LE REPLI DE SEHDIE
€ Vu filuation difficile dans laquelle se trouve armée serbe, due à la pression austro-allemande et des Bulgares ainsi quà Vinaclion des alliés et manque de vivres, armes, munitions, nos troupes se replient sur Adriatique avec intention de s'y réorganiser, et en attendant de meilleures conditions de reprendre de nouveau l'action ensemble avec les alliés. »
Ce que rarmée d'Orient avait tenté, dispense de croire que l'allusion à t l'inaction » pouvait la viser, mais la décision de retraite serbe prouvait que j'avais attendu l'extrême limite pour penser à mon repli de Serbie.
Pendant que nos mouvements s'exécutaient, les Anglais devaient recevoir les renforts pi évus : 22-26- 27-28* divisions. Le 5 décembre, il leur manquait 11 bataillons, et la majeure partie de leur artillerie. Le lendemain, j'étais averti que les bateaux sur rade ne seraient pas débarqués.
Le 8, le général Munro qui commandait en chef les forces britanniques des Dardanelles et de Salonique m'informait que son gouvernement avait décidé l'évacuation de Salonique.
Le 13 décembre, les débarquements étaient cependant repris, et, à la fin de notre repli, je pouvais rendre compte que toute l'infanterie des cinq divisions britanniques était à Salonique; il manquait encore une partie de l'artillerie.
Il n'en est pas moins vrai que ce retrait annoncé des troupes britanniques avait pendant quelque temps fortement émotionné, arrière comme avant.
En France également la question devait avoir été traitée, mais je ne pouvais en avoir que les échos lointains; le général Joffre m'avait simplement télé-
graphie qae le gouvernement français avait décidé de rosier à Saloniqiic.
Depuis le 2 décembre, en elTet, je n'étais plus sou* les ordresvdirects du ministre. Un décret avait cmûé au p^énéral JofTre le commandf'ment en ch *' r le front français comme sur le front d'Orient.
Il y avait là sans doute un procédé pour le à renoncer aux préventions qu'il avait contre 1**danelles et Salonique puisque, in<lireclemerit, il devenait responsable de ce qui pouvait s'y passer par sa faute. Mais il y avait également là un moyen légal pour entraver encore plus l'œuvre poursuivie eo Orient. Personne n'y manqua au G. Q. G.
Tandis que j'aurais du uniquement songer au repli que j'avais ordonné, j'étais en elTot forcé de répondre à une série de denandes qui me prouvaient que le G. Q. G. ignorait tout des conditions dans lesquelles j'étais :
Ordre de commencer des f ; ^ns, d'enlever
les culasses des canons de K i um — et les
Grecs? — Ordre d'expulser les suspects, — Salonique est-;lle vil e neutre ou française? — Ordre do rendre compte des négociations ouvtTtes à Salonique avec l'élat-major grec. Et le colone grec chef de la mission, pour gagner du temps, demandait dos instructions à Athènes, et par suite ne répondait pas.
Je passe sur lasuggestion de transporter mou v- ^•• hors de Salonique, sans qu'on se rendit compte des difllcultés de coinmunir;ii' ' , tant
qiic le grec règn rait en \. ^ . talion
de me montrer conciliant avec Athènes, tandis que lo ministre de France à Athènes me conseillait la ferinolé; sur une demande de possibilité d'évacuation de Salonique, etc.. etc. Les • ' ' i )urnaliers.
n«'glig«'ant presque les i ds qui se
succédaient, s'appesantiss.iicnt surlout sur le ropli.