Cypræa spurca, LiNxé
Cypræa spurea, Linné, 1766. Systema naturæ, édit. XIT, p. 1179. — flaveola, de Lamarck, 1822. Anim. sans vertèbres, VII, p. 794. Luponia spurca, de Rochebrune, 1881. Zn Nouv. Arch. Muséum, 2 sér., IV, p. 280. £rosaria spurca, Jousseaume, 1884. £'t. fam. Cypræidæ, p. 16. Cypræa (Erosaria) spurca, Dautzenberg, 1891. Zn Mém. Soc. z0ool. France, IV, p. 23.
Onservarioxs. — Cette espèce, de taille plus petite que les précédentes, se rencontre parfois dans les mêmes eaux ; elle est caractérisée par son galbe un peu court, faiblement atténué dans le bas ; le dos est bien arrondi, l'ouverture subsinueuse est munie de plis assez forts; la coloration est d’un fauve clair maculé de taches plus sombres, avec une ligne dorsale et le péristome plus pâle; celui-ci est bordé en dehors d’une ligne de points très sombres et très rapprochés. Nos plus grands échantillons des dragages dépassent à peine 30 millimètres de hauteur totale. Nous possédons cependant des échantillons récoltés dans la Méditerranée qui atteignent jusqu'à 33 et 34 millimètres.
GASTROPODA. 103
EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — On rencontre le Cypræa spurca dans presque toute la Méditerranée, quoique ce ne soit jamais une coquille bien commune. Il est moins répandu dans l'Atlantique. Partant des côtes d'Espagne et des Baléares, nous le retrouvons sur les côtes de Provence, en Corse, en Sardaigne, à Naples et en Sicile ; on l’a signalé dans la mer Egée, en Syrie et en Égypte d'où il semble avoir disparu. Nous le connaissons sur presque tout le littoral africain, depuis le golfe de Gabès jusqu’au Maroc et aux Canaries. Dans l’Atlantique on l'a relevé sur les côtes du Portugal, aux îles Açores, Canaries, au Cap- Vert, au Sénégal, en Guinée, aux îles de Sainte-Hélène et de l’Ascension, sur les côtes de la Floride, des Antilles, des Barbades, de Cuba et peutêtre jusqu'à Pernambuco et à l’île Maurice. À mesure que cette espèce se rencontre dans des milieux plus éloignés du bassin méditerranéen on l'observe dans des eaux plus profondes. On la draguée sur nos côtes entre 35 et 40 mètres. Le « Challenger » l’a signalée à Pernambuco par 640 mètres de profondeur, et la « Melita » aux Canaries par 183 mètres.
EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Le Cypræa spurca ne commence à apparaître qu'à l’époque quaternaire. M. A. Gaudry l’a retrouvé à l'île de Chypre, et Philippi le donne comme subfossile dans les cavernes de Sicile.
Stations :
1. Travailleur, 1882. Dragage 52. — Profondeur 100 m. Au Nord des Canaries. 2: — 1582. Dragage 53. — Profondeur 100 m. Parage des iles Désertes. 3. Talisman, 1883. Dragage 20. — Profondeur 1,105 m. A l'Est du Maroc. 4. — 1853. Dragage 54. — Profondeur 182-259 m. Parage des Canaries. 5. 1883. Dragage 104. — Saint-Vincent, rade de Porto-Grande (Cap-Vert). 6. — 1883. Dragage 109. — Profondeur 100-318 m. Saint-Vincent (Cap-Vert).