UNE COMEDIE ATHENIENNE AU XX« SIECLE
eussions : la date du mercredi 21 était nettement rejetée par l'amiral Dartige se substituant à l'amiral Mureau, le télégramme Guillcmin fixant cette date étant arrivé, disait-on, trop tard pour permettre raction ce jour-là; la date du "li était proposée.
J'avais dès la veille télégraphié en ce sens estimant qu'il fallait jeter du lest pour pouvoir faire quelque chose; toutefois pour bien montrer à Athènes que ce retard n'était pas imputable à mes troupes, je crus bon de télégraphier à Athènes ce qui suit :
c Mon chef d'état -major me rend compte que d'après un télégramme Carrivée à Athènes des troupes ne serait que pour jeudi. Les troupes s'embarquent actuellement^ seront prêtes demain à neuf heures pour faire route. Elles pourront donc être mercredi matin au Pirée comme le ministre de France me l'a demandé ».
D'ailleurs devant celte série de télégrammes et malgré les tergiversations qu'ils laissaient entrevoir,, le ministre de France prit une décision ferme; à quinze heures trente il me télégraphiait :
« Entendu pour jeudi 22 » (n° 2G7].
Il avisait de même la marine. Une autre solution avait été prise par ailleurs : comment? par qui? pourquoi? je l'ignore; mais le fait était certain: aucune troupe anglaise ne participerait à l'action éventuelle sur Athènes.
Dans le télégramme [n* 267] précité, M. Guillemin m'annonçait en outre que la note des puissances serait remise à neuf heures du matin et que le roi aurait jusqu'à quatre heures pour y répondre.
J'ignorais et j'ignore encore les usages diplomatiques pour les ultimatums. Je sais seulement qu'il ne faut pas donner à son adversaire une liberté quelconque d'action. Je répondis par suite à cette communication par le télégramme suivant :
« Je me permets de dire que si le roi veut organiser une résistance il aura le temps de le faire et de faire
venir renforU s il dispose de sept heures. Pour éviter action militaire et effusion de sang dtnix heures au maaiminn sont lar<jement suffisantes, et mt-me une heure en utilisant, auto, télégraphe, télt^phone.it
L'afTairc semblait arran^'ée. On avait compté sans Chantilly. A vingt et une heures quinze arrivait un nouveau télégramme [:i754], conlonant des données sûrement inconnues d'Athènes; il lixait en effet une date nouvelle pour la remise de la note : vendredi 23 au lieu du jeudi i22, jour arrêté, comme il aété expliqué ci-dessus, à la suite de longs pourparlers par les autorités locales. Il y avait également un plan d'opérations : rupture de ponts et voies ferrées par la flatte à Chalcis et Corinthe. Il y avait, en ca >^ de la
démonstration, toute une série de sugi-
Gr&ce à Chantilly tout allait être remis en discussion.
ImhrfKjtio qèncval.
Mardi 20 juin. — Ll'> pitiuicres heures ^.c ..^ j-uirnéo amenaient de nouvelles complications. L'amiral Darlige <lu Fournet me faisait connaître que s'il acceptait jeudi, il ne pouvait accepter l'heure liiée par le ministre de France et que ce serait onze heures et non neuf heures, l'h^Miro h l.i.m.îl.» ]#. ni;i.:^tr.. devrait remettre la note.
Un amiral, sans doute comnian.i.uii une armée navale mais nullement au cntiranl de tous lo< événem* nts et nullement res] simple \t
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de Chantilly, M. Briand me fait télégraphier par la lé^'atinii d'AthèiT ii à liuit
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