‹ Mon jardinChapitre 90 sur 99 · MES ANIMAUX · texte numérisé non relu

MES ANIMAUX

J'ai ordinairement un chien ou deux dans mon jardin, et parmi eux j'en ai eu de fort curieux, mais aucun ne peut se comparer à Jack. Jack vivait à Tétat sauvage à Londres; ordinairement il accompagnait un policeman pendant son service de nuit ; bon enfant, ayant des amis partout, il trouvait son déjeûner dans un endroit, son dîner dans un autre. Il aimait surtout les enfants, et, 4|ins les rues et les promenades, était toujours au milieu d'eux; bien des fois j^ai vu des enfants se suspendre au cou de Jack.

Un jour, cependant, un cocher de fiacre lui donna un coup de fouet; Jack, furieux, garda rancune à cet homme, et chaque fois qu'il venait à Finsbury-Circus, il essayait de le précipiter à bas de son siège. Le cocher déposa une plainte, et des agents de police me conseillèrent de prendre le chien j)our lui sauver la vie; je l'adoptai donc, mais, en ce faisant, je m'attirai de vives plaintes des autres amis de Jack.

Le lendemain du jour où je l'avais accueilli à la maison, il fit un bond prodigieux pour s'échapper. Je le donnai alors à un étudiant d'Oxford qui l'emmena avec lui et qui lui permit d'errer çà et là; quelques mariniers voyant un beau chien abandonné, essayèrent de le prendre avec un filet, mais Jack entraîna hommes et filet dans la rivière d'où les hommes ne sortirent qu'avec beaucoup de difficulté. Il vînt alors me retrouver à Londres.

Je le fis conduire à mon jardin par le chemin de fer, quelques jours après il revint par la route, et ce ne fut pas sans difficulté que je le décidai à habiter la campagne.

Un de ses tours favoris était d'entraîner mon meilleur chien de chasse. Ils partaient tous deux, mais où allaient-ils, personne ne l'a

Googh

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