Voir, dans Ma jeunesse, le chapitre: Thérèse
à attribuer à un être fini des perfections infinies. Quels mécomptes et quelle cliute (juand on en vient à l'épreuve avec ce monde-là î réfléchis làdessus.
Rfais je ne sais comment je jase si fièrement de ces choses, lorsque je me sens si faible, lorsque le moindre contact fait saigner mes blessures. N'est-ce pas par mauvaise humeur que je moralise?.... llalte-làî
J. MiCHELET.
Lundi, 19. — Hier en revenant du Père- Lachaise, l'ermite de la Roquette rappelait à l'autre un mot qui lui était échappé un jour qu'il venait le voir rue de Buffon : « Je dirais volontiers à ceux que j'aime : Mourez donc pour que j'aie le plaisir d'aller pleurer sur vos cendres. » — S'appliquant à moi, je trouvais ce mot naturel. — J'aime la mort.
Je me sens une sorte de sécheresse ; ma plume s'arrête d'elle-même. Est-ce le bonheur tranquille dont je parlais l'autre jour qui m'éteint l'imagination, ou bien les mathématiques opéreraient-elles déjà? Cette étude, où je cherche surtout l'exercice de l'esprit, me devient de plus
en plus attachante. Je commence à lui donner plus de temps. Quand j'en serai aux raisonnements pour trouver le secret des méthodes, un maître me sera nécessaire afin de lever les plus grandes difficultés. M. Gérard m'a conseillé d'écrire sur les mathématiques, de démontrer au tableau, de suivre un cours public, celui de M. Bourdon au collège Henri lY. J'irais, en effet, beaucoup plus vite. Une chose qu'il m'a dite, ne m'a pas semblé exacte : c'est que les mathématiques ne sont que la logique appliquée aux objets physiques ^