CHAPITRE II
Mon grand - père Rlhoulord et ma grand' maman Rosalie s'épousent t^ut de bon.
UELQUE désir que j'aie de ne vous laisser ignorer aucune particularité de la vie privée des personnages recommandables que j'ai eu l'honneur de vous présenter , j'en supprimerai cependant un grand nombre ; et vous ne m'en saurez pas mauvais gré , quand je vous aurai dit que je crains de vous fatiguer par une ennuyeuse uniformité.
En eftet, les journées se ressembloient toutes, à quelques petits inridens prés. Ribouldrd avoit vingt suus de p:,ie j lo
pave valoit à-peu-près le double à ma grand'mère , et voici comment on vivoit. Je crois devoir ce tableau à ceux qui dépensent plus qu'ils ne ga^^nent , et aux esprits dociles , pour qui une leçon d'(»rdre n'est jamais perdue.
Une livre et demie de vache à six sous , faisoit le pot au teu de deux jours j ce qui, par réduction, donne pur lois, quatre sous six deniers , ci. . . . /^ s. 6 d.
Gomme on ne mange pas de soupe sans légumes , on se permettoit , pour les deux jours , six sous de dé' pense en carottes , pommes de terre , navets , etc.
ce qui fait bien par jour trois bons sous, ci. 5
Un pain de quatre livres , douze sous , ci 12
Et la demi-voie d'eau , un sous , ci. . » r
La dépense journalière se montoit donc à vingt ■ '
sous six deniers , ci i 1. B d«
Ajoutons à cela une li- '^^
vre de savon , deux falourdes , le loyer du cabinet garni , plus deux goûters économiques par mois , pris è. la Happée où à lu Gi^e-
nouî]]iêre , faisant en tout neut" francs ; cette somme, jointe à trente livrer quinze sous pour la dépense de la table , donne par mois un -total de trente-neuf livres '
quinze sous, ci 5^ l. i5 s.
Apprenez à vivre , grosses petites-maîtressesses, élégans , qui ressemblez à des chevaux de brasseur, et ne vous plaignez plus que les temps sont durs. Je reviens.
Or, comme la recette alluit à quatrevint;t-dix livres , il se trouvoit donc à la hn des trente jours une épargne de cinquante livres cinq sous , et au bout de l'année six cents trois livres , si je n© me trompe pas; car j'avoue que je suis un pauvre calculateur.
Où l'ambition va-t-clle se fourrer ? Xe voilà-t-il pas qu'à l'expiration de la seconde année, Rosalie , propriétaire , pour sa part , de douze cents sîn: livres , dédaigne, la rue Froidmanteau, où elle les a péniblement amassées. Ingi'ate ! Ne blesse-t-e]le pas les oreilles de Riboulard en parlant d'une bonne , d'une chambre rué St Honoré , et d'un chapeau à la bibi. Le parcimonieux caporal , qui n'avoit plus d'amour, la regarda de m-aiière à dissiper pour quelque tems les fiimées de
grandeur qui lui oflusquoient le cerveau.
Ce que femme veut, Dieu le veut, dit le proveibe. Au bout de quelques mois , Rosalie commença à s'attifer en secret , et le soir, vers l'heure où le caporal arrivoit, elle déposoit ses pompons sous un vi^ux boisseau qui, lorsqu'il étoit debout , servoit à faire la lessive , et de siège à mon oncle Tbomas , lorsqu'il étoit renversé.
Cependant la recette baissoit. Ribouînrd , après une inspection exacte de la personne de Kosalie , Riboulard, bien assuré qu'elle n'av(.it rien perdu de ses charmes , Riboulard jugea qu'on le irompoit. Rosalie protesta , jura et pleura ; mais le caporal , qui ne se laissait pas aisément persuader , ne répondit à ces simagrées qu'en faisant perquisition dans le rabinet , et le malheureux boisseau trahit les secrets de ma ^rand-mère.
Grande et vive explication , des injures , et même une taloche, à ce qu'on m'a «ssuré.
Monsieur Riboulard se repentit aussitôt , non par bonté d'ame , mais parce que n'ajant pas de droits civils sur sa Brune , elle pouvoit , en cas de sépara*tion , contester la propriété du mag«t. Riboulard eut bien quelqu'envie de le mettre dans sa poche , et de disparoitre ; «nais un caporal du guet, qui prétendoit
( ^9) a la hallebarbe, ne pouvoit se permettre
«ne plaisanterie de cette iiuture. D'ailleurs il prcjugeoit que Rosalie coriunerceroit trois uu quatre ans eiiiore: quelle nii;ie à exploiter, et quelle somme perdue par trop de préci| itati"n ! Il lit donc tous les frais du raccommodement , auquel Rosalie , Hlle qui n'avoit pas plus de fiel que de tête, se prêta de la meilleure grâce du monde.
Quatre ans se passèrent encore tant bien que mal. Des menaces , des coups , rarement dus caresses , mais de l'argent , toujours de l'argent , et Riboulard l'ainioit à la fureur.
IVous approchons ^a la grande époque où mon oncle Thomas va sortir de l'obscurité , et commencer à paroitre sur le théâtre du monde. N'oublions aucun© circonstance : ceci devient intéressant.
Il étoit quesMon d'une promotion considérable dcins le guet, et RiL-julard avoit la perspective d'être élevé au grade éminent de sergent j son ancienneté lui donnait des droits : la bienvcilLuice de son commandant sembloit autoriser ses espérances. Cependant , comme un peu de recommandation ne gâte rien en aftaiies, Riboulard lit agir Ic-Ttilleuie de la tante de la cousine de la heilc-sœur du' valet-aeehimbie du cowmaudaut, elle cummaa-
dant , qui n'avoit rien à refuser à d'aussi puissantes protections , donaa.la hallebarde à Rlboulard. • ^\.
Piiboulard , admis dans le càrps distingué des sergens , sentit qu'il iio.pouvoit plus vivre avec une fille de la 4ue Froidmanteau : une liaison de cette espèce eût révolté ses nouveaux camarades.
Tout le monde sait que messieurs les sergens du guet étoient très-cliatouiiieux sur les convenanf es , et qu'il n'en étoit aucun qui ne prétendit au moins à la cuisinière d'un chanoine ou d'un receveur des tailles.
D'un autre côté, Riboulard aimoit trop l'espèce pour abandonner cinq mille livres entassées dans le cabinet : la seule idée de les partager lui donnoit des crispations. Il se rappela le vieux dicton : Un bon mariage efface tout, et il se décida à épouser, p©ur accorder ses intérêts et l'honneur du corps.
On jette par la fenêtre le rouge , les mouches, les gazes éraiiléesj on vend le jupon et la robe de soie. Le modesta battant-l'œil , le caraco de siamoise , le fichu ra^ et les souliers noirs remplacent ces objets d'un lu.\e recherché. On paie le cabinet garni , on va se loger à un septième , rue des ^Prêtres j les bans sont publiés à Saint-Thomas-du-Louvre et à ^aiut-Geim.aia-de-l'AuxeiTois ; eiifiu rj-
bouîard présente sa main avide a Rosalie , traiislormée en honnête bourjicoise.
Ce lut alors que monsieur le sergent, maître absolu de la cassette , et n'ajr^ant plus de menasemens à garder avec sa pudique moitié , dévoila ce que l&s gens qui ne plaisantent jamais , appelleront l'atrocité de son caractère. Il commença par exi:zer crue ma eraud-mf're man-reàt peu et travaillât beaucoup. La donzelle n'aimoit ni le jeune , ni le travail , elle reginiijoit: Femmes obéissez à vos maris , disoit son sergent j et quand le passage sacré n'opéroit pas son elïot , uiboulard joignoit le geste à la puissance de la sainte Ecriture , et Piosalie résignée , et non persuadée , se mit à raccommo^ier les Las et les guêtres de la compagnie, dont son époux lui avoit tait obtenir l'entreprise.
Comme elle avoit adopté les vertus bourgeoise avec leur costume , elle n'auroit opposé que la patience aux procédés révoltans de monsieur Piiboulard , si elle eût été son unique victime ; mais son fils, son cher fils , son Thomas étoit maltraité à la journée , et un spectacle de cette nature hache et broie le cœur d'une |nère comme- chair à pâté.
Le pauvre petit , qu'à sa gourmandise on auroit juré être le tils de quelque pré-
Dendier , étoit réduit à une abstinence plus rigoureuse encore ; et quoiqu'il pût à peine se soutenir, Hiboulard , lorsqu'il étoit de service , lui faisoit balayer le corps-de-garde , pour épargner le pourboire du tambour. Il chargeoit sa pipe; il blanchissoit le ceinturon de sa colichemarde immaculée , à la garde desrendante ; il avoit fait pendant les vingt-quatre . heures les commissions du poste entier, et s'il regardait trop attentivement souper ces messieurs, Riboulard l'envojoit, d'un coup de pied dans le derrière , se resliturer dehors , en humant le grand air.
Le bedeau de Saint-Germain-de-l'Auxerrois élevoit très-joliment les enfans du quartier, moyennant dix sous par mois; ma grand'mcre , qui avoit ouï vanter les avantages d'une bonne éducation, vouloit envoyer mon oncle à l'école , et mon grand-père eut la cruauté de s'y opposer. Hélcis ! si l'esprit de mon oncle eût été cultivé , il fût incontestablement devenu un petit Volontaire.
Le clier innorent n'étoît pas mieux vêtu que le héros du Lutrin vivant. Il alloit à peu près nu quand monsieur Hiboulard ne lui passoit pas une vieille culotte , ou des guêtres hors de service , et le ladre renforcé ne les lui passoit que lorsqu'elles ne pouvoient plus convenir qu'à la hotte du chiffonnier.
Pour comble d'indignité , Riboulard vendit la clièvre , que Rosalie avoit toujours conservée en commémoration des services par elle rendus à son fils , et c« fils plein de naturel , qui jeta les hauts cris eu vo\ant livrer sa bonne nourrice , fut condamné à huit jours de pain sec ; punition qui tournoit an profit de la
masse.
Rien de si aisé que de pratiquer la probité , à celui qui ne manque de rien. Mon oncle Thomas , qui maaquoit de tout , s'appropria, à la dérobée, le reste d'un cervelas de douze sous , sur lequel on avoit déjà fait deux soupers et un dîner. Mon grand-père saisit le délinquant sur le fait ; il s'emporta au point de casser un balhi qui pou voit servir au moins huit jours encore , et il fessa le pauvre petit di-.ble jusqu'au sang. A cet aspect , ma £r..nd'mère exaspérée , redevint Rosalieia- Brune : elle jura, elle mit le poing sous le nez du sergent , qui , prenant la banderole de sa giberne , la fit sauter à volonté autour de la chambre.
Rosalie .'aguerrit sous les coups ; ello se m.it sur la défensive , et s oublia au point d« casser un put de nuit écorné sur l'au-uste face de son époux. Riboulard , qui Benoit à son rr.^ilîe , fut ramené a roi Oie par cette petite cerrecUoa cguju-
gale ; il fut moins violent dans sa conduite , mais il ne changea rien à son système parcimonieux : non, lecteur, il n'y changea rien , et je le dis à regret , car il est affreux pour un homme sensible d'être obligé de médire de ses ancêtres.
O vous , qui êtes assez heureux pour être désœuvré , et à qui le sort impitoyable pour tant d'autres , permet d'acheter et de lire les fadaises d'autrui , au lieu de vous condamner à en faire pour votre propre compte , ô vous , qui que vous soyez , frémissez , mon ami ! ce n'est encore rien que ce que je viens de vous raconter : poursuivez, si vous en avez le courage. Mais , non , passez , lecteur humain , car ce qui suit est à faire trembler j quant à moi , je continuerai mon récit , que vous me lisiez ou non , car il faut bien que j'écrive quelque chose.
L'inoculation commençoit à être en vof^ue, et monsieur Carabin, chiruririenmajor des guets à pied et à cheval-, grand praticien , à ce qu'il croyoit , et partisan zélé des nouveautés, monsieur Carabin s'éLoit jeté à corps perdu dans le système en faveur. Il n'osoit prendre son virus aux Enfans-Trouvés ni à la Pitié, parce qu'il y avoit là des petites véroles confluentes qui pouvoient empoisonner les inocules. Il falloit , pour propager la
' méthode,
( ^5 ) nietliode, un germe bourgeois aussi puv €-^t aussi bénin que peut l'être du viius. -Sur un mot que lui entendit prononcer Riboulard , il prit mon petit oncle par la main , et , sous le prétexte d'une promenade , il le conduisit à la Pitié. O tendre mère ' ton cœur ne te disoit point : Vas -donc , suis donc ^ les Jours de Thomas ^ont compromis.
Arrivés à la maladrerie , Riboulard desliabilJe mon oncle, ce qui n'étoit pas diffi- -cile ; il le roule et le trotle dans les lits de cinq à six d-e ces petits malheureux.. ;=lr
Thomas, de retour, conta tout à % -nière; et sa mère dans un accès de rase impossible à décrire, assomma Riboulard de tiois coups de ter à repasser. Il tomba , elle le crut mort i et , pour s'assurer de ce qui en étoit , elle courut chercher monsieur €arabiu, qui lui promit de tirer de là mon coquin de grund-père. En effet, il le saigna , ie trépana , et n'exigea pour son salaire que la permission de garnir proprement quelques setons du produit des pustules de mon oncle , lesquelles *îtoient d'une beauté ravissante : tant il est vrai de dire que ce que le ciel garde est bien gai"dé.
Piiboulard , qui n'étoit bon qu'à faire endiabler les autres , guérit enfin , au
grand mécontentement de ma grand mèit Tome I, Q
«t de mon oncle Thomas , qui s'étoient flattés de l'enterrer. Il regretta amèrement douze francs au moins que lui eût valu le virus , sans l'aventure du trépan , et il jura de s'en dédommager d'un autre côté.
La femme-de-chaïnbre de la maîtresse d'un mouchard en chef eût passé pour jolie, si elle avoit eu des dents. Comme il ne faut à Paris qu'une ligure pour faire fortune , elle résolut de réhabiliter la sienne ; et comme il y avoit des rapports intimes entre !e guet , les mouchards , et les filles de toutes les classes , ladite femmesde-chambre manda monsieur Carabin, qui lui avoit déjà épargné une h^dropisie de neuf mois. Monsieur Carabin tâta le pêro Ribuulard dont il connoissoit l'humeur intéressée. Monsieur Ribouiard ne lui laissa pas le tems de finir , et en deux minutes les trente - deux dents de mon oncle Thomas furent vendues à douze sous pièce : le difficile étoit de les prendre. Ma grand'mère veilloit sur lui , depuis l'incident du virus , comme ce dragon tant célébré veilloit jadis sur la toison d'or. Peu s'en fallut , hélas ! que Riboulard ne fut aussi chanceux que les Argonautes.
Rosalie étoit devenue dévote parce qu'elle n'avoit rien de mieux à faire : c'est ^ssez la ressource de toutes les femmea
C ■>'! ) qui commencent à vieillir. C'étoit le jonr de la Fête-Dieu , et elle étoit allée suivre, les niaitis jointes et les veux baissés, son créateur , qui se laissoit promener dans une hoîte de vermeil. A peine étoit-elle sorlie du guletas , que drai-in , qui épioit le moment chez un marchand de vin en face , se présenta , sa trousse à la main. Avec l'aide de Piiboulard , il procéda à la |:rande opération. Ici le sergent grimace , pour se rendre plus terrible, et il commande la manœuvre :
« Viens ici petit drôle l
» Le cul à terre !
^ La télé haute !
» La bouche ouverte !
» Plus grande , plus grande que cela ! ^
IMou pauvre oncle Thomas, qui no se doutoit de rien , obéit à chacun de ces commandemeus. Monsieur CaraL»in écaj te Jes lèvres avec le pouce et l'index de la main gauche ; de la droite il introduit l'instrument fatal ; une dent part , mon oncle se lelève en poussant un cri du diable , et, pour la première foii de sa vie, il jure assez distinctement.
Riboulard, qui craint que la processioa ne finisse trop tôt , rempoigiie le patient, le rejette sur son cul , et se met en devoir de lui rouvrir la bouche. INl^n oncle Tho- Uicis lui happe un doigt précisément à la
sçconde phalange , serre de toutes ses forces , le coupe et le crache au nez du sergent. Il se relève , il veut s'évader ; monsieur Carabin le saisit par un bras , le jette derrière lui , et son postérieur se trouvant vis-à-vis de la mâchoire de mon oncle , le petit gars s'attache à ses fesses , mord , mâchonne , et ne lâciie prise que lorsque la culotte, le caleçon et le morceau lui restent à la bouche.
Pendant que le Carabin se frotte le derrière d'un côté , que le sergent secoua sa main de l'autre , que tous deux cherchent en blasphémant , les moyens d'étancher leur sang , mon oncle Thomas veut enfiler la porte : le prévoyant Ri- Loulard l'avoit fermée à double tour.
I^honjas ouvre la croisée de la mansarde; elle donnoit précisément sur la couver^ ture. Toute issue est bonne pour un martyr j mon oncle profite de celle-ci , et à sept ans deux mois et un jour , il commence ses aventures par un voyage sur les toits des environs.
A propos , je ne vous ai pas appris comment mon oncle Thomas est mon oncle , comment ma grand'maman Ptosalie et mon grand-père Riboulard furent mes aïeux : j'aime autant vous le dire à présent que plus tard.
Malgré les orages fréqusns qui trou-
( ^9 ) Woient le ménaî^e , la nature n'avoit rien*
jjerdu de ses droits , et au bout de six mois de mariage , Rosalie se trouva grosse àes laits , assura-t-elle de monsieur Uiboulard. Quatre mois après l'ëvasion de mon oncle , elle accoucha dune fille qui lut nommée Suzanne , et qui justiîia Topiniori que son nom donnoit délie. Elle fut sage en dépit du sang qui couloit dans ses veines , et se maria honorablement à un écrivain du charnier des Innocens , qui devint mon père , qui nous aima beaucoup, ma mère et moi , qui soigna mon éducation , au lieu d'aller au cabaret , et qui me mit enfin en état d'écrire correctement ces mémoires beaucoup plus qu'intéressa ns.
IMais revenons à mon oncle Thomas , à qui la peur a donné des ailes, et qui rivalise de légèreté et d'adresse arec les chats du quartier. Il saute avec eux d'un toit dans une gouttière , il grimpe de la gouttière le long du talus d'un mur mitoyen j il est enfin contraint de s'arrêter pour respirer un moment : il avoit adopté une manière de vovnger à mettre hors d'haleine, en cinq minutes , un Hercule ou un Sarnson.
Lorsqu'on est fortement agité, et qu'on s'arrête, on rélléchit sans s'en apperce- Y cir. Le premier sentiment qu'éprouva
lî7on oncle , fut la joie d'être ëcîiappé aux griffes de Riboulard j le second fut la crainte d'y retomber , et le serment , aussi énergiquement prononcé que possible à sept ans^ de ne jamais retourner aux foyers maternels.
Cette résolution bien prise , le voilà de nouveau montant , descendant , s'arrêtant , s'asseyant , se chauffant au soleil , et se consolant de sa dent perdue en pensant qu'il lui en restoit trente et une plus que suffisantes pour manger ce -qu'il piairoit au ciel de lui envoyer.