‹ Mon commandement en OrientChapitre 46 sur 91 · LE VOYAGE DU MINISTRE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

LE VOYAGE DU MINISTRE DE LA GUERRE

venait pour faire une enquête sur mon compte. Je le vis arriver sans déplaisir. Jo l'avais connu alors que lous étions tous deux directeurs au ministère do la luerre, lui du génie, moi de l'infanterie. Je connaisais ses qualités de travail, de franchise, de droiture • t j'étais certain qu'il voudrait voir, verrait et apprécierait ce qui avait été fait, ce qui était nécessaire. Le général Roques visita lo front et Saloniquc ; il ♦ m'adr«ssa une série de questions avec ordre de ré- !>ondro par écrit. Les demandes et les réponses sont uix annexes. Elles sont à lire. Elles permettent l'éclain r d'un jour tout spécial les agissements du Li. Q. G. J'y ét-'i'^ '« i^utué, et ne pouvais que hausser les épaules.

Le géfi^ral Roques demandait finalement, pour une offensive future, plus que je n'avais osé exposer dans une note spéciale : pour lui, il fallait 30 divisions, plus les Russes, les Serbes, les Grecs. Cette solution de la queâion effectifs était la seule qui me tenait à cœur. Les nensonges, les coups d'épingles, les blessures d'am\ur-propre, le mépris de tout ce qui était fait à l'armle d'Orient, en un mot, le pain quotidien dont me nourrissait Chantilly, ne comptaient pas pour moi ; j\vais conscience de ce qui était, et le travestissement\)erpétuel de la vérité, en Orient (comme en France, p^ir la 3" armée, lorsque je la commandais), n'arrivait pas à hauteur de mon dédain.

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