MADAME ROUCHER, MADELEINE
MADAME ROUCHER, se précipitant-
Qu'elle est belle! qu'elle est charmante! Oh! c'est mal, vous n'avez pas mis mes roses?
MADELEINE
Je suis désolée! Figurez-vous, madame. Elles se sont effeuillées... Elles étaient trop mûres.
MADAME ROUCHER, après un sursaut, de nouveau très affable.
Quel délicieux ami que ce Teddyl
MADELEINE, lointaine.
Oui, délicieux.
MADAME ROUCHER
Et comme la vie est agréable chez lui!
196 MONAMITEDDY
MADELEINE
Oui.
MADAME ROU CHER, allant vers la baie.
Ce décor est merveilleux! La mer est d'un bleu!
MADELEINE, tout en feuilletant des revues illustrées.
On s'y baignerait.
MADAME ROUCHER
Qu'elle est amusante! (Venant vers Madeleine, après un temps — de plus en plus aimable.) SaveZ-VOUS QUe j ai
pour vous une sympathie profonde?
MADELEINE
Vous me comblez, madame.
(Elle se dirige vers le piano. M°" Roucher la suit.) MADAME ROUCHER.
Et, tenez, je vais être franche... j'ai un tout petit peu de peine de sentir qu'il y a comme un malaise entre nous.
MADELEINE, au piano.
Quelle idée, madame ! Je suis on ne peut plus à mon aise avec vous, je vous jure!... vous voyez...
(Elle commence à jouer un air de pantomime anglaise, puis se mo