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G. PHILONEXIS. 207
Octopus Verany, Wagner, août 1828, in, Zeitschr. fur die orn, Phys., t, II et Bulletin univ. des Sc. nat., t. XIX, p. 388, n° 3.
Polpo di Ferussac, Delle-Chiaje , 1829, Mém., t. IV, p. 41.
Octopus tuberculaius, idem, pl. 55, et p. 56, n° 3.
©. pictus de Blainville, Faune française, Mollusques, p. 8, n° 6 (d’après
Risso).
Philonexis tuberculatus, d’'Orb., 1838, Mon. des Céph. acét., p. 87; Poulpes, pl. 6 bis, 6 ter, et pl. 25.
P. corpore ovali, magno, supernè lævigato , subtus reticulato, tuberculato; aperturd maximd; capite brevi, parum disiincto; aperturis aquiferis, subtüs duabus ; brachris gracuibus, subæqualibus, pro longritudine 1°, 4°, 2°, 3°; membranis ferè nullis.
Dim. Longueur totale, 75 mill. ; longueur du corps, 22 nuil.; largeur du corps, 19 mull.; longueur des bras supérieurs, 50 mill. ; longueur des bras latéraux-supérieurs, 42 mill.; longueur des bras latéraux-inférieurs, 39 mill.; longueur des bras inférieurs, 43 mill.
Animal très- raccourci. Corps ovoïde , acuminé postérieurement, très-volumineux relativement au reste, lisse en dessus, couvert en dessous de petits tubercules courts, cornés; ces tubercules sont liés entre eux par des lignes saillantes. Tête courte. Ouvertures aquifères au nombre de deux, situées au côté externe du tube locomoteur en dessous. Bras longs, grêles, dont l’ordre de longueur est 1, 4, 2, 3. Cupules distantes réunies sur chaque ligne par la membrane intermédiaire. Membranes de l’ombrelle très-courtes, nulle entre les bras inférieurs. Tube locomoteur très-gros, plus long que la tête. Couleurs : vineuse en dessus à l’état vivant; dessous, blancrosé-argenté; les bras supérieurs et l'extrémité des autres, violet-bleuâtre.
Rapp. et diff. — Par les tubercules de sa partie inférieure, cette espèce se rapproche du P. eylais; par le manque presque total de membranes entre les bras, il a quelque analogie avec le P. atlanticus , tandis qu’il diffère essentiellement de toutes les espèces connues par ses deux seules ouvertures aquifères inférieures, par ses bras dépourvus de membranes et presque
égaux, et par l'énorme disproportion qui existe entre les di-
mensions du corps et celles de la tête.
Fab. La Méditerranée.
Cette espèce, à peine connue, porte déjà six noms spécifiques distincts.
PI. 5, fig. 2. Ouverture du corps pour montrer l'appareil de résistance, et l'ouverture aquifère anale; fig. 3, mandibule inférieure du bec, vue de côté ; fig. 4, la même vue sur le dos;ifig. 5, mandibnle supérieure vue de profil ; fig. 6, la même vue sur le dos.
Résumé sur les espèces de PFhilonexis,
Il résulte des descriptions précédentes et du dépouillement du travail, que quinze espèces de philonexes ont été décrites jusqu'à présent; ces quinze espèces discutées m'ont donné pour résultat positif, après l'examen des caractères et de la synonymie :
"HADeCES Din DISONS. de. 20 à 28 OR
ESRÉGES TRUETIAUIES.. tee Re.
Fotal ssh sal daol#s 7
Ainsi, je suis parvenu à réduire huit espèces sur quinze, où plus de la moitié.
Ces espèces, réparties géographiquement ,fdonnent : Espèces de l'océan Atlantique........... 5 Espèces de la Méditerranée. ......4:.....002 Ces résultats démontrent, au moins jusqu'à présent, que les philonexes sont spéciaux à leurs océans particuliers, et qu'ils sont tous des régions chaudes et tempérées.
G. PHILONEXIS, 209
Table alphabétique de toutes les espèces nominales ou réelles du genre PHILONExIS.
Pages Manticusd'Orb. 1835206. "A0 Tue 7209 Catenulatus (Octopus), Férussac, 1828. Voyez. P. tu- Brdlaniss POrDOGUET, TA STMRINPUCES SVT. 1206 nee dOrb41835. O6: "Ath: He LUN ee Le, 204 Ferussaci (Octopus), Delle-Chiaje, 1829. V. PI. tuber- LL a ne: éppntunprhahet did RE eh PCR 207 Hyalinus (Octopus), Rang, 1835. Phal., d'Orb., 1838. 2 Ha nca créer gréaret da cc Pr A à A D 205 Microstomus (Octopus), Reynaud, 4834. Phil. , d'Orb., Prin nes PS POP TN 20/4 Pictus (Octopus), Blainv. Voy. Ph. tuberculatus, d'Orb. 207 etes 0 Or, 1899. O0 ATP SENS RE 202 Reticularis (Octopus), Petagua, 1828. V. P. tubercu- DT UD PP ee RENE PEPEUR, 96 ARS: par rt 206
Semipalmatus, Owen. 1837. P. Quoyans, d'Orb..... 202 Tuberculatus (Octopus), Risso, 1826. Philonexis, &'Orb., DO D NS OP CRONIRUES CSRRRRENTE 206 Velatus (Octopus), Rang, 1837. V. P. velifer, d'Orb.... 206 Velifer { Octopus), Féruss., 1830. Phalonexis, d'Orb. PT OT. PET à PRAPRRIORNE PRE 205 Verany, Wagner, 1838. V. P. tuberculatus, d'Orb.... 207 Violaceus (Tremoctopus), Delle-Chiaje. V. P. vehfer, rent CNED, AY AAMRINET, E PERR 205
B1OLLUSQUEST !, al
11° GENRE. ARGONAUTA, Linné. PI. G, 7.
Nautilus, Nauticus, Aristote; Nautilus, Pompilius, Pline; Nautilus, Belon; Cymbium , Gualtieri,1742; Argonauta, Linné, Bruguière , Lamarck; Ocythæ, Rafinesque, Leach, Blainville; Octopus, Blainville,
Animal ployé obliquement par rapport à l'axe de la longueur du corps. Corps ovoïde, atténué postérieurement, élargi en avant, volumineux comparativement à la tête, lisse et couvert d'une peau mince. Ouverture fendue sur les côtés jusqu'au-dessus des yeux. Bride cervicale occupant l'intervalle compris entre les yeux. Appareil de résistance, mobile, consistant en un mamelon ou un bouton élevé, ferme, situé près du bord interne du corps à ses côtés inférieurs, et en une boutonnière arrondie, très-profonde et entourée de bourrelets, située sur la base du tube locomoteur. Téte oblique ou formant un angle par rapport à l'axe du corps, très-courte en dessus , où elle se confond avec les bras, qui paraissent ainsi naître du bord du corps; très-longue en dessous. Feux latéraux, très-grands, ovales, saillants, susceptibles d’être recouverts en partie par la contraction des téguments qui les entourent; mais ayant en outre une paupière transparente, trèsmince, qui en occupe la partie supérieure. Bec très-large, non comprimé ; mandibule supérieure un peu crochue, à capuchon petit; mandibule anférieure , à ailes latérales très-courtes et larges, l'expansion postérieure non carénée, à dos arrondi. Oreille externe, marquée en dehors par une légère protubérance située en arrière des yeux, en dessous de la bride cervicale et de l'ouverture aquifère latérale. Ouvertures aquifères. Au nombre de deux, une de chaque côté, situées à l'angle postérieur et supérieur de l'œil, au fond d'une légère dépression, et communiquant avec une cavité située à la partie céphalique supérieure. Bras, de deux sortes, les uns palmés à leur extrémité, les autres conico-subulés. Les bras palmés prenant naissance en dessus entre les yeux, repliés à leur extrémité sur eux-mêmes, sur les deux tiers de leur longueur, et pour-
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vus, dans tout l'intervalle de ce repli, d une membrane trèsextensible, lisse, épaisse en dehors, tandis qu en dedans nonseulement elle est chargée d'un grand nombre de ramifications, mais encore dans toutes les parties où elle doit arriver au bord de la coquille, sa superficie est spongieuse et comme réticulée
par un réseau membraneux à sillons élevés et papilleux, quime
paraît être l'organe sécréteur de la coquille. Les bras subulés déhiés à leur extrémité, toujours inégaux. Les inférieurs, pourvus d'une membrane inférieure en carène dorsale, les deux paires latérales presque toujours fortement déprimées. Cupules toujours sur deux lignes, même sur le retour des bras palmés, où elles sont souvent peu visibles; disposées bien distinctement, surtout sur les bras déprimés, où elles sont séparées par un assez large intervalle ; très-saillantes, comme subpédonculées, très-élargies à leur bord. A quelques bras, elles sont réunies extérieurement par une membrane. Membrane de l'ombrelle, très-courte, mais existant entre chaque bras. Tube locomoteur très-grand , en cône régulier, se prolongeant au-delà de‘ la tête et de la base des bras, jusqu au dehors de la coquille, aitaché par deux brides extérieures latérales et par deux autres presque médianes, très-minces.
Coquille univalve , uni-loculaire, composée d'une substance cornéo-calcaire, fragile, transparente, flexible quoique cassante, commençant par un petit godet circulaire, d'abord membraneux, puis légèrement testacé , s’accroissant obliquement et elliptiquement, et dont le sommet, qui forme, avec l’âge, un tour ou un tour et demi de spire, rentre dans l'ouverture en figurant de chaque côté une columelle torse, prolongée dans le sens de l'ouverture, ou projetée obliquement en oreillons plus ou moins marqués. Elle représente, dans son ensemble, une petite nacelle, comprimée sur les côtés, tronquée sur la carène. Les tours sont appliqués les uns sur les autres, sans qu'il y ait transsudation de matière testacée sur le retour de la spire, caractère que je ne retrouve chez aucune autre coquille. La coquille de l'argonautese forme autant de particules
calcaires appliquées extérieurement , que de particules déposées en dedans; caractère qui ne se montre que chez les Cypræa ; aussi est-il impossible de douter que l'animal n'ait un moyen extérieur de sécrétion, ce qu'on peut expliquer par les membranes des bras enveloppant constamment la coquille. Son épiderme, qui n'existe pas sur les bords et augmente d'épaisseur à mesure qu'on approche du sommet, est évidemment dû à une sécrétion extérieure, postérieure à la formation de la coquille. D'ailleurs, l'examen microscopique de l’accroissement de la coquille vient confirmer ces observations. D'après ces faits, on doit croire que la coquille de l’argonaute se forme par un organe extérieur ; et dès lors les fonctions des bras palmés se trouvent complétement expliquées. L'animal n’adhère à la coquille en aucune de ses parties, il se renferme dedans, la remplissant alors, moins la cavité spirale, et la retenant constamment avec ses bras palmés, qui l'enveloppent entièrement à l’état de vie.
Si l’on considère la forme de l'animal, reployé sur luimême, formant un angle par rapport à l'axe du corps, les parties supérieures de la tête étant très-courtes, et les parties inférieures, au contraire, très-longues, on aura la certitude que, destiné à vivre isolé et libre, il ne pourrait nager qu'en tournoyant; tandis que cette même forme est tout à fait en rapport avec sa position habituelle dans la coquille; le raccourcissement des parties supérieures étant nécessaire pour que les deux bras palmés puissent sortir en arrière et embrasser plus intimement la coquille ; et l'allongement des parties inférieures et du tube locomoteur étant encore une conséquence obligée de son habitation dans une coquille, afin que ces parties puissent venir en effleurer le bord. Je crois donc matériellement impossible que sa forme oblique permette à l'animal de vivre isolé et libre; car la natation dans une direction quelconque lui deviendrait impossible, tandis qu'au contraire sa forme est une dépendance de son existence dans la coquille, et qu'il y à rapport intime entre cette forme même et celle de La coquille qu'il habite.
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Rapp. et diff. —Les argonautes se distinguent de tous les autres octopodes, par le raccourcissement des parties supérieures et l’allongement des inférieures, par les palmetures énormes, ou les membranes des bras supérieurs destinés à envelopper la coquille, par les rapports réciproques de la tête avec le corps, la première étant, en raison de l’obliquité de la bouche, sur un plan très-oblique à l'axe; par l'organisation et l’arrangement de toutes les portions principales qui indiquent un animal fait pour vivre dans une coquille; enfin, par la coquille dont il est pourvu.
Les espèces d’argonautes ont des habitudes nocturnes analogues à celles des philonexes ; elles nagent, comme les autres céphalopodes, au moyen du refoulement de l'eau par leur tube locomoteur; il faut dès lors renoncer à toutes ces fictions gracieuses des poëtes grecs.
La question du parasitisme ou du non-parasitisme de l’animal dans la coquille de l’argonaute a longtemps agité les savants. On vit successivement écrire, en faveur du parasitisme, Pline, Favanne, Lamarck, Bosc, Rafinesque, Leach, MM. Blainville, Deshayes, Gray et Broderip, tandis que Rumphius, Carducci, Bruguière, Montfort, MM. Duvernoy, Risso, Rapp, Ranzani, Férussac, Poly, Delle-Chiaje, Richard-Owen, Rang et moi, avons cherché à prouver le non-parasitisme de l’animal dans la coquille. Maintenant, je pense que les détails dans lesquels je suis entré dans mes ouvrages !, ont mis fin à cette lutte et ne permettent plus de croire au parasitisme. Voici, du reste, les principaux arguments dont je me suis servi.
Preuves du non-parasitisme. Les formes de l'animal, la nature de sa coquille, ses mœurs, se réunissent pour démontrer invinciblement la thèse du non-parasitisme.
4° L'animal de l’argonaute diffère zoologiquement et anatomiquement des poulpes : zoologiquement , par sa forme géné-
1 Voyez Monographie des Céphalopodes acétabulifères, genre 4rgonaute, p. 409 et suiv.
rale, comme ployée sur elle-même, par celle du corps, plus acuminé en arrière, plus largement ouvert en avant, par la présence d'un appareil de résistance compliqué, par des ouvertures aquifères, par les bras supérieurs palmés, etc., etc.; anatomiquement, d'après M. Owen ', par des branchies différentes, par la forme et les dépendances de la veine cave, etc. On doit donc les regarder comme des animaux bien distincts, quant à leur organisation, et conséquemment susceptibles d’un genre de vie tout opposé, bien que normal, en raison de ces mêmes formes.
L'animal, par le raccourcissement des parties céphaliques supérieures et l'allongement des parties inférieures, est naturellement ployé sur lui-même. Dès lors, Le corps et la tête décrivent, en dessous, une courbe ou un léger angle saillant, et non une ligne droite, comme chez les poulpes. Cette disposition est parfaitement en rapport avec sa position connue; car étant couché sur le ventre dans la coquille, le dessous, ou la partie la plus allongée de l'animal correspond au grand côté du cercle spiral de la coquille, ou à la carène; tandis que son petit côté se trouve vers le sommet de la spire, d'où ses bras palmés doivent sortir. On peut en conclure qu'il y a identité et rapports immédiats entre l'animal et la coquille, autant par les formes générales de l’un et de l’autre, que par les nécessités d'existence, et que l’un paraît être fait pour l’autre, comme chez tous les Mollusques.
Cette forme arquée ou reployée de l'animal par rapport à son axe longitudinal , s'opposerait, sans doute, à ce qu'il pût, s’il était libre, nager en ligne droite, à l’aide du refoulement de l'eau par le tube locomoteur, comme tous les autres céphalopodes, et lui permettrait tout au plus d'avancer en tournoyant ; ce qui non-seulement prouverait qu'il n’est pas conformé pour vivre libre et séparé de la coquille, mais encore devrait faire supposer qu il ne peut vivre sans elle.
{ Transactions de la Société zoologique de Londres, vol. TI, part. IT.
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Il n’est pas moins évident que l'inégalité de longueur de ses deux côtés s'oppose à ce qu'il puisse jamais seretourner, comme on l’a imaginé; en conséquence, il doit toujours avoir les bras palmés en arrière et le tube locomoteur en avant. Cette position
a le rapport le plus intime avec les caractères qui distinguent
les argonautes des poulpes, puisque les bras palmés naissent
“entre les yeux mêmes chez les premiers, pour être plus près du
sommet de la spire de la coquille qu'ils embrassent, ce qui n’a pas lieu dans les seconds. Le tube locomoteur prend une bien plus grande extension dans les argonautes que dans les poulpes, afin que le tube puisse arriver au bord antérieur de la coquille, et servir à la natation par le refoulement de l'eau. Ces différences tiennent donc à la nécessité absolue où se trouve l’animal d’être dans une coquille analogue à celle qu'on lui connaît, et n’est point une anomalie d'habitude.
Chez les poulpes, le corps est généralement verruqueux, rugueux ; chez les argonautes , au contraire, la peau est mince, lisse, ce qui s'accorde avec la coutume de l’animal d'être toujours renfermé dans une coquille.
On a argué de la coloration du corps chez les argonautes, qu'il ne pouvait être conformé pour habiter une coquille; mais, depuis qu'on sait que l'intérieur même du corps, chez quelques espèces de céphalopodes , le foie, par exemple, est couvert de taches, on ne doit plus trouver étrange que le corps de l’argonaute, constamment en contact avec l'eau, le soit également.
La coloration des parties chez l'animal de l’argonaute est d'ailleurs tout à fait en rapport avec sa position habituelle dans la coquille. Chez les poulpes, qui ont les bras le plus souvent fermés, l'intervalle compris entre les cupules, près de la bouche et à la base des bras, est presque toujours incolore.
4 Grant, 1813. On the structure and charact. of lolig., etc. Trans. of the zool. Soc. of London, vol. I, p. 21; ce que nous avons également reconnu.
Chez les argonautes, où les bras sont toujours ouverts ( disposition dépendant de leur position forcée dans la coquille), tout le pourtour de la bouche et la base des bras sont, au contraire, fortement colorés, ce qui dénote que cette partie est toujours extérieure, l'animal ne vivant pas comme les poulpes, fait qui
coïncide parfaitement, du reste, avec l’arrangement connu des
ss de l'animal dans la coquille.
J'ai dit que le tube locomoteur était plus long chez les argonautes que chez les poulpes, ce qui devenait itsbnistatls ; Car il fallait bien , l’argonaute étant couché sur le ventre dans la coquille où il habite, que le tube, pour remplir ses fonctions habituelles, püt arriver jusqu'au bord même ; aussi est-il évident qu'un poulpe ordinaire a cet organe beaucoup trop court pour être du moindre usage, s'il était placé dans la coquille de l'argonaute. Je crois donc que la longueur du tube locomoteur est encore une conséquence de l’habitation obligée de l'animal dans la coquille, et une concordance de plus entre l'un et l’autre.
Les bras palmés sont, par leurs membranes extensibles, destinés à envelopper la coquille; ils sont donc aussi une dépendance absolue du mode d'existence de l’argonaute et un trait de conformité de plus entre l'animal et sa demeure.
Si l’on considère que ces bras palmés sont lisses, très-colorés en dehors ou seulement marqués de quelques ramifications peu distinctes, tandis qu'en dessous ils sont, surtout au bord, incolores, chargés d’un grand nombre de ramifications, d’un réseau spongieux et réticulé, on devra croire qu'ils sont conformés pour prendre une position permanente tournée du même côté, autour de la coquille, en l'embrassant constamment, et non pour remplir d'autres fonctions. Ils sont de plus, par cette raison, parfaitement en harmonie avec la coquille.
En examinant avec soin la partie inférieure des membranes palmées des bras supérieurs, j'ai reconnu que la moitié du côté de la base est plus colorée, plus lisse ; que l’autre moitié, papil-
+ de es... oder ‘md. “Dei AP CDANÉ Pia ACT LE CS ESS NS,
L4 cata nt RS RÉR Se
G. ARGONAUTA. 217
leuse, le devient davantage en approchant du bord, où tout est incolore, spongieux et comme poreux. Cette disposition organique ne justifie-t-elle pas l'opinion que ces bras sécrètent la coquille, et ne prouve-t-elle pas encore une affinité de plus entre l’animal et la‘coquille?
Les bras palmés embrassant toute la coquille ne doivent avoir qu'une partie de leur membrane destinée à couvrir toujours le pourtour de la bouche de cette coquille et à sécréter constamment la matièrecalcaire destinée à l'augmenter. En examinant avec attention cette membrane, on voit effectivement que, sur les parties correspondantes à ce bord, elle est incolore, spongieuse ou poreuse, tandis qu'ailleurs, où elle ne donne que peu de sécrétion, elle est beaucoup plus lisse et légèrement colorée.
La concordance de la partie teintée en bleu de la base des bras palmés avec la carène plus colorée de la coquille, qu'ils recouvrent constamment à l’état de vie, vient également appuyer le rapport de l'animal à la coquille.
On a dit que la reptation des argonautes dans la coquille, le tube en avant, et par conséquent le ventre en haut, était anomale et forcée; néanmoins, si l'on avait tenu compte de la ‘orme oblique de toutes les parties céphaliques, on se serait æsuré qu'en raison de cette conformation même, l’argonaute nt pourrait ni marcher ni ramper autrement ; que, dès lors, cete reptation est normale, vu les formes, et n'est point un effé accidentel, car l'animal , sorti de la coquille, ne pourrait pas ramper d'une autre manière.
De tout ce qui précède, ne doit-on pas conclure que l'animal, loin œ n'avoir aucune analogie avec sa coquille, concorde, au contrare, par tous ses points avec elle, et que l'un paraît être une déjendance indispensable de l’autre?
2° La coquille de l’argonaute diffère de celle de tous les Mollusques gastéropodes , par le manque complet du nucleus, qui se dé’eloppe ordinairement dans l'œuf de ceux-ci avant la sortie du june sujet; par sa contexture flexible cornéo-calcaire,
composée de parties paires ; elle ne paraît donc appartenir qu’à l'animal d'un céphalopode chez lequel les parties paires sont ordinaires. |
J'ai dit qu'elle n'avait pas de nucleus; elle n’est, en conséquence , comparable en aucune manière aux carinaires ni aux atlantes, qui commencent par une coquille enroulée obliquement et à spire apparente,
On a dit que la forme générale de la couille n'était pas en rapport avec la forme de l'animal. J'espère avoir prouvé le contraire. On a dit encore que cette forme carénée ne concordait pas avec l'animal ; néanmoins, si l’on considère les mœurs pélagiennes des argonautes , leur mode de natation au moyen du tube locomoteur, on sera convaincu qu'il leur fallait une coquille comprimée sur les côtés pour n'offrir que peu de résistance à l’eau, dans la nage. Je la crois donc en rapport nonseulement avec les caractères de l'animal, mais encore avec les habitudes connues de celui-ci.
Si l’on examine la contexture de la coquille, on trouve que, loin d'être formée de couches régulièrement déposées sur toute la longueur du bord de la bouche et en dedans de {a coquille, comme on le voit chez tous les testacés , sans encroùtement extérieur, elle est, chez l'argonaute, composée de petites parties allongées, interrompues, superposées peu régulièrement, et augmentant ainsi son extension. Ces parties forment deux couches, dont l’une intérieure et l’autre extérieure : il est donc impossible de douter que l’animal n'ait un moyen e«térieur de sécrétion, ce qu'on peut expliquer par les fonaions des bras palmés enveloppant constamment la coquille, st tenant lieu du manteau des Cyprea. Rapports d'identité & plus entre l'animal et la coquille.
La coquille fraiche, lisse, polie sur ses bords, se œuvre, à quelque distance du bord, d'un léger épiderme de plus en plus épais jusqu'au sommet de la spires; ce qui prouve quil n'a pas précédé la transsudation calcaire destinée à former l: coquille, comme chez presque tous les Mollusques, pourvus, av contraire,
G. ARGONAUTA. 219
d’un épiderme d'autant plus épais, qu'il approche du bord; mais qu'il est postérieur à la formation de la coquille, et qu’il ne peut être déposé que par un organe purement extérieur, expliqué par la position constante des membranes des bras de l’argonaute sur la coquille.
Dans la supposition que les bras palmés remplissent des fonctions analogues à l'office du manteau des Cyprea, ils doivent, chacun de son côté, former la moitié de la coquille. Le point de jonction de ces deux organes sécrétants doit donc exister sur la carène de la coquille, où les bras apportent successivement les particules calcaires qui composent cette partie. C’est, eneffet, ce qu'on aperçoit, en éxaminant avec soin la coquille ; on voit qu'alternativement chaque bras a fourni quelques couches, les unes venant de droite, les autres de gauche, et qu’il en est résulté un entre-croisement de lignes d’accroissement qui démontre qu’elles ont été formées par deux organes séparés, lesquels ont déposé l’un après l’autre les particules cal- Caires. L'accroissement est donc encore en rapport avec la sécrétion de la coquille par les deux bras : il établit une identité plus intime entre l'animal et la coquille.
Ce fait est de plus prouvé par une autre observation que j'ai faite. Chez les Cyprea, considérées comme le type des coquilles dont l’encroûtement extérieur est évidemment reconnu, on voit, dans presque toutes les espèces, le point de jonction des deux lobes du manteau marqué par une ligne d'une couleur différente, ou même par une dépression, la sécrétion ne s'étant pas faite dans cette partie (ordinairement médiane et longitudinale) de la même manière qu'ailleurs ; cette différence se remarque aussi dans la coquille de l’Argonauta argo et de l'Argonauta hians, où le milieu de la carène est plus poli que les côtés, moins coloré, et manque toujours de ces légères aspérités qu'on voit à la loupe sur le reste de la coquille. Cette observation montre que, dans leur point de jonction, les bras ont laissé une impression aussi visible que celle des Cyprea, et qu'il y à identité de rapport dans la formation
de l’encroùtement extérieur chez les argonautes et les Cyprea, fait de la plus grande valeur pour établir définitivement la formation de cette coquille par les bras palmés.
J'ai examiné de jeunes individus dans l'œuf, et je n'ai vu aucune trace de coquille; ce qui devait être et me paraît très-naturel; car ces jeunes naissent, comme je m'en suis assuré, avec les bras palmés si peu développés, qu'ils ne pourraient pas la construire; ce n'est donc que lorsque cet organe à pris un assez grand accroissement que la coquille peut se former.
En examinant les lignes d’accroissement d’une très-jeune coquille, on acquiert la certitude qu’elle a été produite par les membranes des bras, et non par la sécrétion d’un collier ; elle commence par un point presque corné, irrégulier, rugueux, que forme l’agglomération de particules en partie calcaires, amoncélées sans ordre, telles que pourrait le faire un organe membraneux, flexible, en rapport avec les membranes des bras. Tout autour de ce premier point, composé d’une surface plus où moins arrondie, viennent se déposer les parties calcaréo-muqueuses se moulant sur la forme du corps, et composant alors un godet presque cartilagineux flexible, très-peu oblique, sur lequel on commence à remarquer distinctement la séparation médiane; ainsi, nul doute que la coquille ne commence à se former comme elle continue de le faire ensuite; seulement elle est d’abord flexible et membraneuse, comme j'en possède un échantillon, et. s’encroûte ensuite extérieurement par les bras palmés.
M. Rang a dit que six jours lui avaient suffi pour voir se former, sur une partie brisée, une membrane cartilagineuse un peu différente du reste de la coquille: circonstance parfaitement concordante avec ce que jai dit de l'animal. D'abord, comme Je l'ai fait remarquer, les bras palmés paraissent avoir sur leurs membranes des parties plus appropriées que d’autres à la formation du bord de la coquille, et dès lors, il doit être plus difficile à l'animal de réparer le milieu que les bords de
G. ARGONAUTA. 291
cette coquille, que plusieurs autres observateurs ! ont vu raccommodés d’une substance analogue au reste. Ce que j'ai dit de la coquille d’abord cartilagineuse et flexible avant d’être testacée et ferme, serait tout à fait conforme à l’observation de M. Rang; car il est évident que la réparation doit être flexible avant d’être solide, et qu’elle doit différer notamment du bord même qui paraît formé par un repli de la membrane sur ellemême, tandis que le milieu de la coquille ne pourrait être réparé que par la suite de l’encroùtement extérieur de toutes les parties.
La meilleure preuve , du reste, que la coquille est constamment enveloppée, c'est que l’on n'y à jamais vu le moindre corps parasite ; tandis que toutes les autres, lorsqu'elles ne sont pas recouvertes, comme celles de la Cyprea, par exemple, se tapissent de flustres , de serpules, etc. On l’observe non-seulement sur les côtes, ce que tout le monde sait, mais encore en pleine mer , où nous avons vu jusqu'aux grandes Cléodores? se couvrir de polypiers flexibles parasites, quoique l'animal füt dedans. Il paraît donc difficile de douter que la coquille ne soit intérieure , fait en rapport avec les fonctions des bras palmés.
Les bords de la coquille de l'argonaute sont toujours parfaitement intacts et tranchants, tandis que toutes les coquilles traînées par Îles pagures sont non-seulement brisées et vicilles, mais encore couvertes de corps parasites; 1l n’en serait pas ainsi, l'animal de l’argonaute étant parasite de la coquille , et il paraît complétement prouvé que l’un est une dépendance de l'autre, et non un effet du hasard.
Les jeunes argonautes ont leur coquille entièrement moulée sur la forme du corps, et aucune partie vide au sommet. Cette cavité ne commence à se montrer que lorsque l'animal, plus âgé, en a besoin pour déposer ses œufs, et ensuite elle devient d’autant plus grande, que l'animal à pris plus d’accroissement et qu'il a une plus grande quantité d'œufs à déposer ; ainsi, dans
1 Madame Power, MM. Charleswoth, Gray et Van Beneden. 2 Cleodora balantium.
ce cas , la conformation de la coquille et la place occupée par l'animal est encore en rapport avec les besoins des argonautes.
De la forme, de la contexture, de l'accroissement de la co-
quille, ne peut-on pas conclure, comme je l’ai fait pour l’animal, qu'il y a concordance parfaite entre toutes les parties de l'une et de l’autre , et que l’examen même de la contexture de la coquille prouve évidemment qu’elle a été construite par un organe sécréteur externe , expliqué de la manière la plus satisfaisante par les membranes des bras qui la recouvrent constamment ?
3° On a toujours rencontré, dans les coquilles, des animaux de grandeur tout à fait proportionnée, ce qui n’a jamais lieu pour les parasites, comme tout le monde a pu le voir en étudiant les pagures. On n'a jamais rencontré que l'animal à bras palmés dans les coquilles de l’argonaute. La même espèce d'animal s’est toujours trouvée dans la même espèec de coquille, lorsque plusieurs espèces vivaient ensemble dans les mêmes mers. Les animaux ne paraissent quitter leur coquille qu'à l'instant de la mort. Ilest difficile de ne pas croire que ces animaux, pris à trois cents lieues des côtes, ayant leur coquille encore cartilagineuses, et vivant en troupes avec des individus plus âgés, ou à peine éclos, ne soient pas avec une coquille qui leur appartient, qu'ils ont formée eux-mêmes ; car on ne pourrait supposer que, sortis de l'œuf à deux et trois cents lieues des côtes, ils ont franchi cet espace pour aller chercher une coquille, et revenir ensuite au point où je les ai trouvés, en franchissant la même distance.
Après avoir considéré, sous différents point de vue, l’analogie et la concordance complète de toutes les parties de l'animal avec la coquille; après avoir établi que, par sa forme et sa contexture, cette coquille est de tous points en rapport avec l'animal ; après avoir démontré que la coquille diffère de celles que traînent les animaux parasites, je crois pouvoir conclure, avec une triple certitude , que l'un est une dépendance si indispensable de l’autre, qu'aucun des deux ne saurait s'expliquer isolément.
dant De née. és cn
G. ARGONAUTA. 225 Le nom du genre devrait être celui de Nautilus, puisqu’Aristote a d’abord employé cette dénomination pour désigner l'argonaute, mais malheureusement Linné ayant appliqué le nom de Nautilus à un autre genre inconnu des Grecs, tandis qu'il appelait Argonauta les animaux qui m'occupent; je me trouve forcé, afin de ne pas changer toutes les nomenclatures adoptées, de perpétuer l'erreur de Linné, maintenant consacrée partout. M. Rafinesque a créé, pour l'animal de l'argonaute, le genre Ocytoe admis par tous les partisants du parasitisme.
ESPÈCES FOSSILES
Espèces du terrain tertiaire.
N° 1: ARGONAUTA HIANS, Solander, pl.7, fig. 6-10.
Nautilus, Lister, 1685, Synops., tab. 554,f,. 5 a, ; tab, 555, f. 6.
Nautilus, Rumphius, 1687, Amboin. Rariteysk, p. 64, tab. 18, fig. B.
Idem, Petiver, 1702, Aquat. anim. Amb., tab. 10, f, 2, et tab, 22, f, 10.
Idem , Museum Gottwaldianum, cap. xv, tab. 5, f, 433.
Moyen nautile, Gersaint, 1736, Catal. rais., p. 96, n° 137.
Argenville, 4742, Conchyl., p. 250, pl. vus, f, B; 1757, p. 198, pl. v, f, B.
Cymbium, Gualtieri, 1742, Ind, Testar., tab. 12, fig. CC.
Nautilus, Hebenstreit, 1743, Mus. Richterian., p. 297.
Idem, Lesser , 1748, Testaceo théol., p. 150, $ 41, 6.
Idem, Klein, 1753, Ostracol., p. 3, sp. 11, n° 5 et 6, — Idem, p. 4, n° 7,
N, legitimus, Gève, 1755, Monati. Délust., ou Essais récréatifs, p. 14-16, tab. 2, fig. 7,
N, tenuis, Knorr, 1757, Vergn.,t. I, tab, 2, fig, 2,ett, IV, tab. 11, fig. 1. — Delic, nat.,t,I,tab. B1,f, 4,
Argonauta argo, Linné, 1767, Syst, nat., IX, X, XI et XIT, p. 1161, n° 271.
Nautilus papiraceus, Davila, 1767, Catal. syst., I, p. 108, n° 87, 2° sp.
1dem, Seba, 1768, Thesaur., III, tab. 84, fig. 9, 10, 11, 12,
Nautile papiracé, Meuschen, Catal. Mus. Oudaniani, p. 8, n° 49, — Idem, Catal. mus. Leersiani, p. 10, n°* 66, 67.
Nautilus tenuis, Martini1769, Conchyl. Cabin., I, p. 235, tab. xvir, f 159, 158, et p. 238, vign. p. 221, fig. 2,
Murray, 1771, Fundam. Testaceol., tab. 1, f, 8,
Le Papier brouillard, Favanne, 1772, Concyhl., t, I, p. 711, pl. vu, f AG, À 3. — Idem, p. 713,f, À 10, — Idem, f. À 1, — Idem, p. 717.
Nautile papiracé, Favart d'Herbigny, 1776, Dictionn., t, II, p. 426.
Argonauta argo, Born, 1780, Test. Mus. Cæsar., p. 140, var. f,
Gronovius, 1781, Zoophyl., p. 281, n° 215.
Schrætter , 1782, Mus. Gottwald., p. 51, n° 272, tab. x, f. 272.
Nautile papyracé, Favanne, Catal. de la Tour d'Auvergne, p. 57, n° 248:
Nautilus, Kæmmerer , Cabin, Rudolst,, p. 29, var. f,
Argonauta hians, Solander, mss., et Portland Catal., p. 44, lat. 1055,
Argonauta argo, Gmelin, 1789, Syst. nat., p. 3369, var. d.
Idem , Bruguière , 1789, Encyclop. méthod., Vers, t. I, p. 123, var. C
À. hians, Humphrey, 1797,Mus. Calon., p. 6, n° 82.
Argonaute papier brouillard, Montfort, Buff. de Sonnini, Moll., IT, p. 358. — Idem, p. 371, | |
Argonauta argo, Turton, Syst, of nat., IV, var. 3.
A. hians, Dillwyn, Descript. Catal., p. 334, n° 8.
A. haustrum, Dillwyn, Descrip. Catal., p. 335.
A. Cranchii, Leach, 1817, Philos. trans., p. 296, pl. x1r, f, 1-6,
Octopus Cranchit, Blainv., 1819, Journ. de Phys. , t. 87, p. 47, t LXXXVI, Lh2'a"D.
Argonauta nitida, Lamarck, 1822, Animaux sans vertèbres, VII, p. 653, n° 8.
A. hians, Féruss., 1822, Dictionn. class., I, p. 553, sp. n° 4.
Idem, Féruss., d'Orbigny, 1825, Prodr., p. 48, n° 5.
«cCranchit\Fémuss.. 1822; Diet. Class. :K, :p:155%, n°41,
. haustrum, Wood, 1825 , Ind. Test., p. 62, n° 5.
. Cranchit, Féruss., 1825 , d’Orbigny , class. des Céph., p. 48, sp. n° 6.
. raricosta, Blainville, 1826, Dict. des Sc. nat.,t. XLIIT, p. 213.
. crassicosta , Blainv., 1826, Dict. des Sc. nat, t. XLIIT, p. 213.
. nitida, Blainv., 1826, Dict. des Sc. nat., t. XLIIT, p. 213.
Octopus Cranchit, Blainv., 1826, Dict. des Sc. nat., t. XLIIT, p. 195.
O. punctatus, Blainv., 1826, Dict. des Sc. nat., t. XLIIL, p. 195.
A. nitida, Cranch, Conchyl., p. 43, pl. xx, f. 17,
Idem, Deshayes, 1830, Encycl. méth., t. II, p. 69.
A. raricosta, Deshayes, 1830, Encycl., t. II, p. 69, n° 1.
A4. haustrum , Deshayes', 1830, Encycl., t. II, p. 70, n° 5.
Idem , d’'Oxrb., 1835, Moll. de l’Am. mérid., p. 12.
Idem , d’'Orb., 1837, Moll, des Canaries, p. 17, n° 8.
Idem, d'Orb., 1538, Moll. des Antilles, t. I, p. 28, n° G.
A. hians, &'Orb. et Féruss., 1839, Céph. acét., Argonautes, pl. 5.
Idem, dOrb., 1845, Paléont. universelle, pl. 2, fig. 6-10. Paléont. étrang., pl. 2, fig. 6-10.
A. testä, compressé, albido-fulvd, radiatim costs inæqualibus ornatä , carinis remotis , tuberculis crassis ulrinque marginals ; operturé lat, oblongt.
Dim. Animal. Longueur total, 55 mill.; long. du corps, 42 mill.; larg. du corps, 14; long. des bras supérieurs, 17 mill.; long. des bras latéraux-supérieurs, 30 mill.; long. des bras latéraux-inférieurs, 28 mill. ; long. des brasinférieurs, 28 mill. ; loug. du tube locomoteur, 7 mill. Coquille. Diamètre, 80 mill. Par rapport au diamètre : larg. du dernier tour, % mull.;
épaiss. du dernier tour, 5% mil].
G. ARGONAUTA. 229
Animal peu volumineux, très-ouvert en dessous, Tête peu longue, ouvertures aquifères, au nombre de deux. Bras courts, dans l’ordre 4, 2, 3,4, les bras palmés, très-petits, épais. Couleur , blanc argenté , tacheté de rouge.
Coquille , renflée, relativement aux autres espèces, ornée latéralement de côtes larges, lisses, rayonnantes, inégales , alternativement une longue et une courte. Carène large, pourvue latéralement de tubercules comprimées, alternes. Bouche large, oblongue.
Rapp. et diff.—L'animal diffère essentiellement de l’Argonauta argo par un corps plus arrondi, plus court, et qui correspond en tout à la coquille, beaucoup plus large; par des bras plus courts à proportion que le corps; par la longueur respective de ces mêmes bras, l'ordre étant 1, 2,3, 4, la deuxième paire ou première paire non palmée, la plus longue, tandis que, chez l’Argo, l'ordre est 4, 4, 2, 3, et que les bras non palmés , les plus longs, sont invariablement ceux de la quatrième, ou la paire inférieure ; par les membranes des cupules qui manquent entièrement aux deux paires de bras latéraux ; par une ombrelle beaucoup plus prononcée. Son tube locomoteur n'est pas non plus uni à la base des bras par une membrane latérale, mais bien par deux petites brides médianes.
La coquille se distingue par sa forme plus élargie, sa carène infiniment plus large.
Loc. Fossile, dans les terrains subapennins du Piémont , où elle a été découverte par M. Bellardi. Ce fait est d'autant plus curieux que cette espèce n’habite plus aujourd'hui la Méditerranée.
[ab. Actuellement, elle est de l'océan Atlantique, et du grand Océan dans les régions tropicales.
Je rapporte à cette espèce les À. hians, nitida, Cranchii, haustrum , raricosta , crassicosta , des auteurs cités à la synonymic. La dénomination de htans étant la plus ancienne, après Linné, je la conserve à l'espèce.
Expl. des fig. PL. 7, fig. 6. Extrémité grossie de la coquille
d'un très-jeune individu, pour montrer qu'elle manque de Nucleus; fig. 7, la même vue de profil; fig. 8, carène dorsale pour montrer l'alternance des lignes d’accroissement; fig. 9, coquille fossile du Piémont de grandeur naturelle ; fig. 40, la même vue du côté de la bouche.
ESPÈCES VIVANTES. ‘ Espèces de l'océan Atlantique.
N° ©. ARGONAUTA ARGO, Linné, pl. 6 et pl. 7, fig. 1-5.
Nautile ou Nautique, ou œufs de Polype, Aristote, Histor, Anim., lib, 1v, cap. 1,16, et lib. 1x, cap. xx, 12.
Nautile ou Pompile et Nauplie, Pline, Hist, nat., lib. 1x, cap. XxIX et xxx.
Nautilus, Ælien, de Nat. Anim., lib. IX, Cap. XXX1v.
Nautilion, Athénée, Deïpnos, lib, vi1, Cap. XIX et xXXxIT.
Nautilon, Oppien, Halieut,
Nautilus, Belon, 1553, de Aquatil., lib. 11, p, 378, — Idem, de la Nat, des Poissons, liv. 11, p. 381,
Idem, Rondelet, 1554, de Piscibus, lib, xvit, cap. 1x, p. 517, — Idem, 1558,
Histoire entière des Poissons, liv. xvit, chap. vir, p. 874.
Idem, Gesner, 1558, de Aquat., lib, 1v, p. 732, 734.—Idem, Nomenci. Anim. p. 192.
Idem, Boussuet, 1558, de Nat. Aquat., p. 303.
Nautilus, Aldrovande, 1642, de Testaceis, lib. 111, Cap. 111, p. 257, et 260.
Chiocco, Mus. calceol., sect, 1, p. 36.
Nautilus, Jonston, 1650, Hist. nat, Exang,, lib, 111, de Testaceis, tit. III, Cap. 1, art, 4, p. 39, tab. x, t, IT, fig. 7,
Nautilus, Bontius, 1658, Hist, nat, Ind. occid., lib. v, cap. xxvir,
Nauplius Pompilius, Olearius, 1666, Mus, gattorp,, p. 66, tab. xxx11, fig. 4.
Nautilus, Valentini, 1672, Mus. Muscar., vol. II, p. 183, tab, xxxv.
Nautilus, Legato, 1677, Museo Carpiano, p. 105.
Nautilus sive Nauplius, Buonanni, 1681, Ricreat,, p. 142, Classis prima, tab., fig. 13, Mus. Kircher, p. 436, n° 13,
Nautilus maximus , Lister, 1685, Synops., lib. 1v, sect, 1v, cap. 11, de Nautil, vacuis, tab. oLvir, t. VII,
Nautilus, Fehr, Miscellan, curiosa, Dec. 11, an, 1v,1685, Obs. cix, p. 210, fig. 33.
Idem, Rumphius, 1687, Miscellan, curiosa , Dec, 11, an. vir, 1688; Obs. 1v, p. 8,t. VI, —Idem, Epist. ad S. Andr,, in Valentini, Mus. Muscar., vol, I, p. 57, tab. 1, f. 1.—Idem, 1741, Amboin, Rariteytk, p. 63, tab, xvini, f. À, p. à
Pseudo-Nautilus, Lanerentzen, Mus. reg. Dan., p. 1, sect. 1v, n° 19.
Nautilus, Petiver, 1702, Gazophyl., part, 1, tab, x, f. 1, et tab. CXXvI‘, n° 7, — Aquat. anim, amb., tab, vi, f, 7,
Museum Gottwaldianum, cap. xv, tab, v, f, 438,
LE ah DS
G. ARGOUNAUTA. 227
Nautilus et Pompilus, Lochner, 1716, Mus. Beslerianum , p. 70, tab, xx,
Langius, Méthod. Test., p. 8,
Nautilus minor, Valentyn, 1724, Bescryr von Ostendien, p, 58, tab, 1, f, 2, nouvelle édit., 1754,
Kindmann, 1726, Princip, rerum, etc., p. 124,
Gersaint , 1736, Cat. rais., p. 91, n° 122,
Dargenville, 1742, Conchyl., p. 250, pl, 8, fig. A; 1757, p, 201, pl, 5, fig, À. —Zoomorph., pl, 2, fig. 2.
Cymbium maxima, Gualtieri, 1742, Index Test,, 1742, tab, 11, f, À et fig. B, minus, t. XII, f, A,
Hebenstreit, 1743, Mus, Richter,, p. 297,
Lesser, 1748, Testaceo theol., p. 149, tab. 1, fig, n° 6,
Nautilus, Hill, Gen, nat, Hist., t. III, p, 122, pl. 7,
Nautilus sulcatus, Klein, 1753, Ostrac., p. 3, sp. 11, n°° 1, 2, 3, tab. 1, f, 8.
Nautilus papyraceus, Geve, 1755, Monat, Belust., ou Essais récréat., p. 11, tab. 11, fig. 4, 5.
Argonauta carina subdentata, Linné,[1756, Syst, nat,, IX, auct, Gronovius, p. 225, sp. 231,
Ammonia minor, Brown, 1756, Jamaica, p. 397, n° 1,
Knorr, 1757, Vergn., t. 1, p. 7, tab. 11,f, 1, 1754, Delic, nat, , t, I, p. 40- 42, tab. B 1, fig. 3.
Ginanni, 1757, Op. post., t, II, tab. rx, f. 29,
Seba, 1758, Thesaur., III, p. 167, tab, Lxxxiv, fig. 5, max, ; G,7, jun.
Cymbium , Tessin, Epist, 1, n° 28,
À. argo, Linné, 1758, Syst. nat., X, p. 708, sp. 231. — Idem, 1764, Mus. Lud. ulr., p. 548, n° 148; Syst. nat,, XII, p. 1161, n° 271,
Houltuyn, Vergel., st. 16, pl. 2,
Menschen, Catal, Musei Oudaniani, p. 78, n°° 44 à 48, — Idem, Catal., Mus, Leersiani, p. 9, n°" 59 à 64,
Dawvila, 1767, Catal. Syst., t, I, p. 108, n°’ 82 à 84,
Nautilus papyraceus, Martini, 1769, Conchyl, Cabin,, I, p. 239, tab, xvir, f. 157.
Favanne, 1772, Conchyl., t. I, p. 707, pl. 7, fig. A 2, — Idem, p. 710, fig. À 4, — Idem, p. 709, fig. À 8. — Idem, Zoomorph., pl. 69, fig, c 1.
Nautilus, Salis Marschlins, 1773, Reise in Kôn.Neapel, p. 360.
Favart d’'Herbigny, 1776, Dictionn., t, II, p. 419 à 424.
Nicholson, Saint-Domingue, p. 318.
Da Costa, 1778, Élém. , tab. 3, f, 6,
Argonauta argo, Born, 1780, Ind, Mus, Cæsar,, p, 119, À 13 Test., p. 140, Vign., p. 139,
Argonauta, Gronovius, 1781, Zoophil., p. 284, n° 1216,
Idem, Schrætter, 1781, Mus, Gothwald., p. 51, n° 273, tab, xL, f, 273. — Idem, Einleit., t, I, p. 4, tab, 1, fig. 1,
Favanne, 1784, Catal. de la Tour d’Auvergne, p, 57, n°" 245, 246.
Nautilus, Schneider, 1784, Samml. verm. Abhand , p. 120.
Idem, Kœmmerer, Cabin. Rudolst., p. 29,
Herbst., Einleit.zur Kenntn. der Gewurme, vol, I p. 170, tab, cocoxtr
Argonauta argo, Gmelin, 1789, Syst. nat., 1789, p. 3367.
Idem, Bruguière, 4789, Encyclop. méthod., Vers, t. 1, p. 122.
Nautile papyracé, Shaw , Nat. Miscell., IT, 1791, note 2, pl. 101.
Argonauta argo , 1789, Museum Leskeanum, p. 186.
Idem, Walfen, 1791, Nov., Acta Phys, nat, cur.,t. VIII, p. 235.
Olivi, 1792, Zool. Adriat., p. 129,
Idem, Schreibers, Conchylieukeunt, I, p. 1, n° 1.
A. corrugata, Humphrey, 1797, Mus. Calon., p. 6, n° 80.
Nautile papyracé, Cubières, 1800, Hist. abrég. des Coquilles, p. 43, pl. 4, fig. 6.
Argonauta sulcata , Lamarck, 1801, Anim. sans vertèbres, prem.édit., p. 99.
Argonaute papyracé, Bosc, 1802, Buff. de Déterville, Coquilles, III, p. 261, et nouv. édit., p. 256, pl. 27, fig. 6.
Argonauta papyrace, Montfort,1802, Buff. de Sonnini, Moll., p. 119, pl. 55.
Argonauta argo, Turton, Syst. of nat., IV, p. 304.
Idem, Duvernoy, 1816, Dictionn. des Sc. nat., t, III, p. 102.
Idem, Fischer, Mus. Demidow., IT, p. 245.
Idem, Wood, Zoography, t, II, p. 579.
Idem, Montfort, Conchyl., 1808, II, p. 6, 7.
Argonauta grandiformis, et À. striata, Perry, Conchyl., pl. 42, fig. 4.
Ocythoc tuberculata, Rafinesque , 1814, Précis des Découv, somiol., p. 29.
Argonauta argo, Oken, Schrb. der Zoo!l., II, p. 336.
1dem, Brookes, Introd. to Conchol., p. 90, pl, 5, fig. 53.
Idem , Burrow , 1818, Elements of Conchol., p. 75, pl. 12, fig. 4.
A. argo , Brown, Elements of Conchol., p. 65, pl. 7, fig. 18.
Idem, Dillwyn, Descript. Catal., I, p. 333.
dem, Schumacher, 1817, Essai d’un nouv. sys., 1817, p. 268.
Ocythoë antiquorum , Leack, 1817, Zool. Miscell., III, p. 139. —Idem, Journ, de Phys., t, LXXXVI, 1818, p. 394.
dem, Blainv., 1818, Journ. de Phys., t. LXXXVI, p. 360 et 4343 p. 447.
A. argo, Ranzani, 1819, Consideraz, Su i Moll., Cefalop. de l’Argon. in Opusc. scient., et Mém. di Stor. nat., déc. 1, p. 85, tav. vi, f. 1.
Idem, Lamk , 1822, Animaux sans vertèbres , 2° édit., t, VII, p. 652, n° 1.
Idem, Sowerby, Gen. of Shells,
Idem, Féruss., 1822, Dictionn, class., I, p. 552, sp. n° 2.
1dem, Mawe, Linn. Syst. of Conchol., p. 79, tab. xvirr, fig. 4,
Idem, De Martins, Reize nach Venedig., t. II, p. 438.
Wood, 1825, Ind. Testaceol., p. 62, pl. 5, fig, 1 ; seconde édit., p. 62, pl. 13, fig. 1.
À. argo, D'Orbigny, 1825, Prodr., p. 47, n° 4,
idem, Féruss., 1825, Notice sur l’animal du genre Argonaute, dans ler Mém. de la Soc. d’hist. nat, de Paris, t, 11, 1825, p. 160, pl. x1v.
Idem , Poli, 1825, Mém. sul. Nautilio o Argon. argo, extr. dans l’Antologia,
1825, p. 58. — Idem, Test. utriusque Siciliæ, HI, p. 1 et suiv,, tab, xL à XLIII,
Idem, Annals of Philos., août 1825, p. 152.
Idem, Payraudeau , 1826, Catal. des Moll, de la Corse, p. 172, n° 348. Idem, Risso, 1826, Histoire naturelle de l’Europe méridion., IV, p. 4.
G. ARGONAUTA. 229
el
Octopus antiquorum de Blainville, 1826, Dictionnaire des Sciences naturelles ,
t. XLUIT, p. 192, pl, 1 bis, fig. 1, sous la désignation de Poulpe navigateur des anciens.
0, Argonautæ de Blainville, 1826, Malacol., p. 366, pl. 4 bis, fig. 1.
O. tuberculatus , Blainv., 1826, Dict. des Sc. nat., t, XLIIT, p. 196.
Argonauta argo, de Blainville, 1826, Dict. des Sc. nat.,t, XLIII, p. 212.— Idem, Malacol., p. 494,
A. compressa, de Blainville, 1826, Dict. des Sc, nat., p. 212.
Argonauta argo, Rapp, 1826, Ueber di, dans les Natuwiisseusch Abhandi, EPP. 07, Gb."1r, LV, 2,
Idem, Mauriani, 1827, Giorn. di Fisica, etc., 1826, t. IX, p. 390.
Idem, Broderip, 1828,Observat., etc, Idem, dans le Zool, Journ., IV, p. 57, et 224, pl. 3.
Idem, Costa, 1829, Cat. de test., n° 1, p. 61.
Idem , Delle-Chiaje , 1829, Mem. sulla Storia nat., etc, II, p. 219,
Idem, Blanchart, 1829, Bullet. Soc. Linn. de Bordeaux, III, 4° liv., p. 195. Idem, Eichwald, Zool. specialis , II, p. 34.
Idem, Guérin, Iconographie du règne animal, Moll., pl. 1, fig, 3, a et b. Ocythoe argos, Deshayes, 1832, Encycl. méth., t. IIT, p. 643,
A. argo, Philippi, 1836, Enum. Moll, Sicil., p, 240,
Idem, Sow. Genev. of Shel.
Idem, Potier et Michaud, 1838 , Galerie de Douai, p. 2, n° 1.
Idem, d'Orb., Moll. des Antilles, t. I, p. 24, n° 5.
Idem, Lovel Reeve, 1841, Conchyl. syst., t. II, p. 305, pl. 300.
Idem, d’Orb., 1845, Paléont. univ,, pl. 1 et pl. 2, f, 1-5; Pal, étrang., pl. 1 etpl. 2, f.1-5.
A. testä compressé , lateribus transversim costatà , costis inæqualibus bifurcatis-ornatà , externe bicarinatd ; carinis approximatis tuberculiferis; tuberculis parvis frequentissimis; aperlurä compressé sagitlatà , externe truncatà.
Dim. Animal. Long. totale, 442 mill.; long. du corps, 44 mill. ; larg. du corps, 27 mill.; long. des bras supérieurs, 60 mill. ; long. des bras latéraux-supérieurs, 400 mill. ; long. des bras latéraux-inférieurs, 75 mill. ; long. des bras inférieurs, 440 mill.; long. du tube locomoteur, 18 mill. Coqualle. Diamètre, 250 mill. Par rapport au diamètre : largeur du dernier tour, >; épaisseur du dernier tour , 2.
Anim. allongé, corps oblong , lisse. Yeux gros, saillants. Bras inégaux dans l'ordre 4, 2, 3; la seconde paire manque de sillon inférieur ; la troisième, déprimée dans toute sa loneueur , manque de sillon inférieur. Membranes de l'ombrelle très-courtes. Couleur, blanc argenté, à reflets rosés.
Coq. très-comprimée, ornée latéralement de côtes étroites, rayonnantes, bifurquées une ou deux fois avant de rejoindre le pourtour. Chaque côte vient se terminer à la carène, qui est tronquée, étroite et pourvue de pointes alternes comprimées et rapprochées. Bouche étroite, en fer de lance, tronquée à son extrémité. -
Rapp. et diff. — Cette espèce se distingue des autres par son animal , pourvu de bras plus longs, dans un ordre différent , par son tube locomoteur uni à la base des bras par une membrane latérale. Sa coquille se distingue encore par sa compres : sion, ses côtes unies ou granulées.
Hab. L'océan Atlantique, au cap de Bonne-Espérance; le grand Océan, à Amboine ; la Méditerranée.
J'y réunis les À. argo,papyraceus, corrugata, sulcata, anhiquroum, argonautæ , compressa , des auteurs. (Voy. synonymie.)
Expl. des fig. PI. 6, fig. 4. Animal nageant, enveloppant sa coquilie avec ses bras ; a tube locomoteur; b bras palmés ; c base des bras palmés; d bras sessiles non palmés ; fig. 2, coquille avec l'animal mort, les bras palmés, montrant les ramifications de leur partie interne; fig. 3, animal entier sorti de sa coquille ; fig. 4, partie de la tête et du corps pour montrer e et d, l'appareil de désistance ; d l'ouverture aquifère ; fig. 5, une partie interne des bras palmés, montrant; e les cupules du bord externe; fig. 6, une partie des bras pour montrer la forme de cupules ; fig. 7, mandibule inférieure vue de face; fig. 8, la même vue de profil ; fig. 9, mandibule supérieure vue de profil. PI. 7, fig. i, coquille vue de profil; fig. 2, la même vue en dedans ; fig. 3, partie du bord pour montrer les lignes irrégulières d'accroissement ; fig. 4, coupe de la coquille, pour montrer a et b qu'elle se forme autant de parties calcaires externes qu'internes; fig. 5, coupe de la Hhienre.
G, ARGONAUTA. 231
Espèces du grand @eéan.
ARGONAUTA HIANS, Soland. Voyez p. 223, n°1.
ARGONAUTA ARGO, Linné. Voyez p. 226, n° 2.
N° 3. ARGONAUTA NODS©SA, Solander.
Nautilus, Rumphius, 1687, Amboin, Rariteysk, p. 63, tab, xvinr, f. 1-4.
Museum Gottwald., cap. xv, tab, v, f. 434.
Dargenville, 1742, p. 250, pl. 8, fig. c; 1759, p. 204, pl. 5, fig. c.
Cymbium , Gualtieri, 1742, Index Test,, 1742, tab. x11, fig. B.
Nautilus sulcatus , Klein, 1753, Ostrac., p. 3, Sp. 11, n° 4.
Knorr, 1757, Vergn., t, VI, p. 61, tab, xxx1, — Délices des yeux, t. VI, p. 61, tab, xxxI,
1758, Thesaur.. III, p. 176, tab. LxxxIvV, fig. 4, max.
Argonauta argo, Linné, 1767, Syst, nat., IX, X, XI et XII, p. 1161, n° 271,
Nautile, Davila, Cat, sys., t, I, p. 108, n° 85,86, 88.
Encyclop. par ordre de matières, t, VI, p. 7, pl. 68, fig. 15.
Martini, 1769, Conchyl. Cabin., 1, Tab. min., n° 8, ad pagin, 221, fig. 1, et p. 229, tab. xvir, fig. 156, t, XVIII, fig, 166.
Le Nautile à grains de riz, Favanne, 1772, Conchyl., t. I, p. 714, pl. var, fig. A7,A9,p. 715.
Nautile papyracé, Favart d'Herbigny, 1776, Dictionn., t. Il, p. 425, 426.
À. nodosa, Solander, 1776, mss., et Portland Catal., p. 76, lat, 2120.
Argonauta , Gronovius , 1781, Zoophyl., p. 281, n° 1216,
Meuschen, Catal. Musei Oudaniani, p. 8, n° 51,—Idem, Catal. Musci Leersiani, p. 9, n°° 52 à 58.
Schroetter, 1781, Mus, Gattwald., p. 51, n° 274, tab. xL, fig, 274.
Favanne, Catal. de la Tour d'Auvergne, p. 57, n° 247,
Argonauta Oryzuta, Museum Geversianum, p. 252 , n° 133.
Paper nautilus, Kaemmerer, Cabin. Rudotst., p. 29, var. b.
A. navicula, Solander, mss., et Portland Catal., p, 44, sab. 1055?
A, argo, Gmelin, 1789, Syst. nat., p. var Pe.
Idem, Bruguière , 1789, Encyclop. méthod., Vers, t, 1, p. 123, var. B.
À, nodosa, 1797, Humphrey, Mus, Calon., p. 6, n° 81.
Argonaute à grains de riz, Montfort, 1802, Buffon de Sonnini, Moll., III, p. 307, pl. 37, 38 et 39, fig. 1; p. 332, pl. 40; p. 364, l’Argonaute chiffonné; Argonaute à oreilles, pl. 39, fig. 2.
Argonauta argo, Turton, Syst, of nat., IV, var, 4.
À. vitrea, Perry, Conchyl., pl. 42, f, 1 (mala).
À, tuberculata, Shaw, Natural. Miscel,, XXIIT, tab, 995.
Idem, Dillwyn, Descript. Catal., p. 334,
À. gondola, Dillwyn, Descript. Catal., p, 335, n° 4.
A. tuberculosa, 1817, Schumacher , Essai d’un nouveau Système, p. 260.
Octopus raricyathus, Blainville, 1819, Mém, journ, de Phys., t, LXXXVI, p. 393,
Argonauta tuberculata, Blainville, 1819, Journal de Physique, t. LXXXVI, p. 445, pl. de juin, fig. 1 A,B,C.
A. tuberculosa, Lamarck , 1822, Animaux sans vertèbres, seconde édit., VII, p. 632, n° 2,
À. tuberculata, Wood, 18295, Ind. Testaccol., p. 62, n° 2. — Seconde édit., p. 62, .n° 2,:pl 13 fig.:2.
A. gondola, Wood, 1825, Ind. Test., p. 62, n° 4.
A. tuberculata, Bowdich, Elem. of, Conchol,, pl. 13, f. 4,
Idem, Féruss., 1822, Dictionn. class., I, p. 552, sp. n° 3; st prodr., p. 48, n° 3.
A. gondola, Féruss., 1822, Dictionn. class., 1, p. 553, n° 5.
Idem, Mawe, Linn. Syst. of Conchol., p. 79, tab. 18, f, 2,
A. tuberculosa, de Blainville, Dictionn. des Sc. nat.,t. XLIII, p. 212, P. fig. 1 a, b. — Idem, Malacol., p. 365, pl. 1, f. 1 a, b.
Octopus raricyathus , Blainville, 4826, Dict., t. XLIII, p. 104.
A. tuberculata, Eichwald, Zool. spec., JI, p. 34.
Idem, Deshayes , 1830, Encyclop, méth., t, II, p. 69,
A. gondola, Deshayes , 1830, Encycl. méth., t. II, p. 69, n° 2
À. testä compressé , tenui, lateribus rugis transversis per longitudinem tuberculiferis; carinarum tuberculis eminenhoribus, compressis; apertur& compressä , externe biauriculatä ; auriculis divaricatis.
Dim. Anim. Long. totale, 216 mil]. ; long. du corps, 66 mill.; larg. du corps, 35 mill.; long. des bras supérieurs, 430 mill. ; long. des bras latéraux-supérieurs, 135 mill. ; long. des bras latéraux-inférieurs , 448 mill. ; long. des bras inférieurs, 425 mill.; long. du tube locomoteur, 30 mill. Coquille. Diamètre , 260 mill. Par rapport au diamètre : largeur du dernier tour, 7-3; épaisseur du dernier tour , -#£..
Anim. allongé. Corps acuminé postérieurement , lisse. Bras plus réunis en dessous qu'en dessus , inégaux, dans l'ordre suivant, 2, #4, 3. Les latéraux inférieurs déprimés; les supérieurs et inférieurs carénés au côté externe.
Coq. comprimée, ornée latéralement de côtes assez larges, rayonnantes, interrompues, et se bifurquant plusieurs fois. Ces côtes sont entières jusqu à la moitié de la largeur, puis elles s'interrompent en tubercules oblongs, qui forment dans leur ensemble des espèces de lignes longitudinales. Carène large, pourvuc de tubercules comprimés alternes. Bouche oblongue.
Rapp. et Diff. — Animal. L'exemplaire conservé au Muséum, me montre, en le comparant à l'A. argo, les différences suivantes : corps, plus oblong; son bec, différent de teinte, en ce qu'il n'a pas le capuchon et les ailes bruns dans la mandibule
G. ARGONAUTA. 233
inférieure, comme celui de l’argo ; le capuchon est seulement brun au milieu, les ailes restant blanches; le lobe inférieur n'a qu'une tache allongée, brune sur la ligne médiane, au lieu d'avoir un triangle; l'ordre des bras différent pour leur loneueur respective; la membrane des bras palmés est aussi pourvue inférieurement, à sa jonction aux bras, d'une petite lan- guette que je n’ai jamais vue dansl'Argonauta argo ; les cupules sont plus espacées sur la longueur des bras, sans former deux lignes si distinctes sur la largeur ; la membrane de l'ombrelle m'a paru aussi manquer entre les paires de bras supérieurs et inférieurs; enfin, je n'ai trouvé de petites membranes entre les cupules qu'aux côtés extérieur des bras palmés, etsupérieur des bras latéraux-supérieurs, tandis que les membranes existent des deux côtés, aux deux paires latérales, et au côté interne de la paire inférieure, dans l'Argonauta’ argo. La coquille se distingue facilement par ses côtes interrompues et tuberculeuses.
Hab. Le grand Océan, au cap de Bonne-Espérance, dans l'Inde.
Cette espèce a déjà reçu les noms de Nodosa, de Navicula , de Tuberculata , de Tuberculosa, de Gondola, dont le plus ancien est celui de Nodosa.
Espèces qui n’appartiennent pas au genre.
Arctica, Gmelin, 1789. V. Limacina (Ptérop.) Anguinus , Reinecke, 1818. V. Ammonites.
Cæcilia, Rein., 1818. V. Ammontes.
Cornu, Gmel., 1789. V. Solarium (Gast.).
Cymbium, Gmel., 1789; Blainville. V, Carinaria. Rotunda, Perry, .,.. V. Carinaria.
Schlotheimn, Keferst., 4834. V. Peneroplis (Foram.). Serpentinus , Rein., 1818. V. Ammonites serpentinus. Uniumbilicatus, Costa, 1829. V. Solarium.
Vitræa, Gmel., 1789. V. Carinaria.
Zhorzewsku , Eichwald. (Inconnue.)
Résumé sur les #rgonaufa.
Des descriptions précédentes et de leur synonymie, il résulte
qu'on a donné jusqu à présent 45 noms d'espèces dans le genre Argonaute. De ce nombre, 41 n’appartiennent pas au genre, il en reste 3%", que la discussion synonymique et des caractère m ont fait réduire à 3, ou beaucoup moins du dixième de leur nombre.
Des trois espèces positives, l’une, l'A. hians , se trouve fossiles dans les terrains tertiaires subapennins du Piémont ,et vivante dans l'océan Atlantique et le grand Océan ; tandis qu’elle ne se rencontre plus vivante dans la Méditerranée; fait trèscurieux pour la Paléontologie.
Des deux autres, l’A. argo est de la Méditerranée, du grand Océan et de l'océan Atlantique; l’A. nodosa est spéciale au grand Océan,
Table alphabétique de toutes les espèces nominales ou réelles du genre ARGONAUTA.
Pages Arctica, Gmelin , 4789. Voy. genre Limacina...... 233 Argo, Linné, 4767. Oc. Al. ; gr. Oc.; Méd.......... 226 Argonautæ (Octopus), Blainv., 1826. V. À. argo.... 229 Argos (Ocythoe), Deshayes, 1832, V. À. Argo....... 229 Anguinus, Reinecke , 1818. V. genre Ammomites..... 233 Antiquorum (Ocythoe), Leach, 4817. V. À. Argo..... 229 Antiquorum (Octopus) , Blainv., 4826. V. Argo........ 229 Cæcilia, Rein., 4818. V. genre Ammonites. . ...., «.. 233 Compressa, Blainv., 1826. V. À. 4rgo.............. 229 Cornu, Gmel., 1789. V. genre Solarium. . ..... dtRE: VOS Corrugata, Humphrey. V. À. Argo..............,.. 228 Cranchü, Leach, 1817. V. À. hians........,,.,:... 294 Crassicosta , Blainv., 1826. V. À. hians............ 294 Cymbium, Brug, 4749. V. genre Carinaria.. FO: NOUESS Gondola, Dillwynn. V. À. nodosa.........,.,...... 231 Grandiformis , Perry. VaAiwagrgos. ; £ 406 0 Re 228
t Montfort, Buffon de Sonnini, t. III, p. 394 et suivantes, décrit un grand nombre d’Argonautes qui appartiennent aux foraminifères. Je ne les cite pas ici parce qu’elles n’ont pas de noms latins.
G. ARGONAUTA. 233
Pages Hum, Dilwynn. VA RAM. 4... ..,.... 224 Hians, Solander, 1766. Foss. ter. ter. Vav. Oc. Atl. se aie ie à e 223 Legitimus (Nautilus), Geve., 1755. V. À. hians...... 293 Maxima (Cymbium), Gualtieri., 1742. V. À. argo..... 2927 Minor (Nautilus), Valentyn, 1724. V. À. Argo...…. «s 227 Nautilus... AristotesyN..À. 40, dieu, foi dde je voeu ke 226 Navicula, Solander. V. A. nodosa....,..,..,:,.:.,. 231 Nitida , Lamarck, 14892, V. À. hians, 1766......... 294 Nodosa, Solander, 14766. Foll., ter, ter. Gr. Oc...... 231 Oryzuta, Mus. Geve. V. À. nodosa...,...,..,.,,... 231 Papyraceus,. Geve.,.1755. V. .A.argo.. 4.41, sas à 227 Pomghius, Pline. V1 41.400 rad souurdaart)e st 226 Pseudo-Nautilus, Lancrentzen. V. À. argo. .......... 226 Panctatus, Plainv,. 1836.. Ya, A.shiansl. suuh cie. he 224 Rancostas Blainy., 1826..V. A:,hians. .. sorinioten à 224 Raricyathus (Octopus) , Blainv., 4819. V. À. nodosa... 231 Rotunda, Perry, V. genre À. carinaria.........,.., 233 Schlothimi, 483%, Keferstein. V. Peneroplis (Foraminn à) JS ji ee CL 233 Serpentinus, Rein., 1818. V. Ammonites. Idem....... 233 PAPY. Vi: À, Oo dé su en 228 Sulcatus (Nautilus), Klein, 1753. V. À. argo........ 227 Sulcata, Lamarck, 4801. V. À. argo...:........... 228 Poioula, Shaw. V, 4. nodoëd. 1. 4.4. 231
Tuberculata (Ocythoe), Rafin., 1814. V. 4. argo..... 228 Tuberculatus (Octopus), Blainv., 1826. V. À. argo..... 229
Tuberculosa, Schumacher , 1817. V. À. nodosa....,.. 231 Uniumbilicatus, Costa, 4829. V. genre Solarium...... 233 Vitræa, Gmelin, 1789. V. genre Carenaria.......... 233 Jibræa, Perry. V, À. modo. 4 ii: .... 233
Zhorzewsku, Eichwald (n'est probablement pas un Arae ul RSS SR 233