Marche Funèbre
Fin de Jeanne Dabc.
En premier lieu, appuyer fortement sur le point que les enfants ne sont pas élevés pour ^tre *' musiciens de profession,^* signifie *' qu'ils sont instruits à chanter n'importe comment !" Baison donc pour que " le public rjvusical ne répondrait pas à mon a/ppelP Parceque tous ces tout petits mioches sont élevés depuis leur bercejau à se surpasser dans des choses musicales dont même de grandes personnes ne sont que rarement capables, on ne pourrait s'attendre à ce que "fe public miosical répondrait à mon appel.'* Je déclare, moi, que je défie qui que ce soit dans tout l'univers, non seulement un garçon, mais toute personne, n'importe qui, de quel âge ou de quel sexe (y compiis Mesdames Nillson et Patti) de chanter comme le fait cet enfant.^ C'est presqvs la perfection de Va/rchet Malgré de grands défauts naturels, son chant est un modèle de prononciation parfaite, de justesse et de bon goût. Il chante entièrement dans la voix de tête, qui est devenue à force d'un travail prudent et assidu une voix mixte et est entièrement une '^ voix fabriquée ;** en vérité pour le PUBLIC MUSICAL (s'il y comprenait quelquechose), son chant et la
• Walter Kawlings.
qualité de sa voix aurait Tintérêt le plus grand. Je pourrais gagner des milliers de livres sterling avec le chant de cet enfant là, si (au détriment de lui-même et des autres enfants) je voulais le pousser, Tannoncer, lui faire de la réclame, lui donner un nom ridicule ; mais comme je Faî déjà dit, je ne désire pas que mes enfants deviennent des chanteurs publier Le public aura l'occasion de les entendre à des "Soirées Intimes " que j'ai l'intention de donner presque toute Tannée (commençant au mois de Novembre) tous les Lundis au Langham Hall, Great Portland Street. Le public finira par savoir ce que le chant devrait être. Les Prospectus en seront bientôt lancés. Ceux qui en voudront auront Tobligeance de m'en demander. Us seront envoyés aussitôt qu'ils seront prêts. En terminant ces observations je prie qu'on fasse une attention toute spéciale à la dernière raison que le Musical Times lance, pour " le public musical ne répondant pas à mon appeV* Il déclare que six des neuf morceaux dans la première partie du programme étaient composés par un *'/eu membre du Chœuy Gounod,^* Je veux admettre, comme argument, que ceci n'est pas un calcul gratuitement mal fait de l'auteur de la note dans le Musical Times. Si la musique était belle, — et la musique de Mr. John XJrich est belle — pourquoi ce fait là empêcheraitil "fo public musical de répondre à mon appel?" Le nom de Mr. John Urich a été supprimé avec 'intention, de peur que quelqu' éditeur ne veuille acheter sa musique, ou qu'en parlant de lui, on ne l'aide à devenir célèbre, ce qu'il deviendra, bien certainement, un jour. Mais, ce n'est pas la Vérité. Le nom de Mr. John Urich se trouve trois fois et Twm six fois dans le programme en question. ^ M. Gounod admirait tant la musique de Mr. Urich qu'il lui avait promis de la produire aux Concerts Gounod. En patrônant la musique de Mr. Urich, comme en toute autre circonstance particulière concernant les affaires musicales, je remplis les promesses et suis le programme de M. Gounod. J'ai la plus grande admiration pour toute la musique de M. Gounod, ses écrits pendant son séjour en Angleterre et le courage dont il y fit preuve. Je désire prouver que sa conduite est logique et conforme à ses écrits. Il répondit hardiment aux attaques des critiques Anglais, il leur a administré des corrections dont ils ne se relèveront jamais. Je tiens à continuer sous le même drapeau, convaincue comme je le suis de la vérité du vieux axiome : L'honnêteté est la m>eilleu/re politique,
17 Août, 1876. G. W.
Je fais mention ici d'un petit joujou Américain — une nouveauté. C'est un petit homme dans la main duquel on peut placer un sous ou un Louis d'or. Il accepte les deux avec la même reconnaissance, saluant de la tête et glissant la monnaie dans sa poche. Plusieurs amis en ont placé, il y gagne pour le moment, comme nouveauté, environ dix shillings par semaine. Ce petit Yankee est si séduisant ! Si il ne gagnait que cing shillings par semaine, avec soixante sympathiseurs, pendant deux ou trois ans, je pourrais bientôt être en état de recueillir aussi vite que possible, ma couvée tant désirée de cinquante enfants.