‹ Mon commandement en OrientChapitre 67 sur 91 · L'OFFENSIVE CONTRE LES GERMANO-BULGARES · texte numérisé non relu

L'OFFENSIVE CONTRE LES GERMANO-BULGARES

Ai monté grosse attaque dans boucle Cerna pour y maintenir le gros des forcées ennemies qui y est concentré. Après réelle avance, forces ejinemies supérieures et surtout leur artillerie fort renforcée et leurs abris nous ont forcé à revenir au point de départ. Vais essayer prendre par morceaux ce que n'ai pu enlever simultanément. En tout cas, probable que forces ennemies au complet resteront boucle Cerna.

Ai fait préparer attaque à ouest boucle Cerna pour qu aucune réserve ennemie ne puisse aller sur point sensible. Attaque va commencer et aurait également pour résultat, si elle peut réussir, dégager Monastir: question morale.

Général Regnault, par série coups de main, offensives partielles, fait craindre à ennemis poussées sur Huma, qui est plus court chemin percée centrale. JusqxCici opération remarquablement menée. Ne s'est d'ailleurs pas engagé à fond pour durer et exploiter si nécessaire situation.

Cet ensemble immobilisateur doit permettre à Serbes avec une brigade russe de chercher une décision. Temps mauvais, difficultés terrain, résistance acharnée ennemi nont pas permis encore action générale serbe. Une seule division jusqu'à présent a donné. Je vais faire tout déclancher. Si percée ne se fait pas, j'arrête sur tout front. Sinon continuerai d'après premier résultat obtenu. >

Les Serbes engagent deux divisions, et^nalement, vu leurs pertes (1.000 hommes), me demandent d'arrêter l'attaque.

C'était la première fois depuis le début de la campagne.

Pourquoi cet arrêt? D'aucuns arguent de désertions; tout compte fait, elles sont peu nombreuses. D'autres croient que la décomposition russe les hypnotise, et que le Prince régent craint chez son peuple un mouvement analogue; l'assertion peut être exacte.

li ) .1 ]iout-èlro également Finfluonce de ce qui se passe sur le front occidental, ainsi que le peu de succès quAngfais vers Doiran, Franco-Italiens vers la Cerna ont pu remporter. II y a surtout un travail intérieur dû aux menées de la politique intérieure serbe, ce qui ne me regarde pas, et un malaise résultant «les intrigues du général Lebouc qui commande dans la boucle de la Cf3ma. Le général Lebouc, que j'avais eu en France comme chef d état-major, alors que je commandais la 3« armée, et que j'avais demandé pour lui confier un commandement en Orient, s'était imaginé que le commandement de deux divisions ne suffisait pas à ses talents. Il aurait voulu commander en chef en Orient; mais comme sou grade s'y opposait, il avait songé à me faire remplacer officiellement par le Prince régent, dont il aurait été le major général, poste qui lui convenait d'autant plus qu'il n'engai^'crait pas sa re> • •

taire, qu'il pourrait rejeter sur son r se glorifier «le tout succès, et que :iuti m avide d'intrigUL'S y trouvait un nh.imn ino . son activité.

L'uiroiisivo tentée se résume li les Anglais, marchant pour la prenu taient un succès; par leur manière de s'engager, ils ont simplement retenu l'adversaire.

Les Français, vers la Cerna, ont échoué dans leurs Mies; ils l'imputent à la non entrée en ! s, avant que ceux-ci ne prononcent l'a sif. Ils ont échoué parce que l'ennemi avait de puissantes organisations défensives, parce que n'ir-^ •- >tériel d'artillerie était insuffisant.

L«vs ll;ilit»ns ont essayé de s'engager, mais n oui pR'" j> uissr à fond.

Il brigade rosse du général Dielrich a seule donnt

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