DUFOUR, CHRISTOPHE, JULES
JULES
Bonjour, mon cher oncle.
DUFOUR
Bonjour, mon cher pupille.
JULES
yoici M. Christophe. . . permettez-moi de vous le présenter ,
(7) inpàrne!""'" '"'^""'"P^'S"" -io-J'hui sans façon à la . pcFOUR , à Christophe.
Mons,ear... euchaiité de faire voue connaissance.
. tHlUSTOPHE.
Ou,, monsieur, c'esl moi qui suis Ciuislophe Y.rr.- A Jules, et même son .mi inume depuis qua. Ifou ' T''' *u,s fier, parce que Jules es. un bon enfant Ô, de ol "k ' '" avocat... ou a beau dirp 1;^ r^U^ • P^"^ bientôt
c'est jol. ça pournueflmîlle '^"'''"' ''^''^^^"'^---ch-.
Om avocat... je sais l.ien... mais à vous narlpr f t, ni«u, l'aur.is n.ieux am.é le voir avo,,/ . ^ fr"°che-
c est plus sûr pour faire fonunl ' "*"' ^««-«ent...
^, CHKliïOPHE.
^, . DUFOUR
Vous trouvez!..
T. , <-HRISTOPHE.
Franchement , combien vous a-t-on fait payer ra ^
^ ÛUFOGR.
'^ent ecus.
Cent ecus... c'est un tiers trop cher.
DCFOUK.
T» 1 , l>t;FOUR.
J^ahl vous croyez...
p . ^ ^«KISTOPHE.
J en SUIS sur , tenez , regardez ceur W (H I 'r - . , ^lens). Ça xue revient à ola Ç ""^"^ *^- ^^^ {^'^f^nvoir hs connaissances, ,e c c^^ aaM^J'!"'' ' ^ ^^^^^ ^^'^^^ ^«^^ à vos que les vôtres. ^ """' ""^ P^'^ "^^^"^ conditionnés
DUFOUR
!• .... le .u« de ch.ue ce j.i.un. je „i, tar„„,e|,et
une petite béte charmante que me prête le conservateur des hypothèques. Vous verrez , je suis superbe en selle , sans que ra paraisse. i^Jl sort),
JUIES.
Blou oncle , je vous suis... (Basa Christophe). J'ai quelque chose à lui (lire... mais attendez-moi ici... je reviens dans rinstaui. {Il sort),
SCÈINE IV.
CHRISTOPHE , seul,
Ab! ça , nous... songeons à ne pas nous endormir... je ne suis pas facile de l'avoir accompagne' chez sa bonne maman j j'avais besoin de savoir si la famille est aussi solide qu'il le disait... la maison... n'est pas mal 5 c'est un peu bourgeois... mais il n'y a pas de mal... ces gens-là... ra a des vieux préjugés... ça paie ses dettes. Ainsi , je peux travailler en sûreté avec mon jeune homme. .. je me suis dit, Christophe, mon ami... le commerce avant tout... parce que moi, d'abord, faire des affaires... je ne sors pas de là... pas plus haut que ra... j'aidais déjà mon père à vendre des mouchoirs et des cravattes... depuis l'âge de treize ans, j'exerce pour mon compte... je vends, j'achète, je prèle, j'emprunte, j'échange, je brocante et je m'enfonce rarement... après tout, je ne suis pas le seul.
Air: Du i^audevUle des Scythes.
Ici bien loiu de vouloir m'en défendre , Moi j'eus toujours pour principe constant Qu'ici bas tout est bon à vendre, Lorsque ça peut rapporter de l'argent.
Sur le terreiu l'un nous vend sa vaillance , L'autre nous vend ses vers ou sou pamphlet, Combien de gens vendent leur couscieuce, Tout ça dépend du prix que l'on y met.
Aussi, moi, je ne suis pas fier., je paie volontiers la bouteille sur le comptoir au modeste artisan 5 au café , le petit verre au bourgeois 5 au spectacle , chez le restaurateur , à la bourse , des marrons , partout je trouve moyen de faire mon trafic... de plus , c'est moi qui suis Tinventeur des ventes en plein ventj j'ai des compères sur les quais, boulevards, rues et places pubbques; les uns vendent... les autres font semblant d'acheter pour allumer le chaland... j'ai aussi deux turcs , c'est-à-dire deux de mes jeunes gens que je fais habiller en turcs , et qui
me (lëbiient mes pastilles du sérail de Constantînople , dont j'ai une fabrique rue GeofFroi-Langevin , n°. 7 ; enfin , sans sortir de Paris... je suis , je peux le dire , ne'gociant cosmopolite , et par ce moyen, j'échappe à la patente.. . mais silence... j'apperrois mon jeune homme...