‹ Mollusques testacésChapitre 64 sur 407 · Cypræa pirum, GMELIN · texte numérisé non relu

Cypræa pirum, GMELIN

Cypræa pirum, Gmelin, 1789. Systema naturæ, édit. XI, p. 3411. — rufa, de Blainville, 1826. Faune française, p. 246, pl. XI, fig. 2. Zonaria pyrum, Jousseaume, 1884. £t. fam. Cypræidæ, p. 13. — piriformis, Locard, 1886. Prodr. conch. francaise, p. 45. Cypræa piriformis, Locard, 1892. Conch. francaise, p. 38 (non C. pyriformis, Gray).

OBSERVATIONS. — Au nom peu correct de Cypræa pyrum nous avions proposé de substituer l'adjectif periformis(1). Mais ce nom prête évidemment à la confusion avec le Cypræa pyriformis de Gray, espèce de l'Australie, de Bornéo et de Ceylan. Il faut donc nous contenter de la dénomination plus ancienne de Gmelin, et supposer que le mot prrum est pris ici adjectivement. Le Cypræa pirum de Gmelin est une forme bien connue, dont le galbe comme la coloration permettent de la facilement distinguer des autres formes du groupe des Zonaria. Sa taille seule varie mais dans d’assez faibles limites. Un échantillon rapporté du Maroc est absolument conforme à nos types des côtes de Provence.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — On connaît cette forme dans la Méditerranée et dans l'Atlantique. Dans la Méditerranée on l’a observée sur les côtes d’Espagne, de Provence et du Piémont jusqu'à Civita- Vecchia, en Sicile, puis dans l’Adriatique où elle remonte jusqu’à Venise ; on l’a signalée en Morée, dans la mer Egée, sur les côtes de la

(1) LocarD, 1886. Prodr. Conch. francaise, p. 45.

Syrie et de l'Égypte, puis en Algérie, sur les côtes du Maroc, jusqu'à Gibraltar. Dans l’Atlantique nous la connaissons sur les côtes Sud du Portugal, et aux îles Canaries. L'habitat de ce Cypræa est très restreint comme profondeur ; il ne parait pas dépasser les zones herbacée et corallienne ; nous ne croyons pas qu’on l'ait jamais rencontré dans les grands fonds. M. Ed. Mollerat, sur les côtes de Provence, l’a dragué entre 20 et 25 mètres de profondeur seulement.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — Cette espèce est plus ancienne que la précédente; on l’a signalée dans un grand nombre de stations appartenant aux formations pliocène et quaternaire. En Italie elle est connue dans les dépôts de l’Astesan, de Castelarquato, du Monte-Mario, de la Sicile, etc. Hôrnes l'indique dans le bassin de Vienne en Autriche, M. C. Mayer dans l'Helvétien de la Suisse, Deshayes dans le quaternaire de la Morée, M. A. Gaudry à l'ile de Chypre, M. le D° Jousseaume à l’isthme de Corinthe, M. Pereyra da Costa en Portugal, enfin M. C. Mayer aux îles

Madère et Acores.

Station :

1. T'alisman, 1883. Dragage 23. — Profondeur 120 m. Cap Blanc (Maroc).

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