‹ Mollusques testacésChapitre 84 sur 407 · Gibberula Monterosatoi, Locarp · texte numérisé non relu

Gibberula Monterosatoi, Locarp

PI. IV, fig. 26-928.

Gibberula Monterosatoi, Locard, 1896. Nova species.

Descripriox. — Coquiile d’un galbe ovoïde-allongé, notablement plus atténué en bas qu’en haut, Spire courte, obtuse, composée de trois à quatre tours convexes, assez distincts; dernier tour bien convexe dans son ensemble, avec deux maximum de convexité, l’un situé dans le haut, l’autre dans la partie inframédiane, ensuite un peu brusquement atténué jusqu’à Ja base. Suture linéaire, distincte, sensible au dernier tour.

Sommet petit, obtus, arrondi-mamelonné, confondu avec les tours embryonnaires. Ouverture moins haute que la coquille, un peu arquée, rétrécie dans le haut, faiblement élargie dans le bas, où elle se termine par un canal ouvert, large, très obtus, un peu troncatulé. Péristome non continu; bord externe peu épais, faiblement arqué en avant, lisse à l'intérieur, aminei à son insertion supérieure, épaissi dans le bas, mais non bordé, non réfléchi vers l’intérieur; bord columellaire un peu arqué, portant trois plis vers la base, le pli inférieur plus fort que les autres et plus oblique, descendant jusqu'à la base, le ‘pli suivant moins oblique et moins allongé, le pli supérieur court et presque horizontal. Test solide, un peu épais, l’un blanc brillant, paraissant lisse.

DimExsioxs, — Hauteur totale 2 millimètres et demi.

Diamètre maximum 1 millimètre et quart.

OBSERVATIONS. — Au point de vue du galbe, cette espèce est un peu plus voisine du Grbberula abyssicola que du G. retusa; mais elle est encore moins renflée dans le haut, et le mode d’enroulement de ses tours est tout différent. D'autre part, son mode d’ornementation aperturale est tout autre. Elle a plus d’affinités avec le Gibberula occulta que nous avons fait figurer sur la même planche et qui, lui aussi, a été retrouvé dans les dragages.

I yaurait donc lieu d'établir dans les Gibherula deux groupes bien distincts, suivant que le bord externe est denticulé à l’intérieur et suivant qu'il est lisse. Du reste les naturalistes ne sont point d'accord sur la place que doit occuper dans la classification des Marginellidæ, le petit Marginella occulta. M. le D'Jousseaume le range dans ses Zullata, Trayon dans ses Persicula, et M. le marquis de Monterosato dans ses Gibberulina, avec le G. clandestina de Brocchi. Nous maintiendrons ces deux espèces dans le genre Gibberula, mais en les faisant rentrer dans un groupe à part. Nous prions notre excellent ami M. le marquis de Monterosato de

vouloir bien accepter la dédicace de cette élégante petite coquille.

Stations :

1. Zravailleur, 1881. Dragage 1. — Profondeur 2,018 m. A l'Ouest du Cap Finistère. 2. Talisman, 1883. Iles Désertes (Madère). Littoral.

GASTROPODA. 133

4. Gibberula Vignali, DAUTZENBERG el H. FISCHER. PI. XXI, fig. 1-2.

Marginella Vignali, Dautzenberg et H. Fischer, 1896. /n Mém. Soc. zool. France, IX, p. 433, pl. XV, fig. 17.

Onsenvarions. — Cette espèce est voisine du Gihberula Monterosator ; mais elle s’en distingue : par son galbe plus trapu, plus subeylindroïde, moins atténué dans le bas; par sa spire plus courte et plus obtuse ; par son bord externe plus épais et bien denticulé; par son ouverture plus rétrécie, ete. Nous en avons observé deux échantillons.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Le type a été dragué aux

Acores par la « Princesse Alice », par 1 385 mètres de profondeur.

4. Travailleur, 1882. Dragage 34. — Profondeur 212 m. A l'Ouest du Maroc.

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