‹ Mon commandement en OrientChapitre 51 sur 91 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

La stabilisation dn front de Macédoine;

(20 novembre-janvier 4917.)

Tandis que les opérations sur Monastir se dérou^

laieut, le G. Q. G. poursuivait une idée qui lui était

hère : sur le front d'Orient donner une zone à chaque

\lio:iaUté. Depuis le début, j'avais tout fait pour

ama gamer les contingents, de valeur différente,

sans aucun doute, et qui de plus visaient tous à une

jfte d'autonomie, soit pour poursuivre je ne sais

nlle politique d'après-guerre, soit pour ne pasr

engager à fond. A une nouvelle demande à ce sujet

je répondis par suite négativement. (Voir télégramme

596/3 du 3/H.)

Le G. Q. G. soulevait encore une autre question.

d'organisation dans le même télégramme ; elle rêve-

ait quotidiennement' : faire une bafee navale autre

ue Salonique. Et où étaient les moyens nécessaires,

..aritimes ou terrestres?

Depuis longtemps il voulait également que les Russes obéissent aux Serbes. Savait-il <• ^nt,

comme moi, leurs sentiments? Avait-il r< .>n-

fidences de certains, et non des moindres? (Voir annexes, télégramme 598/3.)

Travailler à faux dans un bureau, sur des idées générales préconçues, ne pouvait qu'entraîner fautes sur fautes; le G. Q. G. n'y manquait pas.

Quant aux opérations mêmes, je désirais les pousser, et j'avais dans le télégramme précité du 3/11 indiqué mes vues : « Si cet objectif (Monastir), est atteint Je regrouperai forces.., Serbes à Monastir^ Français, Italiens, Russes par Cerna, direction par Demir- Kapou et autres pistes sur Vardar pour faire tomber par manœuvre lignes bulgares de Huma à Guevgueli. >

A une demande d'explication à ce sujet (le G. Q.G. voyait toujours grand), j'exposai nettement les raisons de ma détermination : t Serbes a/faiblis par leurs pertes, Anglais entravés par leurs inorganiques projets. »

D'ailleurs, dès le 22 novembre, j'avais été forcé de mettre dans mon compte rendu, que nos attaques diminuaient de vigueur vu la fatigue générale due à une série de combats, à une poursuite d'abord rapide et qui avait porté ses fruits, et il faut également l'avouer à nos pertes; le lendemain je signalais (n** 788/3) que la ligne ennemie semblait continue depuis le lac Malik jusqu'à la cote 1050 dans la boucle de la Cerna. Avant de poursuivre l'exécution du plan ci-dessus exposé, il fallait voir ce que valait celle ligne et appeler à cet elTet vers Monastir les éléments qui, sur d'autres parties du front, pouvaient Mro rendus disponibles.

Bien que les événements roumains ne |Mi>>Lnî, qu'émotionner fortement le prince de Serbie, il voulut bien continuer la pression sur l'ennemi, que ses troupes exerçaient surtout par leur droite ; j'action-

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