‹ Mon encrierChapitre 6 sur 37 · BÉRANGER · texte numérisé non relu

BÉRANGER

Plans de sermons pour les fêtes de l'année. Tome I, de l'Avent à la Saint-Pierre. Par J. Millot.

Cette simple énumération se passe, je crois, de tout commentaire. Si Fournier s'était nourri de cette pâture, il ne fût sans doute pas devenu meilleur citoyen et il est probable qu'il serait resté reporter de noces d'or et de bénédictions de cloches. Parce qu'il aima la lecture et qu'au surplus il sut lire, il a écrit Paix à Dollard, M. Louis- Joseph Tarte et la prise de Scutari, Mon encrier, Un grand explorateur, La Comète, et dix autres petits chefs-d'œuvre. Il n'était pas anticlérical ; je doute même qu'il fût, au sens doctrinaire du terme, un libéral : on sera assez nettement fixé làdessus par ses articles intitulés ReKgions et religion et Franc-Maçon. Il n'était pas fermé au sentiment national : toute son œuvre témoigne au contraire qu'un patriotisme ardent le consumait. Mais il ne croyait pas que sur aucun sujet — religieux ou autre — on pût arriver à la plénitude de la connaissance par l'emmagasinage de raclures pieuses ou patriotiques qui eussent mis hors d'euxmêmes d'Aurevilly, Hello, Huysmans, Brunetière, Léon Bloy, Charles Morice.

Si Fournier fut surtout un homme de lettres, il n'en joua pas moins à certain marnent un rôle politique considérable. Depuis la fondation du Nationaliste jttsgw'à l'apparition du Devoir, il fui, avec

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