‹ Mon journal, 1820-1823Chapitre 2 sur 72 · VI TABLE · texte numérisé non relu

VI TABLE

Enterrement de Camille Jordiui. — Discom"s do Benjamin Constant. — Kous sommes allés nous inscrire à la Sorbonne. — Cette nuit, j'ai encore revu Poinsot. — Notre âme retenue peut-être par celle qui reste en arrière. — Le mot de la Bible 198

Juin.

Mon cousin Lefebvre nous reste fidèle. — Ses hérésies en amom* m'exaspèrent. — Ce qui empêche dy voir clair. — L'amour est un Dieu aveugle. — Nous sommes en plein mirage. — Ce qui advient quand l'orage Unit. — La nature ne s'inquiète pas des droits de la morale. — Former une âme ! — Tous sont partis. — Tristesse de la maison Poinsot. — Sa sœur serait-elle en train daller le rejoindi'e? — L'âme pour avoir son action doit s'harmoniser. — C'est décidé, nous allons concourir. — Une course à Versailles. — De la force du mariage entre l'iiomme et la nature. — Bodin est venu nous demander à dîner. — Sa théorie fausse sur la liberté de la femme.

— Que peut savoir celui qui ne l'étudié que dans les lieux publics? — L'artiste plus exposée bue l'ouvrière. — Je lui racontai la scène touchante que j'avais surprise... Je remplace en quatrième M. Maugerct. — Le jour de la Saint-Jean et Fête-Dieu. — Le Père-Lachaise englouti sous les roses. — Je suis allé ce matin chez M. Leclerc.

— Partout on admire mes vers grecs. — Poret rabat mon orgueil. — Quand je compare ce mois-ci à celui de l'an passé. — Rien ne m'intéresse plus, si ce n'est l'exercice

de la charité "204

Juillet.

Comment j'ai sanctifié mon dimanche. — L'inquiétude est au fond de la foi. — M. Devilliers, M. Millon. — Journée solitaire et sédentaire. — J'ai trouvé Virginie occupée à faire des confitures. — En quittant la sœur. — Après avoir arrosé le saule. — Ce matin. M. Villemain m'a lu ses vers latins au roi. — Il avait gardé à déjeuner Duport et Élio. — Le bon cœur de Mlle Rousseau. — Quand j'ai quelque inquiétude 219

TAliLE VII

Août

je fais toujours ti'is;tonioiit la classe. — Ce malin, Mme llortense. — Je sentais mon cœur si lourd de larmes. — J'aime ce mot qu'on entend datis les rues... Longue promenade au bois de Vincennes. — Nous nous amu.-ions à rec'-ieillir les débris de lettres d'amour. — Dimanclic, promené seul. — Si la Nature préfère aux l'ous les sages?

— Ce que fat l'humanité à son premier âge. — Victoire de VHomnie-bf'tc. — .\uJourd'lmi le pôle cérébral est vainqueur. — l'ourquoi l'bonnne retournerait-il en arrière?

— Je suis allé faire mon journal au Pérc-Lachaisc. — Une page du journal de Poinsot. — L'amphithéâtre. — Nous étions en train de disséquer une femme vivante.

— Avant-hier matin, j'ai revu Thérèse. — J'étais parti pour aller voir M. Leclerc. — Elle venait en sens inverse sur le même trottoir. — Sa pâleur mortelle. — J'ai chancelé comme un homme ivre. — J'aurais pu retourner sur mes pas. — Que m'importaient les intérêts de ce monde?

— J'ai couru au Jardin des Plantes. — Que Dieu me pardonne! — Non, tout n'était pas hni. — Hélas' pauvre homme tu n'as rien du tout. — Celle qui me i)arlait ainsi ... — Je n'ai jamais tant souffert. — Toute cette semaine a passé comme un songe. — Si languissant que je sois. — Piés de lui. — J'ai tout perdu. — Essayé de reprendre mes lectures dans la rue. — J'échappe un peu ainsi à mon tourment. — Huit jours de travail achainé.

— Je viens de recevoir une lettre de Renwez. — On veut que je me marie. — Ce que je réponds

Septembre.

Lefebvre nous a fait ses adieux. — Je suis monlé au Père- Lachaise. — J'avais là me si sombre. — Je ne courrai jamais après la femme d'un autre. — Commencement des examens. — Trois jours d'attente vaine. — Me voici avec la longue perspective des vacances. — Je pars par un épais brouillard. — Tout en phdosophant. — J'achève Garât. -- Poret vient m'annoncer qu'il est premier. — Nulle envie. — Je me frappe de l'idée que je ne serai pas second. — Mon indignation en apprenant qu'on m'a

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