‹ Mon commandement en OrientChapitre 48 sur 91 · MONASTIR · texte numérisé non relu

MONASTIR

Les progrès serbes, les attaques répétées russes et

•"rançaises, la marche menaçante des Italiens sur la

lute montagne, Unissaient par procurer le résultat

lierché : l'ennemi refusait sa droite.

Poursuivi, il abandonnait Monastir, la ville con-

'itée (19 novembre). Le combat continuait sur tout

front; mais pour exploiter le succès, il aurait fallu

s réserves. Je n'en avais pas : Serbes, Russes,

français, étaient à bout de souffle.

J'ai toujours été hostile aux ordres du jour, et j'ai • uvent été attaqué à ce sujet, — l'expérience m'a ontré qu'en agissant ainsi je n'avais pas tort. Cepenmt toute règle peut, dans des circonstances spéiles, mériter une exception. La prise de Monastir ait une victoire certaine, et depuis ce qui a été jipelé la bataille de la Marne, aucun réel succès n'alit été enregistré pour nos armées. J'envoyai par lite les deux ordres ci-dessous.

J'ajouterai sans commentaires que la Censure inrdit d'ailleurs leur publication au moins pendant usieurs jours.

Ordre a l'Armée française

Mes chers camarades,

Je vous transmets l'ordre que vient de in adresser le général J offre.

Depuis votre débarquement à Salonique, vous avez toujours répondu à ce que je vous ai demandé. Vous

Hiez quune poignée ; je vous ai dit d*aller jusqu'à \'nvolac. Vous y êtes allés.

Je vous ai dit, devant les forces ennemies de plus en

'us nombreuses, de revenir jusqu'à Salonique sans jUS laisser entamer; vous êtes venus organiser un camp

retranché que l'ennemi na pas osé attaquer. Je vous ai envoyé reprendre la Macédoine occidentale^ faire revoir nos couleurs en Serbie, et malgré votre infériorité numérique vous venez d'arriver à Monastir. Merci,

Votre tâche 71 est pas terminée.

Quand, comme il faudra, vous iachèverez.

Ordbe général aox Armées alliées

Monastir est entre les mains des Alliés,

Je suis heureux de pouvoir saisir cette occasion pour adresser à tous, commandants des forces alliées, officiers, sous-officiers et soldats, mes plus vifs remerciements, mes plus chaudes félicitations pour les efforts faits, le courage déployé, les résultats déjà obtenus.

Serbes, vous les premiers avez ouvert le chemin ; vaut les premiers avez enfin vu nos ennemis en fuite et vos efforts soutenus ont permis la prise de Monastir,

/lusses, dans les montagnes helléniques comme dans la plaine serbe, votre bravoure légendaire ne ^ est jamais démentie.

. Armée britannique, jusqu'à ce jour, votre tâche a été des plus ingrates, vous avez dû travailler sur un fréjiit jusqu'ici déjensif, mais vous navez ménagé ni vos peines ni vos travaux; vous avez rempli avec honneur le rôle confié à vos atomes, prêts à /pousser de Cavant quand Vordre sera donné.

Italiens, dans toutes les zones oit vos couleitrs ont été déployées, vous vous êtes souvenus des hauts faits auxquels vous aviez déjà pns part dans les Alpes.

Français, je suis fier d'avoir été à votre tête en Orient, Que le succès présent ne soit que le prélude de plui beaux encore.

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