités par Locard. Le type Travailleur, 1881. Drag. 3, Prof. 3,307 mètres, à l'ouest du Portugal est dans la collection générale des Scahidæ (n° 649): le second exemplaire, type figuré, est dans la collection spéciale du Fruvailleur et du Talisman (Seal. n° 641).
14. ScaLaRIA CLATRRATELA, Adams. — Scal. elathratula Adams Locard,
loc. cit., p. 408.
1° Travailleur, 1880. Drag. 2, 1019 mètres, golfe de Gascogne:
2° Travailleur, 1880. Drag. 6, 1353 mètres au nord de l'Espagne : 3° Travailleur, 1880. Drag. 9, 1190 mètres au nord de l'Espagne; 4° Travailleur, 1881. Drag. 4a , 896 mètres au nord de l'Espagne.
Nous n'avons vu au Muséum que les n° 2 et 4. Le premier est le S. problematica, Dautz, de Boury. Quant au n° 4, il appartient à un jeune
S. Trevelfana , Leach.
15. Scazaria spiriLza Monterosato. — Seal. spirilla Monterosato Locard ,
loc. cit., p. 4og, pl. XXIT, fig. 1, 3.
D'après la figure donnée par Locard, il s’agit bien de eelte espèce, mais Je n'ai pas vu l'exemplaire cilé : Travailleur, 1883. Drag. 30, prof., 1,205 mètres au sud du Portugal.
16. Scazaria Frovnosa Sowerby. — Seal. frondosa I, et L. D. C. Sowerby Locard, loc. cu. , p. h10.
Nous n'avons vu aucun des échantillons rapportés par le Travailleur, mais les indications très précises de Locard donnent la presque certitude qu'il s'agit du S. Celesti, Aradas.
À ce propos, nous dirons qu'une étude toute récente de la question nous permet d'élucider un point assez difficile relatif aux formes décrites par Aradas, Tiberi et Weinkauff.
1° Scalaria Celesti, Aradas qui est le type du sous-genre Sphæroscala , Monterosato. C’est le S. soluta Tiberi 1868 (non 1863).
2° Scalaria algeriana, Weïnkauff, type du sous-genre Parviseala, de Boury. C'est le S. soluta, Tiberi 1863, S. aleriana, Weinkaulf 1866 et S. Tiberü, de Boury 1890. Comme il existe un S. soluta, Adams 186, le nom de Tiberi ne pouvait êlre conservé et nous avions proposé celui de S. Tiberü. Or nous venons de nous convainere que cette forme n'est autre que le jeune de la coquille décrite par Weinkauff sous le nom de S. «/geriana. C'est ce nom, le premier en date, après celui de S. soluta Tibéri, qu'il faut adopter définitivement. Celle espèce est absolument distincte du S. Celesh.
17. Scararia Trevezvana Leach. — Scal. Trevelyana Leaeh. Locard, loc. cil., p. 412.
Outre les exemplaires cités plus haut et nommés S. Cantrainei et 5. clathratule par Locard, cet auteur a déterminé exactement deux autres coquilles plus adultes : Travailleur, drag. 9, 1,190 mètres, au nord de
l'Espagne, et. Talisman, drag. 97, 2,324 mètres, à l'ouest du Sahara. (Coll. du Travailleur, Seal. n° 375 et du Talisman, n° 373). Locard considère ce dernier comme une variété convera, mais il est impossible de constater les différences indiquées par Locard. L'individu est parfaitement
typique.
18. Scazarta aous Watson. — Seal. acus Watson. Locard, loc. cit., p. 419.
Nous n'avons pas vu la coquille draguée aux Açores par le Talisman, et citée d’après Jeffreys. Il existe plusieurs formes qui, à défaut d'une étude attentive, présentent une grande ressemblance avec l'espèce de Watson. MM. Dautzenberg el nous, sommes Lombés dans la même erreur que Locard. Nous avons pu examiner à nouveau un des deux exemplaires, cclui de la Princesse Alice, drag. 71, 1,165 mètres, et nous avons pu nous convaincre que c'était une forme toute différente : S. fukgens, de Boury, nov. sp., absolument dépourvue des stries spirales (with faint spiral markings) indiquées par Watson pour le type, p. 140. Ilest possible et même probable que Watson ait confondu deux formes et que celle des Açores ne soit pas la même que celle de l'ile Culebra, aux Antilles. Il y a quelque vraissemblance que la coquille des Açores doive se rapporter à notre S. Julwens.
19. Scazarra Dazrraxa Verril et Smith.— Scal. Dalliana, Verril et Smith. Locard, Loc. cit., p. 413.
Nous avons vu plus haut que la coquille assimilée par Locard à cette espèce n'élait autre qu'un S. problematica, Dautz. de Boury.
20. Scarania rornosissims Jeffr. — Seal. formosissima Jeffr., Locard, loc. cit., p. 114.
IL'est probable que la coquille draguée par le Talisman aux Açores {691 à 2.770 mètres), d'après le témoignage de Jeffreys, est bien déterminée. C'est, en effet, une forme très spéciale qui rentre dans le sous-genre Foraüscala Nob. Nous rappellerons seulement que le nom de S. striatissüna Monterosato doit être substitué à celui donné par Jeffreys, six années plus tard, à la même coquille.
21. Scacania uezcenica Forbes. — Seal. hellenica Forbes. Locard, loc.
cil., p. 414.
Espèce rencontrée par le Talisman et citée d'après Jeffreys. Il y à lieu de faire des réserves au sujet de ce Nodiscala. Les formes des Antilles et de la Floride sont distinetes. De même, il existe une autre forme nouvelle aux iles du Cap-Vert. Ce sous-genre Vodiscala est du reste encore fort mal connu el renferme beaucoup de nouveautés.