FLORINA ET LA LIGNE DU BROD
nœuvre française, les Français escomptaient, conoime
U3 14 septembre, l'action des Serbes. Les Bulgares en
i»rofitaient pour nous contre-attaquer, vainement
i'aiHeurs, vers Armenhor et le Kaimakalan, et pour
v(-r de nous arrêter de Ruia à Armensko, ce qui
iiail le général Cordonnier à ne pas se conformer
lux instructions reçues, à faire de ce c6té un déta-
hement français, de renfort (57* division), et à
! jnncr à la 156* l'ordre ferme : t Pas d'attaque d'in-
rie >.
même temps, ii m'était réclamé de l'artillerie
lourde en réponse à un de mes télégrammes n*" 3:25 :
c Prière inviter artillene lourde à se montrer plus
active^ et y veiller. Les i55 courts ont été négligés. Je
j'entends que les Français poussent de r avant,
ientpas les Bulgares devant un dispositif dé-
jnsif.
Ce que fait Vai-mée serbe, soutenue par notre artillerie jurde, peut être fait par Vannée française ».
II m'était télégraphié qu'il serait désirable que
« Serbes me relèvent, jusque devant Peiorak inclus i
mbre), et pour les 27 et 28, l'ordre d'opéra-
irmée française se terminait ainsi : « Car
Kcune opération ne peut être tentée, tant que V armée
ira son flanc gauche en Vair ». (Voir pièces aux
luexes >.
Les Anglais, de leur côté, avaient à grand'i • nsenti à tenter un coup de main avec trois cun tiies (compte rendu du ±^1 septembre), et quelques icursions sur la rive gauche d^ •'" QtmMTi ,..o^,.»o ndu des 23 et 24 septembre).
Les Bulgares profitaient de celLc iiiacUoii Lnlan- Mjue pour faire remonter sur le Brod plus de 20 bar illons qu'ils retiraient du front anglais (compte ndu du i6 septembre). Le non possnnm^i .In c/Mi/r-il i^bertson était largement compris.
11 fallait cependant exploiter le succès ircs re«ji acs
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14 et 17 septfimbre, malgré les Anglais qui ne voulaient pas donner pour retenir l'ennemi; malgré le général Cordonnier qui ne s'était pas plié à cette guerre si peu semblable à celhî du front français, où une attaque longue et méthodique, avec de puissants moyens en matériel et en hommes, est presque de rigueur. Dès le 26 (n*> 358/3), j'avais à nouveau essayé do le faire comprendre : c Serbes se plaignent que Français attendent toujours attaques serbes avant de déclencher la leur. Ils ont complètement raison. Il est inutile de faire préparation artillerie, pour pouvoir rendre compte quune attaque que j'ai prescrite se fera et pour ne rien faire du tout. D'autre part ils ont également remarqué, comme tout le monde, qu'il vous a fallu, pour vous reformer, plusieurs jours. Il importe de ne pas imposer une série de mouvements complètement inutiles, pour faire ou défaire des détachements ou des réserves. Le respect des liens tactiques esê une nécessité!. ^
Je donnais finalement, après avoir vu les Anglais et les Serbes, l'ordre «l'attaquer le 30. Les Anglais promettaient de s'installer sur la rive gauche de la Struma; les Serbes de faire effort sur le Kaimakalan pour essayer d'encercler la ligne de défense ennemie du Brod, que le général Cordonnior devait accrocher vers Petorak. Mais celui-ci me réclamait pour attaquer 3 régiments coloniaux que j'avais relevés du front Doiran, ou qui venaient de France (lettre n*» 1610/3 du i8 septembre; annexes, extrait).
Il était temps d'en finir. Je lui adressais donc le 28 sous le n* 378/3 l'ordre formel d'attaquer, lo 3, avec prière de me dire s'il obéirait, afin que dans le cas de la négative, je puisse immédiatement le remettre à la disposition du ministre. Il m'était r.'Dmi.ln : t D^i se fera tuer le jour oU vous le désirerez
CIH'
J'allai par suiteàBanica, où jeconvt)(iuriis k s g raux français et le général russe Diclrich, pour leur exposer mon point do vue ot faire> même, allusion