ICONOGRAPHIE
Une série de planches, exécutées d’après nature avec le plus grand soin , représentera, pour la première fois, les types réunis des animaux, des Coquilles vivantes ou fossiles de chaque genre, et les espèces les plus caractéristiques des terrains. L'atlas terminé réunira les grands traits de l'ensemble des Mollusques , des Coquilles, et de l’animalisation qui s'est succédée aux dernières périodes de l'histoire chronologique de notre globe.
Paris, le 5 mars 4845,
Caractères généraux.
Le corps de ces animaux est mou, recouvert d'une peau flexible, contractile, dans ou sur laquelle se forment des plaques cornées ou calcaires, qu'on nomme Coquilles. Leurs principaux organes sont pairs et symétriques; 1ls affectent le plus souvent, dans leur ensemble, une disposition courbe, de manière à rapprocher la bouche de l'extrémité opposée. Leur système nerveux se compose de ganglions dont une portion cérébrale, sus-æsophagienne; une autre située sur le côté ventral du tube digestif, et d’autres latérales. Leur sang est blanc, leur circulation complète. Leur respiration est aquatique ou aérienne.
Rapports et différences.
Les Mollusques diffèrent des animaux vertébrés par le manque de squelette articulé intérieur, de moelle épinière, par la grande diversité de leurs modes de respiration, et de leurs organes de mouvement. Ils diffèrent des animaux articulés ou annelés, par le manque de squelette articulé extérieur, par leur système nerveux, qui ne forme pas de longue chaîne médiane, par leur appareil de circulation double, bien plus complet, par la forme de leur corps, non développé en longueur. Ils se distinguent encore plus nettement des animaux rayonnés ou des zoophytes, par leurs organes qui n’affectent jamais une espèce de rayonnement autour d’un centre commun ou d’une ligne verticale. Malgré ces différences, les rapports sont plus immédiats entre les animaux mollusques et annelés qu'entre les premiers et les animaux vertébrés, car il y a encore de commun
entre cux le système nerveux ganglionnaire, et le sang blanc. Du reste, soit d’après le squelette articulé extérieur, soit d’après le système de locomotion et la régularité des organes du mouvement, je crois que, dans l'échelle des êtres, les animaux mollusques doivent venir après les animaux annelés. .
COUP D'ŒIL SUR L'ENSEMBLE DES CARACTÈRES INTERNES OU EXTERNES DES MOLLUSQUES , CONSIDÉRÉS DANS LEURS RAPPORTS ET DANS LEURS FONCTIONS !.
Formes générales, consistance et composition du derme.
Rien de plus variable que la forme générale des Mollusques, suivant leurs différentes classes. En effet, l’ensemble est allongé, cylindrique, ovale ou oblong, convexe en dessus et en dessous chez les céphalopodes*; aplati en dessous, convexe en dessus, plus ou moins déprimé, spiral ou non, et offrant toutes les figures, chez les gastéropodes; comprimé, ovale, cylindrique ou circulaire chez les acéphales. Leur consistance est peu variable , et leur nom même vient de ce caractère , essentiel à leur organisation, d'avoir une peau molle, contractile dans presque toutes ses parties, spongieuse, très-sensible, laissant souvent sortir par des pores nombreux une humeur muqueuse qui l’enduit partout. Cette peau ou derme est rendue contractile par un tissu interne formé d’un réseau musculaire plus ou moins compliqué, d'autant plus épais que les animaux sont plus élevés dans l'échelle des êtres. Les céphalopodes, par exemple, en offrent une preuve, lorsqu'on les compare aux gastéropodes.
Le derme varie à l'infini, quant à ses accidents extérieurs
1 Devant m'étendre sur les caractères propres à chaque classe en particulier, je ne donnerai ici que les caractères les plus généraux. 2 Loligo, Sepia, etc.
et à sa couleur. Il est lisse, tuberculeux, cirrheux, ou même pourvu d’expansions cornées", ou de parties calcaires. Ses couleurs sont quelquefois extérieures, tandis que chez d’autres (les céphalopodes) elles sont placées sous l’épiderme et forment des . taches contractiles, suivant les diverses impressions qu'éprouve l'animal.
Lorsque la peau des Mollusques se développe, soit latéralement, en deux parties parallèles qui enveloppent le reste de l'animal, comme chez les bivalves et les Cypræa, lorsqu'elle s'étend autour ?, ou lorsqu'elle forme de plus ou moins grandes expansions du dos ou des bords, ces parties, par suite de leur place et de leurs fonctions, reçoivent le nom de manteau (palhum). Essentiellement protecteur des autres organes, le manteau est en effet d’une variabilité extrême dans ses formes et dans ses fonctions. On a considéré comme telle l’enveloppe charnue du corps des céphalopodes et des ptéropodes*, représentant plus ou moins un sac d’où la tête sort sans pouvoir s’y contracter. On appelle encore ainsi le cône mince, spiral* ou non‘, qui enveloppe le corps des gastéropodes, s'épaissit sur ses bords extérieurs, et forme le collier, en abritant, dans la contraction, tous les organes. Chez d’autres gastéropodes, il est épais, déborde et protége, comme un bouclier, tout l’animal. Les Mollusques chez lesquels cette partie peut le mieux recevoir le nom de manteau sont, sans contredit, les acéphales, ou lamellibranches. Là elle forme deux grandes lames libres ou réunies, minces au milieu, épaissies, ciliées ou non sur leurs bords, qui enveloppent le reste’. Tous les Mollusques n'ont
1 Chez les Chiton, et sur l’épiderme d’une foule de gastéropodes et même d’acéphales ( Arca, Pectunculus ).
2 Patella, Doris.
3 Comme dans les genres Sepia, Loligo, Clio, etc.
ñ C’estcequiexiste chez toutes les Coquilles spirales Helix, Trochus, etc.
5 Patella, Fissurella, etc.
6 Doris, Chiton.
7 Ostrea, Anodonta, Pinna, Venus.
pourtant pas de manteau distinct du derme. Les Cavolina et les T'ergypes sont dans ce cas.
Dans l'intérieur ou sur le manteau , entre les couches musculaires! ou entre le réseau vasculaire et le pigmentum?, se dépose par couche une matière muqueuse plus ou moins mélangée de parties cornées et calcaires, qui forme ce qu'on appelle la coquille (testa); mais beaucoup de Mollusques voisins de ceux qui en sont pourvus manquent de cette coquille, sans qu'il en résulte aucun changement dans leur organisation®.
La Coquille considérée comme partie intégrante du derme.
Les Coquilles sont, dans la plupart des cas, externest, ou à moitié internes ou dermales, placées dans un repli du manteau, mais communiquant, par une petite partie, avec l'élément ambiant; ou bien encore elles sont totalement dermales, renfermées entre les couches du dermef. Malgré la différence de leur position interne ou externe, les Coquilles se forment et s’accroissent suivant les mêmes lois. On peut diviser ce mode de formation en trois catégories, suivant que les molécules calcaires viennent se placer sur leur pourtour seulement, sur toutes leurs parties internes ou sur toutes leurs parties externes.
Une fois le nucleus * formé, l'accroissement des Coquilles a lieu par la juxta-position de molécules calcaires plus ou
1 Chez les Sepia, les Loligo, les Bullæa.
? Les Helix, les Venus, les Ostrea, etc.
3 Octopus, Arion, Firola, etc., qui sont voisins, les premiers des Argonauta, les seconds des Helix, les derniers des Carinaria.
A Comme chez les Nautilus, les Helix, les Buccinum, les Venus, les Ostræa.
5 On les voit ainsi chez les Aplysia, les Fissurellidæa, les Bulla.
5 Chez la Sepia, le Loligo, la Limaæ, le Pleurobranchus, la Bullæa.
7 Je parlerai de cette partie , en traitant des modifications que l’accroissement apporte aux Coquilles.
moins chargés de parties animales, par lames ou par couches obliques, en dedans de l’épiderme, et successivement les unes sur le bord et en dedans des autres. Le bord du manteau ou du collier est l’organe qui dépose ces lames pendant toute la durée de l'accroissement, C’est ainsi que se forment et s’accroissen ! constamment par le bord les couches extérieures, feuilletées, obliques des coquilles qui contiennent les couleurs chez les céphalopodes, les gastéropodes et les acéphales. On peut, du reste, toujours Jes reconnaître, dans la fossilisation par exemple, et dans le test extérieur de beaucoup de Coquilles". Je désignerai ces couches sous le nom de couches dermales. Indépendamment de cet accroissement par les couches dermales obliques, les Coquilles s’épaississent encore constamment sur toutes leurs parties internes par des couches que j'appellerai intérieures. Plus serrées, plus minces que les couches dermales, Jes couches intérieures sont formées de lames qui suivent les contours intérieurs de la coquille, et ne sont plus déposées seulement par le bord du manteau, mais bien par toute sa surface et par les muscles mêmes”?. Ces couches, toujours distinctes des premières, et s'en séparant facilement, soit par la calcination, soit par la fossilisation, sont de deux natures différentes. Les plus ordinaires sont souvent incolores, tout en leur ressemblant beaucoup; elles sont d’un tissu plus serré, plus compacte que les couches dermales. Elles forment, enduisent et polissent toutes les callosités intérieures*; et de plus ces encroûtements intérieurs si remarquables des Magilus, où encore ces espèces de cloisons successives qu’on remarque dans l’intérieur de la spire de quelques gastéropodes‘, cloisons ou épaississements qui rem-
1 Chez les Nautilus, les Ammonites, les Turbo, les Cerithium, les Patella, les Venus et la Pinna.
2 C’est surtout ce qu’on remarque par les impressions musculaires de toutes les bivalves.
$ Des Helix, des Natica, des Patella, des Venus, des Spondylus, par exemple.
“ Les Vermetus, les Siliquaria, et mème le Cerithium giganteum.
plissent le commencement de la coquille, à mesure que l'animal augmentant toujours par le bord, son enveloppe extérieure s'éloigne trop du principe de la spire pour en occuper l’extrémité.
Les couches intérieures les plus remarquables sont, sans contredit, ces dépôts chatoyants, nacrés ou 1risés, déposés par lames horizontales, qui tapissent l'intérieur de beaucoup de Coquilles !, dont les couches dermales sont blanches, mates ou colorées, mais jamais nacrées. On doit encore à ces couches nacrées les eloisons aériennes des Nautilus, des Ammonites , des Spirula, etc.
Toutes les Coquilles, tandis qu'elles s’accroissent par le bord au moyen des couches dermales, se consolident , s’épaississent en dedans sur tous les points par leurs couches intérieures.
Le troisième mode de consolidation des Coquilles, par leurs parties externes seulement, est le plus exceptionnel. I a lieu principalement chez les genres qui ont une coquille dermale cachée dans les téguments, dont le test se couvre en dessus de granulations postérieures à son accroissement ?. On le retrouve plus rarement chez les Mollusques pourvus d’une coquille externe, où, par exemple, un ou deux lobes du manteau viennent déposer sur la coquille complétement formée des couches trèsminces, polies, brillantes, qui tendent à l’épaissir constamment *. On le retrouve encore chez l’Argonauta, où les bras palmés, remplissant les fonctions ordinaires du manteau, déposent autant de parties calcaires en dehors qu’en dedans de la coquille . Je désignerai ce mode d’encroûtement par le nom de couches extérieures. Souvent elles se déposent simultanément avec les deux autres.
1 Chez les Nautilus, les Ammonites, quelques Trochus, quelques Turbo, quelques Patella, des Avicula, des Pinna, des Trigonies, ete.
2? Comme chez les Sepia, la Spirula.
3 Les Cypræa, les Volutella.
4 Voyez mon travail spécial sur l’Argonaute: Monographie des céphalopodes acétabuliféres, p. 139.
Ces trois modes de formation ou d’épaississement des Co-
quilles ne donnent pas également la coloration dont celles-
ci sont souvent ornées. Il est à remarquer que les couleurs sont généralement le produit du contact du bord du manteau ou du collier ; aussi voit-on la coloration se fixer presque toujours aux parties externes, qu’elle soit déposée par le bord du manteau avec les couches dermales, comme chez la plupart des Mollusques *, ou qu’elle le soit en dehors par le manteau, avec les couches extérieures ?. Néanmoins, quelques Coquilles normales ont une coloration interne déposée avec les couches intérieures *, et d'autres complétement internes ou dermales, placées dans l'intérieur des tissus, en montrent encore des traces {.
Chez beaucoup de Coquilles de toutes les classes, il est une partie extérieure cornée, qui, dans l'accroissement du pourtour , précède les couches dermales calcaires, et qui, par sa position, doit être considérée comme l’épiderme. Cette couche cornée, à laquelle on a donné le nom de drap marin, est souvent presque nulle *; d’autres fois simplement unie; mais aussi, dans certaines circonstances, elle devient épaisse, se forme de lames verticales serrées ?, et représente un tissu de pilosités semblable à du velours, ou enfin se couvre de veritables poils°.
En résumé, la coquille externe ou interne étant le produit d'une sécrétion muscoso-calcaire déposée entre le réseau vaseulaire et l'épiderme, tous ses points internes recouvrant l'être
1 Chez les Helix, les Natica, les Venus, etc., etc.
? Ainsi qu’on le voit chez les Cypræa.
3 Les Venus, les Dorax, les Strombus, les Helix.
# L’osselet interne de la Sepia Orbigniana est en dessus d’un beau rose. La coquille des Pleurobranchus est dans le même cas.
Ÿ Les Venus, les Trochus, les Natica, les Nautilus.
6 Chez quelques Helix, les Succinea, les Turbo, etc.
7 On trouve cette disposition chez des Arca, des Pectunculus, les Conus, quelques Triton.
8 Quelques Triton montrent ce caractère.
9 Ce caractère se manifeste chez quelques Helix, des Triton, des Ranella, etc.
qui la porte ou même y adhérant, elle est certainement une partie intégrante de l'animal. Ce faii admis, la coquille doit, dans certaines limites, reproduire extérieurement ou intérieurement les formes des Mollusques et leurs caractères organiques. En effet, on la voit se modeler sur le manteau et en prendre la forme, ainsi que celle des muscles. Lorsque le manteau est ovale, elle l’est aussi’. Lorsque le manteau se contourne en spirale ? ou lorsqu'il est conique*, la coquille le suit extérieurement et intérieurement. Lorsque le manteau forme deux lobes latéraux, il y a deux coquilles symétriques, dans le cas où ces lobes sont égaux, et deux coquilles inégales, dans le cas où ils sont inégaux *. Lorsque enfin quelques parties n'ont pas été recouvertes par les deux coquilles, qu’on appelle alors valves (valva), un plus grand nombre de pièces testacées devient nécessaire pour les protéger f. Indépendamment de ces pièces testacées qu'en nomme coquille et qui dépendent du manteau, il en est de moins importantes fixées au pied. Ces pièces testacées ou cornées, toujours médiocres, ont été, d'après leurs fonctions, nommées opercules, operculum.
Suivant sa position, sa forme générale extérieure ou intérieure, la coquille change de fonctions dans l'organisme des Mollusques. Externe, elle est presque toujours un corps protecteur, soit de l’ensemble de l’animal, soit d’une ou de plusieurs de ses parties. En effet, quand elle se trouve assez grande pour loger l'animal contracté, qu’elle soit spirale*, conique”, composée d’une pièce ou de deux‘, elle sert évidemment à le sous-
1 Comme chez la Sepia, l'Ombrella, etc.
2 Comme chez les Helix, les Turbo, les Strombus, etc.
3 Ainsi qu'on le voit chez les Patella, les Fissurella, les Siphonaria, & Venus, Cardium, Anodonta.
5 Spondylus, Ostræa, Pecten, Corbula.
6 Les Coquilles du genre Pholas sont dans ce cas.
7 J'en parlerai longuement aux gastéropodes, qui seuls en sont pourvus. 8 Chez le Nautilus, le Buccinum, V Helix.
9 Les Patella, les Fissurella.
10 Chez les Venus, les Ostræa, les Anodonta.
traire aux atteintes extérieures auxquelles l'expose sa nature mollasse. Rudimentaire ‘ seulement, elle en protége les bran- chies ou les parties les plus délicates.
Placée au milieu des téguments, la coquille interne ? ne peut conserver les mêmes fonctions. Par sa position longitudinale, elle doit soutenir la masse charnue, comme les os des mammifères, donner à l'animal des points d'appui dans la contraction musculaire, et dès lors plus de force dans sa natation.
La singulière disposition des loges aériennes que présente l'intérieur de quelques coquilles * dénote encore d’autres fonctions que je décrirai avec détail en parlant des céphalopodes. Ces fonctions sont des moyens d'allège donnés par la nature à tous les animaux, pour rétablir l'équilibre et les rendre plus légers, par l'addition de nouvelles loges aériennes, au fur et à mesure qu'ils grandissent et que leur corps se développe. Elles sont analogues à celles de la vessie natatoire des poissons.
Dans presque tous les cas, la coquille remplit des fonctions très-compliquées ; car si, par son extension, elle abrite l'animal ; si, par ses loges aériennes, elle fait l'office d'allège, il est certain que, par différents muscles qui s y attachent, elle sert encore de point d'appui, de centre de mouvement. C’est, en effet, sur la paroi interne des coquilles que s’insèrent les leviers puissants qui servent, dans la contraction, à fermer si brusquement une coquille bivalve, ou à rapprocher l’opercule de l’ouverture des coquilles spirales, afin de garantir l'animal des atteintes extérieures. Ce sont aussi sur les coquilles que se font les points d'appui de contraction des siphons des bivalves, et de presque toutes les parties des gastéropodes.
La coquille étant, comme on le voit, non-seulement un corps protecteur, mais encore un point d'appui du mouvement, on doit croire qu'elle se façonne sur l'animal de manière à en re-
1 Comme chez les Aplysia, les Cigaretus, par exemple. ? Des Sepia, des Loligo.
3 Des Sepia, des Nautilus, des Spirula.
produire toutes les parties. C’est en effet ce qu'on observe le plus souvent, mais 1l y a des exceptions. Si certaines coquilles ont, à leur partie antérieure, un canal proportionné au tube respiratoire qui en sort! si certaines autres ont un bâillement du côté anal pour le passage de l’énorme siphon dont elles sont pourvues ?, si d’autres ont, pour le passage de leur volumineux pied *, une ouverture buccale entre leurs valves; la coquille de l’Ampullaria, qui possède un siphon aussi long, aussi développé que celui des Fusus et autres genres voisins, n’a aucun canal, aucune échancrure, ni même le plus léger sinus à son ouverture; et la Vénus, pourvue de longs siphons, a pourtant ses valves fermées. Ainsi, tout en reconnaissant qu’en thèse générale la coquille conserve presque toujours les formes de l’animal et se moule sur ses organes, il ne faudrait pas admettre trop exclusivement ce principe.