ACTE I, SCÈNE VII 4I
MADELEINE
Écoutez, Guillaume, je suis bien obligée de vous dire que je la trouve très spirituelle.
VERDIER
Moi aussi.
DIDIER-MOREL
Eh bien, pas moi!... Cette petite histoire-là peut me coûter très cher... EUe risque de me brouiller avec une femme qui m'est indispensable... Vraiment, ma chère amie, vous êtes impardonnable...
Ce n'est pas ma faute.
DIDIER-MOREL
Si, c'est votre faute : d'Allonne est votre cousin. Et je compte bien que vous allez le tancer d'importance.
MADELEINE
Vous ferez votre commission vous-même. Il va venir tout à l'heure.
DIDIER-MOREL
Il va venir?
MADELEINE
Oui.
DIDIER-MOREL
Vous êtes sûre?
MADELEINE
Oui, il me l'a écrit.
DIDIER-MOREL
Il va rencontrer M™^ Roucher ici, chez moi! C'est effrayant!
MADELEINE
Que voulez-vous que j'y fasse?
DIDIER-MOREL
N'importe quoi! Téléphonez-lui!... Où est-il?
Ah! OÙ est d'Allonne! Il est au café, ou aux courses, ou à Montmartre, chez une petite amie, ou avenue de Breteuil, chez une duchesse, ou ailleurs...
D I D I E R-M O R E L, en s'installant à sa table et en tirant des papiers de sa serviette.
Ils sont admirables, ces types-là! Ils mériteraient qu'on leur tire les oreilles, et on ne sait