‹ Mon commandement en OrientChapitre 19 sur 91 · UNE COMÉDIE ATHÉNIENNE AU XX» SIÈCLE «HT · texte numérisé non relu

UNE COMÉDIE ATHÉNIENNE AU XX» SIÈCLE «HT

avec S cuirasséSy£ grands croiseurs et Bruix. Si désirez plus de troupes je pourrai vous fournir en plus un régiment d'infanterie, un cavalerie, 3 batteries montagne^ une battcne à cheval, mais ce supplément ne poun-n'i venir que par deuxième voyage soit dimanche ou samedi, >

Le soir à 20 heures 30 minutes Chantilly rompait le silence et répondait à mon télégramme précité n" lOGO/3 du 16 juin. II me répétait ce qu'avait dit M. Guillemin mais évidemment avec '24 heures de retar<l, ce qui prouve Tabsurdité de la sujétion d'une armée opérant en Orient à un organe militaire de France, prenant lui-même forcement ses informations et ses instructions au ministère de la Guerre qui les tient lui-même d'un ministère civil (Affaires étrangères ou Présidence du Conseil). A la guerre, le facteur : « Ti mps » est énorme. Plus on multiplie les rouages, plus longues sont les transmissions, plus il y a de chance de jouer les carabiniers d'Offenbach.

D'ailleurs Chantilly, Paris et Londres ne semblaient même pas d'accord sur ce qui pouvait se passer en Grèce comme l'indique nettement le dernier paragraphe de la dépêche précitée : a. Bien que éventualité envisagée par gouvernement anglais et dont général Milne vous a fait part, ne me paraisse pas à redouter, vous pouvez envisager mesures à prendre dans le cas où arméegrecque ferait cause commune avec nos ennemis, »

PREMIER ACTE Tout s'engage.

Dimanche 48 juin, — M. Guillemin me remerciait [n** iGb reçu 8 heures 30 minutes] pour ma brigade et m'informait qu'il attendait les dernières instructions du gouvernement ; il ajoutait que les Anglais

il^ MON COMMANDEMENT EN ORIENT

pourraient sans doute arriver en même temps que les

Français.

Je lui répondais :

« Vu amiral Dartige du Fournel. Sommes même avis, brusquer le mouvement. Ma brigade mixte a force 6.500 hommes; vivres deux jours stir hommes, deux dans voitures. Un ou deux bataillons britanniques semblent suffisants à mon avis. Il serait indispensable de ne pas les attendre. Marine a besoin de trois jours pour mouiller filets, m'a dit amiral; semblerait peut-être bon de donner ordre de mouiller de suite pour être prêt à agir le plus tôt possible. »

Je n'avais pas tort. La marine ergotait. La marine voulait copier l'armée de terre où, lorsqu'il s'agit d'une opération, sur le même terrain, pour une armée, se superposent un général d'armée, un général commandant le groupe d'armée, le général en chef L'amiral Dartige du Fournet, commandant l'armée navale française à peine arrivé sur rade à Salonique, prenait en effet en main la direction de l'expédition maritime confiée à l'amiral Moreau, commandant la 3* escadre.

Ce nouveau rouage, cette nouvelle volonté, la crainte de perdre un bateau, la hantise du sous-marin (signalé cependant vers les Baléares et dont la venue serait de moins en moins probable en tout brusquant) entraînaient entre le haut commandement de notre marine fort de sa technicité et M. Guillemin fort de ses droits, puisqu'il avait été chargé de tout préparer pour réussir, un échange de télégrammes pendant lequel le temps passait et où aucune mesure d'exécution ne s'amorçait. Je le comprenais à la suite d'une série d'ontrotiens avec la marine et pour tenter d'arriver à une solution à 21 heures j'adressai un téh'ijramme [n' '2770/i] pour essayer de flxor définitivemont une date.

€ Après nouvelle entrevue „. aniral Dartige crois

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