SCÈNE VI
Les Mêmes, DOMINIQUE, puis TEDDY.
DOMINIQUE, annonçant.
Monsieur Kimberley.
MADELEINE
Fais entrer, Dominique. (A .m- Roucher.) Vous m'excusez, madame, mais je crois vraiment que nous n'avons plus rien à nous dire.
MADAME ROUCHER
Je vous assure, mon enfant, réfléchissez!
MADELEINE, à Teddy qui entre.
Bonjour, Teddy, mon bon ami Teddy !
Bonjour, madame... (ApercevaniM— Roucher.) Tiens, M"" Roucher...
MADELEINE
Oui, M""* Roucher venait, très gentiment, m'offrir de me rendre mon mari...
MADAME ROUCHER
Mais, naturellement!... N'est-ce pas, Teddy, ce divorce serait une catastrophe! Vous qui êtes un homme de bon sens, c'est bien votre avis?
TEDDY
Moi, pas du tout.
MADAME ROUCHER
Quoi! Vous admettez que M"^ Didier-Morel puisse devenir la femme de ce Bertin?
TEDDY
Pourquoi pas?
MADAME ROUCHER
Enfin, vous le connaissez!... C'est un garçon insignifiant, vaniteux! Le néant! Un diplomate!
TEDDY
Je vous en prie, madame, ne parlez pas ainsi d'un homme que M"'^ Didier-Morel a choisi... Nous n'avons rien à dire, ni vous ni moi.