ACTE II, SCÈNE yil in
êtes mariée, n'est-ce pas? vous êtes mariée... Je ne vous le reproche pas...
Oh! je m'en doute!
BERTIN
Pourquoi me dites-vous ça?... Je suis désolé, tout à fait désolé...
MADELEINE
Je ne vous crois pas,
BERTIN
Vous avez tort... Je vous assure, c'est une fatalité! Chaque fois que j'aurais désiré épouser une femme, elle est mariée.
MADELEINE
Ce n'est pas ma faute !
BERTIN
La mienne non plus... Dites que vous m'aimez, Madeleine, dites-le.
MADELEINE
Non, non, laissez-moi.
If4 MON AMI TEDDY
BERTIN
Je VOUS aimerai tant... Je saurai si bien... Vous verrez! Si nous étions seuls, je saurais vous convaincre; mais ici, dans cette pièce à jour où il n'y a que des fenêtres et des portes vitrées, je suis obligé de vous dire de loin ce qu'il faudrait vous dire de tout près, à l'oreille, ce que je n'aurais pas besoin de dire sur vos lèvres... Vous m'aimez, je vous assure que vous m'aimez.
MADELEINE, défaillante, puis se ressaisissant.
Non, allez-vous-en... Je ne vous aime pas... Je ne veux pas... Je ne serai jamais votre maîtresse, vous m'entendez bien, jamais, jamais!
BERTIN, toujours guettant.
Je VOUS aime, Madeleine, je vous désire. (Brusquement, en apercevant Teddy.) Au! QUelqu un! (A voix
haute, et très naturel.) Je suis tout à fait de votrc avis, madame, je trouve cette villa délicieuse.