‹ Mollusques testacésChapitre 85 sur 407 · Gibberula occulta, DE MONTEROSATO · texte numérisé non relu

Gibberula occulta, DE MONTEROSATO

PL. IV, fig. 29-31.

Marginella occulta, de Monterosato, 1869. Zest. nov. Siciliæ, p. 17, fig. 10. Bullata occulta, Jousseaume, 1875. £4. fam. Marginelles, p. 91. Marginella (Persicula)occulta, Trayon, 1887. Man. conchology, part. XVII, p.40, pl. XL fig. 35. Gibberulina occulta, de Monterosato, 1884. Mem. gen. e spec. conch. Mediterr., p. 139. Ogservarioxs. — Nous n'avons retrouvé qu'un seul échantillon de cette toute petite coquille, mais notre savant ami M. le marquis de Monterosato qui a bien voulu l’examiner, le reconnait comme très typique. Si nous comparons cette petite espèce avec notre Gibherula Monterosator, nous voyons que cette dernière forme s’en sépare : par sa taille plus forte ; par son galbe plus ovoïde, plus renflé ; par sa spire plus sensible et plus acuminée; par son dernier tour plus distinct, dans le haut, des tours précédents; par le profil de ce dernier tour plus convexe dans son ensemble, plus brusquement atténué dans le bas ; par son ouverture moins régulière, plus élargie à la partie inférieure ; par son bord extérieur moins réfléchi sur l'ouverture ; par son bord columellaire moins plissé, ete. Rappelons qu'il existe une var. obtusa pour cette espèce. Chez le type du Gibberula occulta, lorsqu'il est bien adulte, le bord externe

atteint le niveau du sommet ou même le dépasse parfois notablement ; l'échantillon que nous avons figuré est un peu jeune, de telle sorte que ce caractère est moins bien accusé. Le Gibberula occulta appartient au même groupe que les Gibberula consanquinea et G. atomus (1) de Pile Saint-Hélène ; mais il s’en sépare : par son galbe plus ovoïde; par son sommet plus acuminé; par son ouverture plus allongée; par la disposition de ses plis columellaires, etc.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Nous connaissons cette espèce dans un assez grand nombre de stations de la Méditerranée. M. le marquis de Monterosato l’a observée sur les côtes de la Sicile, à Palerme et dans diverses autres stations. Elle n’est point rare sur les côtes de France, depuis Marseille où M. le prof. Marion l’a draguée entre 40 et 60 mètres jusqu'à Nice. Le « Pola » l'a retrouvée sur les côtes d'Afrique par 680 mètres et près de Cerigo par 194 mètres de profondeur.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — M. Seguenza indique cette espèce à l’état fossile dans les dépôts du pliocène de la Sicile, et M. le marquis de Monterosato dans les dépôts quaternaires du Mont Pellegrino et de Ficarazzi.

Station :

1. Travailleur, 1881. Dragage 1. — Profondeur 555 m. Au large de Marseille. CONIDÆ

Genre CONUS, Linné.

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