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DEVANT KENALI ET L\ CERNA

II était évident que c'était du côté de Velousina juo les troupes françaises devaient faire un effort. i'endanl plus de quinze jours j'essayai vainement, jar tous les moyens, de le faire comprendre.

A mes ordres d'attaque, nécessaires au point de

Yue politique, diplomatique, indispensables au point

le vue coopération avec les Serbes, il était donné une

-olution presque toujours identique : préparation

d'artillerie, suivie parfois d'assaut dans un secteur

ennemi, étroit et encadré. (Compte rendu des 4, 5,

6 octobre.) Les ordres stupides amènent une exécu-

tion imbécile, disaient ceux qui ne voulaient pas

omprendre la situation, qui réclamaient des canons

lourds, sans songer que je n'en avais pas, sans se

rappeler que les rares batteries que j'envoyais traî-

laient plusieurs jours avant d'être mises en batterie,

-nns se souvenir que le temps pressait pour avoir

me solution.

On ne pouvait arriver à rien avec cette méthode de combat et les détachements faits vers le lac de Presba et Biklista, dispositif qui ne pouvait amener encore qu'une diminution d'efforts.

En allant le 14 octobre vérifier si mes ordres l'attaque du 12 étaient exécutés, si nous allions enfin tppuyer les Serbes, qui dès le 7 étaient à Skocevir, qui le 8, entre Brod et Dobrovani, avaient fait 800 prisonniers, je m'apercevais que notre préparalion d'artillerie ne pouvait qu'être inopérante : les piècos étaient éloignées de 5 à 6.000 mètres des lil> «le fer à battre.

Il n'était pas difficile de juger que si l'assaut était donné, il ne pouvait qu'être repoussé.

Les Serbes continuaient cependant à progresser. Le 18 ils prenaient Brod, le 19 ils s'installaient sur le plateau au nord à Vélioselo faisant des prisonniers et prenant 7 canons. Pour les soutenir, tout en se conformant à mes ordres d'attaque, qu'il reculait

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sans cesse, le général Cordonnier écrivait le 16, dang son ordre pour l'attaque da 20 : € Il s'agit d'un combat d'étude, et non dune attaque >. (Ordre, aux annexes.)

Je demaiulai sa. relève. (Pièce aux annexes.) Elle me fut accordée. J'ai su depuis qu'il avait été opéré d'un cancer. Je veux bien croire qu'il devait être sous celte influence morbide lorsqu'il utili<ait aiosi les troupes mises sous ses ordres, et les

ordres qu'il recevait et ne voulait pas c ^ ire.

Mais ces faits amènent une remarque. Ces évén^ ments si pénibles pour moi sont la conséquence forcée d'un vice d'organisation dans le commandemont, comme je l'ai déjà dit au chapitre VUI. Dana une armée formée de ciM 'néces-

saire que celui qui comn n com-

plète du contingent de sa n.iiwi. mtc. Avec C13 système, il peut prélever les réserves que souvent les Alliés ne peuvent ou ne veulent pas fournir, par suite soit de leur l< i ' des ordres reçus de leora

gouveik. is. 11 doit s" lier surtout à

son conti^igeul uaiiouai ; il ne peut le disposer pour l'exécution que si ce contingent reçoit ses or 1res directs. Avoir un subordonné, peut le couvrir diLDs l'exécution. Pour d'aucuns cette disposition peut par.iilrc bonne ; pour moi, elle n'est ni nécessaire ni désiiable.

Je n'ai jamais varié dans cette manière d' lorsque le général Joflre dès sa main-mise, gr.^ce au décret du 2 décembre 1915, sur l'armée d'Orient, m'a demandé de créer une aroaée française, en voulant d'aillours w li ce commat ' 'rai

BaillouJ, t i ^ bon de me^ , ei

DEVANT KELANI ET LA CERNA m

mo laissant uniquement le commandement en chef j'ai télégraphié que je ne partageais pas cette opinion : € Essentiel pour armée d'Orient, est no?i de créer état-major ou nouveau rouage, mais d'envoyer renforU dei'^ '^'^^^nons >. (841/2» du iO/1.)

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