‹ Mollusques testacésChapitre 5 sur 407 · Argonauta Argo, LiINNÉ · texte numérisé non relu

Argonauta Argo, LiINNÉ

Argonauta Argo, Linné, 1758. Systema naturæ, édit. X, p. 708.

Nautilus papyraceus, Martini, 1769. Conch. Cab., 1, p. 230, pl. XVI, fig. 157.

Ocythoe tuberculata, Rafinesque, 1824. Précis découv. somiologie, p. 19.

Octopus antiquorum, de Blainville, 4826. Diction. hist. nat., XL, p. 193, pl. L bis. — Argonautæ, de Blainville, 1828. Manuel malac., p. 366, pl. I bis, fig. 1 (1).

(4) Dans toutes nos synonymies, nous nous sommes borné à relever uniquement l'indication de la publication, la première en date, dans laquelle une forme d'espèce a éprouvé un changement quelconque dans son appellation soit générique, soit spécifique. Conformément aux conventions admises nous n'avons pas cru devoir remonter au delà de l'institution de la méthode dite binominale, dans la classification zoologique, c’est-à-dire au delà de la 10° édition de Linné publiée en 1758.

(TaLiISMAN, — Mollusques leslacés.) 1

Osservarioxs. — Ce beau Céphalopode n'est représenté ici que par des fragments de coquilles se rapportant incontestablement à un individu de grande taille. Il s'agit évidemment d’une femelle, puisque chez ces animaux la femelle seule se pare d’une semblable demeure. Dans notre échantillon, le bord columellaire est enroulé suivant un très grand rayon, et les côtes ornementales sont grosses et fortes. Il est fort probable, étant donné le rnodus vivendi des Argonauta, que nous sommes en présence d’un individu entrainé dans les grands fonds après sa mort.

Malgré la singulière tautologie qui résulte de l'assemblage des deux mêmes expressions Argonauta et Argo, appliquées à la fois au genre et à l'espèce, la dénomination proposée par Linné semble avoir prévalu ; mieux vaudrait pourtant, comme nous l'avons du reste déjà proposé (1), adopter la dénomination spécifique donnée à cette mème forme par Martini, et écrire Argonaula papyraceu.

Exrexsiox Géograpmique. — L'Argonauta Argo a été longtemps considéré comme exclusivement méditerranéen. C'est pourtant un être particulièrement cosmopolite, susceptible de se déplacer facilement, se laissant entraîner par les vents et les courants parfois même à de grandes distances. On le rencontre rarement sur les côtes du midi de la France; on l’a signalé sur les plages de l'Hérault, du Var et des Alpes-Maritimes ; il descend le long des côtes d'Italie, depuis le Piémont jusqu'en Sicile, par Civita-Vecchia et Naples, pour remonter dans l’Adriatique le long de la Dalmatie jusqu'à Trieste. On l’a également recueilli aux îles Majorque, en Corse, à l'ile d'Elbe, sur les côtes d’Espagne et d’Algérie, jusque dans la mer Égée. Franchissant le détroit de Gibraltar, nous le retrouvons dans l'Océan depuis le sud du Portugal, jusqu'au cap de Bonne-Espérance. On observe sur les côtes de l'Amérique du Nord, dans le New-Jersey, au cap Hatteras, dans la Floride et aux Antilles une variété que M. Dall a désignée sous le nom de var. Americana (2).

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — On trouve dans les dépôts tertiaires de l'Astesan en Italie une forme d’Argonauta jadis confondue avec l'Argo-

(4) A. Locann, 1886. Prodrome de Malacologie française, p. 7. (2) Argonauta Argo, var. Americana, Dall, 1889. In Bull. United States nat. Mus., XXXVIT, p. 174, pl. XLIL, fig. 1; pl. LXIV, fig. 142; pl. LXVIT, fig. 7, 1-3.

CEPHALOPODA. 3

nauta Argo, et dont le regretté Luigi Bellardi a fait l’Argonauta Sis-

mondæ (1). On peut considérer ce type comme la forme ancestrale du véritable Argonauta Argo.

Station :

4, Travailleur, 1881. Dragage 10. — Profondeur 2,546 m. A l'Est de Carthagène.

SPIRULIDÆ

Genre SPIRULA, de Lamarck.

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