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LA STABILISATION DU FRONT DE MACÉDOINE

nai ëgalement le gécc^ral Leblois pour qu'il donnit le l'air à Monastir, fortement bombardé, et où je lut ivais duiiné l'ordre derostor pour ne pas montrer que ;ia*s envisagions une stagnation dans notre progresion; j'appelai enfin les Italiens qui étaient sur le Ivrusa-Balkan en invitant le général Milne, dontl'inaG- [ ;( permis aux Bulgares d'envoyer vingt -cinq.

i is du front britannique sur celui de Monastir,

1 étendre le front occupé par ses troupes.

Ces dispositions ne se rcali>aient pas sans difficul-

és. Le général Leblois se sentait en l'air, me deman-

»> ferais si l'ennemi envoyait des renforts

où il venait dèlre victorieux. Pour des

le ravitaillement, et vu la situation politique

^..3 et les répercussions qui étaient à prévoir,

' aurait voulu concentrer davantage ses forces et prendre Rula comme point extrême de notre occupation. Je r( iusai. D'autre part, le cbemin de fer tralit de nouveau à Ekcisou {tl novembre) la coufaite par l'ennemi et allait permettre un ravitaillement moins pénible.

Sans doute nous n'avions pu enlever la cote 1248 face à Monastir, mais nous restions sur toutes nos positions. Les Anglais relevaient les Italiens et profitaient de la circonstance pour dévoiler leur tactique toujours négative, et pour demander mes inlent ions pour 1917. Lai lettre, aux annexes, du général Milnû \0 novembre), et ma réponse (2 décembre), sod43 assez suggestives à ce sujet.

De leur côté, les Serbes finissaient par arriver l6 4 décembre vers Staravina. Mai« après diverses fluctuations de combaty le temps redevenu aiïreux arrêtait les opératioi^s de ce côté (8 décembre). Le mouvement débordant était terminé. Néanmoins dans la boucle de la Cerna, du 9 au 12 décembre, les atlnqut'S franco-serbes ne cessaient pas; elles ne pouvaient arriver à forcer à la retraite un ennemi qui

s'était repris et avait reçu des renforts. La division italienne portée vers Monastir n'amenait pas non plus l'événement cherctié et désiré.

Après avoir voulu m'inciter h la poussée vers 1*A1banie, conformément aux directives d'Udine, le général Petitti était forcé do m'écriro une lettre que je préfère ne pas citer in extenso. J'ai eu toujours une profonde estime pour cet officier général, plein d'allant, francophile, aimant et connaissant son mé-^ tier, mais qui ne pouvait évidemment qu'obéir aux desiderata du commandement suprême italien. J'aurais voulu soit pour rester sur la défensive, soit pour attaquer, mettre les Italiens devant^ Monastir, aux lieu et place de la 57* division fortement éprouvée dans les dernières offensives vers la cote 1248. Le général Petitti me répondait que l'Italie ne voulait pas être responsable de la perte de Monastir, conquis par les Alliés.

Pour couvrir cette carence de moral, il était mis en avant quelques pieds gelés et les diflicultés de ravitaillement. Au fond, l'unique raison, c'étaient les ordres venus de Rome, dus au désir d'inaction, de simple présence, et, il faut l'ajouter, à l'empreinte germanophile; je ne dirai pas, comme d'aucuns le susurraient, à la veulerie classique d'une partie de l'armée italienne. Un officier n'était-il pas venu me trouver, et me donner comme certain que si les Italiens étaient attaqués, ils voulaient tout évacuer? Je ne le crus pas. J'avais confiance dans le général Petiti. Il m'a donné raison.

J'apprenais d'autre part que les deux généraux russes, indépendants l'un de l'autre, avaient des tendances et un commandement absolument divergeants. Le général Dietrich, un militaire, dans la bonne acception du mot, savait également modeler sa conduite sur les événements, et sa brigade avait belle n,ir'"-v T^ crtMit^ral !.«^'>Ti»i'^f ■'"rfail gent'*^'""".

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