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Amphisphyra expansa, JEFFREYS

Amphisphyra expansa, Jeffreys, 1864, Zn Rep. Brit. Assoc., p. 330. Utriculus expansus, Jeffreys, 1867-1869. British Conch., IV, p.427; V, p. 293, pl. XCIV, fig. 6. Diaphana expansa, G. 0. Sars, 1878. Moll. reg. aret. Norvegiæ, p.289, pl. XVII, fig. 2, a-b.

Ogservarioxs. — La figuration donnée par G. O. Sars fait bien mieux comprendre cette petite espèce de Jeffreys que le dessin donné par son propre auteur. Nous avons observé un échantillon bien complet de cette élégante coquille qui est absolument conforme à nos types des mers du Nord. Les dragages de l'Atlantique ont décelé dans ces eaux la présence d’une autre forme assez voisine, l'Armphisphyra Sequenzæ (À), qui diffère pourtant de l’A. expansa : par son galbe plus ovoïde, plus étroitement allongé, plus régulier; par sa spire un peu plus haute; par son dernier tour plus haut et moins ventru à sa naissance ; par son ouverture plus régulièrement piriforme, bien moins rétrécie dans le haut, moins élargie dans le bas; par son bord externe plus largement arqué, etc.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Les Amplisphiyra vivent surtout dans l'Atlantique. L’Amphisphyra expansa s'étend depuis les régions arctiques où on le rencontre entre 366 et 549 mètres de profondeur, jusque dans le golfe de Gascogne où plusieurs auteurs en ont déjà signalé la présence, etoù il a été dragué par l’ « Hirondelle » par 166 mètres de profondeur. Entre ces points extrèmes, il est connu sur les côtes d'Angleterre, d'Islande, des Shetland et des Loffoden ; bien rarement on en rencontre quelques échantillons rejetés sur nos plages de la région aquitanique. M. le marquis de Monterosato l’a retrouvé dans les zones profondes des mers de Palerme.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — L'Amphisphyra expansa vivait à l'époque des dépôts quaternaires de Ficarazzi en Sicile.

(4) Amphisphyra Sequenzæ, Boo Warsow, 4886. Voy. « Challenger », p. 646, pl. XLVIIT, fig. 5.

Station :

1. Travailleur, 1880. Dragage 14. — Profondeur 677 m. Golfe de Gascogne.

2, Amphisphyra globosa, Lovin.

Amphisphyra globosa, Lovén, 1846. Pndec Moll. Scandinaviæ, p.143.

Utriculopsis vitrea, M. Sars, 1865. T'es/a, excl. animali, teste G. O. Sars.

Diaphana globosa, G. O. Sars, 1878. Moll. reg. arct. Norvegiæ, p.290, pl. XVIIT, fig. 4et3 c. Utricula globosa, de Folin, 1881. 7n Les fonds de la mer, IV, p. 143.

Ogservarioxs. — C'est pour cette espèce que Lovén a institué son genre Amphisphyra, appliqué, depuis lors, à plusieurs autres formes plus ou moins ombiliquées et à sommet légèrement concave. La figuration donnée par G. O. Sars est très exacte et fait parfaitement ressortir les caractères de cette petite forme. Tout aussi globuleuse que l'Amphsphyra expansa de Jeffreys, elle s'en sépare cependant très facilement, par le développement de la partie supérieure de son bord externe à l'insertion sur l’avant-dernier tour ; ce bord, en effet, avant de s’infléchir latéralement, dépasse toujours notablement la partie supérieure de l’avant-dernier tour ou du dernier tour à sa naissance. Ce caractère très précis permettra toujours de séparer cette espèce de ses congénères.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — L’Ampluisphyra expansa à toujours été regardé comme une forme particulièrement septentrionale. Les dragages du « Travailleur » lui ont assigné une extension géographique nouvelle. G. O. Sars l'indique sur les côtes du Finmark par 823 mètres de profondeur. M. le marquis de Folin l'avait déjà signalé dans le golfe de Gascogne. M. Verrill l’a retrouvé dans le New-England,

entre 210 et 1543 mètres de profondeur.

Station :

4. Travailleur, 1880. Dragage 7. — Profondeur 1,107 m. Au Nord de l'Espagne.

ACTÆONIDÆ

La famille des Actæonidæ n'est représentée dans les dragages du « Travailleur » et du « Talisman » que par un seul genre, le genre

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Actæon, qui renferme quatre espèces. Trois d’entre elles ont été déjà décrites, mais, vu leur grande rareté, elles sont en général assez mal connues. Toutes en effet appartiennent à la faune abyssale. M. le marquis de Monterosato (1) a proposé une coupe nouvelle pour le genre Actæon, coupe que nous adoptons volontiers. Il maintient le nom d’Actron pour toutes les formes susceptibles de se grouper autour de l'Ackeon tornatilis type de Linné (2), puis il dénomme Zissackeon, les formes affines de l'Actæon exilis de Jeffreys. Les Lissactvon diffèrent, dit notre savant auteur, des véritables Ac/æon, par leur petite taille, par l’absence de coloration ornementale, par leur galbe lurriculé et par leur test lisse. Mais cette coupe constitue pour nous un groupe plutôt qu'un genre nouveau, car l'Actæon globulinus de Forbes, par exemple, peut, à part sa taille, se rattacher par son galbe et son test orné au groupe de l'Acteon exilis.

Plusieurs auteurs ont réuni dans la famille des Acteonidæ des formes qui nous semblent bien différentes, comme les Æingicula notamment. Nous avons cru devoir maintenir ces différentes formes dans deux familles distinctes. Enfin, nous ferons remarquer qu’il existe en malacologie deux noms de genre fort voisins comme appellation, tous deux ayant la même origine, et qui nécessairement peuvent prêter à la confusion. Nous voulons parler des Ac/æon de Denys de Montfort (3) et des Acizonia de Quatrefages (4). Pour nous conformer strictement aux bonnes règles de la nomenclature, le nom d’Acfæon, le premier en date, doit seul subsister dans nos classifications.

Species :

1. Actæon exilis, Jeffreys. 3. Aclæon pusillus, Forbes. y } , 2. — Monterosatoi, Dtz. 4. — Azoricus, Loc.

Genre ACTÆON, de Montfort.

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