UNE COMÉDIE ATHÉNIENNE AU XX* SIÈCLE
somjt' u'avance aux mesures à prendre dans ihypothèse
de !'artion hostile de Varmèe grecque, contre les forces
nllict's de Sa!, mi ';}■>' en coiiioncHun avec une atlcKiue
algore ».
A la mt-iiif ii'uif 1' luiuiMn- uu iiance m'a-Ires-
lil copie d'un télégramme qu'il envoyait à l'amiral
-ro du Fournet qui se résumait ainsi : « Actuellc-
je ne comprends plus rien ». M. Guillemio avait
aisoD.
Devant ces atermoiements j'avais d'ailleurs pris
Lirmoi de faire embarquer sans ordre les troupes et
1 mettre au courant le ministre de France,
li^liiai.
« Joules les troupes sont embarquées, elles pourraient
arlir et l'opération aurait pu être faite mercredi comme
' le désirais. Toutefois il parait que jeudi a été fixé.
Mais je viens de recevoir télégramme de Chantilly
ne disant maintenant que ce ne serait que vendredi. Je
'V.s prie de dire à M. Guillemin qu'il y a intérêt à ne
as laisser troupes sur bateau et qu'il faut action pour
udi. Me permets également de demander que débar-
uement ait lieu immédiatement comme je Vai télègra-
fiié hier. J'insiste au point de vue militaire pour que le
■<ji n'ait qu'une heure pour se soumettre ou se dé-
nettreT»,
A seize heures trente-cinq, comme pour faire échouer l'opération projetée, Chantilly me prescrivait de remplacer mes doux batteries à cheval par leux groupes montés et d'envoyer un escadron. Je iC répondis pas. A l'impossible nul n'est tenu; tout lait < mbarqué. D'ailleurs M. Briand lui-même ne n'avait-il pas télégiaphié ce jour même de prendre ar<h»à la Grèce? Il n'est pas aisé de tout changer L'j diTuior moment.
Il manquait toutefois quelque chose à ce fatras de adiclions. Le mini.-tre de la Marine comblait lacune en télrinTii lii.-Mil h V•^n^'\'■\] :
t D'accord avec le gouvernement anglais, le gouvernement français a décidé que la note à la Gr^ remise demain 21 . Cette note na pas le carat ultimatum et un délai sera laissé au gouvernement grec pour donner satisfaction aux demandes des Alliés.
Si satisfaction ne nous est pas donnée au bout dt; deux jour s ^ notre déclaration sera suivie d^ un ultim ' à terme très bref appuyé par la force. Prenez disj tiuns en conséquence pour être prêt à exécuter dès expiration délai les diverses mesures de coercitînn rn','f,^.'x y compris le débarquement s'il y a lieu.
Tenez-vous prêt également dans le cas oii aes complications se produiraient dès la remise de la note à répondre à tout appel du ministre de France. A partv du moment où commenceront les opérations vous ave: toute liberté pour Vexécution de ces opérations dont direction manne vous appartient. Toute/ois le bombarde ment dWthènes ne devra être envisagé en aucun cas >.
Tout le monde avait donné des ordres. Rien n^ concordait. Tout était changé. Allait-il falloir reprendre la question ab ovo?
QOATRIÈML A..^
liien ne va plus.
Mercredi 21 jum. — A une heui\, ., ,... h d'Athènes, service de renseignement, c Tout estprêt,.. mais tout sera probablement inutile car ministère démis sionne ».
Le télégramme était oflicieux. Je me contentais par suite d'enregistrer la nouvelle. Mais la marine veillait; il y avait là une occasion exceptionnelle de gagner encore du temps, do voir venir.
La conclusion ne se faisait pas attendre. Les bateaux chargés de troupes qui voguaient sur Athènes étaient rappidés.